Courrier des lecteurs

Tribune dans la perspective du grenelle des violences conjugales

Mercredi 6 Novembre 2019 - 15:06

Considérant l’inacceptable banalisation du sujet qui nous intéresse aujourd’hui et ne tolérant plus qu’il puisse souffrir de la moindre part d’ambiguïté, nous avons souhaiter, dans le cadre du grenelle des violences conjugales, apporter notre contribution dans la perspective de régler des situations dont le degré d’occurrence dans la société Saint-Andréenne mais réunionnaise plus globalement demeure particulièrement préoccupant.   

La lutte contre les violences conjugales qui sont l'expression la plus extrême et odieuse de la domination d'un sexe sur l'autre, c'est bien le combat pour l'égalité entre les femmes et les hommes dans tous les domaines.

Nous relançons l’appel aux femmes pour que leur cause, celle qui rendra l’égalité entre les sexes effective, soit enfin au cœur du débat public et nous voulons faciliter la libération de la parole des victimes.

Les trois axes envisagés par lesquels on agit en la matière sont la lutte contre les violences physiques faites aux femmes, la lutte contre les violences morales comme le harcèlement et la libération de la parole de tous sur ce sujet.

- Lutter contre les violences faites aux femmes en s’appuyant sur des moyens innovants

S’agissant de la lutte contre les violences faites aux femmes le principal levier d’intervention c’est l'éducation à l'égalité et cela doit commencer dès la crèche.

La crèche ne doit plus être un simple lieu de garde des enfants ;

Ce doit être un lieu où l'on se construit, où l'on apprend à être, où les premières relations non verbales se tressent et où les représentations qui sont données dès ce stade auront des conséquences dans le futur.

Pour parvenir à notre but, l’éradication des violences faites aux femmes, nous voulons élargir la compétence des crèches et en faire des pôles multi-service en direction des femmes et des enfants.

Nous souhaitons dans tous les cas établir à Saint-André de nouveaux espaces de parole pour les femmes et de reconnaissance essentielle à toute démarche à entreprendre pour les victimes.

Nous voulons créer des structures d’accueil des femmes victimes de violence en coopération renforcée avec les forces de police et de gendarmerie, et en particulier pour que le dépôt de plainte puisse aussi venir se faire dans ces centres d’accueil.

Nous voulons également simplifier l’assistance d’urgence en proposant une offre de logement d’urgence adaptée à la taille d’une commune de 60.000 habitants et assister aux mieux les associations existantes qui œuvrent déjà dans ce domaine.  Comme stipuler dans le contrat de convergence et de transformation, l’État compte rénover 30 000 logements insalubres à la Réunion. Nous souhaitons qu’une partie de ces logements soient affectés à l’accueil des femmes et de leurs enfants victimes de violences conjugales.
Nous voulons enfin étendre les actions de la police municipale dans l’assistance spécifique aux violences faites aux femmes qu’il s’agisse du transport en urgence vers les centres d’accueil, l’assistance au dépôt de plainte à la police nationale et la mise en lien avec les associations et services sociaux ;

- La prévention du cyber-harcèlement.

Nous voulons que la Ville se charge d’assister les femmes dans la dénonciation des violences (accès au signalement en ligne pour les victimes de violences, harcèlements et discriminations).  

Nous voulons faciliter son parcours, mieux les accompagner et les aider psychologiquement.

S’agissant du cyber-harcèlement, il s’agit d’étendre les actions de la police municipale en proposant une assistance spécifique pour le dépôt de plainte auprès de la police nationale ;

La police municipale doit incarner à nos yeux des missions de proximité et de prévention. A ce titre il nous semble opportun d’engager des actions de sensibilisation en milieu scolaire.

 -  L’action des services municipaux

Faire de la police municipale le premier acteur dans l’information des droits et la prévention des risques.

Il est proposé de mettre en place une information écrite (brochure tracte) qui pourra être distribuée par les agents de la police municipale à destination des femmes dans la rue ou les boites à lettre.

Il est également proposé de créer une branche dédiée à la protection des femmes au sein de la police municipale et pour l’assistance et la prise en  charge des victimes et des enfants dans les situations d’urgences.

Inscrire dans le Plan Éducatif Global des mesures fortes pour sensibiliser les plus jeunes aux problématiques des violences domestiques.

Incarner la synergie des services municipaux dans le cadre d’une action conjointe de la police municipale, du CCAS et les écoles de la commune pour une prise en charge efficace des victimes.

L’éradication de cette ignominie participe pleinement à la transition du modèle de société que nous voulons pour SAINT ANDRE et incarne cette volonté de nous voir retrouver notre dignité collective. Au même titre que les diverses commémorations qui animent notre multiculturalisme nous nous devons de sanctuariser quotidiennement le respect et l’égalité de nos mères, nos femmes et nos filles.
Ranjit CAMALON, Josette Vee, Philippe Creissen
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1.Posté par A mon avis le 06/11/2019 16:54

Y'a plus qu'à mettre toutes ces idées en pratique !

2.Posté par GIRONDIN le 06/11/2019 21:09

Utiliser le thème des violences conjugales à des fins électorales..... 👎.....

3.Posté par Cimendef le 07/11/2019 11:01 (depuis mobile)

Et les violences de voisinage ?

4.Posté par " VIEUX CREOLE " le 07/11/2019 11:21

JE NE VOUDRAIS PAS PORTER DE JUGEMENT SUR LES MOTIVATION DE L' AUTEUR DE CET ARTICLE puor la simple raison que je ne connais pas du tout !

------- UNE SIMPLE CONSTATATION que l'on peut faire : JUSQU'A PRESENT LES HOMMES NE DONNENT PAS L' IMPRESSION DE BEAUCOUP " S 'IMPLIQUIER DANS CE COMBAT " ( pour la Dignité des Femmes victimes de ces agressions insupportables ) ! ! !

5.Posté par MICHOU le 07/11/2019 15:58

Quid du harcèlement physique par un homme et tous ceux qu'il envoie à sa place parce qu'il s'entend dire non, de tous ces gens qui acceptent de harceler à la place des autres qui se cachent, de ces hommes qui prétendent faire votre bien à votre place, de vous mettre dans le droit chemin, de vous inculquer les soi-disant valeurs de leur religion personnelle, qui vous menacent, ont des propos racistes, vous insultent, envahissent votre espace de liberté, quotidiennement et plusieurs fois par jour, physiquement ou par tel ,et celle des personnes qui ont le malheur de vous connaître.
Ces personnes avec qui on ne vit pas mais qui pourrissent votre vie et que la justice ou les forces de l'ordre vous répondent :"il n'y a pas matière à main courante ou plainte parce qu'il n'y a pas de délit" en novembre 2019

6.Posté par Janus le 08/11/2019 11:20

Vous limitez les violences familiales aux violences faites aux femmes ... Et vous avez tort ☺☺☺

Personne ne parle des hommes battus par leurs femmes ... Et il y en a ...
Personne ne parle des enfants battus par leurs parents ... Et il y en a ...

Vous restez sur les violences physiques, en omettant les violences psychologiques faites dans ce cadre ...

Visiblement votre message consiste à "coller" à l'actualité, sans une véritable réflexion sur le fond du sujet ... Et ce n'est pas de cette façon que se réglera ce problème de violences familiales ...

7.Posté par Ecole le 08/11/2019 21:19

Mme Vee, c est le demarrage de la campagne ? Le volcan va t-il entrer en éruption ? Si vous mettiez un peu de votre énergie à essayer de piloter votre école, car là-bas celà finira par exploser......

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