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Courrier des lecteurs

Tribune libre : "Récupération et dépolitisation des dynamiques populaires à La Réunion"


L’Observatoire de la vie politique (OVP) à La Réunion a décidé de partager son analyse de la dépolitisation à La Réunion. Pour l’OVP, ce manque de conscience politique est la conséquence de plusieurs facteurs et propose des solutions pour recréer une effervescence dans l’engagement des citoyens.

Par Observatoire de la vie politique à la Réunion - Publié le Vendredi 27 Août 2021 à 11:06

Tribune libre : "Récupération et dépolitisation des dynamiques populaires à La Réunion"
Tribune libre

Pour expliquer l’absence d’une véritable représentation politique des quartiers à la Réunion, les hommes politiques « oublient » leur incapacité à fournir un véritable horizon politique à la population.

Si l’on prend l’exemple des quartiers, contrairement à ce que l’on peut penser, ils ne sont pas un désert politique au départ, ils le deviennent.

Depuis la fin des années 1980, la capacité des jeunes à se mobiliser a rencontré de puissants obstacles : « le pouvoir » n’a pas manqué d’user de manœuvres diverses et variées afin de récupérer et instrumentaliser ces mouvements et cela, à la seule fin de briser leur dynamique.

D’un autre côté, les associations de quartier n’ont pas toutes un discours politique subversif. Il existe en effet un clivage entre, d’une part, celles qui se dédient à l’entraide sociale et/ou religieuse, à l’alphabétisation, etc., en dépendant étroitement des subventions et, d’autre part, celles qui affichent des objectifs politiques clairs.

Les pouvoirs publics ont privilégié les premières, comptant sur elles pour « aseptiser la révolte », mais toujours réprimé les secondes, avec des méthodes variant en fonction des contextes politiques.

PREMIER FACTEUR DE DEPOLITISATION : LA RECUPERATION POLITIQUE

Prenons l’exemple des gilets jaunes à la Réunion. L’initiative suscite une dynamique politique considérable dans les territoires oubliés ; mais, rapidement, les militants se rendent compte que le(s) pouvoir(s) l’instrumentalise(ent). La gauche par exemple applaudit aux slogans réclamant un meilleur pouvoir d’achat, elle fait la sourde oreille lorsque des revendications politiques contestent son pouvoir.

Nos militants sont littéralement pris en étau entre, d’un côté, les possibilités d’ascension sociale et politiques que lui offrent les « barons » et, de l’autre, sa volonté d’autonomie qui exclut toute compromission avec le pouvoir comme toute « folklorisation » de ses luttes.

Certains, parmi les plus intègres ont cherché à intégrer une voie politique. Mais cette voie s’est avérée être une impasse : la contradiction entre discours politique et pratique militante les conduit à déserter ces formations.

DEUXIEME FACTEUR DE DEPOLITISATION : L’« ECHAPPEE CULTURELLE »

De la fin des années 1970 à nos jours, les « groupes culturels » autour du maloya et de l’identité réunionnaise se sont multipliés dans le paysage culturel réunionnais. Des premières radios « libres » à l’agence « komifo », de « ziskakan » aux « ronds maloyas » ils se veulent à l’origine une réponse à l’autisme des médias réunionnais sur les questions liées à l’histoire du peuplement par exemple.

Considérés par les militants « identitaires » ou du mouvement « maloya » qui les créent comme des outils politiques, ils s’autonomisent peu à peu de la sphère politique pour devenir des médias « comme les autres ». La contestation portée par le maloya électrique (ziskakan), qui a été (et reste) un vecteur de politisation essentiel dans la sphère culturelle, a été également aseptisée par certaines institutions — en particulier la Région — et promoteurs de la « misik lokal », qui ont financé les groupes conformes à l’idéologie dominante du profit.
 
Sur ce sujet, alors que tout prédisposait les «musiciens» à délivrer des messages révolutionnaires, ils n’ont gardé de cela que la pratique des instruments et la mise en scène rythmique. « Jouer maloya » n’est aujourd’hui qu’une parodie du message originel.

Par ailleurs, ces musiciens sont devenus élégants et chics, ne se privent pas de posséder une belle voiture, participent aux soirées mondaines tout en n’oubliant pas de s’afficher sur les réseaux sociaux. Ils sont davantage dans un jeu de séduction.

Le système récupère alors la substance profonde du message et ne laisse que la surface, l’esthétisme. Le système a vaincu.

Extrêmement complaisants avec le monde politique et soumis au système marchand, ils contribuent chaque jour à « dépolitiser » la forme de contestation la plus aboutie qui existe dans ce pays : notre culture.

LE TROISIEME FACTEUR DE DEPOLITISATION : LE RECRUTEMENT

Les partis politiques vont trouver chez l’artiste ou le sportif de renom, emblématique d’un quartier, un moyen de rallier des électeurs et de s’en servir pour assouvir leur soif du pouvoir. La manœuvre politique s’avère rentable sur le plan électoral. En effet, les masses populaires, ainsi trompées, assimilent leur adhésion au discours politique du pouvoir en place à la sympathie qu’ils éprouvent pour la personnalité s’étant faite le relais de ce même pouvoir. Ainsi, les personnalités culturelles (et sportives) populaires se laissent tantôt courtiser par un parti puis par l’autre en fonction de ce que ces derniers leur proposent. Ils n’agissent alors pas autrement que comme le feraient des mercenaires, ici vendus aux intérêts du pouvoir.

À choisir entre leur intégrité et l’argent facile pour échapper à leur condition sociale, ceux-là ont fait leur choix. Un choix qui les aura amenés à se renier et à trahir les leurs et ainsi brader à vil prix leurs idéaux.

Ce n’est alors rien moins qu’une trahison populaire qui s’accomplit dans les quartiers. Une manœuvre égoïste et sans vergogne contribuant pour beaucoup à maintenir le peuple dont ils sont issus à une précarité sans fin.

Désormais le clientélisme devient la seule règle, la seule norme.

Et ce n’est guère qu’à l’aune de ce phénomène de trahison sociale permanent que les quartiers interprètent le fait politique d’un œil désabusé.

LE QUATRIEME FACTEUR DE DEPOLITISATION : LE PARADOXE

La conscience politique des militants « la kour » émerge avec l’accumulation d’un capital scolaire et culturel (niveau d’étude plus élevé que la moyenne, connaissance plus fine de la société , etc.) qui les prédispose... à s’écarter des quartiers.

Pire encore : alors que l’école des années 1980 rendait plus probables des trajectoires d’ascension sociale, le délabrement de l’enseignement public, les retraits des subventions des associations et les politiques publiques antisociales rendent plus difficile la politisation d’une nouvelle génération de jeunes habitants des cités. Et la précarisation croissante de la société touche évidemment plus durement les quartiers populaires, y compris les militants potentiels.

Après un engagement de jeunesse souvent synonyme de « sacrifice individuel », beaucoup décident de « se ranger », à cause de l’instabilité sociale du statut de « militant professionnel » et de l’absence de perspectives politiques tangibles. C’est pourquoi il n’est pas rare de les retrouver dans des postes de chargé de mission ou d’éducateur au sein des conseils généraux et des mairies, ou toute autre fonction dans laquelle ils peuvent faire valoir leur expérience et leur connaissance des quartiers. La plupart d’entre eux n’habitent plus dans les cités délabrées...

Bref, il n’est pas étonnant que l’encadrement politique des jeunes habitants des cités soit alors devenu quasiment inexistant. On assiste même à une véritable régression politique. Alors que les municipalités détruisent toute possibilité d’engagement dans les quartiers par une politique budgétaire restrictive, elles continuent toujours de miser sur ce que l’on peut appeler « les nouveaux pompiers » .

LE CINQUIEME FACTEUR DE DEPOLITISATION : LA DELEGATION

Certaines associations quant à elles ont tout fait pour cantonner les nouvelles dynamiques à l’inscription sur les listes électorales. La mobilisation pour l’inscription sur les listes électorales sous-entend que le changement s’opérerait par délégation des habitants des cités aux institutions de la République. Elle conforte la séparation entre « ceux qui demandent des changements » et « ceux qui font de la politique ». Elle occulte les insuffisances criantes du système représentatif. Elle gomme l’histoire des habitants des quartiers, qui ont tenté de prendre leur destin en main et refusé de faire confiance aux professionnels de la politique.

Finalement, c’est plus un aveu d’impuissance et un manque d’imagination que l’émergence d’une nouvelle génération militante.

CONCLUSION
Comment faire en sorte que ceux qui en sont exclus réinvestissent le champ politique ?

Cette question se trouve au cœur des réflexions des mouvements autonomes et des quartiers.
Cette dynamique ne se consolidera pas :
*Sans s’inspirer des causes de leurs échecs politiques du passé afin de ne plus les réitérer ; *Par la compréhension des phénomènes qui expliquent la désertification politique ;
*En travaillant à l’élaboration d’un appareil militant structuré et organisé pour peser politiquement ;
*En rédigeant une doctrine politique émancipatrice, à la fois claire et exhaustive vers laquelle les quartiers se tourneront afin de se structurer politiquement.

Les partis « nationalistes » du type du « projet réunionnais » ont trop longtemps suivi des calendriers imposés de l’extérieur : le clivage créole/zoreil, les affaires de « discrimination culturelle », le concept de « génocide par substitution » et faux procès à des prétendus boucs émissaires ont trop longtemps détourné l’attention des quartiers et plus largement de la population.

Observatoire de la vie politique à la Réunion




1.Posté par Babeuf le 27/08/2021 14:06

Lamentable!!
Et vous observez la vie politique à la Réunion !!

En premier je classerais la malhonnêteté d'un grand nombre de politiciens voir Transparency international et y chercher La Réunion;
En second les ambitions personnelles avec l'arrière pensée de se sucrer au passage .
Pour arriver à leurs fin ils n'hésitent pas à pactiser avec des gens totalement opposés politiquement.

Comment voulez-vous que les électeurs votent pour ces "zoizeaux"!!

2.Posté par A mon avis le 27/08/2021 16:26

Deux billets de bla-bla-bla.

Il n'existe pas à la Réunion de personnalité politique d'envergure capable d'élaborer et de proposer un programme socio-économico-politique en phase avec la nouvelle donne du dérèglement climatique.

Tous les responsables politiques et les élus réunionnais ne sont que de petits politiciens traditionnels plus soucieux de leur carrière et de celle de leurs proches, que du développement de l'¨le et du bien-être des citoyens.
Rien de nouveau sous le soleil !

Une seule personnalité politique semble avoir des idées originales et intéressantes : c'est la maire de La Possession et son mouvement CREA.

3.Posté par klod le 27/08/2021 19:11

cet article n'est pas inintéressant et dénonce le monde comme il va , avec ses bassesses sur nout "ti péi" !!!!! !!!!


il est vrai que des groupes comme "ziskakan" té y représente l'esprit maloya rebelle dans les années 80, j'en suis témoin ..... tout comme Firmin Viry ............ mwin la frémi ek zot dan mon jeune tan , enfin PAS des artistes à la sauce "sa sent la vanille et le cumin" ... mais des artistes té y décrit la réalité d'une isle !.................................


mais astér na la mélodie , certes , mais le message lé " tout le monde y lé si tan kontan à l'isle bourbon" ???????????????????.......................

oté la musique "conscience" , ou ça nou lé , ?????????

mon ti péi ?????????????????

la musique pour des artistes réellement LIBRE , aide à prendre conscience ?????????????????

perso , ziskakan la rent dans les "institutiions " , oté POUNIA ????????????

et ou ça y lé nout Firmin Viry de son 1er 33 tours ?????????????????????? qui s'en rappelle ????????????


ses 1ers artistes "conscience " la rent dans le rond institutionnel ??


na rienk Danyel WARO , i koné "une certaine Réunion" ......................


Fela KUTI : Music Is The Weapon Of The Future ??????


de la musique conscience à la Réunion , na de mwin en mwin .........................


c'est mon sentiment , mangé pou le kér ? oté la RUN ?

la musique et les "livres " aident à prendre de la distance envers les INIQUITES de la vie , si c'est pour entendre "mwin lé kontan , mi aime zot toute " .... pas besoin, sauf pour deux trois certains , mais pas seulement SVP ! .

mankind " Kréol" ?

Cet article est INTERESSANT
, n'en déplaisent à d'autres . A méditer , si ce mot à un sens dans ce système fade et inéquitable .

4.Posté par klod le 27/08/2021 19:37

je pensais "à mon avis" plus conscient ................... du mode domien .

mais bon , si la manzelle Miranville est le seul espoir pour des DROM plus équitables , on est pas sortie , "la manzelle la douce" , et ce n'est pas méchant , ne se positionne pas clairement sur LA problématique de la NRL , échec patenté du didier dit robert, sur LA vie chère


elle est bien gentil et sort effectivement du consensus mou de la droite et de la gauche socialiste locale , consensus MOU qui dure depuis 75 ans !!!!!n, mais bon , elle est un peu "manzelle la douce ", comme disait mon grand père ............

a quand un politique qui ose dire non au consensus de la compensation de la, vie chère que pour certains dans les ex colonies iloises framçaises ????????????????????????, de droite ou de gauche , on s'en fout , mais un politique réaliste et non consensuel qui nous rabbache depuis 75 ans que tout va pas si mal ...........


mais non , rien de nouveau ? tout le monde lé bien kontan sous le soleil tropicale à la framçaise .......ben , comme dit l'autre !

5.Posté par A mon avis le 28/08/2021 11:30

@ 4.Posté par klod
Plutôt sexiste et condescendant, votre commentaire sur "la manzelle Miranville". Bien dans l'esprit réunionnais traditionnel !
Si elle était un mec, elle serait peut-être davantage écoutée !

Les artistes réunionnais, chanteurs et auteurs, se complaisent dans la nostalgie d'un temps révolu en se lamentant sur le passé esclavagiste, et la promotion du maloya et du créole. Ils n'ont rien d'intellectuels capables de proposer des idées d'avenir. Aucun n'a jamais percé sur le plan national. Aucun Césaire, aucun Glissant, aucun Kassav à La Réunion !

Sur le plan politique, aucune personnalité d'envergure nationale. Pas de Taubira à La Réunion.

"Récupération et dépolitisation des dynamiques populaires à La Réunion" titre ce billet. Mais c'est bien le rôle des politiques de "récupérer" les dynamiques populaires. Le tout est des savoir qu'en faire.
Et le problème c'est bien qu'aucun parti politique traditionnel n'est capable de proposer un programme capable de répondre à cette dynamique populaire !

6.Posté par klod le 28/08/2021 14:50

cet article trace un constat lucide sur l'état de notre isle bourbon


merci à leurs auteurs !!!! cela nourrit la réflexion sur les DROM framçais , et c'est rare !

7.Posté par klod le 28/08/2021 15:54

le "a mon avis" est décevant , je le croyais plus "réaliste" .


sur le sexisme: que nenni, mon bon , je constate juste que le positionnement de la manzelle Miranville ( pour le "à mon avis" manzelle en kréol n'a rien de désobligeant , affligeant de le rappeler ....) mais ses "positionnements" pour ou contre la NRL sans viaduc , pour ou contre que sais je encore , semble peu claire .

et vives les femmes, pourtant !


sur "les artistes réunionnais" : le "à mon avis" semble arrogant .....

ayant connu, en tant que natif, le temps de "ziskakan" des années 80 et d'autres , il n'ont rien à envier à kassav ... le "à mon avis" semble bien condescendant sur la culture réunionnaise !!!!


sur Edouard Glisssant , j'ai eu la chance de connaitre des martiniquais "de souche" ( pour employer un terme de la sphère facho framçaise....!!!) , et j'ai eu la chance de croiser le grand "Aimé Césaire" .... nous avons ici des écrivains qui savent aussi retranscrire la réalité créole réunionnaise socio-politique : A LIRE "train fou " de AXEL GAUVIN ....

le "a mon avis" semble dénigré de façon condescendante la culture créole de mon ti péi .... mais bon , encore un qui ne me semble pas la connaitre mais la cotoie du haut de son conformisme .......................,


bref , nonobstant ( j'adore ce mot , bien que pompeux !) la dénégation de la réalité créole réunionnaise du "à mon avis" , l'article est plus qu'intéressant et devrait donner "à réflexion" plutot que les critiques arrogantes dusdit "à mon avis" .....................

un yab la Réunion .

8.Posté par Lodiab le 28/08/2021 19:20

@ A mon avis, 5

《 Sur le plan politique, aucune personnalité d'envergure nationale. Pas de Taubira à La Réunion. 》

Actuellement, peut-être pas, en effet. Mais, d'une part, ce n'est pas tous les jours qu'apparaît une Christiane Taubira, dans n'importe quel pays, d'autre part, Paul Vergès et Pierre Lagourgue, par exemple, auraient pu rivaliser avec bien d'autres politiciens nationaux. Pour Vergès, je ne parle pas d'intégrité politique, mais de capacités, de vision d'avenir, d'anticipation...
Enfin, Vanessa Miranville et quelques autres semblent avoir un avenir prometteur.

Mais je crois que le contexte local ne permet pas aux politiques de voir les choses à long terme. C'est valable pour tous les DOM. Quand 9 administrés sur 10 n'attendent des élus que du court terme, il ne doit pas être facile de se consacrer à une vision d'avenir...
Et quel candidat serait assez fou pour ne rien promettre (d'irréalisable) et ne rien céder à la démagogie ?
Obtiendrait-il-elle seulement 5% des suffrages ?

9.Posté par polo974 le 28/08/2021 19:59

En fait, j'ai l'impression que l'observatoire ne fait pas d'observer, il milite aussi.

10.Posté par Lodiab le 28/08/2021 20:22

@ A mon avis, 5

《 Les artistes réunionnais, chanteurs et auteurs, se complaisent dans la nostalgie d'un temps révolu en se lamentant sur le passé esclavagiste, et la promotion du maloya et du créole. 》

Vous auriez dû dire " la majorité des artistes ".

D'ailleurs, je pense que ce courant a été nécessaire pour l'identité réunionnaise. Mais l'étape suivante est l'utilisation de cette expression réhabilitée pour se créer d'autres horizons.
C'est exactement ce que font Danyèl Waro, Zan-mari Baré, René Lacaille, Davy Sicard et d'autres... mais ils pourraient être plus nombreux !

《 Ils n'ont rien d'intellectuels capables de proposer des idées d'avenir. 》

Certes, mais en Métropole il n'y en a pas tant que ça non plus !

《 Aucun n'a jamais percé sur le plan national (...) aucun Kassav à La Réunion ! 》

Sans vouloir minimiser la valeur de ce groupe inventeur du Zouk ( mais pas vraiment intellectuel ), j'affirme que Danyèl Waro, René Lacaille et leurs musiciens n'ont rien à envier à Kassav.
Seulement voilà, le Zouk présente un rythme à 4 temps " passe-partout " dans le Monde occidental alors que le rythme ternaire du séga et du maloya parle beaucoup moins aux occidentaux.
Ce fait culturel "cantonne" notre musique, mais n'empêche pas les artistes cités de faire sensation lors de leurs tournées métropolitaines ! J'y ai assisté plusieurs fois !

11.Posté par A mon avis le 29/08/2021 11:11

@ klod et Lodiab

Mon commentaire vous a fait vivement réagir. C'est vrai que j'ai été un peu provocateur. Mais je n'ai fait que reprendre le sens de ce billet dont les idées peuvent se résumer en ces deux points :

1°) aucune originalité dans les revendications politiques :
Nos militants sont littéralement pris en étau entre, d’un côté, les possibilités d’ascension sociale et politiques que lui offrent les « barons » et, de l’autre, sa volonté d’autonomie qui exclut toute compromission avec le pouvoir comme toute « folklorisation » de ses luttes.


2°) L’« ECHAPPEE CULTURELLE »
"Sur ce sujet, alors que tout prédisposait les «musiciens» à délivrer des messages révolutionnaires, ils n’ont gardé de cela que la pratique des instruments et la mise en scène rythmique. « Jouer maloya » n’est aujourd’hui qu’une parodie du message originel. "


Certes, nos artistes et auteurs musiciens réunionnais ne manquent pas de talent, mais leur popularité reste très locale. Quant à la littérature réunionnaise, sans vouloir offenser ses auteurs souvent talentueux, aucun n'a atteint une notoriété nationale. Certes leur musique, leurs écrits ont beaucoup œuvré pour la reconnaissance d'un passé historique douloureux, mais si la connaissance de son histoire est utile, elle n'est pas suffisante pour envisager l'avenir.

A la Réunion, l'isolement fait qu'on a tendance à se replier sur soi et à un peu trop encenser le local. A la différence des Antilles beaucoup plus ouvertes et confrontées aux autres cultures, aux autres idées, car plus proche d'autres pays et de le la Métropole

12.Posté par Saucratès le 29/08/2021 15:31

Bizarrement, les personnages politiques préférées de AMA et de LODIAB sont parmi les pires politiques dont j’ai entendu parler. La maire de La Possession applique une politique municipale cherchant à être toujours plus restrictive que les mesures prises par le gouvernement ou le préfet. Couvre-feu avant tout le monde, application anticipée des mesures restrictives dans les gymnases de La Possession. Plus royaliste que le roi ! Ou la reine. Le CREA, vaste fumisterie. Un parti à la gloire de son leader.

Christiane Taubira, indigéniste qui expliquait s’être sentie insultée en devant apprendre l’histoire de nos ancêtres les gaulois à l’école. Indigéniste dès le primaire, avant même qu’on invente le terme, et les socialistes ont fait d’elle un garde des sceaux ! J’éviterais même de parler de Paul Vergès, ou de son fils Pierre. Certes extrêmement intelligents, mais surtout monstrueusement dangereux. AMA et LODIAB ont évidemment oublié de chanter les louanges de leur idole numéro une, Emmanuel Macron ! Au moins, je comprends mieux nos divergences d’opinion ! Divergence : doux euphémisme ! Saucratès

13.Posté par Lodiab le 29/08/2021 16:05

@ A mon avis, 11

《 Mon commentaire vous a fait vivement réagir. 》

Réagir, oui, vivement, non. 🙂

Mon analyse n'est d'ailleurs pas très éloignée de la vôtre, mais je tenais à préciser ces deux points.

Vous avez raison de pointer l'isolement géographique de notre île qui est pour moi "responsable" de nombreux dysfonctionnements dans la société réunionnaise.

14.Posté par A mon avis le 29/08/2021 17:02

@ 12.Posté par Saucratès
Macron originaire des DOM ? c'est nouveau.

Que Taubira ne vous plaise pas, n’enlève rien à sa valeur intellectuelle et humaniste.

Et je n'ai jamais cité Vergès dans mes commentaires.

15.Posté par Lodiab le 30/08/2021 01:10

@ Saucratès, 12

Ou vyin rod la mérd ou la ?

Je n'ai pas donné les noms de mes " personnages politiques préférées (sic)", j'ai dit que Paul Vergès (pour qui je n'ai jamais eu l'occasion de voter !) et Pierre Lagourgue avaient pour moi une dimension nationale en politique. Vous en avez peut-être "entendu parler", moi j'ai vu la ville du Port se transformer et j'ai suivi les débats, entendu les analyses de ces hommes sur la situation et l'avenir de La Réunion. Je ne suis pas spécialiste, j'ai juste donné mon avis.

Vanessa Miranville me paraît volontaire, compétente et vouée à un bel avenir politique mais je ne peux pas témoigner de sa réussite dans sa commune car je n'y suis pas.
Vous la trouvez "plus royaliste que le roi" ? C'est ce qu'avaient peut-être dit les administrés de cette commune du Var qui, contrairement aux communes voisines, n'a subi aucun drame au cours des derniers incendies, grâce aux mesures de sécurité prises par la municipalité : 75 m de débroussaillage autour des habitations au lieu des 50 m réglementaires !

Je n'ai jamais parlé de Macron, pour qui je n'ai pas voté, et à qui je reconnais malgré tout certaines qualités. Je ne sais donc pas où vous allez chercher que j'en fais mon "idole numéro une (sic)"...

Quant à Christiane Taubira, si vous lui reprochez de
《 s’être sentie insultée en devant apprendre l’histoire de nos ancêtres les gaulois à l’école 》, je vous assure qu'à sa place j'aurais eu exactement le même sentiment !

À vous de décider, tout en vous sentant visé, si vous voulez faire de moi un garde des sots.

16.Posté par l''''observatoire de la vie politique à la Réunion: C''''est qui? le 30/08/2021 17:43

Cette tribune a été rédigée par : "l'observatoire de la vie politique à la Réunion". L'analyse est sans doute pertinente. Mais nous pouvons constater qu'aucun nom, qu'aucune personne est capable d'afficher une signature de celle -ci pour le compte de l'observatoire, pourquoi? Ce n'est pas de cette manière que nous pourrions faire avancer cette problématique ... Assumez et sortez de cet anonymat.

Par ailleurs et sur le fond un constat s'impose : une volonté d'imposer le kkréol partout et tout le temps ...y compris dans les médias ( Réunion 1ère use et abuse ...), du coup "ces dynamiques populaires " décrédibilisent, et courent à sa perte à court et moyen terme...n'en déplaisent à ses promoteurs...Le problème est bien là: utiliser et imposer la "langue" pour masquer une carence culturelle... Triste avenir pour notre petit caillou...

17.Posté par klod le 30/08/2021 18:08

merci "lodiab" .....excellent !

18.Posté par klod le 30/08/2021 19:00

à l'inverse de post- 16, je "pense " que cet article est l'un des rares , très rares , à apporter une REELLE réflexion à ce que devient "mon ti péi" ,,, merci à ces "observateurs" ! on en redemande .

19.Posté par Saucratès le 30/08/2021 19:09

Lodiab, garde tout court. Il ne faut surtout pas le chercher ou bien le violent, l’agressif, pointe son nez. Si vous ne savez pas discuter sans violence ou sans insulte, c’est votre problème. Le fait que vous avez dû apprendre l’histoire de nos ancêtres les gaulois, dans votre île de La Reunion native, vous a perturbé ou offensé, comme il a offensé la jeune Taubira, ne m’étonne même pas. Pour ma part, j’ai été scolarisé en primaire au Sénégal, et je n’ai jamais été choqué de devoir apprendre l’histoire des Almoravides ou des peuls parce que je me trouvais en Afrique ! Et pourtant, ce n’était pas mon histoire. Quelle richesse d’apprendre l’histoire d’un pays, qu’on soit blanc ou noir, qu’on estime à tord ou à raison que c’est notre histoire ou que ce n’est pas notre histoire. Seuls les sots ou les racistes peuvent s’estimer offensés d’apprendre une histoire qui ne leur ressemble pas. Bien au contraire, cette histoire nous enrichit. Pour la suite, j’ai notamment découvert l’anthropologie avec un immense plaisir. Quelle tristesse Lodiab. Je crois que vous avez trouvé le surnom qui vous ira comme un gant. Saucratès

20.Posté par A mon avis le 30/08/2021 21:16

@ 19.Posté par Saucratès

Où voyez vous que Lodiab vous a insulté dans son commentaire 15 ?
Ne seriez vous pas un peu parano ?

21.Posté par Lodiab le 30/08/2021 21:58

@ Saucratès, 19

《 Si vous ne savez pas discuter sans violence ou sans insulte, c’est votre problème. 》

On dirait un mauvais footballeur qui se roule par terre au moindre contact...

Quand vous entrez dans un débat en mélangeant les citations de deux personnes avant de faire mine de les jeter dans le même panier, êtes-vous cordial ?

Quand vous m'inventez une idole en la personne de Macron, êtes-vous amical ?

Assumez donc votre attitude au lieu de jouer les vierges effarouchées.

À propos de nos ancêtres Gaulois, une clarification s'impose.
En tant que Créole Yab, la couleur de ma peau a fait que je me suis senti concerné par l'expression " nos ancêtres les Gaulois ". Mais c'était loin d'être le cas de mes camarades de classe dont les ancêtres étaient plutôt Indiens ou Africains.
Il est évidemment intéressant d'apprendre l'histoire des différents peuples du Monde, mais à condition que cela ne fasse pas passer sous silence notre propre histoire et celle de nos ancêtres !!!
Or, c'était le cas lorsque j'étais élève.
Nous avons tenté, mes collègues Normaliens et moi, d'y remédier dans notre enseignement en parlant des Gaulois, mais aussi de l'esclavage, des origines diverses de la population réunionnaise.

Vous dites avoir "découvert l’anthropologie avec un immense plaisir", votre commentaire semble pourtant occulter ce problème que nous avons vécu jusqu'aux années 1970 au moins.

La lang la pwin le zo ?

Si mon pseudo me "va comme un gant" (de boxe ?), le vôtre n'inspire pas la même sagesse que celle du footballeur brésilien bien connu.
Et si c'est votre vrai nom, vous prenez un risque inutile...

22.Posté par Saucratès le 30/08/2021 22:55

Réponse à @ 20 A mon avis

Aou la y vien rod lo mérd, spess moukate.

... Pour paraphraser le garde des sots.
Vous avez raison, AMA, où peut-on y voir la moindre insulte ou la moindre agression.

23.Posté par Lodiab le 31/08/2021 02:03

@ Saucratès, 22

Seriez-vous un grand malade ?

Vous ne paraphrasez pas mon expression, vous la complétez en y ajoutant une insulte !

J'ai écrit : "Ou vyin rod la mérd ou la ?"

Il n'y a aucune insulte dans cette phrase ! Votre façon de vous immiscer dans un débat en faisant un amalgame volontaire et en m' attribuant des affinités imaginaires peut être qualifiée en créole de "rod la mérd".
Auriez-vous préféré : "foutre le bordel" ?

En revanche, ajouter "spess moukate" comme vous le faites est non seulement insultant mais aussi maladroit car tout lecteur peut voir que je ne l'ai pas écrit.

Faut-il qu'en plus du rôle de garde des sots que vous m'attribuez je devienne aussi garde-malade ?

24.Posté par A mon avis le 31/08/2021 11:44

à Saucratès
dans votre commentaire @22, vous vous exprimez dans un langage vraiment fangeux !

Ne dit-on pas que le langage est le reflet de l'âme ! ?

25.Posté par Bokapola le 02/09/2021 01:14

@Saucratès post 12
"Pour ma part, j’ai été scolarisé en primaire au Sénégal, et je n’ai jamais été choqué de devoir apprendre l’histoire des Almoravides ou des peuls parce que je me trouvais en Afrique !"
En effet, nul ne devrait être choqué d'apprendre...
A moins de vouloir, à jamais, être une girouette sans pouvoir se faire sa propre opinion.
Par contre, il serait intéressant de connaître combien d'entre vous élèves dans votre classe de primaire au Sénégal, étaient non-natifs du pays.
Vous a-t-on à quelque moment forcé de réciter "nos ancêtres, les Almoravides et les Peuls..."?
Auriez-vous (et vos parents) accepté qu'on vous inculque cette unique version erronée lors de vos cours d'histoire?
Est-il judicieux de conformer la jeunesse et de lui imposer l'histoire d'un autre pays sans l'informer de l'histoire du pays où ses ancêtres sont nés et surtout de son héritage culturel?
C'est, à mon avis, ce que Lodiab a parfaitement essayé de vous faire comprendre et je le rejoins dans son soutien des propos de Christiane Taubira

26.Posté par Lodiab le 02/09/2021 11:13

@ Bokapola, 25

Merci, mon kamarad kamaron, de compléter efficacement mon évocation de ce fait vécu par notre génération et celles d'avant !

Sheval in tour la pa lès a mwin le tan pou drès son kot...

Bon kouraj a ou pou la rantré !

Ni artrouv

27.Posté par Saucratès le 02/09/2021 18:19

Salut 25-Bokapola

Merci de ce débat intéressant. Il se trouve que grâce au site Les copains d’avant, je peux répondre à cette question, ayant retrouvé une photo de classe. Sur 44 gamins et gamines dans cette classe de CM2, il semblait y avoir entre 5 et 10 enfants européens dans notre classe. Visuellement s’entend. Votre question doit avoir un sens que j’ignore. En primaire, on vous demande d’apprendre les leçons du maitre et dans les années 1970, c’était du par cœur. Donc oui, j’ai bien dû apprendre l’histoire de mes ancêtres les Almoravides ou les Toucouleurs ou les Peuls. Et non, je ne comprends pas pourquoi ce serait choquant, ni ce qu’il y a d’infâme de faire apprendre à des enfants d’origine diverse l’histoire de la France et des peuples à l’origine de notre peuplement.

Donc aujourd’hui, dans une classe avec des enfants maliens, des enfants afghans et des enfants tchétchènes, ou réunionnais, il faudrait leur apprendre à chacun l’histoire de leur pays ?

Je vous cite : «Auriez-vous (et vos parents) accepté qu'on vous inculque cette unique version erronée lors de vos cours d'histoire?»

En quoi est-ce que l’histoire des peuls ou des toucouleurs représente-t-elle une version erronée de l’histoire (c’est vous qui le dites) ? Je ne suis pas d’accord avec vous. C’est l’histoire du Sénégal et je l’ai trouvéé extraordinaire. Et ceux qui vivent au Sénégal et qui ne veulent pas que l’on apprenne cette histoire à leurs enfants, ou les enfants qui s’offusquent qu’on veuille leur faire apprendre cette histoire, n’ont qu’à quitter le Sénégal et repartir dans leur France chérie pour y apprendre une histoire qui leur conviendrait mieux. Vous ne croyez pas ?

Et cela crée certainement une habitude, un intérêt pour l’étrangeté, pour le dépaysement. À St Denis, des années plus tard, alors que je travaillais dans une administration, je suivais des cours en anthropologie et il n’y avait rien de plus dépaysant, de plus merveilleux, que d’entendre un enseignant d’anthropologie, le Pr Champion, nous parler de rois sacrés, de prémices et d'enquêtes ethnologiques. Ou bien de suivre des cours d’anthropologie de Madagascar ou urbaine.

Donc je ne peux pas vous suivre. Les propros de Lodiab et de Mme Taubira ne sont pas audibles. L’indigénisme n’est pas audible pour moi. Si on a cessé de faire apprendre à nos enfants, à nos jeunes l’histoire du peuplement de la France, des peuples qui l’ont fondé, constitué, sous prétexte de métissage et de culturalisme pour ne pas choquer les consciences, il y a un problème. Il y a aussi un problème de méthode d’apprentissage, puisque l’enseignant ne va plus apporter la connaissance, mais va devoir chercher à sortir la connaissance d’enfants qui ne connaissent rien.

Je vous cite encore :«Est-il judicieux de conformer la jeunesse et de lui imposer l'histoire d'un autre pays sans l'informer de l'histoire du pays où ses ancêtres sont nés et surtout de son héritage culturel?» J’y ai déjà répondu. C’est l’histoire du pays où ils sont nés ou bien où leurs parents ont choisi d’émigrer. Pourquoi y rester s’ils ne sont pas d’accord ? Comment étudier en classe l’histoire de tous les pays où les ancêtres des jeunes sont nés ? Faudrait-il faire des classes de maliens, de sénégalais, d’afghans, de tchadiens dans les écoles françaises pour que ces enfants soient heureux ? Et comme ces mêmes parents voudront aussi de la diversité, il faudra aussi mettre dans chacune de ces classes des enfants blancs ? Et à eux, on ne leur demandera pas leur accord pour leur apprendre une autre histoire que celle de leurs ancêtres ?

Au fond, il y a eu en France métropolitaine la même sensibilité. On a appris aux petits bretons, aux petits corses, aux petits occitans, aux petits basques, l’histoire de leur pays, la France. Et on les a forcé à s’exprimer en français. Cela a eu lieu plus de 50 à 60 ans avant ce que vous dites avoir vécu. Il faut lire le Cheval d’orgueil. Aujourd’hui, les écoles Diwan tentent de conserver l’enseignement du breton pour conserver cette histoire. Y apprennent-ils une autre histoire ? Cela a-t-il un sens ? Non selon moi.

En tout cas, l’histoire de la Bretagne ne remonte pas à 1600 mais à l’histoire des celtes, plusieurs milliers d’années avant JC. Donc oui, on ne peut pas être d’accord, absolument pas d’accord. C’est une discussion que j’ai eu parfois, et qui abouti forcément à une incompréhension. On ne peut pas être s’accorder sur ces sujets. Mais on peut exposer nos positions. Saucratès

28.Posté par klod le 02/09/2021 20:15

"Aujourd’hui, les écoles Diwan tentent de conserver l’enseignement du breton pour conserver cette histoire. Y apprennent-ils une autre histoire ? Cela a-t-il un sens ? Non selon moi."

et bien oui selon moi, vive les cultures régionales , richesses du monde , et oui "saucrates" , le déni des cultures régionales va à l'encontre, non seulement de la cultureet de l'enrichissement personnel mais du bien etre de chacun et ne se pose pas contre la culture "nationale" , sauf pour les nationalistes frustrés , genre "de souche" ( les "soucheux nauséabonds" ? ),.

a quand un monde respectueux de chacun ?????????? HIn ?


ma culture créole , don mwin lé fier et qui m'enrichie, mercie mon bon dié, , ne nie pas ma culture française ........... du bon sens prés de chez vous ?

pour en rajouter contre les "natios culturels " ( beurk!!) comme dit un pote : "vive le multiculturalisme" et aussi : " melting pot is The Future" .

"pour un monde multiculturelle , meme "régionale" , un enrichissement pour les citoyens "ouverts" , à paraitre , si tan .
hin ? saucrates ?

29.Posté par Lodiab le 02/09/2021 21:03

@ Saucratès, 27

Je vous fais crédit de votre bonne foi et considère que vous n'avez pas compris nos explications. J'essaierai donc d'être plus précis.

《 Les propros de Lodiab et de Mme Taubira ne sont pas audibles. L’indigénisme n’est pas audible pour moi. Si on a cessé de faire apprendre à nos enfants, à nos jeunes l’histoire du peuplement de la France, ... 》

Mais qui aurait cessé de faire apprendre aux enfants réunionnais l'Histoire de France ???

Les petits Réunionnais ont toujours appris à l'école l'Histoire de France ! Mais à une certaine époque, on leur apprenait que " les Gaulois sont nos ancêtres " et basta !

Or, la plupart de mes camarades n'avaient peut-être aucun ancêtre Gaulois. Leurs ancêtres étaient Africains, Indiens ou Chinois, mais eux étaient bien Français comme moi et comme le petit Métropolitain qui venait de se joindre à nous ! On se devait donc, pour qu'ils puissent se situer, leur parler de leurs ancêtres aussi.

C'est toute la différence (dites-moi si je me trompe) avec vous, Français dans un pays étranger.
Je n'ai pas enseigné à mes petits élèves Anglais et Espagnols l'Histoire de leurs pays, tout comme on n'a pas dû, au Sénégal, vous apprendre l'Histoire de France, c'est tout à fait normal !

Ce qui était infâme, ce n'était sûrement pas d'apprendre les origines de tel ou tel peuple, mais d'ignorer celles d'une majorité de Réunionnais alors qu'ils étaient chez eux, en France !

Vous voyez bien qu'il ne s'agit pas du tout de
《 chercher à sortir la connaissance d’enfants qui ne connaissent rien.》

Une question me brûle les doigts :

Trouvez-vous comparables la situation des Bretons, Basques, Corses, ... réunis sous un même drapeau et tenus de parler français et les Africains et Indiens présents dans notre île après le temps de l'esclavage et de l'engagisme ?

NB : Si d'aventure on vous a forcé à apprendre, au Sénégal, "mes ancêtres les Peuls" alors que vous étiez Européens, je pense également que vos enseignants ont failli.

30.Posté par Lodiab le 02/09/2021 21:30

《 Les propros de Lodiab et de Mme Taubira ne sont pas audibles.》

Même si l'intention n'y était pas, c'est plutôt flatteur pour moi de voir mon pseudo à côté de MmeTaubira ! 😊

C'est un peu comme si je lisais :
《 Je ne suis pas d'accord avec Lodiab et avec Brassens ! 》 🤗🤗🤗

31.Posté par Bokapola le 02/09/2021 23:37

@Lodiab,
koman y lé mon kamarad kamaron? Mwin lé byin èz lir out zoli modékri.
Granmersi!
Nora bozwin bonpé kouraz po bèk ankor in gran lané travay!

@ post 27 Saucratès,
que vous vouliez débattre et apporter votre point de vue est entièrement honorable, par contre, ce qui l'est beaucoup moins c'est de dénaturer mon propos afin d'essayer de me faire dire/écrire exactement le contraire de ma pensée.

Voici ce que j'ai écrit dans mon précédent commentaire:

Vous a-t-on à quelque moment forcé de réciter "nos ancêtres, les Almoravides et les Peuls..."?
Auriez-vous (et vos parents) accepté qu'on vous inculque cette unique version erronée lors de vos cours d'histoire?
A aucun moment n'ai-je écrit que les Amoravides et les Peuls n'était pas les ancêtres des Sénégalais.

Vous rajoutez dans votre commentaire la question suivante: En quoi est-ce que l’histoire des peuls ou des toucouleurs représente-t-elle une version erronée de l’histoire (c’est vous qui le dites)?

NON,je n'ai jamais dit ou écrit une telle sottise!

En revanche, je vous ai demandé si vous auriez accepté que l'on vous fasse réciter un texte qui, à moins que vous ne soyez Sénégalais, n'est pas la vérité.

Voyez-vous, ce qui me gêne dans le texte "NOS ancêtres les Gaulois..." c'est indéniablement l'adjectif possessif qui ici est lourd de sens, car il porte en lui des relents de colonialisme surtout que le texte était souvent accompagné d'illustrations auxquelles les enfants, dont les vrais ancêtres venaient plutôt d'Afrique ou encore d'Inde, ne pouvaient s'identifier.
Les enseignants dignes de ce nom, tel Lodiab, ses collègues ou encore les miens à l'école primaire, n'auraient jamais essayé d'occulter le fait que les Gaulois autant que les Celtes furent les ancêtres des Bretons, par exemple.
Ils ont aussi choisi d'informer leurs apprenants sur leurs héritages culturels et cultuels au lieu de les conformer dans une version unique et erronée!
Celà relèverait-il de l'indigénisme (il me semble que cela soit devenu l'arme préférée des nostalgiques du colonialisme) de la part des enseignants cités plus haut? Je pencherais plutôt pour le respect pour les élèves, l'intégrité pour la profession qu'ils avaient choisi et leur indépendance d'esprit par rapport au dictat de la "mère patrie"...
Je réitère, par conséquent, mon soutien à tous ceux qui comme Christiane Taubira n'acceptent pas qu'on leur a forcé d'apprendre par coeur et réciter "NOS ancêtres les Gaulois..." car NOS ancêtres n'étaient sûrement pas uniquement Gaulois!

32.Posté par Lodiab le 03/09/2021 01:47

C'est exactement ça, Bokapola ! 👏👏

Ironie de l'histoire, nous savons à présent que, l'Afrique étant le berceau de l'humanité, les petits Gaulois auraient pu déclamer en choeur : " Nos ancêtres les Africains ! " 😂😂

33.Posté par A mon avis le 03/09/2021 12:08

Napoléon a dit : «L’histoire est une suite de mensonges sur lesquels on s’accorde.»

Comme souvent, les commentaires se sont éloignés du sujet du courrier des lecteurs.

Dans ce nouveau débat centré sur l'histoire, à mon avis, plusieurs notions sont imbriquées et peuvent prêter à confusion.

1°) l'indigénisme selon Wikipedia c'est :
"... est un mouvement politique et littéraire d'Amérique latine ayant comme fondement une préoccupation particulière pour la condition des Amérindiens. Son versant politique désigne l'ensemble des politiques de gestion des populations indigènes mises en œuvre dans les États américains. L’indigénisme répond à une problématisation de la question indienne sous l’angle de l’intégration des populations indigènes à la « communauté nationale », conçue sur le modèle de l'État-nation occidental qui se caractérise par l’exclusion des populations autochtones de la définition des politiques les concernant"

Difficile d'appliquer cela pour La Réunion.

2°) L'élaboration des programmes d'histoire a toujours fait débat par le passé, comme au présent.

S'il est vrai qu'à une époque les livres d'histoire de l'école primaire à la Réunion comportaient (comme en France) des illustrations et des résumés "Nos ancêtres les Gaulois", les enseignants n'étaient pas obligés de faire réciter ces résumés à leurs élèves. Un livre n'est qu'un support pédagogique. (D'ailleurs pas sûr que tous les élèves possédaient un livre d'histoire !) Rien n'empêchait l'enseignant de faire la part des choses entre l'histoire de la France et l'histoire locale. L'enseignement de l'histoire locale était aussi recommandée et même obligatoire.

Il est donc abusif et même faux de dire que les petits Réunionnais étaient forcés à réciter "nos ancêtres les Gaulois".

D'ailleurs, ce cliché de l'enseignement de "nos ancêtres les Gaulois" est aussi absurde en Métropole qu'à La Réuinion.!

3°) l'enseignement de l'histoire ne doit pas être confondu avec la promotion des cultures régionales. Il faut reconnaître que l'unité de la France tient beaucoup au fait que la langue française a été bien souvent imposée de force dans les écoles de la République. La langue commune est en effet le lien le plus solide entre les citoyens.
De nos jours, s'il est logique de promouvoir les cultures et les langues régionales, il est toutefois dangereux d'en faire des outils de séparatisme et souvent des supports de racisme.

34.Posté par Saucratès le 03/09/2021 14:07

Bon, comme je l’écrivais, c’est un débat stérile. Lodiab dans sa réponse 32 reprend à son compte la rhétorique des indigénistes ou des racistes en appelant « gaulois» les petits français qui n’ont pas l’honneur de venir d’ailleurs. Pour lui répondre d’ailleurs, il n’est pas encore définitivement prouvé que l’origine de l’homo sapiens se trouve en Afrique. La piste asiatique présente également de très nombreux squelettes ou vestiges d’hominidés, parfois extrêmement anciens. D’autres pistes évoquent aussi une évolution parallèle des Homo sapiens à partir de branches différentes d’hommes archaïques. Pas encore gagné pour le chœur «nos ancêtres les africains».

Pour Bokapola, je vous ai explicitement repris. Ce n’est quand même pas de ma faute si vous n'écrivez pas exactement ce que vous pensez. Je ne dénature pas vos propos, je vous cite tel quel, entre guillemets. Vous «faire dire/écrire exactement le contraire de (votre) pensée», encore faudrait-il que je connaisse votre pensée ! Vous seul le savez.

Sur le fond, nous restons à mille lieux. Vous persistez à vous présenter en victimes d’un système qui ne reconnaît, qui ne reconnaissait pas votre histoire de petit réunionnais (si on prend l’exemple de la Reunion) pour vous inculquer l’histoire de la Nation à laquelle vous apparteniez, la France. Pour moi, le débat se pose de la même manière dans tout autre coin de France, où il n’est pas possible ni souhaitable d’apprendre les petits particularismes locaux en matière d’histoire et de peuplement. Il ne sert à rien de ressasser l’histoire de la Bretagne libre, ou de l’Albigeois libre, ou de la Corse libre. L’histoire de France est assez belle, et d’ailleurs, à l’heure où l’on parle d’Europe, ne faudrait-il pas même mieux parler d’histoire de l’Europe pour faire disparaître les vieux antagonismes nationaux et les vieilles rancœurs ? Seriez-vous un groupe d’anciens indépendantistes frustrés, ayant choisi d’agir via les programmes scolaires ? Ou bien l’êtes-vous toujours ? Frustrés il s’entend. Saucratès

35.Posté par Saucratès le 03/09/2021 14:14

Catastrophe. Mon cher AMA. Aujourd’hui, je suis presque d’accord avec ce que vous écrivez. Que m’arrive-t-il ? Que vous arrive-t-il ? Vous ne vous acharnez même pas contre mes positions. Pour ma défense, emporté dans le débat, on affiche parfois des positions qui excèdent nos opinions.

J’adhère totalement à votre conclusion :

«L’enseignement de l'histoire ne doit pas être confondu avec la promotion des cultures régionales. Il faut reconnaître que l'unité de la France tient beaucoup au fait que la langue française a été bien souvent imposée de force dans les écoles de la République. La langue commune est en effet le lien le plus solide entre les citoyens. De nos jours, s'il est logique de promouvoir les cultures et les langues régionales, il est toutefois dangereux d'en faire des outils de séparatisme et souvent des supports de racisme.»

36.Posté par A mon avis le 03/09/2021 16:43

@ 35.Posté par Saucratès
Une fois n'est pas coutume ! 😊😊

Concernant l'indigénisme, je l'ai replacé dans son contexte sud-américain propre à Christiane Taubira. La Réunion n'est pas les Antilles. Ni la Guyane, et encore moins le Sénégal.

37.Posté par Lodiab le 03/09/2021 20:37

@ A mon avis, 33

En effet, l'Indigénisme n'a pas grand-chose à voir avec l'Histoire de La Réunion.

Je faisais simplement remarquer à Saucratès que s'il reprochait à Christiane
Taubira de《 s’être sentie insultée en devant apprendre l’histoire de nos ancêtres les gaulois à l’école 》, à sa place j'aurais eu exactement le même sentiment !

《 Il est donc abusif et même faux de dire que les petits Réunionnais étaient forcés à réciter "nos ancêtres les Gaulois".》
《 Rien n'empêchait l'enseignant de faire la part des choses entre l'histoire de la France et l'histoire locale.》

Rien ? Et la pression de la hiérarchie ?

Je ne sais pas si vous étiez élève de Primaire dans les années 60/70 à La Réunion, moi si. Et je répète avec force qu'on ne parlait pas de l'esclavage et de l'engagisme ! Nous avions un livre de Géographie locale mais pas de livre d'Histoire locale et, évidemment rien sur les débuts du peuplement de La Réunion. Jeune enseignant dans les années 80, j'allais aux archives départementales de Saint Denis pour en trouver des traces. Les enseignants habitant Cilaos ou Hell-Bourg, avaient de quoi laisser tomber...
Les enfants apprenaient donc ce qu'on leur mettait sous les yeux !
Comment pouvaient-ils se situer par rapport à l'Histoire de leur pays ?
Peut-être que ma mémoire me fait défaut et j'appelle tout lecteur plus informé que moi à nous apporter un témoignage différent, le cas échéant.

Cela dit, je souscris à ce que vous dites dans votre dernière phrase, tout en ajoutant qu'il est également dangereux d'étouffer les cultures et langues régionales car on obtient souvent (surtout de nos jours) la radicalisation que l'on voulait éviter...

38.Posté par Lodiab le 03/09/2021 21:38

@ Saucratès, 35

Si vous vous adressez directement à moi, je vous promets que je ne vous mangerai pas...

Sans oser en déduire que mes précisions vous ont convaincu, je note que vous ne répondez pas à mon post 31. Quelque chose me dit que vous ne me rembourserez pas le crédit que je vous ai fait ! 🤔

Vous préférez répondre au post 32... en en faisant une interprétation erronée qui appelle encore une explication de ma part.

J'ai dit : "Les petits Gaulois auraient pu..." Je parlais bien des Gaulois, pas des Français, sinon j'aurais écrit "Ils peuvent..."
Et je le disais en rigolant, sachant que l'école n'existait pas encore au temps des Gaulois.

Cette erreur (ou cette pirouette) vous amène à y voir en moi un raciste et un "indépendantiste frustré"...

J'habite actuellement en Métropole, j'y ai travaillé pendant 20 ans et je ne suis pas assez vieux pour avoir été victime de l' "l'ordonnance Debré".

Donc pour l' "indépendantiste frustré", vous repasserez !

39.Posté par Lodiab le 03/09/2021 22:00

@ A mon avis, 33

《 La langue commune est en effet le lien le plus solide entre les citoyens. 》

Tout à fait !
Mais n'oublions pas que c'est vrai aussi à plus petite échelle.
Ainsi, la langue créole est pour moi le lien le plus solide entre ceux et celles qui la pratiquent. Plus que la cuisine, la couleur de peau, etc.
Mais je m'éloigne encore du ou des sujets ! 😁

40.Posté par A mon avis le 04/09/2021 11:54

@ 38.Posté par Lodiab
Ce que je réfute, c'est ce cliché absurde de "nos ancêtres les gaulois" popularisé par Henri Salvador.

Certes dans les années 60 le passé esclavagiste de la Réuinion était occulté, et le maloya interdit. Les opposants communistes autonomistes étaient exilés en Métropole tel Roland Robert.
Et ce sont bien ces personnalités communistes de l'époque qui ont œuvré pour la reconnaissance de l'histoire de la Réunion.

Sans faire de cours sur l'esclavage, la traite des noirs, le commerce triangulaire, l'enseignant dans les années 60-70 pouvait très bien adapter ses leçons d'histoire sur l'origine du peuplement de la Réunion. Surtout à l'époque où le peuplement était mis à l'honneur par de grands rassemblements festifs.

Concernant les cultures et langues régionales, c'est parfaitement juste de dire "qu'étouffer les cultures et langues régionales car on obtient souvent (surtout de nos jours) la radicalisation que l'on voulait éviter... ." . L'équilibre est toujours difficile à trouver.

41.Posté par Lodiab le 04/09/2021 17:59

@ A mon avis, 40

Bien d'accord avec vous sur le cliché en question et sur la lutte des exilés !

Mais j'ai personnellement traversé les années du Primaire et du secondaire sans entendre parler vraiment du peuplement de l'île, sans que je sache si la faute en incombait à mes profs majoritairement Métropolitains ou aux textes officiels qui n'incitaient pas trop à s'y aventurer !

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