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Trafic de drogue à Mayotte: Le patron de la gendarmerie outre-mer à Paris met la pression sur le juge mahorais

Mardi 16 Août 2011 - 12:00

Trafic de drogue à Mayotte: Le patron de la gendarmerie outre-mer à Paris met la pression sur le juge mahorais
 
L'affaire de trafic de drogue à Mayotte impliquant deux gendarmes et un policier du Groupe d'intervention régional et en lien direct avec la mort par overdose d'une jeune mahoraise, Roukia (lire : Des policiers et gendarmes de Mayotte trafiquants de drogue ), a traversé les mers et commence à inquiéter en haut lieu. Hier, le Parisien publiait un article au titre évocateur autant que provocateur : "Les Ripoux de Mayotte embarassent la gendarmerie".

"Je me demande donc sincèrement s’il ne serait pas prudent de remettre à plus tard de telles convocations"

Le journal local y explique que le général de division Jean-Régis Véchambre, le patron de la gendarmerie outre-mer à Paris, a envoyé deux mails au juge d’instruction en charge de l'affaire sur l'île aux parfums, Hakim Karki. Dans le premier mail daté du 5 juillet, l'officier explique au juge d'instruction qu'il trouverait "prématuré" l'éventuelle convocation des deux gendarmes et du policier puisque deux enquêtes internes sont en cours. 

Nouveau message le lendemain et alors que les convocations sont parties. "Je ne vous cache pas ma surprise", aurait écrit le général Véchambre. Ce dernier évoque l’atteinte à "l’image de la justice" ou la nécessaire "cohésion" qui doit régner entre les acteurs de la chaîne pénale face aux "défis majeurs de sécurité", concluant : "Je me demande donc sincèrement s’il ne serait pas prudent de remettre à plus tard de telles convocations", révèle le Parisien. Deux mails qui sonnent comme deux pressions directes envers un juge d'instruction.

"Un déni de justice innacceptable"

Parralèllement à cette révélation, hier, les avocats de la Défense ont publié un communiqué pour s'opposer au dépaysement de l'enquête à la Réunion. Début août, le procureur général de la cour d'appel de la Réunion, Denis Robert-Charreau, a annoncé son intention de demander à la Cour de cassation la délocalisation de l'enquête.

Pour Me Mansour Kamardine, l'avocat de la famille de Roukia, mais aussi Me Saïd Larifou, Me Nadjim Ahamada et Me Catherine Preaubert, une telle demande "sonne comme un déni de justice innacceptable" puisque une délocalisation aurait pour effet de "provoquer une inégalité et une discrimination devant la justice entre (leurs) clients, sans revenus, et les gendarmes eux aussi mis en examen dans cette affaire".

Les avocats de la Défense demandent au contraire "l'élargissement de la mission du juge d'instruction de Mayotte pour continuer ses investigations sur les faits nouveaux apparus à l'occassion de son instruction". La Cour de cassation se prononcera en septembre sur la délocalisation, ou non, de l'enquête.
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1.Posté par ALEXANDRA le 16/08/2011 13:50

le patron de la gendarmerie d'outre mer devrait s'intéresser de plus près aux effectifs d'outre mer qui naviguent pour les primes, qui disent avoir des avantages avec certaines enseignes (alimentaires ou autres ... dixit par eux même quand un de leur enfant demande pourquoi on ne va pas faire les courses là ?) qui avertissent des plaintes déposées ...qui sont hautaines avec des percings sur le nez....qui ne veulent pas être dérangés à l'heure du déjeuner ou le dimanche soir ...qui font nettoyer leur cour par des employés municipaux....qui laissent envahir par les herbes le panneau gendarmerie qui n'est jamais éclairé.....

2.Posté par tonton le 16/08/2011 15:52

Est ce que qq a son adresse? J'aimerai bien lui envoyer qq bananes...

3.Posté par Aréquiom le 16/08/2011 17:31

IL POURRA FAIRE LA FETE,
et n’oublie pas de me donner la recette pour faire un gateau

4.Posté par François Jourdier le 16/08/2011 21:16

On va bientot dire que ce sont les gendarmes qui ont empoisonné Roukia.

5.Posté par babar le 17/08/2011 19:19

L'outre mer n'est pas l'Afrique du temps des colonies.

Faudrait qu'ils comprennent cela non mais franchement!!!!



6.Posté par JUBILATION 57 le 18/08/2011 11:28

Lorsque tu revends de la Dope, tu vends du poison.
Si les Pandores et le flic en ont revendu, ils se sont
donc transformés en vendeur de poudre à tuer, donc
on peut supposer qu'ils sont responsables du décès
de cette gamine.
En tout cas, ils ont été imprudents et salissent l'image
de leur corporation où les Fonctionnaires font du très
bon boulot, quant au Général, il devrait être lui mis en
cause pour les pressions qu'il exerce et condamné.
Voila comment doit fonctionner la REPUBLIQUE.



7.Posté par jack le 18/08/2011 20:37

Les pressions c'est courant à Mayotte, une affaire de harcèlement morale mettant en cause les responsables de la gendarmerie de Pamandzi est en cours depuis 2 ans, à la vitesse où elle progresse elle finira dans les affaires classées, entente parquet gendarmerie ?

8.Posté par jack le 18/08/2011 20:39

Les pressions c''est courant à Mayotte, une affaire de harcèlement morale mettant en cause les responsables de la gendarmerie de Pamandzi est en cours depuis 2 ans, à la vitesse où elle progresse elle finira dans les affaires classées, entente parquet gendarmerie ?

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