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St-Benoît: Le refuge pour chiens obtient un sursis de la sous-préfète



Astrid Puissant devant le refuge annexe de Saint-Benoît
Astrid Puissant devant le refuge annexe de Saint-Benoît
L'association Droit de Cité, la seule réponse contre l'euthanasie de chiens dans l'Est, est toujours à la recherche d'un terrain pour y déménager son refuge. Une entrevue fin février avec la sous-préfète de Saint-Benoît, Hélène Rouland-Boyer, lui offre quelques garanties et un sursis.

Un mois après la réponse négative de la Cirest pour une libération de foncier dans la zone d'activité économique Paniandy à Bras-Panon, l'association Droit de Cité continue de prospecter dans l'Est. Elle possède un refuge à Sainte-Anne et une annexe à Saint-Benoît. Dans les deux cas, les sites ne répondent plus aux exigences formulées par la direction des services vétérinaires.
 
Dans ce tableau peu réjouissant, seule la municipalité de Bras-Panon répond à l'appel de la présidente d'association, Astrid Puissant. Après la solution avortée de la ZAE Paniandy, le maire de Bras-Panon a formulé à celle-ci deux nouveaux replis potentiels pour le refuge en sursis dans la ville voisine.

"Sur les deux terrains proposés par Bras-Panon, et que j'ai visités, l'un des terrains se trouve en zone touristique. Elle doit voir la question avec le maire. Ce premier terrain a notre préférence", souligne Astrid Puissant. Malgré ce classement touristique, la présence d'un club canin déjà sur place conforte l'idée d'une continuité d'intérêt sur ce secteur, de l'avis même du responsable aménagement de la mairie, Jean Fred Damour.

L'autre terrain, en cours d'acquisition par la commune, semble plus favorable sur le plan de son zonage non touristique même s'il demeure plus difficile d'accès pour les futurs adoptants d'animaux.
 
Si l'espoir renaît lorsqu'il s'agit d'évoquer ces deux pistes, la finalisation administrative sera telle que "nous ne disposerons pas du temps nécessaire à l'aménagement du site pour notre activité dans la mesure où les démarches sont longues", concède la présidente bénévole.

En ce qui concerne la destinée de l'annexe du refuge, la sous-préfète accorde à Astrid Puissant jusqu'à fin mars pour faire adopter au plus vite la dizaine de chiens adoptables qui s'y trouvent. Pour le refuge principal de Sainte-Anne, la représentante de l'Etat accepte de laisser le dossier en stand-by encore quatre à six mois.

La solution métropolitaine

Une note positive : les articles des derniers mois sur Droit de Cité ont "sauté la mer". "J'ai été contactée par trois associations de protection animale métropolitaines qui ont eu connaissance de nos difficultés qui leur ont été transmises par des personnes révoltées : elles m'ont fait part de leur soutien moral", tient à faire savoir l'enseignante à la retraite.

La Fondation Assistance Aux Animaux et la SPA de Paris proposent de leur transférer les animaux adoptables afin d'éviter leur euthanasie. "Si nous n'avons pas de solution réunionnaise, nous serons contraints de prendre cette décision pour sauver nos bêtes. Une solution qui laissera sur le carreau les vieux et les estropiés", ajoute-t-elle un bémol.

La Fondation Bardot continue quant à elle de soutenir l'association réunionnaise pour ces frais vétérinaires. Une bien maigre consolation au regard de l'appel aux dons de janvier qui "n'a pas bien fonctionné puisqu'il s'est traduit par 2.000 € seulement de dons alors que nos besoins mensuels sont de 8.000 € minimum".

Astrid Puissant compte plus que jamais sur la diligence dont voudra bien faire preuve la sous-préfecture dans ce dossier en collaboration avec la collectivité de Bras-Panon.

Lundi 3 Mars 2014
ludovic.grondin@zinfos974.com