Faits-divers

Tout pour plaire, ce mec : Menaces de mort, zamal, tapage nocturne

Correctionnelle Champ-Fleuri mardi 25 juin (1)

Mercredi 26 Juin 2019 - 15:10

Tout pour plaire, ce mec : Menaces de mort, zamal, tapage nocturne
Nick, 29 ans, grand, baraqué, a une conception bien à lui des rapports sociaux. Il a, une fois pour toutes et depuis longtemps, décidé que son voisinage était haïssable et que donc, il lui appartenait, à lui tout seul, personnellement, d’empoisonner l’existence de ceux qui passaient dans son environnement proche… et même éloigné. Et il y met de la constance, de l’application, de l’obstination, le bougre. Pour lui, l’annuelle Fête des Voisins est plutôt une quotidienne fête aux voisins.

"Vous souffrez d’insomnie ?"

Votre tête ne lui revient pas ? Il gronde. Vous le regardez en coin ? Il démarre. Vous ne lui dites pas bonjour ? Il fonce. C’est à peu près le genre de relations qu’il entretient dans son quartier de Saint-Paul.

Déjà, dans la nuit du 21 janvier dernier, à 3 h du matin, il saute gaillardement son mur, grimpe sur son propre toit et s’égosille :
"Fais péter les pétards !" Et, joignant le geste à la parole, il allume une longue grappe de pétards de fête. Le quartier se réveille en sursaut pour l’entendre vociférer sa haine de "toute de moune", particulièrement son beau-frère. Lequel ne lui a jamais rien fait.

"Pourquoi êtes-vous donc monté sur votre toit ? interroge le président Molié. Pour regarder les étoiles ? À moins que vous ne souffriez d’insomnies ?"

Insensible à l’humour présidentiel, Nick rétorque qu’il  ne souffre d’aucun trouble du sommeil, mais s’était réveillé "juss’ po allé pisser", mais que "le chien la court déièr mwin quand mwin té entrain’ fé".

Une autre fois, coup de bol, doit-il se dire, voilà justement son beauf qui passe à portée d’insultes. L’occasion est trop belle : il re-saute sur le toit (il est solide, le toit, j’veux dire) et apostrophe sa cible :

"Viens bataille si ou lé capab’ !"

Sauf que cette fois, ne se contentant pas des provocations, il le menace carrément avec son flash-ball :

"Mi tué à toué mwin !"

Ayant de la suite dans les idées, cette même nuit, vers les 3 h du mat’, il saute encore sur le toit et entame son concert nocturne sur fond de décibels que je ne traduirai pas, vous m’connaissez.

"Personne i aime pas mwin dans l’quartier!"

De tout ceci, selon lui, rien n’est vrai. Il l’a dit aux enquêteurs et le répète à la barre :

"Bande menaces de mort là, ça lé pas vrai ça ! Depu quand mwin c’est in criminel don ? C’est mon beau-frère i dit n’importe quoué su mwin. Lu aime pas mwin. D’ailleurs, dans l’coin, personne i aim’ pas mwin…" On se demande bien pourquoi.

Il se prétend gentil, pas violent, d’ailleurs il communie sans se confesser, ah !

À se demander quel est l’esprit malade qui a pu lui dresser un tel CV : multiples condamnations pour violences, usage de stupéfiants, violences réitérées, refus d’obtempérer, menaces sur ascendants plus quelques bricoles rubriquées sous l’amusante appellation de "délits routiers".

Pas de quoi fouetter un chat, non ? D’ailleurs, il ne comprend pas plus pourquoi il est en résidence accompagnée à Domenjod.
Les paquets de zamal retrouvés chez lui par les gendarmes ? Voilà encore bien une taquinerie des forces de l’ordre. "Quand bande-na la venu fé zot perquisition chez mwin, là, zot la embarque toute, mais la laisse in paquet po mwin dans mon l’armoire".

Des gendarmes farceurs

Bonsanmécébiensûr ! Il est bien connu que lorsqu’ils découvrent des stupéfiants, les gendarmes, qui ont fait leur apprentissage au Secours populaire (ou au Secours catholique… ou encore aux Restos du coeur, je ne sais plus trop), ont l’habitude d’en laisser au shooté une petite provision pour usage personnel. À moins que, mutins en diable, ils aient laissé du zamal dans ses chaussettes rien que pour l’embêter ? C’est farceur, ces p’tites bêtes-là, madame !

"Et en prison, ça se passe bien ?" demande le président Molié avec un souci du détail digne de louanges.

Grattement de barbe dubitatif. Après quelques "scratch-scratch" énervés, la réponse fuse :

"Ben… mi fé dessorte-façon i s’passe bien. Mais na d’certaines fois mi cache pas ou lé dur, néna d’pressions". Les gens sont si méchants.

Les menaces de mort n’ayant pas été suffisamment démontrées, Nick a été relaxé de ce chef d’accusation. Pour le reste, il saura (et les autres aussi) que le tapage nocturne se douille autour de 500 tickets, plus deux amendes à 100 chacune.

S’il peut casquer, ça va de soi.

En attendant, il a réintégré le confort douillet de son studio  à Domenjod. Ses voisins ont encore quelques mois de sommeil devant eux.
Jules Bénard
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1.Posté par cmoin le 26/06/2019 16:31

Autant dire rien,la justice attend surement un mort.

2.Posté par Ti Tangue zilé zone le 26/06/2019 17:18 (depuis mobile)

C’est devenu récurent dans toutes les villes La source - Terre Sainte ..les hordes de motos sauvages dans le sud - Les « Baffes » qui déversent à tue tête les insanités de mauvais RAP et que fait la justice ? Les Maires ? Vite un Georges dans chaque

3.Posté par Jean le 26/06/2019 22:00 (depuis mobile)

Partout y a ce genre d emmerdeur..et la.police ne fait pas grand-chose.. pourtant si simple de les calmer..voisin qui mettent la musique pour tout le monde..on confisque tt le matos et c est fini...il emmerde tt le voisinage?au trou .

4.Posté par Kiki le 29/06/2019 20:07 (depuis mobile)

Dormez bonne gens de votre sommeil de juste, Tracassain est de sortie ! (Mais qui c''est ce z''andouille dans le quartier de Saint Paul ? Est ce un des fils qui reprend la "relève" ?) Tout l'' monde sait que les chats ne font pas des chiens !

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