Océan Indien

Titres de propriété, constructions scolaires... l’Etat sort les gros moyens à Mayotte

Jeudi 17 Mars 2016 - 10:52

Le préfet de Mayotte, Seymour Morsy, a convié hier les maires du département pour une réunion d’information avec les membres du corps préfectoral et les directeurs des services de l’État. Au cours de cette réunion, le futur Établissement Public Foncier et de l’Aménagement (EPFA) a été présenté aux 17 maires de Mayotte, tout comme les travaux portant sur les contrats de ville signés courant 2015.


Les 17 maires ou leurs représentants ont répondu présent à cette matinée dont l’ordre du jour portait sur des thématiques importantes pour la vie quotidienne de nos concitoyens.

La mise en place des intercommunalités est désormais réalisée. Un point a été fait avec la DRFIP sur les questions liées à la fiscalité et aux leviers à mettre en œuvre pour en maîtriser l’évolution. La problématique de l’adressage est en cours de résolution grâce au travail de la DEAL qui vient d’achever la cartographie des communes. La DRFIP a mis en avant les efforts faits par un certain nombre de communes pour finaliser cet inventaire. Les intérêts à la résolution de ce problème sont multiples, à commencer par la perception pour celles-ci de la taxe d’habitation, ou encore la fiabilité du plan cadastral.

Le futur Établissement Public Foncier et de l’Aménagement (EPFA) a été présenté aux maires. Cette instance permettra notamment d’accélérer le traitement des 12.000 dossiers de titrisation actuellement gérés au Conseil départemental et libérera de manière concertée du foncier pour permettre la construction de zones d’activités, de logements, de services publics.

Le Secrétaire Général adjoint, Guy Fitzer a présenté les travaux sur les contrats de ville signés courant 2015, qui permettent de mettre en œuvre une politique de cohésion sociale dans les communes. À ce jour, 117 porteurs de projets et 240 actions ont été identifiés pour un financement de 3 millions d’euro sur les 5 prochaines années. Le gouvernement a souhaité que toutes les communes du département soient éligibles à cette nouvelle géographie prioritaire.

Dans ce même cadre, un point a été fait sur l’engagement du Président de la République, concrétisé par Mayotte 2025 signé par le Premier ministre en juin dernier, de faire porter par l’État un effort sans précédent en faveur des constructions scolaires. Au titre de la Dotation spéciale de construction et d’équipements scolaires (DSCEES) 13,9 millions d’euros ont été investis en 2014 et une enveloppe de 11,8 millions d’euros en 2015. Ce sont 217 classes et réfectoires réceptionnés à ce jour, soit un taux de réalisation de 100 % pour les salles de classes neuves et 84 % s’agissant des rénovations.

Pour 2016, l’État poursuivra ses efforts d’investissement au profit de la jeunesse puisqu’un nouvel appel à projets a été lancé auprès des 17 communes. L’instruction des dossiers s’achèvera en avril 2016. Les dossiers retenus en priorité seront notamment ceux qui permettent de mettre fin au système de rotation des classes et qui respectent les normes de sécurité et environnementales.

La vice-recteur, Nathalie Costantini, a présenté un dispositif que l’Éducation Nationale va déployer avec l’aide des municipalités volontaires, pour l’accompagnement des enfants nouvellement inscrits dans les établissements et en difficulté d’apprentissage qui ont besoin de mieux maîtriser les notions fondamentales de la langue française, des mathématiques et de la citoyenneté. Financé intégralement par l’Éducation Nationale, il s’agit d’accompagner, avec leurs parents, ces jeunes qui ne peuvent intégrer immédiatement le système éducatif classique, en travaillant sur quatre axes : la citoyenneté, l’apprentissage de la langue, le sport et la culture.

Une présentation du service civique a été réalisée par Bernard Rubi, directeur de la DRJSCS. Ces missions destinées aux jeunes de 16 à 25 ans, d’une durée de 8 mois, sont prises en charge à 81,5 % par l’État, visent à servir les valeurs de la République en effectuant une mission d’intérêt général. Sur l’île, les CCAS des communes de Pamandzi, Tsingoni et Chirongui ont fait appel à des jeunes en service civique, tout comme La Poste, EDM ou la CSSM. Conformément à la volonté du Président de la République, ce dispositif monte en puissance sur le territoire. En 2014, ce sont 79 jeunes qui se sont engagés, en 2015 ils étaient 94. L’objectif pour 2016 est de 203 jeunes recrutés en service civique.

Le Colonel commandant militaire de Mayotte, Rémi Bariéty, a présenté les missions des correspondants de défense. Ce dernier, qui doit être désigné dans chaque commune, au sein du conseil municipal, doit assurer le lien entre le ministère de la Défense et les actions de formation, de recrutement, de gestion de la journée de défense et de citoyenneté. Cette mission est essentielle.

Enfin, une information a été dispensée par Robert Martin Del Rio, directeur du SIDPC, concernant la responsabilité des élus dans la gestion des Établissements recevant du Public (EPR).
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1.Posté par O Kaïdi, Kaïda, Kaïdo... le 17/03/2016 12:42

Il y a des nouvelles du SGAR Alain FAUDON récemment viré par le préfet de Mayotte?

2.Posté par Quid de l'enquête sur le corps dépecé à Mayotte, trouvé le 18 février 2016 ? le 17/03/2016 13:47

Aucune nouvelle mesure concernant la sécurité des îliens ? C'est pourtant La priorité à Mayotte !
A ce sujet, où en est l'enquête judiciaire sur le corps démembré d'un homme ou d'une femme, trouvé par un passant, sur la route de Ongoujou, près de Coconi, sur la commune de Ouangani, à Mayotte ?
Cela fait un mois que l'enquête judiciaire est ouverte.

3.Posté par Vian le 17/03/2016 16:58

Posté 2, savez vous combien d'enquêtes judiciaires sur des corps démembrés ou pas, n'ont toujours pas été élucidées à la Réunion ou en Métropole ? Avec les kwassa kwassa qui introduisent n'importe qui et n'importe quoi à Mayotte, rien ne dit que ce corps démembré ne vient pas d'Anjouan d'autant plus qu'aucun mahorais n'a été déclaré disparu. Pour la sécurité des îliens, par contre, je vous rejoins

4.Posté par Des corps retrouvés aussi à la Réunion et qui proviendraient des Comores ? (GS) le 17/03/2016 21:58

Réaction 3 : Quel aveu de responsabilité dans la situation fortement insécuritaire de Mayotte !
Il y aurait des corps retrouvés aussi à la Réunion et qui proviendraient des Comores ?

5.Posté par pascal le 18/03/2016 09:40 (depuis mobile)

Oui posté 4. Si des corps retrouvés à la Réunion sans qu'aucun réunionnais ne soit déclaré disparu, c'est sûrement un corps de quelqu'un en situation irrégulière à la Réunion et pourquoi pas un faux athlète de 250 kg.

6.Posté par Crime commis par un français ? (GS) le 18/03/2016 11:54

Le coupable d'un homicide, voire aussi d'un dépeçage de sa victime commis à Mayotte ou à la Réunion peut, lui, être un français !
Cela peut aussi être un tueur français commettant un crime à caractère raciste, xénophobe, sataniste.
Il est effarant de lire qu'une victime ne compterait pas du fait qu'elle ne serait pas en situation régulière sur le plan administratif.
Encore cette mentalité incivile, pourrie et répugnante de ceux qui disent : "ce ne sont que des civils !", "ce ne sont que des étrangers !". Grave faute morale, elles sont toutes des victimes civiles !

7.Posté par pascal le 18/03/2016 21:42 (depuis mobile)

Quand on ne sait plus quoi dire on accuse les autres de ce qu''ils n''ont pas dit. Ou est ce que c''est écrit qu''une victime en situation irrégulière ne compterait pas ? Posté 6 allez faire caca ça enlèvera la merde que vous avez à la place du cerveau

8.Posté par Le lieu du crime est à Mayotte (GS) le 19/03/2016 19:07

Ce qui importe, c'est que le lieu du crime soit à Mayotte. La victime est donc bien une îlienne.

9.Posté par pascal le 19/03/2016 21:02 (depuis mobile)

Personne n'à dit que c'est une continentale. Elle peut être malgache, anjouanaise, grande-comorienne. Mais n'oublions pas qu'il y a des Rwanda, congolais, Burundais, Somalie etc à Mayotte. Pas tous des iliens

10.Posté par Rechercher l'auteur du crime (GS) le 20/03/2016 00:28

Le crime ayant eu lieu à Mayotte, c'est là qu'il faut d'abord rechercher son auteur; aussi pour éviter qu'il y ait une autre victime, d'autres victimes.

11.Posté par Mabawa le 20/03/2016 19:46

Posté 10. Un blogueur vous a déjà demandé d'aller faire caca pour enlever la merde que vous avez à la place du cerveau. Les enquêteurs savent où chercher. Lorsqu'il y a un crime à Maurice ou à la Réunion ou bien en France Métropolitaine, les enquêteurs n'ont pas besoin de vous pour leur dire qu'il faut d'abord chercher l'auteur là où il y a eu le crime. Et même si l'on cherche, ça n'évite pas d'autres victimes. A Mayotte, beaucoup de criminels prennent le kwassa une fois leurs crimes commis et direction les Comores.

12.Posté par Empêcher tout homicidaire d'entrer ou de sortir du département (GS) le 20/03/2016 22:01

Il faut d'une part, empêcher tout homicidaire d'entrer à Mayotte et d'autre part, tout mettre en œuvre pour empêcher tout criminel de sortir du département.

13.Posté par Mabawa le 21/03/2016 04:42

Allez faire caca posté 12. Si c'était écrit sur le visage des criminels "je suis un criminel", personne ne le laisserait entrer dans son pays. On aurait évité que des djihadistes s'infiltrent parmi les demandeurs d'asile qui fuient la guerre en Syrie.

14.Posté par 1 mois après, à Mayotte le dépeceur court toujours (GS) le 21/03/2016 10:55

Quels aveux de carences, qui créent chez les îliens un contexte de profonde inquiétude et un sentiment de forte insécurité. Attention donc, le meurtrier dépeceur court toujours !

15.Posté par ON LES COMPREND le 21/03/2016 12:01

Une pétition a été lancée en ligne, mais aussi sur papier dans de nombreux lieux de l’île était destinée à alerter les plus hautes autorités françaises de la situation du département : insécurité en tête (agressions quotidiennes y compris dans les collèges), mais également fiscalité (des impôts locaux à 1500 euros voire plus mais que ne doivent payer que les métropolitains !) et toujours et encore l’immigration.

Alors que l’objectif initial était d’atteindre 5000 signatures afin qu’elles soient envoyées au président François Hollande, la pétition en question a finalement atteint 12.642 signatures, lors de son comptage final, vendredi 19 février.

Un résultat attesté par un huissier de justice, bien au-delà des attentes, et qui traduit le sentiment de ras-le-bol généralisé qui s’empare actuellement de Mayotte.

Ce chiffre correspond à 5 % de la population de l’île (à titre de comparaison, cette même proportion en métropole correspondrait à une grogne de 3.250.000 personnes), et 10 % de sa population adulte.

Les autorités de la République pourront-elles continuer longtemps à ignorer la dégradation sans fin de Mayotte, l’île aux Parfums ?

Il faut donc revenir au plus vite sur le statut antérieur de Mayotte, condamné par plusieurs résolutions de l’ONU, soit rendre l’île aux Comores dans une création juridique nouvelle d’Etat associé.

16.Posté par Le menteur le 21/03/2016 14:33

Menteur posté 15. Je suis mahorais et j'ai eu 4.900 euros de taxes foncières cette année alors que l'année dernière j'avais payé 1.290. Alors la ferme. N'insinue pas que seuls les métros payent. De toute façon, vous pouvez répéter ce disque rayé depuis des années qui consiste à chanter "rendons Mayotte aux Comores et respectons les résolutions de l'ONU", rien n'y fera sans la volonté des Mahorais. Mayotte française doit hanter vos nuits. Bonne nuit quand même.

17.Posté par ON LES COMPREND le 21/03/2016 16:03

Et la pétition ?

Sans changement radical, Mayotte sera un jour au premier plan des actualités françaises mais dans le drame. La ministre des Outre-mer Georges Pau-Langevin ne veut pas y croire : elle a tort car quels que soient les efforts de l’Etat consentis pour endiguer les flux migratoires, Mayotte restera confrontée à la pression inhérente aux déséquilibres régionaux.

18.Posté par Hotty le 21/03/2016 19:33

En Guyane, dans les années 80 et même 2000, il y avait un vrai problème de délinquance dû à l'immigration clandestine et pourtant, la France a réussi à endiguer les flux migratoire même si ça continue toujours avec les agressions et les crimes 10 fois plus élevés qu'à Mayotte

19.Posté par ON LES COMPREND le 21/03/2016 19:53

@hotty

Avons nous de quoi se payer une normalisation ?

20.Posté par Hotty le 22/03/2016 12:58

Pourquoi pas ? On a de quoi financer le CHM pour les clandestines qui arrivent à 6 mois de grossesse pour une prise en charge sans débourser 1 sou, et jusqu'à l'accouchement avec tous les soins pour la maman et le bébé. On dépense des millions pour la Route du Littoral. On scolarise tous les enfants qui débarquent sur le territoire français et qui ont moins de 16 ans avec ramassage scolaire, cantine scolaire et CMU. Alors pourquoi pas une normalisation à Mayotte ?

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