Océan Indien

Tentative d'attentat devant l'Institut Français de Madagascar

Jeudi 3 Mai 2012 - 14:07

Tentative d'attentat devant l'Institut Français de Madagascar
Hier, vers 15 heures (heure locale), une forte déflagration a retenti à Analakely, devant l'Institut Français de Madagascar (IFM).
Un colis piégé a été déposé entre deux voitures. Aucun dégât n'a été relevé.

"L’explosion a secoué les environs. Son souffle a emporté le carton et le sachet en plastique. Mais elle n’était pas assez puissante pour mettre à mal les véhicules pris pour cible", a témoigné une opératrice téléphonique présente au moment de l’explosion, interrogée par l'Express de Madagascar.

Selon le journal, le dispositif comportait une batterie de moto scooter dont les bornes étaient connectées à des fils électriques et d'une bouteille contenant de la poudre. Le tout placé dans un carton, dissimulé dans un sachet en plastique noir.

Quelques minutes après l’attentat, des artificiers de l’armée sont venus récupérer les restes du dispositif en vue d’une analyse approfondie. Une enquête a été ouverte.
Gabriel Kenedi
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1.Posté par Fabiho le 03/05/2012 14:28

Vita gasy
Pas bien méchante la bombinette ! Disons, un pétard mouillé ?

2.Posté par Qui a vraiment peur ??? le 04/05/2012 09:26

Le plus dur , c'est le quotidien des Malgaches eux-mêmes, ceux qui n'ont pas les moyens de se payer une sécurité !!!

" Editorial: Mille précautions
Jeudi, 03 Mai 2012 08:05

On pourrait croire que la vie du malgache moyen n'est pas trépidante, puisque sa routine est consacrée à sa survie. Pourtant, en y regardant de près, sa vie au quotidien est jonchée d'obstacles et faite de prises de risque.

Nul ne peut nier qu'il faut rester sur ses gardes du matin au soir. Il faut faire attention quand on emprunte les transports en commun pour se rendre sur son lieu de travail car on peut se faire dérober son portefeuille ou son sac à main au moment de monter dans le minibus ou d'en descendre. Les déplacements en véhicule personnel présentent également des contraintes car on est obligé de s'y enfermer comme dans un bunker. On se méfie du moindre individu qui s'approche de trop près car les voleurs dérobent tout ce qu'ils peuvent à travers les vitres entrouvertes, quand ils ne s'emparent pas carrément de la voiture. Les piétons, quant à eux, sont les cibles privilégiées des agressions à toute heure du jour et de la nuit, dans n'importe quel quartier.

Sur son lieu de travail, chacun doit observer mille précautions. Des intrus n'hésitent pas à trouver de faux prétextes pour s'introduire dans les chantiers ou dans les bureaux dans le seul but de voler. D'innombrables vols surviennent au quotidien dans les sociétés et les administrations. De faux clients ou de faux usagers n'hésitent pas à s'emparer de sacoches, portables, parapluies, cendriers, ou pull-overs. La moindre faute d'inattention peut être fatale. Les choses se compliquent lorsqu'on est commerçant car il faut avoir un œil sur les ventes et un autre sur les employés, tout en se pliant au bon vouloir du client. A tout moment de la journée, le commerçant peut se faire attaquer par des bandits. Il a le cœur qui palpite lorsqu'il s'agit de ramener la recette de la journée à la banque ou au domicile.

A propos de domicile, après une journée à faire preuve de prudence au travail, il faut être vigilant chez soi. A la tombée de la nuit, on ferme les portes à double tour en s'assurant, plutôt deux fois qu'une, que les fenêtres sont bien closes et que les cadenas sont bien mis. L'époque où l'on pouvait laisser le linge sur une corde, les seaux sur la terrasse et le sac de charbon dans la cour est révolue. Pendant la nuit, il faut être à l'écoute du moindre son suspect. Un bruit sur le toit, une porte qui grince et des voix à l'extérieur empêchent de s'endormir car la crainte d'une agression est permanente. Idem lorsque l'aboiement du chien s'éternise. C'est ainsi qu'on se réveille soulagé et heureux d'avoir survécu aux fantômes de la nuit mais malheureux à l'idée d'avoir à affronter un nouveau matin.

En fin de compte, avec des journées exténuantes à rester sur le qui-vive et des nuits éprouvantes à ne pas trouver le sommeil réparateur, le malgache ne sait plus où donner de la tête. A trembler pour lui et les siens, il s'esquinte la santé et traverse sa vie comme un mort-vivant. Sa tension artérielle en prend un coup, en attendant que Dieu lui assène le coup de grâce.

Folojaona "




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