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International

Un moustique OGM bientôt libéré dans la nature pour lutter contre le Zika et chikungunya ?


- Publié le Samedi 6 Août 2016 à 17:14 | Lu 2259 fois

L’agence américaine du médicament (Food and Drug administration, FDA) a indiqué vendredi que la commercialisation d’un moustique génétiquement modifié pour empêcher la prolifération du moustique Aedes aegypti, ne devrait pas représenter de danger pour l’environnement.

Pour rappel, l’Aedes aegypti est le principal vecteur chez les humains des maladies virales comme la dengue, la fièvre jaune ou encore le chikungunya.

Comme rapporté par Le Devoir, la FDA "'a estimé que ‘le champ d’essais proposé’ du moustique OX513A mis au point par la société britannique Oxitec ’n’aura pas d’impact considérable sur l’environnement'".

Dans un communiqué, la FDA a toutefois assuré qu’elle n’a toujours pas donné son approbation immédiate pour la commercialisation du moustique OX513A, car Oxitec devra s’assurer au préalable que toutes les exigences locales soient remplies au niveau des États et au niveau fédéral.


Le programme d’Oxitec prévoit la libération dans la nature de moustiques mâles OX513A, afin qu’ils s’accouplent avec des femelles Aedes aegypti. Les larves nées de cet accouplement mourront rapidement, ce qui devrait réduire drastiquement la population des moustiques.

Des tests ont déjà été faits au Brésil, aux îles Caïmans ou encore au Panama, et dans chacun de ces tests, environ 9/10e de la population d’Aedes aegypti à été réduite, explique pour sa part Oxitec dans un communiqué.

Le président du laboratoire, Hadyn Parry, s’est dit "convaincu" de la solution proposée par ses équipes, "qui est à la fois hautement efficace et comportant de solides références environnementales".





1.Posté par Pamphlétaire le 06/08/2016 19:04

En espérant que ce soit sans danger pour l'homme et l'environnement à travers la faune et la flore car je me souviens de cela ...

A la Réunion, la mouche bleue, bête noire des apiculteurs

Les savants du Cirad (Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement) ont-ils joué aux «apprentis-sorciers» à la Réunion ? Sont-ils responsables d’une «catastrophe écologique», comme le dénoncent d’une même voix les apiculteurs de l’île, le conseil régional et la presse locale ? La cause de ce bourdonnement assourdissant est un insecte de l’ordre des guêpes, dépourvu de dard, appelé mouche bleue. Le Cirad a lâché, début 2008, 400 de ces Cibdela Janthina dans la nature, des tenthrèdes ramenées dans des colis hermétiques de l’île de Sumatra, en Indonésie. Quelle mouche a piqué les chercheurs du Cirad ?

La Réunion abrite plus de 200 plantes endémiques qui n’existent nulle part ailleurs au monde. Un réservoir exceptionnel de biodiversité, menacé par les pestes végétales, des espèces introduites par l’homme qui prolifèrent, comme la vigne marronne. Cette ronce envahissante est une plaie pour les randonneurs, les agriculteurs, les forestiers. Mais pas en Indonésie, où le Rubus Alceifolius se fait croquer par les larves… de la mouche bleue.

Phytotron. A Montpellier puis à Saint-Pierre, dans le sud de l’île, le Cirad a alors étudié la Cibdela, élevée dans un phytotron étanche. Objectif : vérifier que ses larves n’allaient pas dévorer d’autres plantes. Après quatre ans de recherche, le préfet autorise la lutte biologique.

La chenille beige tient ses promesses : sur les deux sites de lâchers, dans l’Est de l’île, la vigne marronne broie du noir. «On a des souches mortes, comme si on avait passé de l’herbicide», zonzonne Bernard Reynaud, directeur de l’unité Peuplements végétaux et bioagression en milieu tropical du Cirad. Pourtant, les chercheurs sont aujourd’hui sommés par le conseil régional et la préfecture de stopper l’expérimentation.

En détruisant la vigne marronne, les chenilles de la mouche bleue privent les abeilles d’une plante mellifère recherchée. Prosper Dambreville en est persuadé. Armé de son enfumoir, il ouvre trois de ses 120 ruches, posées non loin d’une friche autrefois envahie de Rubus. Tous les rayons sont vides, l’apiculteur est catégorique : «C’est la faute à ces bestioles.» Même sort pour les 205 ruches de Pascal Faustin. «La mouche bleue, c’est pire qu’un cyclone !» grince le professionnel. Benoît Giraudet, président du syndicat local des apiculteurs, réclame «l’éradication» de la Cibdela et une indemnité de 115 euros par ruche. Mais s’il a déposé une requête au tribunal administratif, c’est pour d’autres raisons. Les mouches bleues feraient concurrence aux abeilles - en butinant les fleurs de letchis et de baies roses (le faux poivrier).

Coupe-coupe à la main, Gilles Robert nous guide à travers les 400 letchis de son verger embroussaillé, dans la commune rurale de Sainte-Rose. Des nuages de mouches bleues recouvrent les arbres fruitiers. Impressionnant. «L’an dernier, ça ronflait d’abeilles», soulève l’agriculteur qui n’avait «jamais vu ça». Bernard Reynaud reconnaît que le Cirad n’avait pas prévu un tel comportement «nectarivore». Pour les apiculteurs, c’est la preuve du «couillonisme» des chercheurs. Et de craindre non seulement pour la survie des abeilles, mais aussi pour l’ensemble de l’écosystème insulaire : les mouches bleues étant moins bonnes pollinisatrices que les mouches à miel, les arbres risqueraient de ne plus fructifier.

Le Cirad assure du contraire mais, sous la pression, a dû lancer des études complémentaires. Des letchis ont été enveloppés de moustiquaires étanches, sous lesquels ont été introduites 1 000 abeilles ici, 1 000 mouches bleues là. Des fleurs sont filmées en gros plan, afin d’analyser les interactions entre les deux insectes. Les résultats seront connus dans un mois.

Cohabitation. En attendant, entre deux piqûres au doigt et à l’oreille, nous avons constaté dans plusieurs vergers une cohabitation, a priori tranquille, d’abeilles et de mouches bleues. Les jaunes virevoltent d’une fleur à l’autre, rapides, efficaces ; les bleues lèchent paresseusement les bouquets. Les deux insectes s’ignorent. Des letchis sont déjà couverts de fruits verts, d’autres non, alors que les arbres ont été butinés indifféremment par les Cibdela et les abeilles. Même impression rassurante lorsque Magdi Fridmann, un jeune apiculteur, revient de la pesée de ses ruches, placées sous scellés pour les besoins de l’expérience. «Elles ont pris trois kilos en l’espace d’une semaine, c’est la norme.» La preuve que les abeilles continuent de produire du miel.

2.Posté par Dazibao le 06/08/2016 19:35

Il en faudrait pour lutter contre la bêtise, un autre contre l'islamophobie, un autre contre la créolophobie, un autre contre le racisme, un autre contre l'athéïsme (chez certains ça devient du dérangement du coco)

3.Posté par yab le 06/08/2016 19:42

Peux t-on choisir entre les moustiques OGM et les moustiques BIO ?

4.Posté par pro974 le 06/08/2016 19:08

Si c'est comme la mouche bleue on est mal barré!

5.Posté par L'Ardéchoise le 07/08/2016 00:15

Ben pourquoi pas ? Tant que ce n'est pas du Monsanto ou consorts, yaka, fokon !!!

6.Posté par A mon avis le 07/08/2016 00:18

@ 1: article très intéressant de libération en effet.
Il est certain que l'introduction d'une nouvelle espèce dans un milieu naturel ne se passe pas toujours comme prévu !
A propos du moustique OGM, lors de la fécondation, il se produit souvent des mutations génétiques et ainsi, il n'est pas certain que tout se passe comme observé dans l'expérimentation.

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