Social

Suppression de 40 emplois à Profilage: "Une cruauté inacceptable" pour Huguette Bello

Mardi 21 Novembre 2017 - 16:07

"Le licenciement est un drame pour celui qui le subit". Huguette Bello était ce mardi matin sur le site de Profilage (ArcelorMittal), dans la zone industrielle du Port, pour apporter son soutien aux salariés mobilisés contre les suppressions d'emplois. 
 
Entourée d’Olivier Hoarau, le maire du Port, et de Gilbert Ogniard, secrétaire départemental Force ouvrière (FO), la députée s’est insurgée contre "des licenciements boursiers inacceptables", rappelant au passage le précédent plan social initié en 2010, avec neuf licenciements.
 
Quarante emplois sont cette fois dans le collimateur, soit quasiment la moitié de ceux que compte l’entreprise (actuellement 86 salariés). Leur suppression est prévue pour le début d’année 2018.
 
"C’est un grand groupe prospère, et il prend la décision de licencier", s'indigne la présidente du PLR, pour qui il s'agit là d'un "manque de moralité flagrant" et d'"une cruauté inacceptable".

"Une machine pour remplacer les hommes"

Parmi les points décriés, le fait que le groupe ait acheté une machine à 1,8 million d’euros "pour remplacer les hommes""Cette machine va seulement retranscrire la même chose que nos concurrents. C’est un investissement qui n’est pas viable", regrette Jean-François Toupart, chef d’atelier. L'abandon de l'activité huisserie pourrait en outre avoir des répercussions sur la réhabilitation des logements, et mettre en difficulté les petits artisans, puisqu'il faudra alors avoir recours à l'importation, ce qui coûtera plus cher.

"On avait toutes les armes pour lutter contre la concurrence, on pouvait descendre les prix, faire des sacrifices. On a proposé des solutions, mais le discours est unilatéral. C’est le pot de fer contre le pot de terre" s’insurge celui qui est aussi secrétaire du Comité d'entreprise."C’est une direction anti-sociale qui a toujours lutté contre le syndicalisme, maltraité et insulté les salariés". Et de rappeler : "On ne fait pas grève par plaisir". 
 
Une attitude également décriée par le secrétaire départemental de FO, pour qui il est clair que "l’intention de la direction est de passer sous la barre des 50 salariés pour supprimer la DUP" (délégation unique du personnel). "On voit aussi que la quasi-totalité des personnes touchées par les licenciements sont des représentants du personnel", pointe Gilbert Ogniard avant de résumer : "L’entreprise gagne de l’argent, a de la trésorerie (23 millions selon le chef d'atelier, ndlr), et licencie presque la moitié pour pouvoir augmenter les dividendes" .
 
"L'important, c'est l'unité"

Si un reclassement dans d’autres structures est avancé - mais n’a d’ailleurs pas encore été concrètement proposé - Huguette Bello dénonce ici "de fausses mesures alternatives", citant l’ "accompagnement à la mobilité géographique internationale" et les difficultés engendrées par une telle mesure.
 
Pour elle, ces problématiques résultent en réalité de la politique du gouvernement, qui, entre la loi El-Khomri du précédent et les ordonnances de l'actuel, contribue à "précariser l’ensemble de la société pour mieux servir l’intérêt des petites élites". Huguette Bello adresse d'ailleurs un reproche aux députés réunionnais qui se sont prononcés en faveur de telles mesures.

De son côté, elle entend interpeller le gouvernement sur le sujet ArcelorMittal. Et elle a d'ores et déjà demandé un rendez-vous à la préfecture pour les représentants du personnel. 
 
"Il est hors de question de lâcher ce combat. L’important, c’est l’unité, car seule la force du nombre pourra faire réfléchir les patrons. Ce combat n’est pas perdu d’avance, c’est même le plus noble que j’aie jamais connu", conclut le premier magistrat, Olivier Hoarau.
Marine Abat - marine.abat@zinfos974.com
Lu 5875 fois



1.Posté par Merle BLANC le 21/11/2017 16:58

C'est juste dégouttant de voir un groupe comme ArcelorMittal agir de cette façon, sauf que cela fait des décennies qu'ils préfèrent les dividendes et rémunérer les actionnaires.
Ces technocrates qui vivent en dehors de la réalité gèrent des statistiques, des chiffres et rien d'autre exp Il faut en moyenne 1,25 homme pour faire cette tâche, donc deux salariés c'est un de trop.
Aller voir le restau d'entreprise des cadres à Paris, regardez les salaires et les avantages de ces messieurs et vous comprendrez pourquoi ils s’en foutent des travailleurs à La Réunion.
Mme Bello à raison il ne faut plus accepter ces situations où des zoreils (qui nous croient dans les Antilles) gèrent notre économie et se gossent dans des bureaux luxueux.

2.Posté par Assé sou plé le 21/11/2017 17:06

Bello ouvre un entreprise et embauche à zot.
Combien ou la fou déhors quand ou té maire st paul ?

3.Posté par JMR974 le 21/11/2017 17:08

C'est vrai que la suppression de 40 emplois, qu'importe où, à moins d'un mois des fêtes est difficile à supporter. Mais ce qui est vraiment cruel c'est d'avoir systématiquement les commentaires de la bolchévique de service, Huguette Bello. Huguette-Purganol, même combat.
Et encore désolé pour celles et ceux qui ont perdu leur emploi.

4.Posté par Marie le 21/11/2017 17:31

ce n'est qu'un début, ensuite vous avez ceux qui font régulièrement grève pour tout et n'importe quoi attention au retour de baton!

5.Posté par JORI le 21/11/2017 19:20

L'Etat supprime bien les emplois aidés, pourquoi pas une entreprise privée???.

6.Posté par yabos le 21/11/2017 19:32

Il y a quelques années de cela, une cinquantaine d'agents stagiaires du ghsr Sud Réunion ( actuellement chu Réunion) ont été licenciés, Mme Bello n'a pas levé le petit doigt à l'instar de ses collègues élus moi Alors , maintenant, qu'elle se taise et arrête . Par décence et respect ,. Taisez vous madame.

7.Posté par stéphanie le 21/11/2017 19:46

Merci Madame Bello Monsieur le maire du port de soutenir les 40 ouvriers qui vont perdrent leur emploi et de combatre cette injustice

8.Posté par Amiral la Po le 21/11/2017 19:49

P....si on pouvait trouver une machine pour remplacer la pauvre tâche de Bello.....

9.Posté par pol pot le 21/11/2017 17:01

comment se fait-il qu'avec autant d'atouts aucun salarié n'est l'idée de reprendre l'activité. il y en a marre des commentateurs, des donneurs de leçons, entreprenez, montrez nous vos talents.

10.Posté par boson de higgs le 21/11/2017 17:15

au lieu de "braire" comme des anes, rachetez Accelor, comme ca vous pourrez faire ce que vous voulez bande de Nazes !!!

11.Posté par DOGOUNET le 21/11/2017 20:18

Je pense en effet qu'avec ses revenus consécutifs de député (Marianne est trop bonne...), elle pourrait monter une petite entreprise pour lutter contre le Graaand Kaaapital (Georges M. doit se retourner dans sa tombe...) aux moeurs inacceptables. Et une fois qu'elle a éructé de tels propos devant un parterre de gogos, kosaoufé fifille léoniss (elle comprendra...) ?

12.Posté par Zozimé le 21/11/2017 20:32

Et les centaines de CDD remerciés par Sini en 2014 ,est-ce que ou la verse un larme pou zot? Crocodile va!

13.Posté par PATRICK CEVENNES le 21/11/2017 20:54

fukcd473
Florange bis ! Après Sarko, Flamby, Lakshmi a fermé le site. Mdr !
Et le délégué syndical est devenu député européen ! Pdr !

14.Posté par GIRONDIN le 21/11/2017 20:58

Les artisans achèteront en quincaillerie qui eux même achèteront chez Mittal dans le meilleur des cas en Europe.

C'est bien de réagir mais il est trop tard.

15.Posté par Bernard Boyer le 21/11/2017 21:28

HOARAU hypocrite comme d'habitude. Faut tu cour derrière la mama Bello pour redoré ton image. Si seulement, Dame Bello savait qui elle a mis à ces côtés, je suis persuadé qu'elle prend sa retraite politiquement, tellement la déception sera grande.
Comme dit le proverbe: Faite ce que je dis, mais ne faite pas ce que je fais!

16.Posté par Moi président le 21/11/2017 22:25

La productivité est le nombre de biens (ou services) produits par employé sur un temps donné (généralement une heure).
Les machines servent produire plus de biens, plus rapidement, et en diminuant le nombre d'employés nécessaires.
Ca augmente donc le CA potentiel tout en diminuant les charges de personnel, ce qui revient à améliorer le résultat et donc le bénéfice.

Dans un milieu concurrentiel, ça sert surtout à baisser les prix de vente par rapport à la concurrence, laquelle se trouve alors confrontée à 2 choix :
- investir à son tour dans la nouvelle machine et pouvoir par conséquent pratiquer les mêmes prix revus à la baisse
- ne pas pouvoir investir et se laisser acheter ou investir au niveau de la direction par l'entreprise dominante

Dans le 1er cas il faut recourir aux services de la finance. Pour convaincre les financeurs, on leur promet souvent une meilleure rémunération de leurs parts. Ce qui explique qu'après avoir investi dans une nouvelle machine, les entreprises soient généralement amenées à augmenter les dividendes.

Le 2nd cas, ça s'appelle "croissance externe" : une grande entreprise "avale" ses concurrents affaiblis et incapables de poursuivre la lutte.
La plupart du temps, dans ces cas-là, l'entreprise avaleuse procède à une "restructuration", en choisissant par exemple de continuer telle activité et d'abandonner telle autre, en centralisant des services administratifs ...
Tout cela entraîne des licenciements (mais il y a quand-même des procédures de reclassement imposées par la législation).

Personnellement, je persiste à affirmer que les gauchistes se trompent de cible en mettant tous les malheurs des salariés sur le dos de la finance.
La source de ces malheurs, mise à part la nature impitoyable du monde du commerce, c'est le progrès technologique qui remplace inlassablement l'homme par des machines.

17.Posté par Moi président le 21/11/2017 22:33

D'un autre côté, comment pourraient s'en sortir des entreprises produisant en France, face aux entreprises qui produisent dans des pays à bas coûts humains ?

Sans la technologie, elles seraient rapidement condamnées à soit disparaître ( => chômage en France), soit s'installer elles-aussi dans les pays à bas coûts humains ( => délocalisation, chômage en France).
Pour pallier au désavantage en coûts humains, à défaut de baisser les salaires des ouvriers français, il ne lui reste plus que la solution d'investir dans la technologie, et d'avoir toujours un avantage technologique suffisant sur les pays à moindre coût humain.
Car ces pays à moindre coût humain, eux-aussi ils peuvent investir dans la technologie.

La course à la technologie est donc justifiée dans le cadre des activités de production sur le sol français.

18.Posté par Moi président le 21/11/2017 22:37

Bien entendu, chaque entreprise de production peut aussi faire des erreurs de gestion manifeste, des erreurs sans lesquelles il n'y aurait pas eu nécessité de licencier, ou au moins de licencier autant.

Chaque cas est donc particulier, et les mieux placés pour en parler sont ceux qui connaissent les chiffres depuis des années. Les syndicats font partie de ceux-ci.
Bonne chance à eux dans les négociations, et que celui qui a les meilleurs arguments l'emporte.

19.Posté par Portois le 21/11/2017 23:30 (depuis mobile)

Olivier Hoarau est mort politiquement.

20.Posté par Antiflic le 22/11/2017 04:15

Réponse à Moi président

Vous avez totalement raison, votre analyse est la bonne
Le problème depuis des années est que nos dirigeants ne disent pas ces vérités
Nous sommes en guerre économique contre les pays à faible pouvoir d'achat
Il y a 40 ans en Afrique ne roulaient que des Peugeot aujourd'hui ce sont des Toyotas ... pourquoi ?
Seule la technologie nous permettra d'avancer et de sauvegarder des emplois, mais pas les mêmes qu'avant.
Il faudrait également que les syndicats participent intelligemment aux analyses et à la gestion en ne faisant pas comme la CGTR de l'opposition systématique, mais ce ne serait plus la CGTR si elle avait un comportement constructif ...

21.Posté par LOL le 22/11/2017 06:14

Il faut demander a la région le super diidx 2 millions d'euros , et que l'édito annonce cela à 7000 exemplaires

22.Posté par Marie le 22/11/2017 07:15

à ZOZIME....un CDD reste un CDD (contrat à durée D E T E R M I N E E), ici on perd facilement le sens des mots, tout comme les emplois aidés sur lesquels je vais pas pleurer, cette manne électorale de nos élus! les contrats sont bien clairs faut les lires et assumer c'est tout!

23.Posté par Moin mi di le 22/11/2017 07:37

On les a élus pou défende anou mi di moin.

24.Posté par Archibald Haddock le 22/11/2017 07:54

Mille milliards de mille sabords !!!

Ce qui est inacceptable, c'est que cette dépitée démagogique tiennent de tels propos !!!

Elle qui depuis 25 ans est députée de la circonscription et qui n'a RIEN fait pour favoriser l'implantation et le développement de la réparation navale au Port, obligeant même notre Royale à aller enrichir nos "cousins mauriciens" pour réparer ses navires !!!

25.Posté par merci el khomeri le 22/11/2017 09:14

On peut retourner le problème encore et encore, on peut le regarder par ici par la bas, utiliser tel ou tel argument...... en attendant un groupe qui fait plus de 50 milliards de CA à travers la planète, plusieurs millions sur l’île s’apprête à licencier la moitié de son personnel au Port, c'est inacceptable !!!!! si ces dirigeants ne sont pas capables de trouver une vraie solution , c'est eux qui devraient être licenciés !!!
Mme Bello est une fois de plus à l'avant garde de ce combat, mesdames et messieurs les autres élus, vous ralliez ou vous cautionnez ?

26.Posté par Moi président le 22/11/2017 23:37

@18 Antiflic : salutations

Pour être honnête, il ne s'agissait pas d'une analyse personnelle (mise à part la partie sur la justification de la course à la technologie, et encore), mais de principes de base de l'économie d'entreprise.
En réalité, un bon élève de filière bac pro (sections administrative et logistique) aurait pu l'expliquer au moins aussi bien.

Mais comme vous dites, les politiciens (sociaux-libéraux, libéraux, et même ultra-libéraux) ne prennent plus la peine de le rappeler, préférant sans doute s'appuyer sur l'éducation nationale et les écoles post-bac.
Le problème, c'est que ce sont les "vieux" davantage que les jeunes qui votent, et à un certain âge il n'est pas sûr qu'on se souvienne des cours d'économie de lycée.
C'est donc à nous, simples citoyens même pas étiquetés, qu'il revient de faire le boulot.

Nous sommes en guerre économique contre les pays à faible pouvoir d'achat

Effectivement, à part contre les pays d'UE orientale, qu'on a réussi à mettre dans notre camp. C'est en investissant chez eux, et en leur apportant notre savoir-faire technique, qu'on a encore une chance de ne pas finir comme un pays du tiers-monde dont les citoyens seront réduits à émigrer en masse pour travailler.

On n'en serait pas là si nos citoyens ne se ruaient pas vers les camelotes low-cost made in des pays que je ne citerai pas pour épargner certaines sensibilités nationalistes. Des camelotes qu'ils sont obligés de jeter assez vite (coutures qui se barrent, composants électroniques qui crament ...), ce qui fait qu'au final ils ne sont pas franchement gagnants.
Autre chance pour nous : certaines entreprises qui relocalisent pour retrouver une qualité qu'elles avaient perdue en changeant de circuits d'approvisionnements en matières premières.

27.Posté par Moi président le 22/11/2017 23:53

Autre discours qu'on ne tient pas, mais qui est pourtant simple à comprendre : la rémunération de la finance.

Quand on joue au tiercé, on sait qu'on gagnera plus, à mise égale, si c'est un outsider qui gagne, plutôt qu'un favori.
Il y a plus de risques à miser sur un outsider, mais on gagne plus.

Dans la finance, c'est pareil : les financeurs veulent bien investir dans une entreprise qui a une croissance faible, mais en échange ils veulent gagner plus.
Et on sait très bien que ce qui plombe la croissance d'une entreprise, ce sont ses charges, en particulier celles liées au personnel.
Les charges sociales étant ce qu'elles sont en France, par rapport aux autres pays, on comprend donc pourquoi les financeurs sont plus exigeants vis-à-vis d'entreprises produisant en France que vis-à-vis des autres.

C'est d'une logique implacable, mais certains préfèrent entretenir une haine aveugle de la finance.
La haine est un terreau de qualité en politique.

28.Posté par Moi président le 22/11/2017 23:55

@23 : encore un qui confond CA et bénéfice.
C'est dur, la culture !

29.Posté par Michel le 23/11/2017 14:30

""Moi Président" ferait bien de se relire avant de débiter de telles énormités.

Parler d'Arcelor Mittal comme d'une entreprise qui éprouverait des difficultés à payer ses ouvriers à cause de la concurrence internationale est une contre-vérité.

Arcelor Mittal ne licencie pas, (comme le trust Palmolive Colgate il y a quelques temps au Port) parce que le groupe ne fait pas de profits à la Réunion, mais parce qu'il n'en fait pas assez !

Arcelor Mittal, 5ème groupe mondial de la sidérurgie, exploite plusieurs centaines de milliers d"ouvriers dans le monde pour des salaires de misère sur tous les continents. Il en exploite plusieurs centaines de milliers d'autres dans la sous-traitance.

Pour ce qui est de la Réunion, une question est à poser à propos de ce groupe : combien d'argent a-t-il reçu des communes, de la Région, de l'Etat français et de l'Europe pour développer sa production au Port.
Il faut se rappeler que Palmolive-Colgate avait empoché plusieurs millions d'aides des collectivités, avait pourtant licencié et ne leur avait pas remboursé un centime !

Assez d'argent public dilapidé en pure perte pour arroser capitalistes et gros actionnaires !
Non aux licenciements à Arcelor Mittal !

30.Posté par Michel le 23/11/2017 14:39

Mensonge aussi que d'invoquer le "coût des charges sociales" en France et dans les DOM en particulier.

La Réunion où la loi Fillon permet aux patrons d'être exonérés d'une grande partie de leurs cotisations patronales (Loi Fillon), cadeau auquel s'ajoutent le CICE (9 % à la Réunion contre 7 % en France), les aides à l'import d'intrants (matières premières) et à l'export des produits finis.

Sans compter les derniers cadeaux du copain de "Moi président, le dénommé Macron, qui vient de décider de baisser fortement l'impôt sur les sociétés et de supprimer l'ISF !

Contrairement au vieil adage, et parce que la population est de plus en plus informée et consciente, "plus le mensonge est gros et moins il passe !"

31.Posté par Laetitia le 23/11/2017 14:45

A propos de l'achat de la machine coûtant 1,8 millions d'euros :

quelle proportion a été payé avec l'aide de la défiscalisation ? Quelle autre partie avec l'aide de l'Europe ou de la Région ?

Et tout ça pour détruire 40 emplois industriels dans une île qui en est cruellement dépourvue !

Qu'Arcelor Mittal rembourse cet argent et qu'on continue de payer ces 40 travailleurs avec !

32.Posté par Moi président le 23/11/2017 20:33

@27 :
Michel ferait bien de relire les posts de Moi président.
Ca lui permettrait déjà de voir qu'à aucun moment je n'ai parlé des détails du cas précis d'Arcelor Mittal.
Bien au contraire, j'ai dit dans mon post 16 que les seuls qui peuvent en parler sont ceux qui connaissent les chiffres depuis des années, et que les syndicats font partie de ceux-là.
J'ai même souhaité bonne chance aux syndicats dans les négociations.

Parler d'Arcelor Mittal comme d'une entreprise qui éprouverait des difficultés à payer ses ouvriers à cause de la concurrence internationale est une contre-vérité

Trouvez-moi seulement une phrase dans tous mes posts où j'ai dit ça, et ensuite on reparlera de "contre-vérités".

Arcelor Mittal ne licencie pas, (comme le trust Palmolive Colgate il y a quelques temps au Port) parce que le groupe ne fait pas de profits à la Réunion, mais parce qu'il n'en fait pas assez !

Je ne connais pas le cas particulier d'Arcelor-Mittal, mais j'ai au moins évoqué dans mon post 14 ce qu'on appelle "croissance externe" : le fait d'augmenter son résultat en augmentant la productivité (donc en investissant dans des machines), dans le but de réduire les prix de vente et d'éliminer les concurrents qui ne pourraient pas investir et s'aligner sur vos prix à leur tour.
Le commerce est une jungle, et si vous ne bouffez pas vos concurrents, ce sont eux qui vous boufferont. Eux aussi pratiquent la croissance externe (je parle des grandes entreprises, des groupes, pas des TPE-PME).
Visiblement, vous n'avez pas lu ce post, ou alors vous ne l'avez pas compris.

Arcelor Mittal, 5ème groupe mondial de la sidérurgie, exploite plusieurs centaines de milliers d"ouvriers dans le monde pour des salaires de misère sur tous les continents

Arcelor Mittal exploite des gens dans certains pays, parce que ces pays n'ont aucune considération pour leur peuple. Les 1ers responsables, ce sont les gouvernements de ces pays.
Et si Arcelor-Mittal était trop noble d'esprit pour les exploiter, d'autres entreprises ne le seraient pas forcément, et il aurait du mal à lutter contre ces concurrents-là.
Votre haine anti-entreprise primaire vous empêche de comprendre des choses aussi simples que ça.

Pour ce qui est de la Réunion, une question est à poser à propos de ce groupe : combien d'argent a-t-il reçu des communes, de la Région, de l'Etat français et de l'Europe pour développer sa production au Port

Toutes les mesures d'incitation à l'installation des entreprises à la Réunion ont pour but la création d'emploi.
Maintenant s'il y a arnaque de la part des entreprises ayant bénéficié de tout ça, je ne suis pas contre l'idée de les faire rembourser les aides.
Encore faut-il prouver qu'il y ait eu arnaque.

33.Posté par Moi président le 23/11/2017 20:59

@28 :

Mensonge aussi que d'invoquer le "coût des charges sociales" en France et dans les DOM en particulier

Pour commencer, je n'ai jamais évoqué le cas particulier des DOM dans cet article.
Donc soit vous êtes honnête et vous le reconnaissez, soit c'est vous qui mentez et ça tout le monde pourra s'en rendre compte facilement.

Effectivement, il y a des mesures fiscales particulières à la Réunion. Ces mesures sont faites pour inciter des entreprises à s'installer à la Réunion plutôt qu'ailleurs, puisqu'il y a plus de chômage à la Réunion qu'ailleurs.
Ca n'a pas l'air de vous plaire. Vous avez une autre solution pour faire venir les entreprises ici ? J'attends de vous que vous nous la soumettiez dans votre réponse. J'espère que vous ne vous débinerez pas, car tout le monde attend de telles solutions, et il serait dangereux de donner des faux espoirs à vos lecteurs.

Effectivement, mon ami Macron a allégé la fiscalité des entreprises françaises, sur tout le territoire national.
Si vous aviez lu ET compris mon post 25 sur la relation finance-entreprise, vous auriez compris qu'en allégeant les charges fiscales on dope la croissance des entreprises (sur le coup et par la suite, en termes de compétitivité), ce qui a des conséquences sur la rémunération des financeurs.
La question est de savoir si les mesures de mon ami Macron seront suffisantes pour aider les entreprises face à la finance de manière vraiment significative.

Plus on se situe à droite (dans l'échiquier politique) plus on a tendance à croire que non. Plus on est à droite, et plus on pense qu'il faut encore plus réduire le poids fiscal sur les entreprises.
Macron est encore bien gentil, et le jour où nous aurons un gouvernement de style Fillon, vous comprendrez votre douleur.

Contrairement au vieil adage, et parce que la population est de plus en plus informée et consciente, "plus le mensonge est gros et moins il passe !"

Justement, notre petite discussion a l'avantage d'être compréhensible par tout le monde. Et je reste à la disposition de ceux qui n'auraient pas tout compris, car il est vrai que parfois je suis pas aussi clair dans mes écrits que dans ma pensée.
Et à mon humble avis, après relecture, je pense que les mensonges et l'incompréhension sont plus de votre côté et du mien.
J'attends d'ailleurs avec impatience vos réponses, en espérant que vous n'essayerez pas de noyer le poisson et que vous répondrez avec précision à mes questions.

34.Posté par Moi président le 23/11/2017 21:10

Contrairement à ce que certains pourraient croire, je ne suis pas spécialement pour les patrons. Encore que j'ai du respect pour ceux qui ont du capital et qui l'investissent dans notre pays pour faire travailler nos citoyens.

Je suis avant tout pour L'ENTREPRISE, car avec elle au moins on sait clairement quelles sont les conséquences de son existence sur l'emploi.
Si des dirigeants profitent des aides et mesures fiscales dont bénéficient leur entreprise pour gonfler à bloc leur compte en banque personnel, je serai un des premiers à les traîner dans la boue avec les syndicats et tous les gauchistes du pays.
Ca ne remettra pour autant nullement en cause mon adhésion aux politiques d'aides et mesures fiscales en faveur de l'EMPLOI.
De la même manière que je ne me base pas sur des cas isolés de fraude aux aides sociales aux citoyens pour remettre en cause la politique sociale en France, je ne me baserai pas sur des cas particuliers d'entrepreneurs véreux pour remettre en cause les politiques en faveur des entreprises.

Et je préfère qu'une entreprise sacrifie une partie de ses emplois pour en sauvegarder un peu, plutôt qu'elle ne sacrifie rien à un moment donné pour finir par sacrifier tout à la fin. J'appellerais ce dernier cas du gaspillage de capital.
Mais il est vrai que lorsqu'on est communiste, on a tout intérêt à ce qu'il n'y ait plus de capital privé dans le pays, pour mettre tout le monde devant le fait accompli (nécessité de tout étatiser, avec des monopoles qui ne vont pas dans le sens des intérêts des consommateurs).

35.Posté par Moi président le 24/11/2017 07:07

Impossible pour quiconque de commenter sur le cas précis de Profilage, à moins d'avoir toutes les données en main.
Là, on ne sait rien de la part de marché de Profilage dans son ou ses secteurs d'activité. On ne sait même pas exactement quelles sont ses activités.
On ne sait pas où produisent ses concurrents, combien ils sont et qui sont les principaux parmi eux.

Arcelor-Mittal, c'est un groupe, et il peut très bien avoir de bons résultats globalement, mais avec des différences notables entre ses diverses entreprises.
On nous dit que Profilage a de bons résultats. Connaît-on pour autant le taux de rentabilité de cette entreprise-là du groupe, par rapport aux autres ? De chaque activité au sein de Profilage par rapport aux autres ? Ca pourrait peut-être expliquer pourquoi on abandonne l'activité huisserie.
On ne sait rien de la stratégie poursuivie.

A un moment, on nous dit à propos de l'investissement en machine que "Cette machine va seulement retranscrire la même chose que nos concurrents. C’est un investissement qui n’est pas viable". Qu'est-ce qu'on entend par "retranscrire la même chose que nos concurrents" ? Pourquoi l'investissement n'est pas viable ?
Dans le doute, j'ai fait un post pour expliquer à quoi sert généralement l'investissement technologique.

On nous parle de "licenciement boursier", d' "augmenter les dividendes".
Mais il y a des raisons très différentes qui peuvent justifier l'augmentation de dividendes. Ca peut être pour récupérer du capital et l'investir ailleurs parce qu'il n'y a plus de raisons valables d'investir dans l'entreprise-même. Ou pour racheter des actions (on ne connaît d'ailleurs pas la part de l'entreprise dans le capital, ni qui sont les actionnaires notables).
Ca peut être un moyen de compenser la faiblesse du cours de l'action en la rendant attractive (on ne connaît pas le cours de l'action, si c'est plutôt historiquement bas ou historiquement haut).
Ca peut être un moyen de fidéliser les actionnaires pour ne pas qu'ils vendent, parce qu'on a peur qu'un concurrent prenne des parts.
Ca peut au contraire être un moyen de récupérer du cash pour acheter des parts chez un concurrent.

On nous dit que "le discours [de la direction] était unilatéral", mais on ne nous dit pas quel était ce discours, les arguments principaux.

La stratégie de vouloir passer en-dessous de la barre des 50 salariés est bien possible. Ca évite pas mal d'obligations à l'entreprise.
Mais comme je viens de le faire remarquer, il existe un tas de raisons différentes pour justifier la situation, et on aimerait vraiment les connaître. Sans ça, impossible de se faire une quelconque idée.
Pourquoi ne pas faire un communiqué bien précis qui expliquerait VRAIMENT la situation ?
Ici, on a juste le choix entre tout gober aveuglément, ou bien formuler des hypothèses dans le vide.

Quoi qu'il en soit, c'est vrai que passer de 86 salariés à 46, c'est une réduction pour le moins drastique des effectifs.
On comprend aisément que ni le maire du Port, ni la députée de la circonscription, ne puissent rester stoïques dans un tel cas.
Espérons qu'un consensus pourra être trouvé. Au minimum sur les propositions de reclassement.

36.Posté par Michel le 24/11/2017 08:02

Le problème politique plus général que soulève le cas de Profilage Réunion (filiale du trust Arcelor Mittal) n'est pas celui de l' "entreprise". Il est bien entendu que sans entreprise ou sans travail collectif organisé, l'humanité serait dans l'incapacité de répondre à ses besoins (logements, transports, communication, éducation, nourriture, entretien de ses capacités physique, etc.).
Le problème politique est celui de l'appropriation privée des grands moyens de production par une minorité de parasites du travail humain et qui agit en dehors de tout contrôle des vrais producteurs que sont les salariés et de la société en général.
Or tout l'économie mondiale est sous la coupe directe ou indirecte de cette classe d'individus qui préfèrent gagner du fric en spéculant qu'en investissant dans la production, ou qui choisisse d'accroitre leurs profits en supprimant des unités de production (selon leurs critères financiers, non rentables) pour transférer cette production vers d'autres unités où ils imposent aux travailleurs des cadences de travail infernales (cas de l'usine de Colgate Palmolive du Port) ou en remplaçant une partie des salariés par une machine (cas du Profilage du Port).
Effectivement dès lors qu'on n'a comme horizon le système actuel, le système capitaliste, on est incapable de voir d'autres solutions que d'aider les capitalistes (en espérant "faire venir les entreprises à la Réunion" !). C'est oublier que ces entreprises sont dirigées par des gens qui ne visent que la rentabilité financière et pas la création d'emploi.
Alors oui il y a une autre alternative à cette anarchie sociale, c'est la planification de l'économie en fonction des besoins de l'humanité et sous le contrôle des travailleurs et de la population. Ca s'appelle le Communisme ! Une société qui n'a rien à voir avec le régime imposée aux travailleurs russes par Staline, où justement toute démocratie, tout contrôle ouvrier était proscrits. Une société qui, aujourd'hui, bien plus que pour les ouvriers révolutionnaires russes de 1917, est à notre portée de mains, car nous disposons de mille fois plus de moyens techniques, d'un bien meilleur niveau scolaire général qu'il y a un siècle.
Ce qui nous manque par contre aujourd'hui c'est de gens qui, courageusement, défendent un autre horizon que la société d'exploitation de l'homme par l'homme dans laquelle nous vivons et dans laquelle nous étouffons !

37.Posté par Moi président le 24/11/2017 11:31

Les "parasites du travail humain" sont justement des ... humains ! Ce sont les humains qui achètent des titres.
Quand un nouvel opérateur téléphonie arrive sur le marché avec des prix concurrentiels (en plus de la qualité du service), les consommateurs ne réfléchissent plus à la solidarité entre humains, ils pensent à leur portefeuille et leur pouvoir d'achat.
Dans ces cas-là, on ne les entend pas se soucier du sort des salariés de leur ancien opérateur qu'ils largueront sans état d'âme.
Ca on le constate dans les articles de Zinfos974 sur les opérateurs téléphonie.

Il est possible que l'activité de Profilage n'ait été qu'un simple moyen d'auto-financement à moyen terme pour le groupe Arcelor-Mittal. Une simple étape dans une stratégie globale à plus long terme.

Ce qu'on sait maintenant, c'est que "L'abandon de l'activité huisserie pourrait en outre avoir des répercussions sur la réhabilitation des logements, et mettre en difficulté les petits artisans, puisqu'il faudra alors avoir recours à l'importation, ce qui coûtera plus cher".
On a donc une situation où des ouvriers qui connaissent bien leur boulot sont disponibles, où il y a un vide à exploiter puisque l'activité de production huisserie n'a pour seul concurrent que l'importation.

Quel capital faut-il pour ouvrir, par exemple, une SCOP qui reprendra l'activité ?
Prêter de l'argent aux ouvriers licenciés pour qu'ils la montent, plutôt que de rêver à voix haute d'un monde qui n'existe pas.

Un jour il faudrait faire la liste de toutes les réalisations rendues possibles par "les parasites du travail", depuis disons 160-170 ans. Rien qu'en France.
Et rappeler que dans le marché du travail, les clients ce ne sont pas les salariés, mais bien les entreprises. Elles ne font que se comporter comme les consommateurs qui ne pensent qu'à leur portefeuille et leur pouvoir d'achat quand il s'agit de téléphoner et d'aller sur internet.

38.Posté par Moi président le 24/11/2017 12:12

Pourquoi le peuple de gauche, si humaniste et si solidaire, ne se motive pas pour investir le marché financier, se répartir les actions achetées en appliquant une stratégie de groupe ?
Ainsi ils pourront gérer l'industrie selon leurs idéaux, en ne rémunérant pas leurs actions, en se gardant bien d'exploiter leurs frères humains du tiers-monde, en faisant le bonheur et la prospérité de leurs salariés.

Pourquoi on n'entend toujours que des discours passionnés, et jamais le bruit de l'action concrète ?

39.Posté par Michel le 24/11/2017 13:38

Parler d'un monde qui n'existe pas est une tautologie. Bien entendu qu'il n'existe pas, puisqu'il s'agit de le construire, non pas à partir de rien, mais à partir des éléments positifs accumulés par la société dans laquelle nous vivons (le progrès scientifique, l'accès à l'éducation, etc.), mais débarrassé de ce qui empêche la société d'aller de l'avant ( l'exploitation de l'homme par l'homme, la privatisation des grands moyens de production).

Renoncer à changer la société et présenter la société actuelle comme indépassable, c'est se révéler aussi buté que ceux qui (esclaves et propriétaires d'esclave) étaient convaincus qu'il était impensable, impossible de mettre fin à l'esclavage.

Il est vrai que les seconds ont astucieusement transformé l'esclavage pur pour le transformer en esclavage salarié, sauvant ainsi l'essentiel de leurs intérêts et leur statut de classe dominante...
Mais qui dira aujourd'hui à la Réunion que la fin de l'esclavage obtenu en décembre 1848 n'était pas un progrès ?

Et la plupart des gens progressistes de saluer depuis le courage d'un Schoelcher qui a bravé les représentants des esclavagistes antillais et réunionnais, ainsi que celui des esclaves marrons !

La société capitaliste a fait son temps, elle pourrit sur pied. : guerres sans fin au Moyen-Orient, en Afrique et résurgence de l''esclavage en Lybie, en attendant qu'une crise généralisée du système remette la planète entière à feu et à sang ?

Non merci, mieux vaut prendre les devants et militer pour une tout autre organisation sociale qui préserve l'avenir de toute l'humanité !

40.Posté par Moi président le 24/11/2017 15:16

Tiens, en récupérant leurs indemnités de licenciement, plus leurs droits à l'assurance chômage, ça leur fait combien à eux tous ensemble (les salariés de l'activité huisserie) ?
Si les perspectives de croissance sont si bonnes que ça, face à une concurrence composée uniquement d'importateurs-détaillants, les banques devraient suivre si l'apport personnel est suffisant.

Si le capital de base requis n'est pas trop élevé, qui viendra me dire que ce n'est pas jouable ?

Si parmi les autres salariés de l'entreprise menacés de licenciement il s'en trouve quelques uns prêts à suivre une formation en administration d'entreprise en guise de reclassement, avec leurs indemnités et droits chômage, ça peut donner une SCOP digne de ce nom.

Combien de capital requis ? Combien d'indemnités et droits chômage prévisibles ?
Et si on faisait encore quelques calculs, pour garder les bonnes habitudes ?

41.Posté par Moi président le 26/11/2017 04:17

En attendant des réponses à mon post 40, de la part de ceux qui comme Michel semblent connaître la situation précise de l'activité huisserie, quelques infos sur la SCOP :

"Juridiquement, une Scop est une société coopérative de forme SA, SARL ou SAS dont les salariés sont les associés majoritaires.

Dans une Scop, les salariés sont associés majoritaires et détiennent au moins 51 % du capital social et 65 % des droits de vote. Si tous les salariés ne sont pas associés, tous ont vocation à le devenir.

Dans une Scop, il y a un dirigeant comme dans n’importe quelle entreprise. Mais celui-ci est élu par les salariés associés.

Dans une Scop, le partage du profit est équitable :
- une part pour tous les salariés, sous forme de participation et d’intéressement ;
- une part pour les salariés associés sous forme de dividendes ;
- une part pour les réserves de l’entreprise."

Un rêve pour tout gauchiste digne de ce nom.
Si le capital réuni par les salariés menacés de licenciement n'est pas suffisant, il y a encore la possibilité de monter une SCIC, qui permet d'associer d'autres personnes au capital :

"Dans une Scic, les mécanismes coopératifs et participatifs sont identiques à ceux de la Scop. Toutefois, les membres associés au capital sont par définition de toutes natures : salariés mais aussi celles et ceux qui souhaitent s’impliquer dans le projet : clients, bénévoles, collectivités territoriales, partenaires privés, etc. "

(ref : http://www.les-scop.coop/sites/fr/les-scop/qu-est-ce-qu-une-scop.html)

Pour le financement externe :
http://www.les-scop.coop/sites/fr/le-reseau/accompagnement/outils-financiers.html

42.Posté par Moi président le 26/11/2017 04:37

Si l'activité huisserie a encore de l'avenir, comme semble l'affirmer H Bello :

"Retraite du fondateur, départ des dirigeants, volonté de retrait des actionnaires majoritaires, absence de repreneur… Votre entreprise se retrouve fragilisée, sans perspective. Pourtant, vous savez qu’elle a des atouts. Vous êtes avec d’autres salariés conscients du savoir-faire que vous avez entre les mains, et persuadés que votre entreprise a encore un bel avenir devant elle. Reprendre une entreprise en créant une Scop garantit aux repreneurs la motivation et l’implication des personnels. On accepte d’autant mieux un changement de direction quand on y participe. Devenus associés au capital, les salariés co-entrepreneurs prendront leur avenir en main et feront repartir l’entreprise en coopérant activement à la réussite du projet."

(ref : http://www.les-scop.coop/sites/fr/les-scop/sept-raisons-de-creer-une-scop.html)

Il est possible que les perspectives de croissance soient réelles, mais pas assez intéressantes pour ceux qui dirigent le groupe Arcelor-Mittal (rentabilité faible par rapport à d'autres activités de Profilage, ou par rapport à d'autres entreprises du groupe).
Le problème avec les grands groupes, surtout s'ils sont cotés en bourse, c'est qu'ils ont des stratégies globales qui dépassent souvent l'entendement de leurs salariés. Un peu comme en politique.
Encore faut-il chercher à les comprendre, sans oeillère idéologique.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter