Social

Toujours pas de solution pour les urgences saturées de St-Pierre

Mercredi 21 Février 2018 - 14:16

Nouvelle manifestation du personnel des urgences du CHU de St-Pierre ce mercredi matin. Soutenus par la CFTC, infirmiers, aides soignants, médecins et administratifs ont débrayé avant de s’inviter dans le bureau du directeur Patrick Goyon. 

L’entretien n’a rien donné de probant. "Nous allons récupérer les locaux du service psychiatrie mais pour cela nous devons attendre 2 ans. En attendant nous avons proposé d’installer des mobil-homes. L’idée sera soumise au prochain comité hygiène, sécurité et conditions de travail (CHSCT) mais il a été reporté à une date ultérieure ", déplore Eddie Dijoux, infirmier et responsable syndical pour la CFTC. 

"Il en va pourtant de la sécurité des patients et des personnels". Ces derniers fonctionnent à flux tendu régulièrement. Le "plan d’urgence sous tension" déclenché lorsque le service atteint le seuil critique du 140e passage, est ainsi de "manière récurrente et quasi quotidienne activé", insiste Eddie Dijoux. 

Dans leur combat, les personnels mobilisés ont reçu le soutien du maire du Tampon. André Thien Ah Koon partage le constat édifiant de la situation des urgences et "regrette de ne pas siéger au conseil d’administration".  

PB
Lu 1729 fois



1.Posté par yabos le 22/02/2018 07:48

Voila un syndicaliste multicartes et acrobate. Passer de la C.G.T. à la CFTC quel grand écart.? Plutôt un opportuniste qui cherche une planque pour ne pas bosser.

2.Posté par bilylekid le 22/02/2018 08:44

ils sont lent , et pas qualifiés , on peut mourir .

3.Posté par corinne le 22/02/2018 11:36

Embaucher plus ou décentraliser les urgences !

4.Posté par ANTHO le 22/02/2018 13:08

C'est comme cela que mon père a perdu la vie dans cet hôpital. Arrivé aux urgences à 19h pour une chute sur la tête et pris en charge à 22h. Pas de place dans le service approprié et on l'a laissé dans un autre service. On n'a même pas fait de scanner. Résultat : on a dû gueuler pour qu'il en fasse un et ... c'était trop tard. Un hématome avait comprimé son cerveau et il est décédé. Il était père de famille, travaillait et devait prendre sa retraite l'année de sa mort. Le pire dans tout cela c'est que l'hôpital a essayé de minimiser sa faute et continue de le faire...

5.Posté par justedubonsens le 22/02/2018 14:39

Peut-être serait-il temps que les urgences soient vraiment dédiées aux soins URGENTS et non aux petits bobos. Ce service a trop voulu pallier au manque de médecins et aux soins des plus démunis avant CMU. Mais les habitudes ont été prises et certaines personnes n'ont rien d'autre à faire que d'attendre. Donc là ou ailleurs peu d'importance pour elles mais de lourdes conséquences sur les soins à apporter aux gens qui en ont vraiment besoin. Comment est-il possible aujourd'hui qu'un multifracturé ait à attendre plus de 8 heures avant d'être pris en charge. Je suis sur qu'au Mali ou en Birmanie ils font mieux !

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter