Société

St-Denis : Plus de 1500 personnes présentes pour la 8e édition de la semaine de la non-violence

Dimanche 8 Octobre 2017 - 15:50

Ahimsa -les journées internationales de la non violence-  accueillent un public toujours plus nombreux chaque année. Près de 1 500 Réunionnais ont fait le déplacement dans le chef-lieu pour participer gratuitement aux différents évènements proposés par l'Association Réunionnaise des Relations & Créations culturelles (ARRCC) & ses partenaires.

Ainsi, dès le début du mois de septembre, l'art du mandala tibétain s'est exposé à l'hôtel de ville, permettant au public d'assister en direct durant une semaine à la réalisation de l'oeuvre, jusqu'à sa dissolution symbolique.

Le cycle d'ateliers-conférences dédié à la gestion du stress, qui s'est tenu du 25 au 29 septembre, a permis aux Réunionnais présents de (re)découvrir et s'initier à différentes techniques telles que la sophrologie, le shiatsu, le yoga, la méditation, l' Ayurveda...

Durant cette même période, 500 élèves des écoles primaires de la Ville de Saint-Denis ont participé aux ateliers jeux, chants et arts plastiques "Eleven Vows" de M.K. Gandhi, organisés par "L'école des Valeurs".

Enfin, apothéose : la chaîne humaine de 300 porteurs de flambeaux, qui ont ouvert la Nuit de la méditation. Un véritable marathon pour la paix, durant lequel se sont relayés une quinzaine d'associations venues de tous coins de l'île pour partager leur pratique et proposer des séances de relaxation guidée en continu, jusqu'à 7 heures du matin le 1er octobre dernier.

Message de Sabine, de L' ARRCC, l'Association Réunionnaise des Relations & Créations culturelles, organisatrice de l'évènement : "Nous avons commencé 'petit' il y a 8 Ans. Nous voyons l'évolution et l'engouement des participants de plus en plus actifs. Les premiers d'entre eux rayonnent autour d'eux.  Nous espérons que ces expériences apportent des changements positifs au quotidien vers plus de bien-être et contribuent à faire évoluer les comportements vis à vis de soi, et de la société. Nous remercions tous les partenaires & les bénévoles qui ont oeuvré à la réalisation de ce programme : la  Ville de St Denis, Le consulat de l'Inde, l' EPSMR, l'école thérapeutique de SHIATSU, le Ministère AYUSH, Art of Living, Les associations bouddhistes, l'École des Valeurs, Claudine Gauthier Calligraphie, Raja Yoga, l'association GIELSABJE".

Rendez-vous en 2018 pour la prochaine édition ! Les associations qui le souhaitent peuvent d'ores et déjà joindre l'équipe pour proposer des ateliers pour cet évènement.

Infos sur les actions menées par l'ARCC, planning des prochains évènements : rendez-vous sur la page Ahimsa Réunion






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1.Posté par grapen le 08/10/2017 16:15

J'adhère pas a ces trucs... La non violence est la deuxième forme de la soumission... C'est pas que je critique mais philosophiquement ca reste un truc de paillasson. C'est vrai que fuir le combat, se soumettre, servir ca peut permettre de survivre mais avec quelle morale et quel honneur? On est d'accord que c'est la majorité qui est comme ça. Les gens (enfin les survivants) en Corée du nord par exemple cohabite finalement bien avec les régimes de terreur. Les français en 40 se sont accommodés de la présence allemande (avec le soutien des rouges rappelons le en passant)... Bref les exemples ne manquent pas. Au dessus de tout cela nous avons une justice immanente au dessus des hommes qui se charge si il le faut de rééduquer celui qui aurait la mauvaise idée de se défendre. Faut dire que le système est fait pour aller dans ce sens aussi. Et en ignorant certaines réalités on fini par récolter ce que l'on mérite finalement. Ce qui expliquerait d'ailleurs pas mal de choses, a commencer pourquoi on en est arrivé a nier l'existence du peuple français par exemple, ou encore se foutre de ses choix comme de son premier playmobil. L'esclave soumis n'a pas de droit de citer, c'est assez logique, et cela se prouve un peu tous les jours. Donc la non violence, philosophiquement, ce n'est pas de la non violence pure, c'est juste fermer une porte de la violence pour en ouvrir une autre, je dirais celle de la soumission pour faire simple. Cela étant je pense que c'est une théorie générale, elle ne s'applique pas qu'a la non violence.

2.Posté par pasibo le 08/10/2017 16:22

Ca rappelle Valls qui disait - avec le sourire? - dans une maternelle qu'il faut s'habituer au pire....
C'est ce que font ces gens, ils s'habituent.... Peut être finiront ils même par aimer d'ailleurs.

3.Posté par Ripaille le 08/10/2017 16:27

Ce qu'ils propose c'est la double violence. La violence de l'agression + la violence de devoir s'allonger.
Pour eux s'allonger doit être une seconde nature, pas possible pour tout le monde de pardonner et tendre l'autre joue. Ce qui est une autre souffrance avec une justice politique qui trouve bien souvent des circonstances atténuantes aux criminels (enfin ça dépend bien sur de l'orientation idéologique du juge)

4.Posté par zamal le 08/10/2017 18:03

En quoi le yoga donnera la paix au monde entier? Cest notre mauvaise habitude qu il faut changer,il faut changer notre coeur

5.Posté par lavomatic le 08/10/2017 23:15

Marrant et horrible en même temps. A mon avis ce sont pas les criminels et délinquants qui vont a ces cours, mais les victimes, ou les victimes potentielles.

Donc les mecs déjà pas bien violents a la base, mais si on avait eu un doute la on est rassurés...
Ce qui me fait penser qu'une petite taxe leur ferait pas de mal, et si ca saigne un peu, il leur suffira de prendre un ou deux cours de yoga en plus alors.

6.Posté par Françoise Adv le 09/10/2017 07:59

À grapen, entre autres…
Vous semblez mal informé. La non-violence n’est certainement pas « un truc de paillasson ». Il ne s’agit pas de fuir le combat mais de mener le vrai combat, celui qui respecte son adversaire et cherche à s’en faire un ami, tout en ne cédant rien sur les positions idéologiques, politiques, économiques ou morales. Car quelles que soient les erreurs d’un homme, il reste un homme, et respectable en tant que tel.
Cela passe par la négociation autant que c’est possible, par la résistance, par la désobéissance civile… Ce n’est en aucun cas de la lâcheté comme vous semblez le suggérer, Gandhi disait d’ailleurs que s’il fallait choisir entre violence et lâcheté, il choisissait la violence. Il faut un vrai courage, une vraie détermination pour lutter sans violence, entre autres parce que c’est souvent une lutte qui dure. Et parce que la violence est là, "dans l'air", et elle impacte, même si on refuse de l'exercer contre l'autre (et contre soi, ce qui serait le cas s'il s'agissait de soumission). Diriez-vous que Martin Luther King et Nelson Mandela étaient des paillassons ?

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