Courrier des lecteurs

Tribune libre - La langue créole : Le respect qui lui est dû, sa défense et son enseignement

Lundi 12 Août 2019 - 10:31

Le vendredi 5 juillet, lors d’une réunion du conseil académique des langues régionales, le recteur de l’académie de La Réunion a menacé de quitter la réunion suite à la prise de parole d’un participant qui s’est exprimé en créole. Au regard tant du droit applicable que de la politique menée par l’actuel gouvernement, le CREFOM Réunion ne peut que regretter un tel incident.

Le droit applicable : Il importe de rappeler la composition et le rôle du conseil académique des langues régionales.

Prévu par le code de l’éducation [1], le conseil académique des langues régionales est une instance qui participe à la réflexion sur la définition des orientations de la politique académique des langues régionales. Il existe dans 17 académies (Aix-Marseille, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Grenoble, Guadeloupe, Guyane, Limoges, Martinique, Montpellier, Nancy-Metz, Nantes, Nice, Poitiers, Rennes, La Réunion, Strasbourg et Toulouse).

Ce conseil  se compose de représentants de l’administration [2], des établissements scolaires, des associations de parents d’élèves, des collectivités territoriales, des mouvements associatifs et éducatifs ayant pour objet la promotion de la langue et de la culture régionales. C’est le recteur d’académie qui procède à la nomination de ces membres pour une durée de trois ans.

Le conseil académique des langues régionales est présidé par le recteur, qui doit le réunir au moins deux fois par an.

Le rôle du conseil académique des langues régionales est de veiller au statut et à la promotion des langues et cultures régionales dans l’académie, dans toute la diversité de leurs modes d’enseignement.

Dans un tel contexte, l’incident qui a eu lieu lors du conseil académique des langues régionales, le 5 juillet dernier, ne peut que nous interpeller : que penser du statut et de la promotion de la langue créole dans l’académie de La Réunion avec un tel signal envoyé par le recteur aux enseignants placés sous son autorité ?

Parce qu’en dehors de cet incident, qui ne devrait rester que de l’ordre de l’anecdote – bien que hautement symbolique – le sujet de fond est en effet celui de la langue créole, du respect qui lui est dû, de sa défense et de son enseignement.

Certes, le français, langue officielle de la République, est la langue de travail des instances administratives. Pour autant, le droit fait une place aux langues régionales : l’article 75-1 de la Constitution affirme ainsi que « les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France ». Plus spécifiquement, la loi pour le développement économique des outre-mer du 27 mai 2009 est venue préciser que « les langues créoles font partie du patrimoine national ».

Et si la France a signé, mais n’a pas ratifié, la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires, le Conseil constitutionnel a reconnu que les mesures de la Charte que la France envisageait d’appliquer, notamment dans le domaine de l’enseignement, étaient, pour la plupart, d’ores et déjà mises en œuvre.

La politique menée par l’actuel gouvernement : Lors de sa visite à Quimper, le 21 juin 2018, le Président de la République a affirmé son soutien aux langues régionales, qui ont, selon lui, un vrai rôle à jouer dans l’enracinement qui fait la force des régions. Il a, par ailleurs, indiqué qu’il allait pérenniser leur enseignement. Marque de cet intérêt : contrairement à la pratique dans les gouvernements précédents, l’actuel Ministre de l’Éducation nationale s’est entouré d’un conseiller « langues régionales ».

L’idée que la langue maternelle des citoyens français est le français est une fiction dans le contexte réunionnais. Les études ont montré, depuis longtemps déjà, que l’accueil des élèves dans leur langue était un facteur de réussite. Notre territoire est encore trop marqué par l’échec scolaire et il serait irresponsable de ne pas prendre cette réalité au sérieux. 

« Lutter contre l’échec scolaire est une priorité : un usage fluide des deux langues (le français et le créole) dans le milieu scolaire permettrait une amélioration significative du niveau d’expression orale et écrite dans les deux langues et faciliter les apprentissages. »

Au moment où toutes les autres régions concernées prennent des mesures fortes de défense et de promotion des langues régionales, il serait incongru et incompréhensible que La Réunion reste en deça de la politique ambitieuse qu’elle se doit de mener en la matière. En Bretagne, les élèves peuvent composer certaines épreuves du brevet des collèges en breton ; l’Alsace expérimente l’accueil des élèves en maternelle exclusivement en alsacien ; et plus ambitieux encore, en Corse, par disposition légale [3], la langue corse est une matière enseignée dans le cadre de l’horaire normal des écoles maternelles et élémentaires.

Et pendant ce temps-là, à La Réunion, on en est encore à se battre pour pouvoir s’exprimer dans la langue régionale, au risque d’un repli sur soi et d’un isolement, entraînant une perte de confiance, en particulier pour les jeunes élèves. Nous avons besoin d’un véritable sursaut, il en va de la réussite et de l’épanouissement des jeunes Réunionnaises et Réunionnais. 

Le Crefom ne peut en effet croire que la prise de position du recteur s’assimile à une ligne politique qui vaut instruction pour les établissements scolaires et universitaires. C’est donc dans un esprit de dialogue et d’apaisement que le Crefom Réunion sollicitera une rencontre avec le recteur afin qu’il puisse clarifier sa position. Ce sera également l’occasion de lui faire part de nos réflexions pour le développement de l’enseignement du créole et en créole au sein de notre territoire.

Le Crefom Réunion pourrait ainsi inviter le recteur à suivre les préconisations du Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) qui a titré son rapport rendu il y a un mois « Valorisons les langues des outre-mer pour une meilleure cohésion sociale ».

Richel SACRI
Délégué Régional
CREFOM REUNION

Véronique BERTILE
Maitre de conférences en droit public à 
L’université de Bordeaux
Spécialiste des langues régionales


---------

[1] Article D312-33 et suivants
[2] Inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux, directeurs des services départementaux de l'éducation nationale ; chargés de mission, coordonnateurs des enseignements de langues et cultures régionales dans l'académie ; directeur de l'institut universitaire de formation des maîtres ; un professeur d'université assurant un enseignement de langue et culture régionales ; directeur du centre régional de documentation pédagogique ; inspecteur de l'éducation nationale, chargé de circonscription du premier degré, coordonnateur de l'enseignement des langues régionales dans les écoles de son département ; représentant des maîtres formateurs délégué auprès d'un directeur académique des services de l'éducation nationale agissant sur délégation du recteur d'académie ; directeur régional des affaires culturelles.
[3] Article L312-11-1 du code de l’éducation
 
Richel SACRI - Véronique BERTILE
Lu 1113 fois



1.Posté par A mon avis le 12/08/2019 11:23

"Le vendredi 5 juillet, lors d’une réunion du conseil académique des langues régionales, le recteur de l’académie de La Réunion a menacé de quitter la réunion suite à la prise de parole d’un participant qui s’est exprimé en créole."


Le Recteur "a menacé de quitter la réunion". Il ne l'a pas quittée !

Selon vous, en suivant votre raisonnement, à cette réunion chacun pourrait s'exprimer dans la langue de son choix ? Corse ? Breton? Catalan? Patois franc-comtois ? ...

L'intervenant qui s'est exprimé en créole au cours de cette réunion, outre la provocation, a simplement fait preuve d'un manque courtoisie, de savoir-vivre vis à vis des autres participants.

Vous faites référence au "code de l'éducation", le simple "code du savoir-vivre" existe aussi !

2.Posté par C.J. le 12/08/2019 13:13 (depuis mobile)

Ces tiraillements n''''aident pas le quidam à se positionner...partagé entre l''''affect et l''''intellect...ce n''''est pas comme ça que la mayonnaise prend. Dsl. Un signal fort serait le bienvenu...

3.Posté par JORI le 12/08/2019 13:45 (depuis mobile)

Quel beau texte qui est en total contradiction avec son contenu. Pourquoi l''auteur qui pourtant remet en cause le français dans un organe administratif, n''a pas écrit son article en créole ??. Une incohérence qui fait pitié pour ce "Crifort".

4.Posté par Kayam le 12/08/2019 16:00

Mes avis sont :

Nous (moi + famille - je ne parle pas pour les autres) créoles de La Réunion
- qui avons été bercé par les mots créoles de nos parents ou les responsables qui nous ont élevé
- qui avons grandi ici
- qui avons parlé depuis notre petite enfance et qui ont partagé cette langue entre nous
> sont désabusés. Savoir que ce lien presque unique qui nous relie les uns aux autres est devenu trop chancelant nous peine.

Je ne serais pas complice d'accepter que le créole parlé ne nous appartienne plus vraiment
Je ne suis aucunement d'accord que le créole parlé soit prostitué dans des livres ou autres
Je ne suis pas favorable à ce que le créole parlé aille ailleurs que dans mon île
La langue créole : Le respect qui lui est dû, sa défense qui vient de mon cœur et contre son enseignement ailleurs.
-----
D'un point de vue élargi :

Pourquoi devons-nous toujours se plier à des envies que beaucoup nous imposent et qu'on ne soutient pas ? dans lesquelles on ne se retrouve pas ?
Reconnaissance de la langue créole...on l'aime entre nous - entre vous... ça apportera quoi ailleurs ?

Dites-moi ce qu'il nous reste, à l'heure de la mode à l'ouverture sur l'Europe, pour nous les créoles de La Réunion, mise à part justement, notre langue maternelle ? Vous voulez nous prendre tout ce qu'il y a à prendre alors ??

Nous sommes frustrés par rapports aux interdits à droite, à gauche sur notre île selon beaucoup de décisions prises à notre encontre et là vous voulez autoriser MA langue qui est et reste mon support que je veux garder pour moi ! J'suis pas d'accord, j'impose également 🚫 et j'ai le droit d'être égoïste sur ce sujet. Même si mon avis ne pèse pas, je n'ai pas honte d'écrire mon ressenti.

Une langue internationale qui peut être apprise par nombreux, ok ! mais qui a eu cette mauvaise idée d'inclure le créole réunionnais dans ce biznèss ?

Des regrets j'vous dis...vous en aurez.
Kan zot va garde dèrièr zot va di : T si nou t koné... --- tro tar ! aprè lèr lé pi lèr.

5.Posté par Zarin le 12/08/2019 22:25

Robert Chaudenson m'a permis d'approcher le créole réunionnais et de l'apprécier

Robert Chaudenson, Linguiste français spécialiste des créoles à base lexicale française, en particulier du créole - Le lexique du parler créole de La Réunion

6.Posté par AU CREFOM le 13/08/2019 09:15

Quand vous saurez la nature du créole réunionnais vous pourrez vous exprimer sur ce sujet.
Notre créole réunionnais n'est pas une langue régionale (comme le breton avec 37 000 mots ou l'occitan avec 80 000 mots).
C'est un patois extrêmement sympathique de moins de 2 500 mots.
Et que les enseignants de LCR écrivent en petit-nègre (qu'ils ont le culot de nommer écriture phonologique).
Armand GUNET
Auteur du Grand Lexique créole de l'île de La Réunion.

7.Posté par polo974 le 13/08/2019 10:59

"""Le droit applicable : Il importe de rappeler que ... """
... le français est la langue officielle de la France (art 2 de la constitution), il est donc normal d'utiliser le français dans les réunions administratives de l'éducation nationale.

le créole fait partie du patrimoine (art 75.1), ok, mais on ne peut pas se prévaloir de cet article pour imposer le créole (lequel, au fait ? celui des hauts, du sud, de l'est ? ? ?) dans une réunion de travail au sein de l’administration nationale.

sans parler du savoir vivre ensemble qui consiste à ne pas exclure l'autre (lapalissade assumée). il faut bien un dénominateur commun, et si ce n'est pas le français, ça risque d'être le chinois, l'anglais, le latin ou l'arabe...

8.Posté par Zarin le 13/08/2019 11:38

Seychelles

Dictionnaire créole seychellois-français, Danielle d'Offay, Guy Lionnet (1983). Le premier ouvrage qui consigne la langue créole.

Trilinguisme

Le créole, l'anglais et le français sont depuis 1981 les trois langues officielles de l'archipel. Une hiérarchie prévaut néanmoins entre elles. Le créole local, le seselwa, parlé par 95 % de la population, a rang de première langue. L'anglais, langue de l'administration et des affaires, vient en deuxième place. Le français est relégué en troisième position, avec un statut presque honorifique de langue culturelle. Il prévaut également dans les affaires religieuses. La pratique bouscule parfois la théorie. Les lois, par exemple, sont rédigées en anglais. L'anglais et le créole sont tous deux admis devant les tribunaux. Mais les décisions de justice sont promulguées en anglais et en français. Les documents administratifs établis en anglais sont traduits en français et rarement en créole.
L'usage des trois langues est depuis 1981 aussi réglementé à l'école. L'enseignement se fait en créole jusqu'à la fin de la quatrième année de primaire. L'anglais ensuite le remplace. Le français n'est étudié que comme troisième langue.

9.Posté par balayedovantzotportavant le 13/08/2019 12:03

lors des réunions de travail le français est toujours de rigueur mais apprendre une langue régionale ou est le problème?


,, soyons fiers et défendons notre culture , arrêtons de fuir et de nous donner un genre le costume des autres sont bien souvent nos grand pour nous!

10.Posté par REUNIONNAIS le 13/08/2019 18:36

@3 : certainement pour que tout le monde comprenne...au cours de la réunion de la commission apparemment il y avait des personnes capables de traduire....ce qui n'est pas le cas ici...
Par ailleurs il s'agit dans le texte du Crefom du "parler créole" et non de l'écriture....c'est un autre débat...
@1 citation : :"L'intervenant qui s'est exprimé en créole au cours de cette réunion, outre la provocation, a simplement fait preuve d'un manque courtoisie, de savoir-vivre vis à vis des autres participants".
c'est totalement faux les intervenants en créole ont proposé de traduire leurs propos pour ceux qui ne comprennent pas, ce n'est pas moins une manque de courtoisie et de savoir vivre que d'empêcher quelqu'un de s'exprimer dans sa langue...comme dit le texte : croire que le français est la langue maternelle des réunionnais est une fiction

11.Posté par ANIN le 13/08/2019 18:37

Armand Gunet : allé vend la cend don !!

12.Posté par Au post 11 le 13/08/2019 20:04

Anin ou... ânon ?

13.Posté par JORI le 13/08/2019 20:57 (depuis mobile)

10. Réunionnais. Qu''il y ait des traducteurs dans des réunions internationales ça se comprendrait mais là il ne faut quand même pas exagérer. D''autant plus que cette personne peut s''exprimer sans pb en créole en dehors de ces réunions.

14.Posté par LA HONTE ! le 13/08/2019 23:21

L'Espagnol est fier de sa langue, l'espagnol.
Le Chinois est fier de sa langue, le chinois.
L'Allemand est fier de sa langue, l'allemand.
Il n'y a QUE des Créoles réunionnais à avoir honte de parler leur propre langue : le français !
A. Gunet

15.Posté par A mon avis le 13/08/2019 23:49

10.Posté par REUNIONNAIS selon vous :
"les intervenants en créole ont proposé de traduire leurs propos pour ceux qui ne comprennent pas,"


S'exprimer en créole et ensuite en français ! ... Alors ce n'était que de la provocation stupide !

16.Posté par Modeste le 14/08/2019 06:55

le créole n'a jamais été une langue mais un PATOIS, qu'on le parle entre nous oui mais delà à vouloir l'imposer dans des réunions NON! nous devons tous pouvoir déjà nous exprimer en FRANCAIS, notre LANGUE!

17.Posté par maroco le 14/08/2019 07:35

La seule question à se poser : le créole réunionnais est-il une langue ?

Pour moi non : aucune règle, pour la majeure partie ramassis de patois français.

18.Posté par balayedovantzotportavant le 14/08/2019 09:21

@ poste 14 je suis créole ma langue maternelle c'est le créole n'en déplaise à certains lors des réunions je parle le français, dans les administrations si j'ai un métropolitain comme interlocuteur je parle le français et si c'est un créole je peux m'expliquer dans ma langue maternelle je suis fier d'être créole je le revendique et je ne changerai jamais. Français c'est une nationalité un point c'est tout et si mon île était anglaise j'aurai parler anglais , dans ma vie de tous les jours je suis créole à fond il faut être né et le vivre pour comprendre

19.Posté par Modeste le 14/08/2019 11:43

à 18.Posté par balayedovantzotportavant le 14/08/2019 09:21....chacun fait ce qu'il veut moi aussi le créole s'est mon PATOIS, mais après je préfère m'exprimer en FRANCAIS, parceque je suis avant tout FRANCAIS, né à la Reunion certes mais voilà je cause créole avec mes amis si ceux ci parlent en créole, mais quand je voyage en métropole je m'exprime en FRANCAIS si je veux me faire comprendre ....logique! après ceux qui veulent s'exprimer qu'en créole où qu'ils soient, c'est leurs problèmes....et quand i reste à terre viens pas pleurer...faut aussi savoir faire la part des choses si on veut avancer dans la vie..! alors pas moi pour bataille pour la pseudo langue créole dem.....de à zot!

20.Posté par JORI le 14/08/2019 12:09 (depuis mobile)

18. Balayedovan. Et c''est quoi pour vous "être créole"?.

21.Posté par balayedovantzotportavant le 14/08/2019 12:56

MODESTE dans la vie de tous les jours je parle créole logique j'ai vécu 8 ANS en France je parlais la langue , MES ENFANTS parlent créole dans la vie de tous les jours la preuve l'ainée profs des écoles cadette infirmière et le dernier technicien de maintenance pour le groupe Vinci ils s'adaptent et ils sont fiers de leurs racines!

22.Posté par Zarin le 14/08/2019 14:14

sabir : Langue simple, lingua franca, mélange d’espagnol, d’italien et d’arabe, qui a longtemps servi aux commerçants et marins en Méditerranée.

pataouète : Langage populaire des Français d’Algérie, comprenant des mots français, catalans, espagnols, italiens et arabes ainsi que kabyles.

lingua franca : Mélange de langues latines utilisé comme langue d’échange dans les différents ports méditerranéens entre le XIIIe et le XIXe siècle.

pidgin : D’abord langue des affaires en Chine.
Langage mixte plus homogène que le sabir, composé d’anglais plus ou moins altéré et de langues d’Extrême-Orient.

créole : (1670) De l’espagnol criollo, lui-même dérivé du portugais crioulo qui signifiait « serviteur nourri dans la maison » et désignait les serviteurs métis utilisés comme esclaves au Brésil. Dérivé de criar (« élever »)...

Que de saveurs !

23.Posté par balayedovantzotportavant le 14/08/2019 17:07

mon cher jori vous êtes trop dans les questions le petit robert ou le Larousse pourrait vous aider je m 'excuse , demandez à un breton c'est quoi être breton?

24.Posté par JORI le 14/08/2019 18:50 (depuis mobile)

23. Balayedovan. Je vois que vous n'avez pas de réponse à me donner et que vous préférez botter en touche et notamment vers des dicos qui ne donnent même pas de réponse. C'est plus facile pour vous.

25.Posté par balayedovantzotportavant le 14/08/2019 19:48

jori je ne botte pas en touche si vous êtes créole vous devriez le savoir vous avez tendance à jouer et à poser des questions stupides je ne suis pas un tourneur ajusteur je ne pourrais rien faire pour vous et si ou lé kréol kom mwin ou ka lé grave arrête fé l'âne pu gyngne lo foin

26.Posté par JORI le 15/08/2019 00:52 (depuis mobile)

25. Balayedovan. Vous êtes bien le seul à croire que vos analyses ou des réponses sont intelligentes. Moi au moins, je sais que mes questions sont stupides. Mais ce que je vois c''est que vous n''avez pas d''argument à ce que vous affirmez.

27.Posté par Modeste le 15/08/2019 08:40

en clair " balayedovantzotportavant l" vi cause pour rien dire!

28.Posté par balayedovantzotportavant le 15/08/2019 10:28

jori vous êtes un cas désespéré vous me posez la question c'est quoi être créole si vous êtes d 'ici votre question est stupide mon petit fils de 13 ans connait la réponse et me posera jamais cette question à mon âge je n'ai pas d'explication à vous donner je répète je ne suis pas un tourneur ajusteur je ne peux rien faire pour vous : créole né dans les colonies et parlant la langue créole : kréol moricien antillais haitien rodriguais seychellois etc bon je vous laisse j'ai mon cheval qui m'attends!

29.Posté par balayedovantzotportavant le 15/08/2019 11:45

modeste mi kose kréol dans la vie de tous les jours avec famille et kamarade et français lors des réunions et dans les bureaux et pour finir modeste mi kose pour dire à ou ke mi fé jamais semblan et ke le kréol y vé porte in kostume ke lé tro larz pou li et mêm li la honte de son lorigin' li lé pa fier , i fo aimé out' kiltir et défend mwin la zamé di ki fallé zavire la mok de molière.in corse léfier in lantillais aussi et nou ?

30.Posté par Nivet le 15/08/2019 13:01

Anecdote journalistique :

Il m'est arrivé de voir ou d'entendre une radio trottoir ou un interview trottoir dément.
Alors que la personne, originaire de l'île répondait en un excellent français, le journaleux de service s'évertuait , s'adressant à elle, à parler le créole, voire à l'imposer dans l'échange Heureusement sans succès J'ai trouvé cela humiliant pour la personne interviewée qui n'était pas autorisée à parler dans la langue nationale, donc officielle.

Juste une remarque .

A.N.

31.Posté par balayedovantzotportavant le 15/08/2019 13:55

nivet la langue officielle de l'algérie était bien française mais j'ai connu des algériens des kabils qui parlaient leus langues et ne voulaient pas entendre parler du français, vous les pieds noirs votre langue de base est bien l'espagnol arrêtons de faire semblant et de se la jouer , mes amis Gimenez rosado parlent le français l'arabe et l'espagnol mais dans leurs sangs coulent l'Espagne.

32.Posté par A mon avis le 15/08/2019 16:22

@ 25.Posté par balayedovantzotportavant :

Ce n'est pas la question de JORI, qui est stupide, mais votre réponse qui l'est !
En effet, ce n'est pas évident de définir ce qu'est "le mot créole". Et manifestement vous en êtes bien incapable.

Pour compléter le commentaire très intéressant de @ 22.Posté par Zarin, voici une définition du Littré :


CRÉOLE

Étymologie : esp. criollo, du port. crioulo, métis, Noir né au Brésil, serviteur né dans la maison

CRÉOLE, n. m. et n. f.

♦ Homme blanc, femme blanche originaire des colonies(1).
♦ Adj. Une femme créole.
♦ Nègre créole, nègre né aux colonies(2).
♦ Propre aux créoles. La cuisine créole.
♦ N. m. Langue issue du contact d'une langue européenne avec des langues indigènes. Le créole haïtien, portugais.
♦ N. m. et n. f. Personne qui a adopté les mœurs des créoles et qui vit comme eux.
♦ N. f. Grand anneau porté aux oreilles. Une paire de créoles en or.

♦ Rem. 1 : Il n'existe plus de colonies françaises aujourd'hui. ♦ Rem. 2 : À l'époque de Littré, nègre n'était pas un terme raciste et injurieux.

© Éditions Garnier, Paris, 2008

33.Posté par balayedovantzotportavant le 15/08/2019 17:34

à mon avis je n'ai rien apprendre de vous il y a trop de donneurs de leçons mes parents me l'ont appris le sens du créoles je suis un créole de nationalité française un point c'est tout un breton est un breton un corse un corse à mon avis il faut être d'ici pour le comprendre et le vivre je suis Français d'origine créole je ne serai jamais un français de métropole.

34.Posté par JORI le 15/08/2019 18:09 (depuis mobile)

28. Balayedovan. Et bien si vous même ne savez pas me répondre, donnez moi le réponse de votre petit fils. Si vous avez voir cheval qui vous attend, c''est que déjà nous n''avons pas les mêmes ancêtres locaux !!.

35.Posté par balayedovantzotportavant le 15/08/2019 19:11

jori vous avez tendance à jouer mon petit fils se renseigne et bouquine il ne me posera jamais cette question , mon cheval c'est juste pour vous faire comprendre que je ne miserai jamais sur un âne la preuve au tiercé ce sont les chevaux qui sont nommés encore une fois jori arrêter de tout prendre à la lettre je n'y peux rien pour vous!

36.Posté par JORI le 15/08/2019 21:39 (depuis mobile)

35. Balayedovan. Normal qu'il ne vous posera jamais la question puisqu'il sait déjà que, tout comme à moi, vous ne pourrez jamais lui répondre !!.

37.Posté par Jean HUET le 19/08/2019 14:08

@4 posté par Kayam

ou di "aprè lèr lé pi lèr. "

Ôté gas, lé pa conplé oute afer là !

Dabor, ou vé ou vé pa, ler sé ler !
Akoz ? parske avan ler la pa ler !
É apré ler alor ? Bin apré ler la pi ler !

38.Posté par Nivet le 19/08/2019 20:03

31) vos amis Giménez et Rosado son aussi MES amis ! Mais vous n'avez pas le droit de les citer sans leur autorisation ! Le français d'Algérie, c'est un melting- pot de civilisations d'origines diverses. ce qui fait la richesse des méditerranéens
Et nos amis sont tous deux enseignants français dans l'Education Nationale, même si mon ami Giménez est prof d'Espagnol;
Il est vrai qu'à Oran on parlait couramment l'espagnol et l'arabe . ET ALORS ? Nous avons prouvé par le sang versé notre attachement à la France !
Quand vous osez dire que dans le sang des Pieds Noirs coule l'Espagne ! Alors que nous nous sommes sacrifiés pour conserver notre identité de Français!

Je ne vous salue pas, monsieur .

A.N.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie

Dans la même rubrique :
< >

Dimanche 25 Août 2019 - 17:13 Bruno Domen, l’homme qui a trahi Thierry Robert

Dimanche 25 Août 2019 - 10:39 Bolsonaro, menteur ?