Courrier des lecteurs

[TRIBUNE] Enfants de la Creuse : La vérité tout simplement

Lundi 30 Octobre 2017 - 09:50

Combien de fois avez-vous lu ou entendu qu’entre 1960 et 1980 environ 2 000 enfants réunionnais avaient été arrachés brutalement des bras de leurs parents aimants, mis de force dans un " l’auto rouge " et conduits manu militari par des gendarmes inhumains à l’aéroport de Gillot afin de les envoyer repeupler les campagnes françaises ?

Stop !

Il faut dire stop à ces fadaises ressassées depuis quelques années déjà par toute la presse écrite mais également radio et TV française, y compris par celle de La Réunion.

Il est d’une part mal aisé et d’autre part incohérent de condamner une époque 50 années plus tard sans en connaître véritablement tous ses aspects.

La Réunion de la décennie 60-70 n’est en rien glorieuse car elle sort tout juste d’un statut colonial.

Dans divers endroits de La Réunion, dont Saint-Denis d’où je suis originaire, fleurissent (si je puis dire) de nombreux bidonvilles (bas de La Rivière, La Source, Camélias près du lavoir, bas des rampes du Brûlé, Le Chaudron).

Je peux témoigner que dans ces bidonvilles la misère était extrême.

De chauds lapins

Entre 60 et 70, ça copule hard dans les bidonvilles.

Les messieurs comme les dames ont des partenaires multiples. Les messieurs déposant dans une jolie fleur femelle leur petite graine avant d’aller recommencer à essaimer ailleurs.

D’où une surnatailté préoccupante qui l’est d’autant plus que des enfants n’ont soit pas de père soit un père absent car présent seulement devant la " boutique Chinois " en train de picoler son litre de mandoze. Et/ou de tirer sur une clope de chanvre indien plus connu ici sous le terme de zamal.

Parfois les enfants sont mis chez la grand-mère à côté tandis que la mère et le ‘tit-père vivent tous les deux en concubinage.
La surnatalité est si alarmante que les autorités pour prévenir le " carnage " vaccinent les jeunes femmes en âge de procréer comme des chiennes avec du dépoprovéra. Avec le slogan publicitaire du planning familial répété à l’envi à longueur de journée à la radio : " Un, ça va ; deux, ça va ; mais trois, quatre, assez ! arrêtez-vous ! ".

Le mythe de " l’auto rouge "

C’est dans ce contexte ahurissant que le directeur de la Ddass de l’époque en vacances dans la Creuse peu avant de prendre sa retraite découvre à Guéret un foyer pour jeunes quasiment vide et il lui vient alors l’idée de transférer à cet endroit de jeunes Réunionnais dont une décision judiciaire a reconnu les parents inaptes à assurer le bien-être et l’éducation de leurs rejetons. Car de telles structures n’existaient pas ici.

Des jeunes auraient-ils été saisis des bras de leur mère ? Mais où était leur papa adoré pour faire barrière à cet enlèvement ? Où étaient les oncles et les tantes, les cousins ? Il leur faut regarder la réalité en face, réalité bien triste que nombre de ces enfants transplantés occultent à présent : personne ne voulait d’eux !

L’auto rouge enlevant des enfants, c’était un conte pour faire peur aux enfants afin qu’ils ne restassent pas tard le soir dans la rue. J’avoue qu’avec moi, ça a pris et je rentrais rapidos dès avant la tombée de la nuit aussitôt que ma grand-mère m’appelait pour rentrer (alors que je vivais à La Source dans une ruelle privée).

Pour repeupler les campagnes françaises !

Voilà un autre mythe ! Mais cette phrase a certainement été dite à un certain nombre d’enfants pour faciliter leur déracinement et valoriser leur départ tout comme l’affirmation qu’ils reviendraient chaque année en vacances.

Vous croyiez ces deux choses possibles ? Vous êtes des idiots !

Tout d’abord, si ces jeunes ont d’abord été envoyés dans la Creuse, durant les 20 années suivantes, c’est dans SOIXANTE-TROIS autres départements qu’ils ont été dispatchés.

Par ailleurs, seules des jeunes filles en âge de procréer avaient la possibilité de repeupler.

Or, ce sont non seulement des filles mais également des garçons impubères qui ont été transplantés !

Comment à tout casser un millier de jeunes filles pas forcément disposées à devenir des poules pondeuses auraient pu normalement repeupler des régions françaises durant une longue période de 20 années et dans 64 départements ???

Ensuite, vous prenez l’Etat français pour le Club Med’ ? Vous pensez sérieusement que l’Etat français aurait pu organiser des vacances de rêve à ces enfants chaque année durant une trentaine d’années au moins ? Et pour aller où svp ? Dans des hôtels*** ? Des pensions de famille ? Dans les familles pauvrissimes d’où on les avait extraits ?

Contre Debré !!!

La propagande anti-Debré de ces migrants forcés exigeant le dédommagement de leur parcours à des sommes astronomiques ne les rend pas sympathiques ni crédibles.

Que seraient devenus ces jeunes s’ils étaient restés dans le milieu sordide d’où on les a heureusement extraits ?

Un ami prêtre créole m’a dit un jour : " Armand, là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie ".

Nul doute que dans cette affaire il y ait eu quelque hommerie voire quelques hommeries.

Mais est-ce une raison suffisante pour faire une règle de quelques exceptions ?

Il serait juste d’interroger quelques centaines d’enfants transplantés pour qu’ils témoignent de la réussite de leur parcours personnel et professionnel.

En outre, on a tenté de faire passer des paysans français pour des tortionnaires. Peut-être y en a-t-il eu quelques-uns ? Mais il n’est nullement surprenant pour des adolescents habitués à voir leur père " chauffer des galets " de considérer le travail laborieux des paysans comme de l’esclavage. A la campagne, le fils du paysan est celui qui bosse le plus dur et il n’y a pas une chambre par personne !

Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son.

Tribune libre d’Armand GUNET, Président de Réagissons ! 
Armand Gunet
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76.Posté par MICHOU le 01/12/2017 14:16

http://ici.radio-canada.ca/info/videos/media-7819826/enfants-voles?isAutoPlay=true
comme quoi, les enfants et familles sont souvent victimes

75.Posté par Ma sonnerie le 03/11/2017 11:58 (depuis mobile)

74.
Il faut bien que l''on vous donne quelques os à ronger , pour vous persuader de votre croyance.


74.Posté par Aux courageux posts anonymes 72 et 73 le 03/11/2017 08:20

Merci pour le compliment sincère concernant mes compétences en français.
Mais il suffit de lire vos deux posts pour se rendre compte, qu'effectivement, je vous suis supérieur en orthographe et en grammaire.
AG

73.Posté par Ma sonnerie le 02/11/2017 22:17

Il est triste que les parents du sieur Gunet ne se soit proposé pour l'exil vers la Creuse..il y aurait croisé Gérard sans doute...

72.Posté par Ma sonnerie le 02/11/2017 22:14

60.
vous êtes inférieurs dans bien des domaines, sauf celui de la grammaire et de l'orthographe. Rendons grâce à ces quelques neurones métissées qui ont dû apparemment vous habiter plus jeune..

71.Posté par néné le 02/11/2017 09:36

les seuls pour en parler c'est bien toutes ces personnes qui enfants sont partis mais sans contrefaire la verité
à 7 ou 10 ans on se rappelle de la vie qu'on avait , famille pauvre mais heureuse , pére ou mére alcoolique et enfants malheureux etc ,bonne ou mauvaise famille d'acceuil et ensuite leurs parcours réussites et échecs

70.Posté par Pierre Balconi le 02/11/2017 07:24

Le diable se cachant toujours dans les détails je crois qu'il faut être précis !

Le choix de la Creuse ( parmi 60 autres départements cibles sollicités entre 1963 et 1980 ) comme département possible d'accueil de "pupilles" de La Réunion , ne résulte pas , comme indiqué dans certains commentaires , d'un voyage de répérage du DDASS de l'époque dans ce département .
Plus surement le DDASS ( ex directeur de la population ) en poste à La Réunion depuis 1961 avait été muté dans la Creuse en août 1965 et avait constaté que des places étaient disponibles dans les établissements du département de sa nouvelle affectation , département qui , soit dit en passant , avait
une tradition d'accueil puisqu'il avait accueilli pendant la guerre de nombreux enfants juifs abandonnés .
Ce DDASS reviendra à La Réunion en 1973. Entre temps non seulement il n'aura pas saturé les établissements de la Creuse mais il aura signalé l'importance de diversifier les lieux de placement

C'est vers le département de la Lozère , repéré au cours de vacances administratives , que son successeur privilégiera les placements .

En 1972 le Conseil Général de La Réunion a décidé de créer une antenne de la DDASS Réunion à Montpellier , ville qui n'a rien d'un désert et où de nombreux étudiants réunionnais se rendaient , pour assurer un meilleur suivi des placements. Donc la thèse du laxisme et de l'abandon ne tient pas .

Et puis 3 remarques qui montrent bien la volonté d'amplifier une question sensible mais somme toute marginale dans le seul but d'en tirer un honteux bénéfice politique

- en 1977 il ne restait plus en Métropole que 462 mineurs réunionnais suivis au titre de l'ASE, les autres étant sortis du dispositif soit parce qu'ayant atteint leur majorité et étant donc libres de leur mouvement ( beaucoup d'entre eux sont d'ailleurs revenus au pays avec des aides au voyage retour ) soit parce qu'ayant été définitivement adoptés.

- le rapport montre la bonne intégration en métropole de ceux qui sont restés ( cf rapport p 62 )

- en 1997 a déjà été organisé par le Conseil Général de la Creuse un voyage à La Réunion de 120 ex pupilles et de leurs familles . Aujourd'hui on fait un battage autour de la visite de 6 d'entre eux . Cherchez l'erreur !

69.Posté par A "MARC" (67) le 02/11/2017 07:07

Le courage vous étouffe, semble-t-il.
Je suis morte de rire !!!
Voilà un "Marc" qui est peut-être une femme et, à coup sûr, une femmelette qui n'a rien dans le pantalon, incapable de signer sa "prose" qui accuse M. Gunet de manquer de courage !!!
Quel rigolo !
Jasmine

68.Posté par Germain le 02/11/2017 06:58

Môssieur Marc, "poste" 67,
M. Gunet vous a bien dit qu'il ne discutait pas avec un homme sans-...lles de surcroît insultant.
Il n'a pas, me semble-t-il, à répondre à toutes vos idioties.
Vous produisez un rapport que vous n'avez même pas bien lu !

67.Posté par Marc le 01/11/2017 21:30

65. Vous lire vous plaindre d'une modération insuffisante, monsieur Gunet, ne manque pas de saveur. C'est l'hôpital qui se moque de la charité. Par ailleurs, quand je dis que vous êtes un raciste, ce n'est pas une insulte: c'est une affirmation.

Je constate, par ailleurs, que cette affirmation ne vous dérangeait pas dans mon premier poste. Mais brusquement elle devient prétexte à ne plus participer à la discussion quand je démontre, source à l'appui, que vous parlez d'un sujet auquel vous ne connaissez rien. Le courage vous étouffe, semble-t-il.

66.Posté par Gérard Jeanneau le 01/11/2017 20:58

RAPPEL

A propos des "Tristes tropiques de la Creuse"

J'ai lu et relu ce petit ouvrage rédigé par trois universitaires, Gilles Ascaride, Corine Spagnoli et Philippe Vitale. Il vaut son pesant d'or : l'histoire est bien arrangée comme l'est le bon rhum arrangé de mon tropique adoré, et adoré même s'il a tendance à rendre capricieux de gros zozos. Un petit ouvrage, le fruit d'une jolie recherche financée, entre autres, par la Région, sous la houlette du PCR, par le conseil du Département, sous la houlette socialiste. Et voilà qui a donné lieu à l'érection d'une stèle à l’aéroport de Gillot (La Réunion). On n'arrête pas si vite la fabrique de l'histoire.

"Avec la sérénité qui sied à un travail universitaire et scientifique, Gilles Ascaride, Corine Spagnoli et Philippe Vitale nous livrent une grille de lecture parfaitement convaincante", voilà ce qu'on peut lire en préface, à la page 12. Cessons d'agiter l'encensoir ! Une fois n'est pas coutume, prenons plutôt le goupillon !

Personnellement, je ne suis pas parfaitement convaincu comme l'est l'auteur de cette préface toute parfumée d'encens. La grille de lecture me paraît bien étroite, incomplète, politiquement bien orientée : à vrai dire, il faut tout de même bien servir ses maîtres ! Servilité oblige ! Et comme on ne pouvait que s'y attendre, on traîne presque à toutes les pages le spectre de Michel Debré, une sorte de grand-père Kal, qui est l'auteur de cette vaste « déportation ». Quand on se met sous le patronage des "Tristes Tropiques" du grand maître Lévy-Straus, on devrait faire le parcours qu'il n'eût pas manqué de faire s'il avait eu à traiter le sujet, à savoir, s'asseoir chez le paysan creusois, visiter sa ferme et même faire une petite marienne dans sa grange, interroger les gens d'alentour, par exemple. Bref ! tout ce que n'a pas fait le trio universitaire, rudement rivé à ses dossiers, avec aux pieds de jolis souliers au lieu des sabots qu'aurait chaussés Lévy-Straus. Pas une photo de cette époque. Rien, aucun nom de village. Le flou artistique tel qu'il convient de l'entretenir lorsqu'on écrit un conte fantastique. Chez les paysans qui avaient sous leur toit des enfants du capricieux tropique, rêver d'un "asseoir" sous un chêne comme on pouvait en avoir un sous un cocotier, c'est rigoureusement inimaginable. L'erreur des jeunes avancés en âge et donc aptes alors à travailler dans une ferme - à cette époque, c'était à partir de 14 ans - c'est d'avoir cru courir vers un eldorado ! Le paysan est certes rude avec son franc parler habituel, mais il a souvent un cœur tendre dès lors qu'on sait tout à la fois s'intéresser à son ouvrage et le considérer comme sien.

Mais il faut le reconnaître : passer brutalement de la douce oisiveté tropicale aux travaux des champs, c'est chose impossible, c'est l'échec assuré. Les jeunes victimes de ce rude changement ont des circonstances atténuantes. C'est une sorte d'hydrocution qu'ils ont subie et dont on ne se remet pas sans de graves séquelles. L'échec des jeunes déportés creusois a toute son explication là, et uniquement là. Le remède eût été de ménager un temps d'apprentissage : rester en maison d'accueil et, avec un moniteur agricole, travailler un petit jardin à proximité, y soigner quelques animaux; et quand l'enthousiasme se fait jour, on est prêt alors à bondir chez l'agriculteur. Une période transitoire s'imposait. Mais pleurer sur ses racines premières n'incite pas le jeune à devenir adulte; sans les renier, il faut en cultiver d'autres qui préparent à la vie en société ! Notre mirifique trio universitaire gémit pendant de longues pages sur cette mémoire volée, sur l'oisiveté dont il faut pourtant se dépouiller à tout prix pour réussir dans la vie ! Il ne s'agit pas d'oublier son enfance, mais de fortifier ses frêles racines en se débarrassant de ce qui peut maintenir dans l'infantilisme. Au cours de la lecture du premier chapitre, je croyais entendre les pleureuses romaines qu'ont entendues maintes fois les élégiaques Tibulle, Properce, Ovide et Catulle !

Une grille de lecture incomplète, étriquée ! Comblons donc cette gravissime et impardonnable lacune. Elargissons le champ d'investigation et voyons le sort des autres pupilles de l'État placés eux aussi dans les fermes des agriculteurs. Un exemple à proposer, le témoignage de mon bon copain, avec qui j'ai partagé le pain bien souvent à La Réunion - et c'est bien le sens étymologique du terme "copain". Oui, pupille de l'État, il a été placé dans une ferme, chez un paysan assez rude, mais qui l'était bien davantage avec ses propres enfants. Et il a logé dans une grange; il s'y sentait bien; il n'a jamais souffert du froid. Et faisant le bilan de son enfance, il m'a confié que, grâce au travail des champs, il a appris à aimer le travail; on a su lui mettre les pieds à l'étrier, qu'il n'a jamais lâché comme aurait fait un récalcitrant tropicalisé ! La seule ombre de son adolescence a été celle de son instituteur, alcoolisé du matin au soir, mais protégé par les autorités car il avait été rudement malmené par les Allemands. Malgré tout, mon copain a obtenu son CAP de coiffeur. J'ai eu plus de chance que lui : mon directeur d'école, le Frère Paul, de Saint-Amand-sur-Sèvre, restait de marbre devant l'envahisseur : il nous sécurisait et il n'avait passé aucun contrat avec une dive bouteille ! Un grand maître à qui je dois presque tout ! Comme mon copain, je garde de bons souvenirs de la grange où j'ai batifolé avec mes amis, où j'ai fait aussi de bonnes siestes. Une famille du nord, fuyant les bombes ennemies, a séjourné quelque temps dans la grange de mon père; et je crois avoir retenu qu'elle avait été ravie de l'accueil. Le trio universitaire précité ne sait sans doute pas que la grange n'a pas pour unique fonction celle d'engranger pour les animaux; elle était également havre de paix pour les humains : on pouvait y organiser une petite fête quand on devait accueillir beaucoup de monde et même y dresser la table lors d'une "batterie" ! Au besoin, elle devenait chambre d'accueil, car elle élargissait la demeure paysanne qui comportait généralement deux pièces principales, la cuisine-salle à manger et une grande chambre !

Le trio est chagriné par le rapport de l'IGAS, un rapport partisan selon lui. Grand Dieu ! C'est au chapitre IV de son ouvrage : "Au total sur la base de l'étude de nombreux documents et d'un échantillon de 145 dossiers ainsi que de témoignages, la mission n'est pas conduite à dresser un bilan négatif de la politique de "migration de pupilles". Et, fort de cette conclusion de l'IGAS, je reste persuadé que le terme partisan revient en plein visage du trio... comme un boomerang. Les pupilles des deux hémisphères, placés chez les agriculteurs, ont été probablement traités de la même façon; on a pu rencontrer à la rigueur un paysan plus bourru qu'un autre; tous les paysans hébergeurs devaient remplir le cahier des charges de l'État : nourrir, vêtir, soigner... Ce placement était une aubaine et pour l'État qui n'avait rien à payer et pour le paysan qui trouvait là une main d’œuvre intéressante; la seule dépense de l'hébergeur consistait à déclarer à qui de droit et à verser une cotisation pour la retraite du pupille. Une autre question a chagriné nos trois universitaires patentés : pourquoi La Creuse ? Question aussi byzantine que saugrenue.

En fait, c’est le directeur de la DDASS de cette époque, alors en vacances dans la Creuse, qui s’est aperçu de l’existence de foyers capables d’y accueillir nombre de ces pupilles réunionnais car ils étaient quasiment vides. Ce genre de structures faisait cruellement défaut à La Réunion. De retour à La Réunion, il a organisé cette migration. En une vingtaine d’années (1963-1982) ce sont, au total, 1 600 enfants, garçons et filles, qui ont été déplacés dans 64 départements français. Ce qui démontre bien que la théorie d’envoi d’enfants réunionnais pour repeupler les campagnes françaises n’est qu’une fumisterie. Il fallait bien trouver des départements d'accueil et on a pu résoudre ce problème par un réseau de relations. Inutile de s'appesantir davantage sur le réseau sauf si on cherche vraiment d'autres poux dans la tête du fameux grand-père Kal. On ne va pas débattre du sexe des anges encore une fois ! Le sort des pupilles reste le même où qu'ils soient placés. Le seul mérite de cette savante et spécieuse enquête qui a taraudé le trio, c'est d'avoir étoffé avec brio le petit ouvrage, sans quoi il eût été squelettique. On l'a déjà étoffé, il est vrai, et dans un vaste chapitre, en parlant des orphelins de divers pays, à la recherche d'éventuelles similitudes, mais sans jamais parler d'un seul pupille du coin, de mon bon copain, par exemple ! Les œillères, c'est terrible, on ne parvient pas à les enlever; et c'est fort difficile quand on focalise son attention sur le grand-père Kal !

Et Debré, qui a pris les rênes de La Réunion peu après les heures noires de la colonisation, a grossi le budget local pour combler le retard sidéral par rapport à ce qu'on avait en métropole : routes, centres de soin, écoles, collèges, lycées, presque tout était à faire ou à refaire. Il a paré à l'urgence et, pour les pupilles, il a appliqué la législation française : les placer chez les paysans métropolitains, comme ce fut le cas de mon copain et de tant d'autres de l'Hexagone. Et sous ce tropique, c'était à une époque où la démographie était galopante, où la misère noire touchait de nombreuses familles. Les vaillants aboyeurs qui aboient encore contre la politique migratoire de Debré oublient de présenter leur recette : que fallait-il donc faire ?

Enfin le trio universitaire a trouvé un appui de poids, l'historien Sudel Fuma qui, avec Antenne Réunion, a diffusé quelques vidéos, astucieusement bien montées. On sent là aussi planer le spectre de Debré. Dans l'une d'elles, on voit et on entend un ancien déplacé de La Creuse se plaindre d'avoir gardé les moutons gracieusement et de s'être senti obligé d'aller boire à l'abreuvoir. Pour un peu, il serait devenu mouton, confesse-t-il ! Je suis au regret de lui signaler que dans ma jeunesse j'ai gardé les vaches jusqu'à ma majorité comme mes camarades du coin : ce n'était pas une bien rude corvée. Je n'ai entendu aucune récrimination dans les prés voisins. Un jour même, je me suis assoupi et une vache est venue passer sa grosse langue baveuse sur mon petit livre, "La mare au diable". Vaguement sorti de mon engourdissement, j'allais prendre le bâton quand elle s'est esquivée à temps en me lançant un vilain regard torve. Depuis j'ai appris que lorsqu'on est chacun à sa tâche, les vaches sont bien gardées. Trêve de plaisanterie ! Je dois même avouer que j'ai révisé mes cours au milieu des vaches qui paissaient bien tranquillement et que, grâce à cette grande quiétude, j'ai obtenu ma propédeutique, le droit d'entrer à la Faculté ! Je devrais même remercier mes vaches !

Malgré mes coups de goupillon que je viens de distribuer ici et là, j'aime beaucoup la grande dame Université; on y apprend la rigueur; mais chez certains historiens et sociologues, cette précieuse qualité fait étrangement défaut; ceux-là sont emportés par la ferveur de leurs opinions politiques; entre eux, ils se serrent les coudes; ils s'auréolent mutuellement et à qui mieux mieux ; il suffit, en ce cas, de s'appuyer sur les travaux d'autrui avec moult citations et de faire de savantes digressions pour étoffer la matière. Bref ! faire plus savant qu'un savant. De telles divagations intellectuelles ne sont pas permises dans les matières scientifiques où l'objectivité est de règle; elles ne le sont pas non plus lorsqu'on doit traduire une page de Cicéron : il faut lui faire dire en français ce qu'il a exactement écrit en latin ! Rien d'autre ! Et je remercie dame Université de m'avoir formé en ce sens, même si je l'ai peu fréquentée à cause de ma santé chancelante qui m'a amené à être plus souvent présent dans les chambres des hôpitaux que sur les bancs d'une Faculté !

Toute dernière conclusion : je suis persuadé que les paysans creusois, dans leur grande majorité, ne méritaient pas qu'on leur infligeât la stèle de Gillot ! Et que de soins on prend à arranger l'histoire locale !

Gérard Jeanneau, ex-gardeur de vaches, à La Courtinière, à Saint-Amand-sur-Sèvre.

Gières, le 8 avril 2016.

65.Posté par A Marc sans-çouilles le 01/11/2017 14:55

Et oui, je maintiens, vous êtes un raciste. Peu me chaux vos ascendances sur ce sujet.

Marc, la modération, débordée, n'a pas fait son travail en ne censurant pas cette insulte de merde sous votre plume courageusement anonyme.
Je ne converse pas avec des sans-çouilles insultants.
La conversation avec vous s'arrête donc ici.
A. Gunet

64.Posté par MICHOU le 01/11/2017 13:40

Je reviens sur une phrase de Monsieur GUNET mais qu'on entend le soir sur une radio sous une autre forme peut être dans la bouche de "vacanciers" qui viennent consommer et passer de "bons moments" "on profite , on est à la REUNION n'est ce pas?
"ça copule hard" pour quelqu'un qui vient d'un pays connu pour ses putes,Pigalle et galipettes, c'est un peu fort. On interdit la bigamie mais on a des maîtresses.
Autant de mépris de la part d'un homme qui, on se demande pourquoi il vit encore là, alors que le sujet était la douleur de personnes déportées en quête de leur histoire. Eh oui tout le monde n'a pas la chance de pouvoir dire la REUNION c'est aussi la France , c'est aussi chez moi, mais où on reste entre expats, on ne se mélange pas sauf pour consommer ces demoiselles consentantes, on ne parle surtout pas la langue et on envoie vite fait dès qu'on peut ses enfants étudier ailleurs après avoir fréquenté la soi disant élite des écoles privées, et on se barre dès que ça chauffe , en oubliant que c'est encore la FRANCE.
ça devient "chez vous, vous les réunionnais" tiens on devient seulement observateur tout d'un coup!

63.Posté par Marc le 01/11/2017 12:06

60. Ce à quoi vous accordez du crédit m'importe peu, monsieur Gunet. Et oui, des parents confient leurs propres enfants aux services sociaux, ça arrive encore aujourd'hui. D'ailleurs, en l'espèce, le coeur du problème sur le BUMIDOM c'est qu'on soupçonne que l'on faisait signer des reconnaissances d'abandon à des familles illettrés, en leur présentant le document sous un jour favorable. Enfin, le rapport de l'IGAS dit explicitement page 50 qu'ils ont la preuve que pour au moins certains enfants le contact a bel et bien été maintenu par courrier avec leurs parents biologiques (mais n'excluent pas qu'il ait aussi pu être empêché par les éducateurs dans d'autres cas, la doctrine de l'époque en matière d'adoption étant d'empêcher le contact mais n'étant pas toujours rigoureusement suivie). D'où sortez vous cette fable que les parents n'ont jamais essayé de contacter leurs enfants? En fait, plus vous parlez des enfants de la Creuse, plus votre manque de connaissance flagrant sur le sujet devient manifeste.

Et oui, je maintiens, vous êtes un raciste. Peu me chaux vos ascendances sur ce sujet.

61. Auriez vous la source de ce chiffre de 10%, sa période et la comparaison avec les autres territoires hexagonaux? Parce que personne n'a jamais remis en cause avant vous qu'une politique spécifique relative aux ASE ait été mise en place à travers le BUMIDOM à La Réunion. Par ailleurs, un comparatif avec les Antilles françaises pourrait être bienvenue aussi car il y a une certaine proximité dans les problématiques.

Personnellement, je ne reproche absolument pas aux personnes derrière cette politique d'avoir fait le choix de la séparation: comme vous le dites, c'était la politique appliquée partout avant le rapport Bianco-Lamy des années 80s (vous placez ce changement de braquet peut-être un peu tôt, par ailleurs, non? ) . En revanche, là où j'ai un problème, c'est sur les soupçons de défaut de consentement des parents, l'accompagnement manifestement insuffisant des enfants suite à leurs difficultés d'adaptation et le choix des lieux et territoires d'accueil qui ne me paraît pas cohérent avec les objectifs définis pour cette politique publique. Plus que le principe de cette politique, c'est la mise en oeuvre qui me paraît très questionnable (et donc, je n'ai pas beaucoup de reproche à faire à Debré hormis d'avoir été un peu obtus face aux problèmes remontés).

Cet appel permanent au parcours socioprofessionnel des anciens mineurs me paraît en revanche un argument fallacieux. En appliquant cette logique jusqu'au bout, à partir du moment où une famille en désir d'adoption existe, on devrait par principe lui confier un enfant d'une famille moins à même de l'éduquer, quitte à aller le retirer des bras de ses parents et même si ceux ci sont en mesure de subvenir à ses besoins. Par exemple, des cadres supérieurs bien sous tous rapport désirant adopter, l'administration devrait et pourrait prendre leur enfant à une famille de la classe moyenne qui n'a pas démérité dans l'éducation de son enfant, simplement parce qu'elle ne peut pas lui offrir les mêmes opportunités. C'est atroce comme logique et on sent bien que c'est profondément choquant. C'est bien la preuve que cet argument du parcours des enfants ne peut pas être retenu comme légitimant une politique publique.

L'IGAS n'est pas compétente sur les questions de mémoire (je ne suis pas sûr qu'un corps d'inspection le soit, par ailleurs).

62.Posté par A Pierre, post 61 le 01/11/2017 09:49

C'est Balcon ou Balconi ?
Pour faire taire (définitivement ?) les anti-Debré primaires, il serait utile que l'actuelle commission en charge de l'examen de ce dossier tire au hasard un minimum de 500 de ces migrants et nous dise ce qu'ils sont devenus.
Mariés ? enfants ? boulot ? maison ou appartement ? désireux de revenir s'installer à La Réunion ?
A. Gunet

61.Posté par Pierre Balconi le 01/11/2017 08:32

Arrêtons le délire sur cette question

- Les placements en dehors de La Réunion n'ont représenté que moins de 10% des mesures d'ASE .
Les services publics ont toujours privilégié les prises en charge sur place ( institutions ou particuliers ) quand c'était possible ;
- proportionnellement à sa population La Réunion n'a pas bénéficié d'un traitement particulier ;
- la mobilité strictement professionnelle, en dehors donc des prises en charge des pupilles ( au sens générique) , a été dix fois plus importante.

Pour répondre à la question sur les modes de prise ne charge de ceux qu'on appelle à tort d'ailleurs les "pupilles": dans les années 60 on pensait que la protection des jeunes en difficultés exigeait un éloignement radical par rapport au milieu pathogène . C'était la solution d'alors surtout quand tout l'environnement du jeune était corrompu , avec tous les marqueurs : alcool , drogue , maladies , violence , vols et viol , inceste , prostitution , rackets et trafics en tous genres ..etc .
On est revenu sur cette approche dans les années post 68 ( libertaires et relativistes ) . On a commencé alors à envisager des mesures plus softs de le maintien dans le milieu familial d'origine avec un simple appui de structures d'accueil ouvertes.
Ce fut un catastrophe .Je puis en témoigner , j'y ai travaillé. Quand j'étais éducateur à Nantes en 69 , dans un centre de MO le moment le plus difficile était le dimanche soir quand le jeune rentrait après avoir retrouvé ses parents et ses copains.
J'ai vu des parents à bout venir nous supplier pour qu'on expédie leur rejeton à Belle Ile en Mer , centre de rééducation de référence IPES . J'ai vu le père Jaouen affrétait un navire pour faire le tour du monde avec ses gosses de banlieue pour les sortir de leur milieu

On voit aujourd'hui le désastre .

La réflexion autour de cette question ne doit pas prendre une allure politique mais doit être abordée sous l'angle psycho sociologique ..Donc on doit imposer le silence aux politiciens ( ennes) . Qu'ils ou elles s'occupent de nos difficultés présentes . Il y a de quoi faire et ils sont particulièrement défaillant(e)s

Deux dernières réflexions :

- 90 % des mesures de placement faisaient appel un maintien à La Réunion . Il serait intéressant, sur une cohorte aléatoire ,de comparer le destin des " expatriés" avec celui des "pris en charge localement".

- la maladie de La Réunion n'est pas là où l'on croit : plutôt que de revenir en permanence sur un passé présenté comme traumatisant, alors qu'il est somme toute banal , en externalisant la cause de la souffrance , Il faudrait interroger cette obsession morbide contemporaine à conforter l'idée que La Réunion a été maltraitée sous et à cause de Debré. Mécanisme de défense dont j'ai parlé par ailleurs . Là est le problème .
Je propose qu'on demande à l'IGAS ne nous faire un rapport sur cette tournure d'esprit de nos bonnes âmes concitoyennes et de nous dire quelle prise en charge il leur faudrait .

J'incline pour ma part à une cure à la mode Mauricienne .que Ramgoolan nous avait prescrit naguère . Vous allez voir que 6 mois de traitement à la bonne posologie suffiront à nous mettre sur le bon pied .

60.Posté par A Marc le 01/11/2017 08:00

Je n'accoede que peu de crédit au rapport de l'Igas, désolé.
Parce que :
"- les "recueillis temporaires", des enfants que leurs parents ont confié à la DASS", écrivez-vous.
Non mais, l'Igas et vous osez nous faire avaler que des parents attentionnés souvent dans des endroits reculés sont allés à la Ddass avec leurs enfants, priant la Ddass de les recueillir !
Non, mais, vous vous foutez du monde, là !
Et, comme de bien entendu, selon l'Igas et vous-même, ces parents merveilleux ayant confié leurs enfants à la Ddass se sont abstenus durant 30 ans de prendre de nouvelles de leurs rejetons, n'ont jamais donné un coup de fil, n'ont jamais écrit une lettre, jamais envoyé une carte postale ????????????
Et vous avez le culot d'appeler ça des parents ???
Quant au racisme, gardez pour vous vos çonneries. Le racisme, c'est dire qu'il exist des races supérieures et des races inférieures. Donc, comme je suis métissé Zoreil et Malabar, je suis constitué, selon vous, d'une race supérieure ET d'une race inférieure. Et, au bout du compte, je suis supérieur ou inférieur ?
Marc, allez pousse z'oies dans la pente Bel-Air !
A. Gunet

59.Posté par Marc le 31/10/2017 23:44

D'ailleurs, petit complément, mais la meilleure preuve qu'il ne s'agit pas systématiquement de mineurs placés suite à une décision judiciaire c'est que le rapport de l'Igas précise bien que le consentement est difficile à vérifier autant de temps après les faits. Il évoque aussi une note des services de l'Etat évoquant cette recherche de consentement des parents. En cas de décision judiciaire, le consentement des parents est, par définition, superfétatoire.

58.Posté par Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples le 31/10/2017 20:28

Choupette : "maman pondeuse" .. Honte à vous, vieille chouette !

57.Posté par Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples le 31/10/2017 20:05

la vision de l'Etat bienveillant est battu en brèche par le contenu des rapports IGAS.

cessez d'être un vieux schnock à vouloir défendre l'indéfendable, gunet.

56.Posté par Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples le 31/10/2017 20:03

54.
merci de nous produire la matière nous permettant de croire à vos propos..

55.Posté par Marc le 31/10/2017 19:41

54. Monsieur Gunet,

Je vais pour une fois faire abstraction du mépris le plus total que je porte à votre personne, motivé par ce que je considère comme le caractère raciste d'une partie non négligeable de vos propos et les propos presque systématiquement insultants et dévalorisants que vous portez à vos contradicteurs, pour vous signaler une évidence: vous n'êtes pas une source d'informations en la matière.

Ce qui est une source d'informations fiables, en revanche, c'est le rapport de l'IGAS de 2002 dont Pierre Balcon et moi discutons. Or, celui-ci, en pages 22 et suivantes, décrit explicitement trois types de situations juridiques pour les enfants placés via le BUMIDOM:

- les "recueillis temporaires", des enfants que leurs parents ont confié à la DASS
- les mineurs "en garde", pour lesquels il y a eu une décision judiciaire
- les "pupilles de l'Etat" qui peuvent soit avoir été expressément abandonnés soit avoir été l'objet d'une constatation judiciaire d'abandon.

Donc, non, vous avez tort: il y a bien eu des enfants confiés. Et la question c'est, pour ceux-ci, est-ce que les formes ont été correctement suivies. Et on ne le saura jamais.

54.Posté par A Marc Bidule, post 53 le 31/10/2017 18:46

- peut-être même aurait on pu, déjà à l'époque, tenter d'aider les familles confiant leurs enfants en se disant qu'il n'était peut être pas normal qu'elles soient dans un tel état de pauvreté qu'on ait dû en arriver là. Cela me paraît être un réflexe assez peu compliqué.
Vous êtes bouché à l'émeri, mon ami ou vous n'avez pas du tout lu ma tribune libre au-dessus de votre "commentaire" ???????
Je répète encore une troisième fois : les familles n'ont pas confié certains de leurs enfants à la Ddass.
C'est une décision judiciaire qui les a contraints à se séparer de leur(s) enfant(s) qu'ils n'étaient pas en mesure de nourrir et d'éduquer.

A. Gunet

53.Posté par Marc le 31/10/2017 16:08

50.Mes excuses, je n'ai pas été assez clair: la classification est de moi mais me semble couvrir tous les arguments développés dans le rapport sans les trahir.

Vous me semblez bien agressif. Ce que je dis à propos de la faute juridique c'est que justement il n'y en a pas dans cette affaire, tout du moins aucune de prouvable aussi longtemps après les faits.

Ce que l'Etat aurait pu faire mieux? Beaucoup de choses, même si l'on excipe la question du contact à maintenir entre les familles qui serait un anachronisme vu qu'on se situe avant le rapport Bianco:

- mieux s'assurer du consentement éclairé des parents, dans un contexte où la prévalence de l'illettrisme allait nécessairement faire peser un doute sur ce sujet SURTOUT dans un contexte de contestation politique venant de l'extrême-gauche

- mieux orienter les enfants, dans la mesure où cette orientation est décrite par le rapport comme répondant d'abord à des problématiques de l'emploi dans les territoires d'accueil qu'en fonction des opportunités professionnelles décrites aux parents. On peut d'ailleurs là s'étonner du choix préférentiel de territoires ruraux déjà frappés à l'époque par une certaine pauvreté: pourquoi, si l'objectif affiché de cette politique était de permettre à ces enfants d'échapper à la pauvreté, les envoyer dans leur majorité vers certains des territoires les plus pauvres de l'Hexagone? Il ne fallait tout de même pas être grand clerc pour savoir que les opportunités professionnelles dans les départements ruraux des années 70 n'allaient pas connaître un boom majeur...

- mieux tenir compte des remontées de terrain et notamment de celle des services sociaux des territoires d'accueil qui ont fait connaître par les circuits administratifs leurs craintes quant à l'adaptation des enfants. Rien que ces alertes auraient dû motiver une réflexion générale voire une mission d'inspection.

- mieux accompagner les enfants lors de l'accueil dans les familles, en tenant compte du changement de contexte important et du déracinement (ce qui est, d'ailleurs, en lien avec le point précédent).

- peut-être même aurait on pu, déjà à l'époque, tenter d'aider les familles confiant leurs enfants en se disant qu'il n'était peut être pas normal qu'elles soient dans un tel état de pauvreté qu'on ait dû en arriver là. Cela me paraît être un réflexe assez peu compliqué.

- pour les enfants trouvés sans surveillance sur la voie publique, avant de les faire adopter, peut-être essayer de retrouver leurs familles et voir avec elles ce qu'il s'est passé? Là aussi, ça me paraît être un réflexe assez naturel que de s'interroger sur pourquoi cet enfant s'est retrouvé sans surveillance.

- mettre en place, dès le début de cette politique dans les années 60, un programme de construction d'infrastructures d'accueil puisque cette politique est largement légitimée dans l'esprit de ses concepteurs par les défaillances en la matière.

Et ce ne sont que quelques idées à la volée, comme ça.

52.Posté par Titi or not Titi le 31/10/2017 15:37

@Gunet👍

51.Posté par Prenez une calculatrice, b...el ! le 31/10/2017 15:37

1 000 jeunes filles divisé par 20 ans et divisé par 64 départements, cela fait 0, 8 fille par département et par an !!!
Une méthode sensationnelle pour repeupler les campagnes françaises !
A. Gunet

50.Posté par Pierre Balconi le 31/10/2017 14:08

à post 48

Je n'ai pas du lire le même rapport que vous !

Pouvez vous me dire à quelles pages le rapport de l'IGAS retient cette classification et l'évaluation de chacune des catégories auxquelles vous faites référence.

Dites nous par ailleurs :
-ce qu'est une faute juridique qui n'existe pas ;
- ce que l'Etat et le Conseil Général de La Réunion auraient du faire dans les années 1960 .

49.Posté par Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples le 31/10/2017 13:51

comme dit balcon, il suffit de consulter les sources "administratives"..sans oublier de rappeler les lettres de mission.

pour la mission IGAS de 2002 (page 4)

Au total, sur la base de l’étude de nombreux documents et d’un échantillon de 145
dossiers ainsi que de témoignages, la mission n’est pas conduite à dresser un bilan
négatif de la politique de « migration de pupilles »

page 5 :
Parmi ces contributions à l’information, les rapporteurs rappellent aussi que leurs
travaux les ont conduits à faire aussi des constats traditionnels en matière d’aide
sociale à l’enfance :
- la diversité des situations individuelles ;
- la difficulté d’appréciation de la réalité du « travail social », en particulier dans le
domaine éducatif ;
- l’importance du ressenti personnel et des affects qui influent sur les remémorations.

Ils suggèrent enfin que l’Etat participe au financement de voyages vers La Réunion,
pour certaines des personnes qui résident actuellement en métropole à la suite de leur
placement au cours des années 1960-1970 et n’auraient pu jusqu’à présent retourner à
La Réunion, afin de leur permettre de consulter sur place leur(s) dossier(s) et/ou d’y
rencontrer des membres de leur famille

page 9 du pdf
l’absence, préalablement au début de leur mission, d’un repérage fiable des
informations disponibles sur ces faits ; même si les rapporteurs ont pu s’appuyer sur
des informations rassemblées par des responsables administratifs, des
professionnels, des associations ou des journalistes dans les départements de La
Réunion et de la Creuse ;

page 15 :
l’argument parfois avancé que le départ de ces « pupilles » permettra de compenser
l’exode rural dans des départements d’accueil n’est employé qu’en de très rares
occasions ; et qu’il lui semble que, quand il est employé, cet argument ne l’est qu’à
titre subsidiaire, comme pour trouver une justification supplémentaire à des départs
qui sont justifiés par d’autres arguments8

page 19 :
Au contraire, 1966 est une année « exceptionnelle » en raison d’une arrivée massive
de mineurs originaires du département de la Réunion dans la Creuse. Selon des sources
étudiées par la mission et concordantes (et l’on pourra se référer pour plus de précisions
à l’annexe 8) :
• 22 mineurs réunionnais sont ainsi accueillis entre mars et juillet 1966 ;
• 126 arrivent en plusieurs « convois » en août, septembre et octobre 1966.
Au total, ce sont plus de 200 mineurs originaires du département de la Réunion qui
arrivent en France en 1966 (ce sera le nombre le plus élevé de toutes les années). Mais
les premières difficultés sérieuses apparaissent aussi cette année là :
• des établissements qui les années précédentes avaient accueillis un nombre
important de mineurs font savoir qu’ils n’accepteront plus d’en accueillir, ou
seulement de façon exceptionnelle ;
• ces réticences sont à la fois dues à ce que des établissements (par exemple à Albi)
ont alors atteint le maximum de leur capacité d’accueil, mais aussi à ce que des
difficultés d’adaptation de certains mineurs apparaissent de façon sensible : un
questionnement sur les catégories d’âge les plus adéquates pour la « migration » est
alors formalisé ;
• et dans la Creuse même, où le DDASS est en fonction depuis moins de un an et
demi depuis son arrivée de La Réunion, les difficultés de suivi des mineurs placés en
familles d’accueil ou en apprentissage conduisent notamment ce responsable à
demander à son successeur à La Réunion de trouver d’autres lieux d’accueil que
dans la Creuse.

page 21 du document :
Un net écart entre ce qu’estime pouvoir faire le directeur de la DDASS et ce que lui
demande de faire le préfet apparaît nettement en milieu d’année. Dans une note au
préfet en date du 09/08/1968, ce DDASS formule des critiques dans des termes mesurés
(et respectant donc les règles informelles de rédaction de l’époque) mais qui n’en sont
pas moins très clairs : « (…) quelques uns de ces enfants les plus âgés, placés en
apprentissage artisanal ou agricole ont posé certains problèmes d’adaptation ce que
(mon prédécesseur), particulièrement averti des problèmes de l’enfance à La Réunion
ne pouvait ignorer lorsqu’il a, avec un optimisme exagéré, lancé l’opération » (3°§ de
la p.2) ; « (…) il devient de plus en plus difficile de trouver des enfants remplissant les
conditions pour migrer valablement en métropole » (9°§ de la p. 2). En réponse, le
préfet donne des instructions qui ne semblent pas tenir compte des remarques du
DDASS : « je vous serais obligé de bien vouloir persévérer dans cette politique, dans
les termes que vous trouverez précisés dans la lettre ci-jointe (…) », cette lettre étant
une lettre du même jour que le Préfet adresse à Michel DEBRE. Le préfet ajoutant : « Si
le département de la Creuse ne peut plus augmenter beaucoup sa dotation d’enfants
réunionnais, il convient de rechercher d’autres départements d’accueil de façon à
assurer le départ de contingents de ces enfants selon le rythme qui a été atteint en 1966
(…) ».
Cette divergence d’appréciation se retrouve exprimée, sur un autre registre, dans les
débats du conseil général de La Réunion, lors de sa séance du 16 décembre 1968. A
l’occasion d’un rapport sur des créations de postes d’éducateurs en milieu ouvert et
d’assistantes sociales, un conseiller général, après des considérations préliminaires
circonstanciées, interpelle le préfet par des questions formulées avec force : « Nous
avons posé des questions à ce sujet et il serait bon que le préfet y réponde ! Est-ce que
ces enfants là ne sont pas envoyés en Métropole ? » (p. 86 du compte rendu des débats)

« Est ce que ce n’est pas monstrueux d’arracher de si jeunes enfants à leur pays, à leur
famille naturelle ? » (p 87).

L’année 1969 est marquée par l’absence prolongée de directeur de la DDASS (l’intérim
étant assuré par un inspecteur principal des affaires sociales déjà en poste à La Réunion
depuis plusieurs années), jusqu’à ce que l’intervention personnelle de Michel DEBRE
conduise à la nomination d’un inspecteur principal occupant, alors, les fonctions de
directeur adjoint de la DDASS d’un département métropolitain.

page 22 du document :
En 1971 et 1972, la volonté du directeur de la DDASS ne semble pas viser à atteindre
un nombre de départs qui soit comparable à ceux d’années antérieures, mais plutôt de
considérer comme prioritaire une mise en œuvre de la « politique de migration de
pupilles » qui place en premier lieu l’intérêt des mineurs (notamment face aux
difficultés d’intégration en métropole23) tout en tenant compte des éléments de contexte
social (or ceux-ci demeurent préoccupants car l’accroissement vigoureux des moyens
d’action doit faire face à l’accroissement des besoins sociaux, notamment du fait de la
pression démographique).
Ce directeur de la DDASS, organise ainsi un meilleur suivi des mineurs.


il en veut encore le gunet ??!!

48.Posté par Marc le 31/10/2017 13:17

45. Le rapport de l'IGAS, cependant, n'écarte pas totalement l'idée de comportement répréhensibles de la part de l'Etat à l'époque. Il divise, en gros, les faits en quatre catégories:

- légaux et légitimes: il ne fait pas de doute que dans un grand nombre de dossiers, les enfants ont légitimement été confiés aux services sociaux et été bien traités
- légaux mais répréhensibles: par exemple, le fait d'avoir présenté aux parents le dispositif sous un jour tellement favorable qu'il confinait au mensonge ("vos enfants deviendront médecins!" ) ou les promesses non tenues sur le retour des enfants (regardez la page 54 du rapport)
- illégaux mais marginaux: les mauvais traitements sur les enfants par les familles d'accueil
- illégaux, potentiellement systémiques, mais improuvables: notamment les questions autour de pressions ou de mensonges clairs des services sociaux sur les parents. La page 26 du rapport explique ainsi que ce n'est pas complétement impossible compte tenu de la situation sociale de l'époque mais que c'est improuvable autant de temps après les faits.

Dans l'ensemble, plutôt qu'un dispositif malveillant et raciste de bout en bout, il semble plutôt qu'on ait affaire à un dispositif bien intentionné mais ayant connu d'importantes erreurs de conception et où des comportements, certes individuels, mais néanmoins assez fréquents ont pu causer des dysfonctionnements majeurs.

Par ailleurs, au delà de la faute juridique (qui, en l'espèce, n'existe pas), on peut quand même interroger les logiques sous-jacentes à cette politique. Si l'Etat s'autorise à prendre les enfants de parents pauvres (et c'est le cas, encore aujourd'hui) pour les placer, dans la mesure où les besoins vitaux sont assumés, où se place la limite et quelle est la place de l'objectivité dans cette politique publique? Aurait il déployé la même dans d'autres territoires frappés par une très grande pauvreté, comme le Nord contemporain par exemple?

47.Posté par Babeuf le 31/10/2017 12:32

Ce qui s'est passé avec les petits réunionnais est consternant et je ne peux pas accepter ce que raconte Mr Armand Gunet

Hélas ils n'ont pas été les seuls à en souffrir.
Instituteur dans le département rural de l'Yonne à 100km au sud de Paris ,en trois ans j'ai connu une dizaine de gamins de la DDASS de Paris qui avait été placés chez des gens qui arrondissaient ainsi leur fin de mois.
Ci certains enfants étaient bien traités certains étaient exploités par la famille d'accueil et souvent humiliés par des allusions ignobles concernant leurs parents!
Plusieurs fois j'ai "mis les pieds dans le plat" pour rétablir l'ordre des choses.
Les petits réunionnais et petits métropolitains des classes défavorisées subissaient le même sort ,placés dans certaines familles qui manquaient d'instruction, d'amour ,de pédagogie et surtout de psychologie.
J'ose espérer que les familles d'accueil d'aujourd'hui sont choisies avec plus de rigueur et discernement

46.Posté par pourquoi le 31/10/2017 11:48

pourquoi ils ne portent pas plainte contre leurs parents adoptifs pour maltraitance.......facile de réclamer des sous à l'Etat....c'est pus intéressant! ceci dans les campagnes à cette époque les enfants participaient au travail des champs, réunionnais ou pas.....!

45.Posté par Pierre Balconi le 31/10/2017 11:42

Allez voir à la source .
Le rapport de l'IGAS de 2002 dit à peu près tout ce qu'il faut savoir sur cette question .

Il est en ligne sur le site de la Documentation française :

www.ladocumentationfrancaise.fr/var/storage/rapports-publics/024000602.pdf

Tout le reste n'est qu'élucubration dont le seul but est d'exploiter politiquement l'affaire .

Ce qui nous manque évidemment ce sont les rapports individuels qui nous éclairerait sur l'environnement de chaque décision , et qui relevait le plus souvent de la compétence des juges .

Ce qui est intéressant dans cette affaire c'est évidemment l'écho qu'elle trouve dans l'opinion et chez KLOD en particulier qui est la figure paradigmatique de "l'intellectuel moyen" , prompt a mettre en avant une fausse conscience politique .
.
Là il faut convoquer ce que l'on appelle le biais de confirmation .
Chacun veille à l'intégrité de son "moi " .
En l'occurrence la posture de la victime structure le plus souvent les identités .
Donc cette affaire tombe bien pour étayer rationnellement les névroses locales .

44.Posté par louis le 31/10/2017 10:22

debré a son bilan , bon pour que la reunion ne soit pas en autonomie ou independante bon pour ces enfants envoyés en france et qui ont réussis et mauvais pour les enfants placés dans des familles qui se servaient comme de la main d'oeuvre mais l'histoire est ce qu'elle est

43.Posté par Simandèf le 31/10/2017 10:08

Vrai ou pas cela n'enlève rien à la souffrance psychologique (racisme, maltraitance...) et parfois physique (viol, suicide...) des réunionnais de la Creuse.

Michel Debré était un colonialiste qui s'assumait ce n'est pas faire honneur à sa mémoire en lui retirant ce pourquoi il s'est battu.

42.Posté par MICHOU le 31/10/2017 09:37

DSL pour le s manquant à enfants. C'est consternant de voir autant d'agressivité et de jugements de valeur quand des personnes ont seulement voulu partager leur vécu. Le devoir de mémoire est primordial pour que les erreurs ou non du passé ne se répètent plus.
La DASS qu'on le veuille ou non a laissé des blessures et des séquelles profondes et pourtant elle partait souvent d'un bon sentiment, après il y a les enjeux économiques et politiques qui se greffent dessus et cela peut donner des situations dramatiques.
Si ces personnes ont besoin de refaire leur parcours c'est aussi parce qu'il est indispensable pour se reconstruire de retracer son histoire, de retrouver ses racines car tôt ou tard votre passé, votre génétique vous rattrappent.
Souhaitons leur de retrouver la paix et de pouvoir regarder plus sereinement devant.

41.Posté par Pfffuu le 31/10/2017 08:23 (depuis mobile)

Quelque soit la "verite" des enfants de la Creuse, foutez nous la paix avec ça
Grandisse et servez vous de votre passe comme une force et arrêtez de pleurnicher.

40.Posté par Zarin le 31/10/2017 08:20

1960 ! D'autres drames ailleurs !!!

39.Posté par A Titi, post 4 le 31/10/2017 07:39

Merci pour le lien.
A. Gunet

38.Posté par pffff le 31/10/2017 07:27

de toutes les façons et c'est triste à dire Debré aurait dû laisser la population ou du moins ces parents aimants....s'occuper de leurs progénitures aux papas multiples, c'est tout comme cela ils auraient certes réussie leur vie.....devant les boutiques!

37.Posté par pffff le 31/10/2017 07:24

à post 6 CHOUPETTE.....désolée pour vous, mais j'ai connu cette époque mais vous loin d'être aussi sur! vous parlez creux.....!

36.Posté par Saint Chamond le 31/10/2017 06:28

25 Du pur baratin pondu par un gauchiste jouant au journaliste sur une page web participative mrdrrr.....TOUT sauf une source sérieuse, c'est bien de savoir lire LaPitrerie mais pour l'analyse et la critique t'es toujours aussi nul et totalement vulnérable à toute propagande tant tes défenses intellectuelles sont faibles !

35.Posté par Conteste social de l'époque le 31/10/2017 06:16

Le mérite de ce point de vue d'A. Gunet est de rappeler et souligner le contexte social de l'époque: la misère sociale et familiale plus d'une fois, la surnatalité et l'absence de certains parents dans les années 60-70.

Mais tout ne s'est certainement pas bien passé, surtout pour les enfants, séparés de leur()s parent(s) et famille, même si cette famille pouvait être "bancale". Sans compter l'accueil de certains "employeurs" métropolitains qui a pu être rude parfois.

Ne pas oublier que dans les années 60, travailler à 13 ou 14 ans n'était pas anormal. Nous ne sommes plus du tout dans le même contexte.

Ce point de vue a le mérite de relativiser et s'opposer au discours dominant actuel monolithique cultivé par nos bobos socialistes: celui de la "déportation" et de l "esclavage" paysan.

Faut bien trouver un "hameçon" électoraliste quand on est en perte de vitesse politique voire en chute libre ...

Alors juger cette époque avec nos critères actuels sans connaître le contexte et l'opinion publique d'alors, c'est se leurrer.

Ce qui n'empêche pas aussi de compatir aux histoires individuelles des enfants et adolescents "enlevés" qui se sont mal passées...

34.Posté par Marc le 31/10/2017 00:10

Ce papier est une honte et je ne gratifierai son auteur d'autre réponse que mon mépris le plus total.

33.Posté par L'examinateur le 30/10/2017 22:40

Il me semble qu'il s'agit d'un orgue pliant qui a été installé derrière le loto rouge. Méfiez-vous des sons émis. C'est un orgue qui joue faux.

32.Posté par Dazibao le 30/10/2017 22:38

M. GUNET postez les preuves irréfragables de vos propos aux fins d'examen. Sinon, c'est du "criquet, grattez, racontars".



31.Posté par Dazibao le 30/10/2017 22:34

9.Posté par Morderire le 30/10/2017 11:28

Post 2: Arrêtez la pile plate et retournez à l'école niveau CE1 pour apprendre l'orthographe!
.............................

Un tête plate étroniforme aplatie, qui donne des leçons alors qu'il a besoin de retourner en CP pour apprendre la politesse. Artourne dans le kilotte de ote momon la dit à où....

Pour rappel, il y a des illettrés et des quasi illettrés dont on vante la réussite. Tout le monde n'a pas la même chance sur terre. Dès lors, ne vous moquez pas de ceux qui éprouvent des difficultés grammaticales, espèce de tête grand mer kal.

30.Posté par Nul besoin de temples, nul besoin de philosophies compliquées. Notre cerveau et notre coeur sont nos temples le 30/10/2017 21:25

"Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son".

Cette conclusion s'impose.
Merci à l'auteur de ce courrier ainsi conclu.

Vraiment merci de nous réconforter sur un point : il n'y a pas de vérité. il n'y a que des vérités.

Et de ces vérités qui coexistent, que pouvons nous dire sinon que la vision d'un des détenteurs de SA vérité (comme Gunet) vaudrait-elle autant que la vision de tous les autres ?.........

Et quand bien même cette vision unique serait erronée - non pas en raison de son caractère dissonant par rapport à l'ensemble constitué des autres détenteurs de LEURS vérités ....dont certaines pourraient être convergentes voire identiques - mais parce que fondamentalement traduisant ou reflétant, une "réelle irréalité" parfaitement assumée, pire une sorte d'incompréhension qu'éprouverait l'ensemble du plus grand nombre.. Quand bien même donc cette vérité serait erronée, peut elle être exprimée ouvertement sans susciter réprobation et nécessité de recontextualiser Historiquement ce qui s'est passé à cette époque ?

Car il faut bien le reconnaître, qui d'autre que Gunet peut avoir la capacité de nous émerveiller autant, de nous faire rappeler à quel point la vision mal conçue des esprits étriqués dont il est un digne représentant, est encore existante ?

La dissonance en matière de lecture des faits "enfants de la Creuse", et assimilés (Bumidom, exil administratif,..) et de la période Debré, pour son côté sombre et peu reluisant, est pour le réunionnais, le vrai, l'authentique - celui qui considère l'autre comme étant lui-même, peu importe sa condition matérielle et son origine - équivalente à la fausse note que jouerait un maître reconnu en plein concert soliste de ce plus bel instrument du monde que vous affectionnez tant... quelque chose d'inacceptable au point de faire rire par tant de mauvaise perception de la réalité, de déni de son vécu par les protagonistes principaux, ceux qui ont la conscience de la souffrance éprouvée, et de l'émotion que cette dernière a suscité par la vérité et la réalité des faits et des histoires individuelles.

"Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son".

et si je pouvais me permettre :

"Qui ne prétend que par son héros, méprise la masse et son voisin".

Alors mon conseil Gunet, ouvrez donc votre coeur. Cesser de mépriser la réalité des douleurs vécus sur notre île. que vous avons nous fait donc de si mal ... un souci avec votre père sans doute ?

;-)

29.Posté par klod le 30/10/2017 19:59

gunet et sa vérité ....................et celles des contents d'eux et des "plus forts de l'époque" !

regarder l'histoire en face : c'est tout ce que demande le citoyen ! les a priori "sociaux , raciaux ou autres" ont été exacerbés dans les ex colonies ........... le nier est nié l'histoire des drom de la tom et également des iles indépendantes . ........ mais bon , certains mourront avec leur bonne conscience , le réveil , ailleurs, sera d'autant plus dure . Ni de droite , ni de gauche mais lucide devant l'histoire, un combat difficile ..........

28.Posté par Yab le 30/10/2017 19:55 (depuis mobile)

Gros problème de forme dans l''article. mais le fond est vrai. A force de vouloir jouer avec l''histoire on fini par faire croire n''importe quoi aux réunionnais !
Bravo pour cette mise au point!

27.Posté par klod le 30/10/2017 19:43

assez déblatérez , en démocratie , on ne sépare pas des familles en 1960 ou avant .après ..................


debré s'est retrouvé à la run parce que personne ne voulait plus de lui dans l'hexagone ............. il a falsifié des élections , ( comme le pcr , certes) a participé à l'ordonnance inique et à la clinique du moreau .une certaine idée des ex colonies ............... ,après ..............


pas un exemple d'un grand démocrate qui était au "pouvoir", donc représentant de la "démocratie" à la différence des vergés à l'époque .............

chacun à sa part de responsabilité , mais pas de quoi etre fier de cette période , de droite ou de gauche !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! sauf pour les "je suis content de moi .........."

heureusement 1981 est arrivé !!!!!!!!!!!!! ben ..................., je sens que certains , les memes de tout temps, vont "crier" . merci mythe errand !

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Vendredi 16 Novembre 2018 - 10:37 Jusqu’où l’hybris ?