Société

Souvenirs, souvenirs : Entre la communale et le lycée, des copains et enseignants pas comme les autres

Samedi 3 Août 2019 - 11:04

(2ème partie)


Eric Banor avait une cote d'enfer : il jouait les Shadows mieux que quiconque
Eric Banor avait une cote d'enfer : il jouait les Shadows mieux que quiconque
Je terminai la 1è partie de ce morceau d’anthologie par une mention particulière pour mon digne frangin, ci-devant militaire de carrière.

Comment un tel meneur d’hommes, inflexible sur la discipline, a-t-il pu oublier que lui-même, dans ses années potaches, n’a pas donné sa part aux clebs ? Mystère… Peut-être s’entrainait-il à faire tous les coups pendables pour pouvoir, plus tard, déceler ceux de ses subordonnés, va savoir.

Le miroir de la poche à cul

Je vous ai narré les frasques de monsieur Jean-Pierre, prof de math et chéri des boutiques Chinois ; il faut bien dire que lui et Custine constituaient, pour les buvettes, la clef de voûte de leur chiffre d’affaires.

M. Jean-Pierre, je l’ai dit par ailleurs, confondait souvent « Fontaine Jules » et « Bénard Jean-Pierre ». Michel, lui, avait trouvé une autre finesse pour faire rigoler la claque aux dépens d’icelui. Nous possédions tous, à cette époque, un petit miroir de poche. Un petit miroir à 10 sous acquis chez le Chinois du coin. Au dos de ces petites choses, il y avait toujours une photo de vedette de cinéma et nous passions de longues heures à comparer nos trésors :
« À mwin, mwin néna Eddie Constantine ! »… « La mienne cé Luis Mariano »… « Et à mwin Fernandel »… Ces minuscules miroirs nous servaient à nous refaire une beauté aux récréations, grâce au petit peigne en plastique qui ne quittait jamais notre « poche à cul ». Quand les « bananes » style Elvis vinrent à la mode, vous mesurez mieux le caractère primordial de la chose. Ah mais !

Vous me direz, même la chirurgie esthétique ne fait pas de miracle. Allez expliquer ça à des adolescents boutonneux passant leur temps à faire les yeux doux aux pensionnaires de Juliette Dodu !

Le plus assidu à ces soins capillaires quasi-ininterrompus était « André Cheveu », un bon pote plus soigneux de sa personne que notre chatte Tiburce. Il passait de longues heures à se gominer chevelure et « carabis » à coups de pouce imbibé de salive.

Il faut le créditer d’un certain succès auprès de la gent féminine juvénile. Lu, c’était le boug’ « dan’ chemin, femelle i colle dans mon cul. Mounoir, femelle, vouiiiii !!!!! »

Pythagore au piquet !

Pour en finir lâchement avec monsieur Jean-Pierre, Michel avait trouvé le moyen de changer de place avec un comparse facétieux, de se placer à la fenêtre par où il accédait au généreux soleil inondant la maison de Zéphirin (le proviseur).

Le petit miroir entrait alors en action… Michel capturait le soleil et renvoyait le rayon vers le tableau noir où Jean-Pierre s’escrimait à nous effectuer une démonstration embrumée par les intégrales et les produits de Savannah combinés. Le petit disque d’or lui passait brusquement entre les doigts, disparaissait, revenait, le poursuivait diaboliquement. Le prof lâchait sa craie avec un « Aaaahhhh !!!! » des plus réjouissants, tournait cent fois sur lui-même, trébuchait parfois, se cassait parfois la gu… au bas de l’estrade.

Hors de lui, comprenant vaguement qu’on se payait sa fiole, il fronçait les sourcils, « envoyait Pythagore au piquet, » nous donnait une colle de math et attendait l’arrivée du proviseur, alerté par ses cris.

Inutile de dire que la classe entière se prenait six heures de consigne pour le dimanche suivant. Personne ne bronchait. Michel était le héros du jour.

Oserai-je vous le dire ? Bof… oui ! En ces époques bénies, les profs avaient le droit de fumer durant les récréations. Certains n’hésitaient même pas à allumer leur gauloise en plein cours, ce qui était le cas de M. Misner.

Eh ben figurez-vous qu’un jour, en pleine démonstration d’équation à deux inconnues, démonstration au bout de laquelle il n’arriva jamais (de toute façon je n’y comprenais rien !), M. Jean-Pierre, gros fumeur (entre autres) devant l’Éternel, tenta d’allumer son bâton de craie ! Il fut sauvé par le gong, à savoir la cloche actionnée par Casimir, notre concierge. Le brouhaha de la sortie des classes fit que personne n’entendit notre rugissement de bonheur.

Il expliquait comme un cochon !

Vous ai-je déjà parlé de « mangue-carotte », à savoir l’indigne Claude Payet, soi-disant prof de math et fumier de première ? Je suis sûr que oui mais je ne vais pas me priver du plaisir de vous redire tout le mal que je pense de ce sinistre individu aujourd’hui encore.

Ce suppôt de Satan n’adorait rien tant que tourner en ridicule ceux qui ne comprenaient pas bien ses leçons. Et comme il expliquait comme un cochon, ceux qui n’étaient déjà pas très doués en math y comprenaient encore moins. Il chérissait les forts en math et vouait les autres aux Gémonies. Lorsqu’il remettait les résultats des compositions mensuelles, sa bête noire, c’était moi. Normal, je n’étais pas surdoué en calcul et il en profitait, ce salaud.
Rendant les résultats des compositions, il entamait sa litanie toujours de la même façon :
« Nous allons commencer par les derniers dont le premier est monsieur Bénard Jules ». C’était d’une subtilité, d’une finesse, d’un goût… Mais les salauds de copains s’écroulaient de rire. Je me suis plus d’une fois retenu de lui coller mon poing sur la gueule. S’il était fort en math, il était aussi costaud que l’athlète du réverbère et moi premier au lancer de poids. Mais je ne voulais pas être exclu, donc je fermais ma grande gueule.

Il n’est pas interdit d’être nul en math. Ce n’est pas là péché capital, que je sache. Mais votre mental dépend aussi, en très grande partie, de votre enseignant. En primaire, à La Rivière, le sublime Pierrot Malet avait, en passant par un moucatage gentil, réussi à me faire accepter quelques notions :
« Ti Jules, mon garçon, tu ne peux pas multiplier des ti-cochons avec des ti-canards ! » Ben voilà ! C’était tellement sympa, dit comme ça.

Au lycée, monsieur Oscar Misner, un prof de math d’une rare sévérité, était adoré de ses ouailles. Parce que s’il avait le coup de pied au cul facile et efficace, il savait prendre ses lycéens par le bon bout et faisait preuve d’une efficacité pédagogique sans faille. Avec lui, moi qui n’avais jamais que des 5 voire 6 sur 20, je me hissai vaille que vaille à 9 ou 10 sur 20.

Michel, lui, était le chouchou des prof de math ou de physique-chimie, toujours le premier. Il tentait bien, mon digne frangin, de me consoler de mon désarroi, rien n’y faisait. J’étais nul, point barre.

Je ne pouvais même pas de tenter de lui rendre la monnaie de ses efforts : il était aussi bon que moi en littérature. Bon Dieu lé farceur, voui !

« Rosa/rosa/rosam… »

Les cours de latin étaient un autre sujet à cauchemars épouvantables. Là aussi, il y avait ceux qui comprenaient et ceux qui y entravaient que dalle. C’est-à-dire trois lycéens sur quatre.

Le "maître des maîtres", ce vieux tangue de Jacques Lougnon
Le "maître des maîtres", ce vieux tangue de Jacques Lougnon
J’ai trainé le latin comme un boulet, sept années durant, soufflant, peinant et jurant plus que Jean Valjean sous l’oeil de Javert. Mais je reconnais le bien que cela m’a fait, notamment dans la compréhension de la formation des mots français et dans les analyses logique et grammaticale. En civilisation romaine aussi, chapitre gourmandise. J’explique…
Le grand Ti-Mallol, le Vieux-Tangue, autrement dit l’immense Jacques Lougnon, avait fait commander par M. Béllème, le bibliothécaire du lycée, de petits livrets de « Civilisation latine ». Le cher homme ! Il y avait là-dedans, outre les mystères du gynécée, de l’atrium et de l’impluvium… des recettes de cuisine. Le pied !

Il y avait, dans les sections lettres classiques, quelques génies, dont Jean-Claude Fruteau (oui, le député-maire), qui débrouillait les « hiéroglyphes » du latin et du grec comme moi la recette du poisson aux fines herbes. Et ce gars a toujours été d’une gentillesse infinie, consentant à expliquer aux ânes bâtés que nous étions, les subtilités de « rosa/rosa/rosam… » Jean-Claude trustait les prix d’Honneur comme d’autres les heures de colle et est resté d’une simplicité proverbiale.

Nous avions une chance dans notre malheur de cancres, la Bibliothèque départementale, toute proche, contenait l’intégrale du « De Bello Gallico » de Jules César. Beaux livres reliés de cuir rouge, page droite en français, page gauche en latin. Vous devinez la coupure.

Nous effectuions de fréquentes visites à cette bibliothèque, les jeudis après-midi.

Malgré notre nullité crasse, nous avions donc d’excellentes notes en version latine ; beaucoup moins en thèmes latins. Et aux compositions mensuelles, la catastrophe revenait à bras raccourcis car difficile de tricher.

Un nez lie-de-vin

Le pittoresque sévissait également dans les rangs des professeurs de français-latin-grec. Si, aujourd’hui, certains du même nom osaient se comporter comme ça, leur hiérarchie les aurait depuis longtemps expédiés sur Pluton à grands coups de pompe, sans passer par la case départ.

On se souvient ainsi de Jules Caro, le meilleur pote de Custine et Jean-Pierre. C’est de conserve qu’ils envahissaient la buvette du Chinois tout près, à dix heures et midi.

« Tonton Jules » était d’une maigreur effrayante. On l’apercevait de très loin grâce au nez sévèrement crochu qui le précédait ; un nez qui était le point d’orgue d’une satanée couperose débutant derrière les oreilles et culminant sur le pif quasi lie-de-vin, ce qui se comprend aisément.

Lorsqu’il empoignait le volant de sa 403, après la dernière classe, les autres conducteurs évitaient sagement de démarrer avant lui. Il faut dire que les routes d’alors étaient peu encombrées. Malgré leur faible largeur, il pouvait donner toute sa mesure et, comme dit Achille Talon : « Votre mesure a comme tendance à déborder ».

Ce n’était pas vraiment un champion de la pédagogie mais il n’était pas méchant et nous faisait bien rire. On l’aimait bien.

Une sévérité à couper le souffle !

Il y avait des terreurs, de vraies terreurs ! Au rang des premiers, le sieur « Tara », Léonce Hoareau de son vrai nom. Ce mec était gras, joufflu, roux, « codindé » à mort, demandez la signification à un pote bienveillant.

Suffisant et insuffisant. D’une épouvantable sévérité, il n’a jamais mis une note de rédaction supérieure à 14/20. Sa notation à lui traînait plutôt dans les 5/6. Il a osé un jour me coller un zéro en dissertation pour avoir compris que je n’aimais pas Rousseau, un de ses chéris aussi hypocrite que lui-même. Une autre fois, ce cyclothymique grave m’avait pourtant accordé un 14 concernant Molière, un de mes auteurs favoris. Il avoua même avoir « été surpris », ce qui signifiait sans doute que c’était surprenant de la part d’un crétin comme moi ?

Mon ami Joël se souvient très bien de Tara. Un jour, lors d’une séance concernant je ne sais plus qui, Tara surprit Joël plongé dans un texte loin du sujet du jour. S’emparant rageusement du livre que tenait notre pote, il s’empourpra encore plus que d’habitude et rugit : « Mais que vient faire Beaumarchais ici ? »

Le livre voltigea et Joël se prit quelques heures de colle.

Tara adorait déclamer. Une main tenant Racine, l’autre appuyée sur sa bedaine, il pérorait, petit sourire aux lèvres. Si préoccupé de son génie qu’il ne se rendait pas compte que nous commencions à roupiller. Car Tara, c’était pas franchement Gérard Philippe.

Ti-Mallol, le maître des maîtres

Heureusement que pour sauver l’honneur des prof de lettres, il y avait Ti-Mallol. Le grand Jacques Lougnon (1m65 tout mouillé) était plus qu’un professeur : il était un vrai maître au sens athénien du terme. Tout en bienveillance, calme, pondéré, il avait un sens de la pédagogie confondant. Pour me résumer, fallait vraiment être con pour ne pas intégrer ce qu’il disait.

Il maniait un humour pince-sans-rire redoutable qui clouait le déconneur sur sa chaise et n’a jamais donné une seule heure de colle de toute sa carrière. Pas besoin ; son ironie faisait tout. Il y en avait deux ou trois comme ça : Ti-Paulot et son frère, Pierre Gérard ; monsieur Césari ; monsieur Dervilé ; la généreuse madame Tessier, d’une gentillesse et d’une efficacité incroyables ; madame Bigeard, style « sévère mais juste », pour citer Gotlib. 

Les rangs des prof d’anglais n’étaient pas exempts de bizarreries en tout genre. A commencer par André Chevassus, prof d’anglais, arbitre de foot et grand pêcheur devant l’Eternel. « Vrai » pêcheur, s’entend. Il maniait lui aussi l’humour et on s’esclaffait plus d’une fois pendant ses cours. Surtout qu’il avait une caractéristique n’appartenant qu’à lui : il enseignait l’anglais avec l’accent toulousain, ce qui surprend un peu au début.

Il y avait aussi « Ti-Crabe », monsieur Douyère, un tout petit bonhomme perpétuellement vêtu d’un costume gris anthracite, n’enlevant son chapeau de la même farine qu’une fois assis à son pupitre. En farouche partisan de Shakespeare, il préférait le gin et son copain Johnny aux produits locaux ; et n’allait pas au bistrot avec les Custine et autres Tonton Jules penchant plus volontiers pour Grands-Bois ou Rivière-du-Mât. Tel quel, Ti-Crabe était un bon enseignant. Nous expliquant que si les Anglais avalaient de la purée avec les petits pois… c’était pour empêcher ceux-ci de rouler !

Où est, me direz-vous, le rapport avec « Daffodils at Ullswater » ? C’est une bonne question et je vous remercie etc. Même « Tea pot », madame Chassagne, n’a su nous le dire.

L’ignoble « Crapaud »

Pourquoi « Daffodils » ? Parce que « Tea pot », pas mauvaise enseignante du tout, avait réussi à nous le faire apprendre par coeur malgré notre évidente réticence.

« I wondered lonely as a cloud/That floats o’er vals and hills/When all at ounce I saw/Beside the lake, beneath the trees/A lot, a host of golden daffodils/Floatering and dancing in the breeze ». C’est beau, non ?

On ne saurait clore une chapitre si shakespearien en omettant Peter Boy ; ainsi surnommé pour s’appeler Pierre Garçon. Il était aussi de la race des gentils ; gentil mais attentionné et efficace. C’est lui qui m’avait vendu (pour pas cher) la vieille Simca Aronde grise que j’acquérais un jeudi et explosais le samedi suivant. Il bégayait en français et jamais en anglais. Son seul défaut, il adorait le porridge, une saloperie anglaise bien en accord avec la réputation m…dique de ce qui ne mérite pas d’être appelé « cuisine ».

Au rang des fumiers de la pire espèce, il faut citer M. T., surveillant d’études ; il a de la famille dont certains sont des copains, je ne cite donc pas son nom, les anciens le reconnaîtront. On le surnommait « Crapaud » et c’en était un, un vrai de vrai, dénué de la moindre once d’empathie envers les plus malheureux. Ainsi…

Nous avions un très bon copain, Bertrand, depuis longtemps disparu, souffrant d’épilepsie grave et fréquente. Ce qui ne l’empêchait nullement d’être très bon élève. En salle d’études, il bondissait de son banc :
« Monsieur, mwin na in’ crise ! »

Nous nous précipitions pour l’empêcher de se fracasser le crâne en tombant. Crapaud, lui, apostrophait notre malheureux copain parce qu’il troublait la sérénité des lieux ».

C’est tout juste s’il consentait à ce que deux d’entre nous l’accompagnassent à l’infirmerie.

Curieux porte-serviette !

Allez ! On va finir sur une note amusante. La mésaventure m’est arrivée quand j’étais pion au premier dortoir et je pense que c’est répandu car mon pote Joël, surveillant à l’Ecole Normale, a assisté au même spectacle.

Six heures du mat, sonnerie, branle-bas de combat, c’est l’heure des ablutions. Tout le dortoir se rue vers la salle d’eaux. Quand toute la sainte théorie d’internes se roule par terre :
L’un des pankus, nu comme un ver mais pudique, respectueux de la moralité comme de la pudeur, tient sa serviette sur son porte-serviette personnel, bien à l’horizontale, plus raide qu’un pic-à-glace. Oui, je sais…

« A la prochaine… si vous le voulez bien ».

Souvenirs, souvenirs: Entre la communale et le lycée… Des copains et enseignants pas comme les autres ! (1ère partie)
Jules Bénard
Lu 4666 fois



1.Posté par SOMANKE le 03/08/2019 14:21 (depuis mobile)

Nous étions, en ce temps là 300.000 (env.) habitants sur Notre cailloux et les relations humaines étaient simples et directes. Tu nous rappelles que les surnoms étaient courants et acceptés, fussent-ils moukateurs. Ton avis sur cette « mutation » stp

2.Posté par Babeuf le 03/08/2019 14:52

Excellent!
Je retrouve mes années de collégien presque nul en maths et surtout en Anglais ,traumatisé à jamais par un prof d'Anglais Corse et à l'accent Corse en Anglais qui me fit recopier dès le second cours(après arrachage de la feuille de cahier) la leçon qu'il nous avait dictée sous prétexte que j'écrivais mal!
La fois suivante j'eus à recopier deux leçons et dans les jours qui suivirent ,trois puis quatre etc.;
finalement je renonai à recopier ce qui me valut des heures de colle à foison!!
C'était en 6éme!!!
Finalement je réussis à avoir une note de 0,50 sur 20 au Bac compensée heureusement par les notes récoltées dans les autres matières dont les maths et la physique grâce à deux profs remarquables qui me firent progresser dans ces deux matières.

3.Posté par A mon avis le 03/08/2019 17:36

"prof de math et chéri des boutiques Chinois ; il faut bien dire que lui et Custine constituaient, pour les buvettes, la clef de voûte de leur chiffre d’affaires. "

" l’indigne Claude Payet, soi-disant prof de math et fumier de première "

"il expliquait comme un cochon
...
ce salaud. "

"Une autre fois, ce cyclothymique grave"

"L’ignoble « Crapaud »
...
Au rang des fumiers de la pire espèce, il faut citer M. T., surveillant d’études"


Petit recueil d'insultes de la part d' un nul en math ! !
Tristes images d'une époque !

4.Posté par klod le 03/08/2019 19:38

je reste persuadé que "ce n'était pas mieux avant" , et oui vu le manque de considération des deux trois certains/ à d'autres du "temps d'avant" .................


mais merci Jules ! bel article ( le Monsieur Jules écrit si bien, c'est sincère !!) "nostalgique" et qui nous apprend beaucoup sur l'Histoire , du moins, les "histoires individuelles " de nout ti péi .

5.Posté par LAMPION le 03/08/2019 20:25

Jules si mi gaingne au loto mi arrange a moin po créer un pris de l'écriture et sera ou le premier et sera le
STYLO D'OR.
UN yab la rivire

6.Posté par Mohamem le 03/08/2019 23:34

Ah! Les écoles de la République!! Que de bons souvenirs !! ;)

7.Posté par A JULES BENARD le 04/08/2019 01:36

Sais-tu l'origine du surnom "Tara" ?
Armand

8.Posté par pipo le 04/08/2019 07:04

Si j'ai tout bien compris M Bénard "Le GRAND RAID" De La Réunion c'est vous... Hahaha

9.Posté par Jules Bénard le 04/08/2019 07:20

à posté 5 :

Salut lo Yab la kaz !

10.Posté par TICOQ le 04/08/2019 12:26

En ce qui me concerne, aucune nostalgie de ces années de scolarité ou les instits alcolos pédophiles maniant parfaitement le chabouk, nous anesthésiaient en déballant leur cours sur un ton monocorde et sans explication, en espérant qu'on allait en retenir un dixième.

11.Posté par 974 voire le monde : mieux avant les années 80 90 personnellement mais les jeunes sont l''avenir pas nous le 04/08/2019 15:32 (depuis mobile)

Si personne n''a remarqué ce qui s''est perdu c''est qu''il n''était pas conscient ou dans la m.... depuis avant. C''est personnel, et dépends de la situation actuelle de chacun. Si on est bien tout va. Et on ne peut donc pas en parler en dehors de soi.

12.Posté par 974 voire le monde : mieux avant les années 80 90 personnellement mais les jeunes sont l''avenir pas nous le 04/08/2019 15:55 (depuis mobile)

Au fait ce qui s''est perdu le respect entre autres. Si certains étaient là...

13.Posté par Kayam le 04/08/2019 19:15

On apprend donc que, en ces années - lesquelles ? - les instits étaient pédophiles...
C in "vié rèv" alors de penser que tout ira mieux, dans le futur.
---
Il en est resté de bons souvenirs des lycéennes de fin année 80.

Un groupe de 5 filles (girls band) qui s'est prêté au dress-code du haut blanc, pantalon jaune, chaussures blanches et de bâcher les 2 premiers cours de la matinée pour aller se promener vers la ville de St-Paul et de chanter "La isla bonita" de Madonna avec, en tête de file ce même pseudo. C'est bien de s'en rappeler 😜 Pas une pour ramener l'autre à la raison pendant ces 2 heures.

Plus tard, partageant ensemble : grossesses, naissances, mariages, baptêmes, communions des enfants, rencontres amicales et malheureusement aussi des pleurs pour le DC d'un des enfants...

Mais qu'ils sont revigorants ces moments revenus à la surface... ces rires, ces déconnages, ces partages. Ces 5 filles qui s'aiment tendrement encore aujourd'hui et qui partagent encore réconfort et des SMS devenus à la mode.

14.Posté par Ald'eau le 04/08/2019 19:46

Peut-être est-il prématuré de le faire maintenant, puisqu'il y a un épisode 3, mais...merci !


15.Posté par RADIO BISTROT le 05/08/2019 15:13

@Jules Bénard : comme demandé par un autre lecteur, pourrais-tu plus expliquer l'histoire du surnommé TARA ? et d'ou vient ce surnom si tu le sais ?
Merci

16.Posté par Marie le 05/08/2019 15:24

Bonjour,

A quand un article tout en Anglais ?

17.Posté par L'Ardéchoise le 05/08/2019 16:47

Comme d'hab, des commentaires sympas, faciles à comprendre, sur un texte qui est un plaisir à lire, surtout lorsque l'on y retrouve du vécu.
Et puis d'autres qui sortent dont ne sait où, mais écrits par des mal embouchés, voire par des gens d'une bêtise crasse dont on se demande quelle a été leur vie et comment elle est actuellement !

Salut Kayam, toujours un plaisir de te retrouver.

18.Posté par Marie le 05/08/2019 19:12

A quand une publication en Anglais ?

19.Posté par Kayam le 05/08/2019 21:41

Salut l'Ardéchoise

Si un jour tu viens à La Réunion, je t'offrirais un café à la kaz 😉

20.Posté par RADIO BISTROT le 06/08/2019 08:30

@POST 7 : Armand
Donne moi tes coordonnées (email), je te contacte pour ta question

21.Posté par A JULES BENARD et Radio Bistrot le 06/08/2019 10:13

"Tara" tient son surnom du fait qu'il disait aux élèves turbulents : "Vous, je vais vous TARAbuster !"..
Mon mèl : reagissons974@yahoo.fr
A. Gunet

22.Posté par L'Ardéchoise le 07/08/2019 01:29

Kayam, il vaut mieux prévoir du thé, je ne bois plus de café, mais ce sera avec plaisir !
Bécots.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie

Dans la même rubrique :
< >