Education

Syndicats, parents d'élèves, associations: Ils sont pour les nouveaux rythmes scolaires

Mercredi 13 Novembre 2013 - 17:28

Syndicats, parents d'élèves, associations: Ils sont pour les nouveaux rythmes scolaires
Syndicats, parents d'élèves ou encore associations oeuvrant pour l'éducation populaire et nouvelle (ADPE FCPE, les organisations de l'Education Populaire : La Ligue de l’Enseignement, l'OCCE 974, les CEMEA, Les Petits Débrouillards,  le mouvement pédagogique l'ICEM  et les syndicats SE-UNSA Education et SGEN CFDT) veulent se faire entendre sur la question de la refondation de l'école. Sujet ô combien polémique et brûlant qui a atteint son apogée cette semaine au niveau national avec une journée sans élève ce mercredi et une manifestation des enseignants demain.

Ils se veulent "pour" la refondation des grandes lignes de l'école telle qu'on la connait aujourd'hui. "C'est un sujet brulant et on donne trop la parole aux anti-refondation. Il est utile de faire entendre une voix différente. Cette réforme est la priorité du gouvernement actuel. Une réforme qui ne porte pas seulement sur les rythmes scolaires et la semaine de 4 jours et demi. On parle aussi de la formation des enseignants, du travail à reprendre sur le socle des connaissances, des orientations territorialisées… mais on assiste à une agitation des peurs", explique Daniel Cadet, président de CEMEA Réunion (Centres d'Entrainement aux Méthodes d'Education Active).

Ils disent "stop" aux amalgames et aux raccourcis de la refondation uniquement basée sur la fameuse semaine de 4 jours et demi. "Aujourd'hui on est sur le choix de la refondation de l'école. Une nécessité vitale. Il faut changer le modèle de l'école. Une école plus coopérative,mieux articulée et moins élitiste. Il faut un changement de mentalité. Une école plus accueillante et bienveillante (…). Quand on parle de la refondation, il faut parler de tous les éléments. On est conscient des enjeux et des difficultés de mise en oeuvre, mais il y a ceux qui veulent trouver des solutions et les autres qui n'ont pas la volonté de trouver des solutions", souligne Frédéric Salvan, président Ligue de l'enseignement.

"En finir avec un système éducatif qui est pour l’essentiel consacré à la sélection des meilleurs"

Et ces militants de la première heure d'une refondation en profondeur de l'école se rappellent au bon souvenir de ceux qui manifestent aujourd'hui. En octobre 2010, tous avaient signé l'appel de Bobigny dont une des propositions étaient : "Il faut refuser la semaine actuelle de 4 jours... définir un volume annuel d’heures d’enseignement. Ce cadre national doit préconiser l’articulation des temps éducatifs et sociaux, la mise en cohérence et la coopération éducative de tous (…) de travailler avec tous les acteurs pour dépasser les conflits d’intérêt et définir les moyens de sa mise en œuvre", rappelle Daniel Cadet.

Pour se faire entendre ils ont décidé de signer un "manifeste" allant dans le sens de la refondation. "15.000 de nos élèves sortent chaque année du système éducatif sans qualification, 28% de jeunes réunionnais présentent des difficultés en lecture, le taux d’illettrisme est en augmentation, 60.000 jeunes de moins de 25 ans sont au chômage. Ces chiffres sont connus, ils sont cruels. Ils ne doivent pas être banalisés car ils illustrent tristement une situation qui ne peut plus durer. Il est urgent d’en finir avec un système éducatif qui est pour l’essentiel consacré à la sélection des meilleurs par une compétition cruelle en son sein et dans la société, et concède aux vaincus les miettes d’un soutien inefficace et culpabilisateur", explique-t-il.

Bien conscient des difficulté de la mise en place de la semaine de 4 jours et demi - seulement quatre communes réunionnaises ont décidé de l'appliquer cette année - ils souhaitent trouver des solutions et compromis sur chaque territoire et commune. "Le cap est de savoir où l'on veut aller. C'est une réforme qui s'inscrit dans le temps. Il faut se mobiliser, nos réseaux et partenaires pour faire entendre notre voix", conclut Frédéric Salvan.
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1.Posté par Fayot le 13/11/2013 19:02

Messieurs les porte valise ministériels

Ils ne vous restent plus qu'à accrocher le portrait du ministre Peillon dans votre séjour

2.Posté par Noé BABET le 13/11/2013 19:42

noe974
Voilà des esprits éclairés qui veulent faire progresser les apprentissages ...
J'adhère !
Il faut croire dans l'éducabilité de tous les élèves. Les études PISA montrent qu'on n’a pas à choisir entre la performance et l'équité du système éducatif. Les pays qui ont les meilleurs résultats sont ceux qui ont le plus d'élites et où l'écart entre les faibles et les forts est le plus faible. La Finlande3 en est un exemple.
Il faut fixer des directives claires aux écoles, valables pour tout le territoire. Elles doivent indiquer les connaissances à connaître mais aussi les valeurs à transmettre et les attitudes à acquérir. L'OCDE insiste sur l'efficacité de la discipline.
Il faut donner aux enseignants une formation académique de haut niveau mais aussi une formation pratique. Sur ce point la France est fautive . Il faut les former "tout au long de la vie" et faire une vraie évaluation régulière des enseignants en supprimant la fameuse "grille" des notes.
Philippe Meirieu, lui, va plus loin : c'est la faute de Jules Ferry ! Effectivement, si les inégalités entre les meilleurs et les moins bons augmentent ces 30 dernières années, c'est probablement à cause de l'ami Jules. Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre!!!!!!

Adoptons le « modèle finlandais » qui n'est pas exportable tel quel : en revanche, ce qui l'est, c'est sa gestion des élèves en difficultés, qui suppose un encadrement bien + important. Bref : tout ce qu'on ne fait pas en France, car ça coûte de l'argent.

Faisons confiance à nos profs qui essaient de faire viser l'excellence aux élèves !

3.Posté par ?? le 13/11/2013 20:11

Bien dit. Les enseignants ne se battent que pour leur propres intérêts, ils se fichent pas mal de l'échec des élèves. Tout ce qui leur importe, c'est de ne pas travailler un jour de plus.

4.Posté par L'Ardéchoise le 13/11/2013 20:49

Des pas déçus de cette gauche qui n'en est pas une et qui persiste et signe dans ses erreurs!
Peillon n'est qu'un Sinistre de l'EN de plus qui veut laisser son nom à une réforme et à la postérité.

Pour aider les élèves en difficultés, allégeons les programmes dans lesquels actuellement beaucoup de choses viennent parasiter les jeunes esprits et redonnons aux fondamentaux la place qu'ils méritent.
...

5.Posté par véridik le 13/11/2013 21:41

j'ai vu un reportage télévisé aujourd'hui dans lequel des élèves de Cm2 aux Etats Unis faisaient un cours d'histoire géo totalement en français et le parlai couramment. En France, les élèves de CM2 sont contents de pouvoir content jusqu'à 20 en anglais... cherchez l'erreur...

6.Posté par quand même le 14/11/2013 06:59 (depuis mobile)

des français qui veulent faire changer les choses ? on se prend un cyclone cette année !!!!

7.Posté par BOUBOUL974 le 14/11/2013 10:25

Pour les enseignants AUCUNE RÉFORMES n'est bonne toujours entrain de critiquer les proposition des élus , ils n'ont JAMAIS PU accepter une autre idée que celle qui leur permettent de chômé en étant payer et ils mettent cela sur le dos de enfants .

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