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Société

Souvenirs d'une vie, ou : Souvenirs d'une enfance créole... Tome 4


Avant-propos

Les trois premiers tomes des « Souvenirs d'une enfance créole » ont marché au-delà de mes espérances les plus folles. De celles de mon éditeur aussi. Nombre d'amis et de lecteurs ont eu la gentillesse de me demander dans combien de temps sortirait le 4è et je n'ai pu que les prier de me laisser le temps de l'écrire, alors que je n'avais nullement l'intention d'écrire quoique ce fût... sinon mes habituelles mufleries sur le Zinfos974 de cousin Pierrot.

Par - Publié le Lundi 4 Janvier 2021 à 22:14 | Lu 2461 fois

Il me fallut bien vite me rendre à l'évidence, j'avais trop de mémoire donc encore des choses à raconter. L'éditeur, cela va de soi, poussait à la roue.

J'avais encore bien des souvenirs à coucher sur le papier, même si cela ne concernait plus directement mon enfance. J'avais ainsi bien des anecdotes à propos de la Sakay ; de la même façon, je pense qu'une vie ne dépend pas uniquement de ce que l'on voit mais aussi de ce que l'on fait, ainsi que des gens que l'on croise et qui influent sur le cours de votre existence.

Il y aura donc bien des personnes citées dans les chapitres qui suivront, certaines très connues, d'autres moins ; certaines que j'ai aimées et aime toujours ; d'autres que j'ai farouchement détestées et que je cloue toujours au pilori.

J'espère que vous continuerez d'aimer. Bien affectueusement à toutes et tous, Jules Bénard.

++++++++


Je vais vous entretenir dans ce premier chapitre de quelques personnes qui, à mes yeux, sont irremplaçables en raison de leurs engagements, de leurs vies personnelles, et de l'immense influence qu'elles ont pu avoir. Le premier de la série a été et restera une des personnalités préférées des Français, à juste titre.


L'abbé Pierre, une très courte rencontre...

Je crois avoir écrit quelque part, voici bien longtemps, que si toute ma carrière journalistique n'avait servi qu'à préparer cet instant, cette rencontre inespérée, alors, avec l'Abbé, j'avais atteint le point culminant de mon existence. Ce qui peut être surprenant venant d'un incroyant notoire, un « mécréant », disent les grenouilles.

Ceci nécessite une courte explication... J'ai failli être curé, il y a très très longtemps, sur une autre planète. Je me sentais si mal au vieux lycée, loin de ma famille, de mes copains d'enfance, que je caressai un temps l'idée d'entrer au petit Séminaire de Cilaos. Ma grand-mère habitait tout en face. J'y avais croisé un certain Gilbert Aubry. Il avait l'air de s'y sentir heureux. Pourquoi pas moi ? me suis-je alors demandé. Cette idée folle passa très vite, surtout à partir du moment où je commençai à reluquer en douce les copines. Mais je demeurai alors très croyant et suivais avec ferveur les cours d'Instruction religieuse qui étaient alors au programme officiel du lycée Leconte-de-Lisle.

J'adhérai même un temps aux JEC (jeunesses étudiantes chrétiennes). Du temps passa... Quelques longues années plus tard, j'opérai une très longue réflexion quant au surnaturel et à la foi, pour constater que j'étais assez loin d'adhérer à tout ce mysticisme. Il me fallut quelques années pour constater que j'avais définitivement perdu toute foi. C'est à ce moment que j'utilisai le nom de Jésus et non plus celui de Christ, notion inventée de toutes pièces par l'Eglise pour conforter sa mainmise sur ses ouailles. Car il n'est rien de tel que le surnaturel pour effrayer les inquiets et les attirer dans vos rets. Il n'empêche que Jésus restait à mes yeux le personnage le plus important de l'histoire de l'Humanité : quand il dit « aimez-vous les uns les autres », on ne voit pas comment lui donner tort. Mais pourquoi vouloir le séparer du commun des mortels ? S'il est un homme comme les autres, ses paroles n'en ont que plus de valeur. Il est si facile d'être parfait quand on est divin.

Lorsqu'on me proposa de rencontrer l'Abbé Pierre, il me fallut moins d'une seconde pour dire oui.

Raymond Lauret
Raymond Lauret
Un souffle venu d'ailleurs

Ce privilège, je le dois à mon ami Paul Hoareau, ancien responsable du Comité du Progrès et animateur de l'antenne locale de la Fondation Abbé Pierre. Cela se passa au début des années 90 et je travaillais alors à Télé 7 Réunion. Dès que le séjour de l'Abbé fut programmé, Paul m'appela, me demandant si je désirais le rencontrer. Quelle question ! Rencontrer le prêtre qui avait défié l'Occupant nazi, qui s'était dressé face au Gouvernement qu'il accusait de ne tenir aucun compte de ses (justement) laissés-pour-compte. Qui s'était fait élire député pour se faire plus entendre. Nous étions tous en béate admiration devant l'homme de l'Hiver-54.

Je mis cependant une condition, tout-de-suite acceptée par Paul : je voulais dix minutes en tête-à-tête avec l'Abbé. La présence des autres ne me gênait pas, mais je tenais à lui parler seul à seul.

Cela se passa dans une petite case près de l'Hôpital Gabriel-Martin ; il y avait là plus de deux cents personnes avec des lumières plein les yeux. Et une petite table rectangulaire de part et d'autre de laquelle on nous assit, l'Abbé et moi. Moins d'un mètre me séparait du grand Homme.

Lorsque je rentrai au journal, ce soir-là, je ne pus me souvenir ni de la question que je lui posai ni de sa réponse. Je ne pus que faire part de mes impressions et de cette immense joie qui me gonflait l'âme et le coeur. Et aujourd'hui, plus de trente ans après, cela m'est revenu. Il y avait alors dans l'île une bande d'escrocs allant de maison en maison, se disant appartenir à la Fondation, afin de soutirer aux naïfs de l'argent et ai demandé à l'Abbé s'il le savait.

Je ne me souviens toujours pas, en revanche, de ce que l'Abbé m'a répondu.

Il n'y a en mon esprit que ce visage très doux, ce sourire empreint d'humanisme, ces grands yeux clairs reflétant tout l'amour du monde... et ce souffle frais qui me frappait en plein visage. Une voix venue d'ailleurs, ne me demandez pas d'où. Je me rappelle avoir écouté avec un air sans doute idiot, sans chercher à comprendre, mais le coeur en paix. Je me souviens aussi avoir longtemps flotté sur un petit nuage.

Le désir irrépressible de servir : un sacerdoce !

Je suppose qu'il plaira à l'ami Raymond de se trouver en si bonne compagnie ?

Il y a des gens comme ça, qui se soucient plus des autres que d'eux-mêmes. Cela me rappelle ces anciens instituteurs, animés du feu sacré... alors qu'aujourd'hui, on ne vit plus que sur des cendres.

Il en va ainsi de notre ami Raymond Lauret, ancien pion, ancien instituteur, ancien bras droit de Paul Vergès à la mairie du Port.

Raymond avait été notre surveillant de dortoir au lycée Leconte-de-Lisle. Nous l'aimions beaucoup mais il n'en demeurait pas moins un affreux suppôt de Satan, c'est ainsi que nous appelions les communistes. Il est vrai que pour eux, nous étions d'ignobles valets du capitalisme... stipendiés sans doute par la CIA. Et tel quel, nous étions les meilleurs amis du monde. Le moucatage, c'était pour entretenir l'ambiance potache.

Le désir de servir peut entrainer les gens de bien sur les chemins tortueux de l'apostolat ; jusqu'à s'oublier totalement parce que, quelque part, des démunis ont besoin que l'on s'occupe d'eux. Car si j'ai été et suis resté « anti-communiste primaire et viscéral », comme ils l'ont écrit à mon propos, j'essaie néanmoins de rester conscient de toutes avancées sociales qu'ils ont amorcées et réalisées : droit des plus démunis, droits des travailleurs, droits des femmes... dans une Réunion qui était soi-disant département mais n'en avait que le nom, ils se sont quand même dressés contre une droite toute puissante se croyant toujours investie de droit divin.

Ce qui ne les autorise nullement à parler des « fraudes électorales de la droite » : ils en ont fait autant mais y ont moins bien réussi, voilà tout.

Raymond, lui, fait partie au premier chef de ces gens de gauche qui avaient le sens du devoir chevillé à l'âme. Dès après son baccalauréat, tout en étant surveillant d'internat pour gagner sa vie, il se prépara au métier d'instituteur. Mais une circonstance fit dévier son chemin vers d'autres pupitres que celui du maître d'école. Appelé à aider Paul Vergès, il renonça à une carrière toute tracée.

Il aurait pu (et eut sûrement réussi) devenir directeur d'école, principal de collège, proviseur, voire recteur car en cette époque bénie des dieux, c'était encore possible par la voie de l'avancement interne. Je me souviens qu'un des derniers vice-recteurs de l'île, un certain Boyer (pas réunionnais) fut instituteur primaire. Mais du jour au lendemain, Raymond Lauret se mit en congé de l'éducation nationale, acceptant du même coup de toucher quatre à cinq fois moins.

L'homme n'est jamais seul

Je veux ici saluer bien bas sa compagne, la gentille Danièle, qui accepta que son époux se sacrifia sur l'autel du bien-être en faveur d'un certain mieux des démunis : toutes les épouses n'ont pas cette grandeur d'âme.

Dans le même temps qu'il devenait premier adjoint du chef du PCR, Raymond était également porté à la trésorerie du parti. Ce qui allait lui valoir bien des mésaventures, on y reviendra...

Avec ces mandatures communistes, la commune du Port allait se transformer de façon spectaculaire. Ce qui était alors une vraie « plaine-des-galets » allait se transformer en oasis verdoyant ; les cités ouvrières y pousseraient bientôt comme des champignons. Personne n'y croyait alors.

Le progrès social porta en même temps sur l'éducation, au prix, parfois, d'amusantes contorsions légales.

Un jour, ainsi, l'inspecteur du premier degré, M. Soutric, avertit Raymond que treize postes lui étaient réservés à la prochaine rentrée. Mais avaient-ils les moyens d'accueillir ces enseignants... et les ouailles ?

Ils s'en donnèrent les moyens et, sans aucune autorisation légale, sans délibération municipale ni permis de construire, ils trouvèrent les moyens, en peu de temps (quelques mois) de mettre debout le nombre voulu de classes, de sanitaires, de réfectoires et de cuisines. Pour quatre fois moins cher que ce qui se faisait habituellement. Avec les félicitations du Préfet, s'il vous plaît !

Meurtre sur commande

Un très gros coup dur fut « l'affaire Rico Carpaye ». Ce fut le coupe-gorge électoral par définition. Un soir d'élections législatives, élections remportées par le maire de Saint-Louis, Jean Fontaine, ce dernier organisa un cortège de la victoire sur les terres de Paul Vergès, son ennemi défait. Raymond écrivit au Préfet pour lui dire ses appréhensions, lettre dont il ne fut tenu aucun compte. Et ce qui devait arriver arriva. Au rond-point du Coeur-Saignant, le cortège des fontainiers tomba sur un petit groupe de partisans communistes... et fonça dedans. Rico fut écrasé sans coup férir. Ses assassins ne furent jamais identifiés.

Les explications fournies à la presse par la préfecture étaient celle fournies par Jean Fontaine, ce qui provoqua l'ire de Raymond, qui écrivit aussitôt au Préfet pour lui remettre les idées en place. Ce que le Préfet admit bien volontiers.

A propos de Jean Fontaine... Cet individu peu reluisant, élu avec les voix de droite, s'empressa de s'inscrire au groupe Front National dès son arrivée au Palais-Bourbon. Il n'était plus à une bassesse près. Lui qui avait fait tabasser les journalistes du Quotidien sous une raison qui laisse pantois : « Quand on n'est pas avec moi, on est contre moi ! » Ça c'est de l'humanisme, qui consiste à refuser à l'autre le droit de penser. Il n'en était pas à une monstruosité près. Alors qu'il n'était qu'ingénieur divisionnaire des eaux-et-forêts, il abreuvait d'amendes énormes les petits planteurs du cirque de Mafate sous le prétexte qu'ils faisaient paître leurs boeufs n'importe où. Ce qui peut sembler très grossier quand on sait que les bovins se contentent d'herbe et ne touchent pas aux écorces des tamarins.

Les gens de Mafate s'étaient jurés de lui faire la peau et Jean Fontaine n'allait jamais plus là-haut sans une solide escorte de gens armés. 

Je vous avais prévenu : il y a des gens dont je parlerai et que je déteste farouchement. Ce n'était qu'un début.

Le feu des tirs croisés

En sa qualité de trésorier du PCR, Raymond eut souvent fort à faire avec les limiers de la brigade financière parisienne. Dame ! Il fallait bien chercher à atteindre le parti par tous les moyens et Raymond les eut souvent sur le dos. Il n'en est jamais rien sorti et Raymond n'est jamais passé en justice.

Toutes ces avanies ne lui ont jamais fait perdre sa foi en la mission qu'il s'était imposée.

Ils sont nombreux, les gens de devoir que j'ai eu la chance de croiser, même très brièvement parfois. Le père Pedro, par exemple.



 

Souvenirs d'une vie, ou :  Souvenirs d'une enfance créole... Tome 4
Je l'ai rencontré une fois, ça dura au moins cinq minutes, chez lui à Akamasoa. J'y étais en compagnie des Frères trinitaires, correspondants à Madagascar d'Enfants du monde-Réunion.

Ce qui n'avait été jusque-là qu'un immense dépotoir à ciel ouvert était devenu un charmant village aux ruelles fleuries, au sol de briques d'argile, bordées de mignonnes maisonnettes propres et avenantes.

Notre convoi tomba sur un attroupement animé. Nous nous arrêtâmes pour voir. Un grand homme, très beau, à la barbe blanche fournie, vint vers nous et nous fûmes immédiatement sous le charme de cet homme qui, depuis des décennies, oeuvrait au bien commun des pauvres d'entre les pauvres. Il reconnut les Trinitaires qui nous guidaient et s'enquit de notre identité. Je crois être parvenu à balbutier mon nom. Là aussi, comme chez l'Abbé, il se dégageait quelque chose de supérieur, même pour un incroyant. Je ne peux en dire plus car je ne l'ai croisé que trop peu de temps pour ça.

 

Souvenirs d'une vie, ou :  Souvenirs d'une enfance créole... Tome 4
Il y a même Robinson

Je ne peux terminer ce premier chapitre sans mentionner « ti-Guy », autrement dit Guy Zitte, le Robinson des îles éparses, contractuel de la météo, qui vécut quelques décennies sur ces bouts de territoire à une époque où on levait encore le doigt en l'air pour savoir le temps qu'il ferait demain.

Guy Zitte y a participé au développement des installations météorologiques. Plus tard, à la retraite, il a milité au sein de diverses associations humanitaires locales, aide aux prisonniers, activité au sein de la Fondation Emmaüs, etc.

Son énergie et son sourire légendaire font chaud au coeur.

Je vous parlerai, dans un autre chapitre, de gens de bien dont la route a croisé la mienne. Et aussi de quelques salauds pas piqués des hannetons, promis.


Jules Bénard
Le plus ancien de l’équipe ; la mémoire de Zinfos. Jules Bénard, globe-trotter et touche-à-tout... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Spartiate le 05/01/2021 04:51

Au plaisir de vous relire, à travers ces quelques lignes,tout un passé, un bout de notre vie, le sentiment de regrets de n’avoir pas su en tirer davantage non pas en terme d’argent, mais la relation avec les autres, comme si aujourd’hui il y a un manque peut-être de ne avoir été de cette génération ambitieuse pour son pays......

2.Posté par Alain Bled le 05/01/2021 08:18

Bravo Jules, mais ne nous en dis pas trop, il faut que les gens aient la curiosité d'aller chercher tes aventures en librairie ! :))

3.Posté par Imprécisions dues à la mémoire sans doute le 05/01/2021 08:47

Rico Carpaye est mort d’une balle tirée du convoi de victoire et non écrasé comme se rappelle Jules Bénard.
Quand à Jean Fontaine, en effet député FN, il n’a pas pu s’inscrire au « groupe » puisqu’il était seul élu FN en 1981.
Il vaut mieux le préciser, puisque Jules Bénard ne rectifie jamais ses écrits même quand il a tort, comme récemment dans la durée de construction de l’ancien pont de la rivière des galets. Il écrit que ce « qu’il arrange ».

4.Posté par Imprécisions dues à la mémoire sans doute le 05/01/2021 08:49

Guy Zitte a également été élu (adjoint de Saint-Denis) et il a payé cher et injustement pour Auguste Legros dans une sordide affaire de bons d’aide sociale « électoraux » détournés.

5.Posté par souvenirs souvenirs le 05/01/2021 08:52

Raymond Lauret, humaniste distrait qui aurait perdu une valisette pleine de documents liés à l’endiguement de la rivière des Galets, qui a valu bien des soucis à celui qui a été maire du Port à sa place. Mais lui en effet n’a pas été inquiété.

6.Posté par PEC-PEC le 05/01/2021 11:25

Ha ! Voilà le retour du Jules comme on l'aime, quand il nous conte SON histoire de la Réunion et de la région.
N'en déplaise (post 3) il nous raconte SON histoire et pas un livre d'histoire. la vertu du témoignage personnel est bien plus savoureuse qu'un banal livre d'histoire dans toute sa rigueur....Jules nous permet de rêver sur son pays, son vécu, ses sentiments, ses aventures, je pense qu'à aucun moment il ne cherche a tromper le lecteur.
Pour la précision historique il suffit de retourner à son travail dans la grande saga de l'île du mémorial, superbe œuvre collective, rigoureuse et parfaitement documentée.

7.Posté par L'Ardéchoise le 05/01/2021 11:47

3-4 : si tous les livres d'Histoire étaient parfaits, sans erreurs ou imprécisions, cela se saurait !
Mais il y en a qui sont plus agréables à lire que d'autres, question de qualité d'écriture...

8.Posté par Bayoun le 05/01/2021 11:54

Il est jamais trop tard pr vous convertir, il n'y a pas de honte à ça, met l'orgueil de coté, votre ciel s'éclaircie les nébulosités disparaissent.
Le temps qui passent, nos jours vont plus vite qu'un coureurs.
Alors bonne méditation il n'est jamais trop tard pr bien faire le temps perdu ne se ratrappe guère.

9.Posté par Imprecisions le 05/01/2021 19:28

Oui enfin, je veux bien que Jules embellisse la situation comme ça l’arrange un peu en parlant presque d’un accident !
Mais il y a quand même une différence entre être écrasé par une voiture et tué par un tir de fusil. Et ce serait tout à son honneur de rectifier cette erreur.

10.Posté par Imprecisions pour Post 7 le 05/01/2021 19:30

Il y aussi une différence entre raconter une histoire et bien écrire.

11.Posté par L'Ardéchoise le 05/01/2021 21:54

10 - Pour "raconter une histoire", il vaut mieux bien écrire, et charmer ou intéresser le lecteur.
Pour "raconter l'Histoire", c'est également agréable si c'est joliment écrit, mais hélas c'est parfois barbant, dans un style ampoulé et cela n'empêche pas les approximations.
Et puis les souvenirs des uns ne sont pas forcément ceux des autres...
Cela donne un droit à l'erreur, surtout quand elle ne change pas le cours des choses, puisque le personnage en question est mort de toute façon.

12.Posté par Imprecisions pour Post 7 le 06/01/2021 08:25

C’est sûr qu’un mort par accident, ce n’est pas différent d’un meurtre pour motif politique.
Le problème est une relecture politique de Jules B. qui n’est pas innocente et dans lequel des naïves se laissent porter.

13.Posté par Portois le 06/01/2021 08:29

La mort du jeune Rico Carpaye n’est pas une erreur mais la conséquence de l’organisation par des dirigeants politiques irresponsables d’un « défilé de la victoire » mené par des nervis.
Il vaut mieux se taire parfois que réécrire l’Histoire de notre ville et porter atteinte à la mémoire du « personnage », comme vous dite l’Ardéchoise. Une terme honteux.

14.Posté par tipierrelacavale le 06/01/2021 07:59

À moins d être dans un pays communiste totalitaire, il ne me semble pas qu il soit interdit de défiler....

15.Posté par L'Ardéchoise le 06/01/2021 12:57

A 13 : la narration de Jules comporte plusieurs "personnages", comme souvent les histoires sur la vie des gens.
En quoi est-ce honteux de nommer "personnage" celui dont il est question dans les échanges ?
En quoi serait-ce un manque de respect ?
Ce n'est pas un terme familier, que je sache !
J'aurais pu écrire la même chose pour l'Abbé Pierre, qui a toujours forcé mon admiration, si un commentaire l'avait concerné et je ne vois pas en quoi j'aurais dû me sentir honteuse.
Avant de critiquer les mots, appréhendez d'abord leur sens premier afin d'utiliser "le mot juste" !!!

A 7 : la "naïve" se contente de lire, d'apprécier (ou pas parfois) mais n'étant pas Réunionnaise n'a pas cette "fierté" qui vous fait réagir, vous ou d'autres, pour défendre becs et ongles en permanence le moindre manquement à vos idées, vos certitudes, respectables certes, mais donnant lieu trop souvent à des polémiques stériles à la place d'échanges constructifs où le mépris et la diatribe n'ont pas leur place.

16.Posté par Imprécisions le 06/01/2021 20:55

Il ne s’agit pas de polémiques stériles mais de rétablir un fait historique: Rico Carpaye a été tué par un meurtrier (qui a d’ailleurs été condamné) d’un coup de fusil.
Pas d’un accident automobile.
L’échange constructif devrait déboucher sur un Méa culpa de Jules B.

17.Posté par Portais le 08/01/2021 21:12

Post 14: défiler non, mais venir narguer et défier, avec au moins un fusil, l’ « ennemi » blessé chez lui, ça ne pouvait que déboucher sur un drame.

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