Courrier des lecteurs

Soutien de la FSU aux personnels confrontés à la violence dans leur métier

Lundi 29 Octobre 2018 - 09:48

La FSU apporte son soutien à tous les personnels de l'éducation qui, confrontés à des phénomènes de violence dans l'exercice de leur métier, sont trop souvent laissés seuls, trop peu accompagnés et trop peu soutenus. 

La FSU exige que l'administration les soutienne et leur offre la protection fonctionnelle à laquelle ils/elles ont droit ainsi que l'accompagnement nécessaire.

A travers les témoignages exprimés sur les réseaux sociaux comme ceux recueillis régulièrement par les militant-es de la FSU, ce qui ressort fortement est le sentiment d'abandon, le déni de l'institution, les méfaits d'un mode de management fondé sur des indicateurs de performance.

Les annonces faites par le Ministre le 26 octobre semblent bien décalées par rapport à l'exercice quotidien du métier. 

En plaçant uniquement les réponses sur le plan sécuritaire, elles ne répondent pas aux problèmes de fond exposés par les personnels. 

Pour la FSU, il est  indispensable de prendre les sanctions adaptées quand ces violences relèvent d'agressions et de menaces explicites mais il est tout aussi nécessaire de donner les moyens aux équipes éducatives de prévenir ces violences. 

Les problèmes de fond ne pourront être traités que par des mesures éducatives confortées et renforcées et par l'implantation dans les établissements d'équipes pluri-professionnelles.

La FSU rappelle qu'Education nationale a la responsabilité de l'éducation de tous les jeunes.

Elle se doit de donner les moyens aux équipes d'enseigner dans de bonnes conditions afin que tous les jeunes accèdent à des savoirs ambitieux. 

Il est par conséquent nécessaire de s'appuyer sur l'expertise des personnels, d'entendre leurs demandes, de conforter leurs actions d'enseignement, de donner aussi davantage de moyens en nombre d'emplois, de formation et de temps de travail collectif.

Sur tous ces aspects essentiels, le Ministre reste silencieux. Et les choix faits, alors qu'il s'apprête à supprimer des postes, ne répondent pas à l'objectif impératif d'éducation pour tous les jeunes.
FSU Réunion
Lu 259 fois



1.Posté par justedubonsens le 29/10/2018 14:58

Beau discours de circonstance. Fallait-il en arriver à cette extrémité pour que FSU et consorts se manifestent ? Voilà plus de 20 ans avec le soutien de gauchistes attardés que cette relation élèves-professeurs se dégrade. Bien des profs soucieux de faire ami-ami avec les élèves ont banni les barrières que les générations pré soixante-huitardes ont connu et qui "imposaient" le respect envers les enseignants. Aujourd'hui même les premières générations d'élèves ne savent plus ce qu'est la respect. Le tutoiement quasi systémique, rompt toute barrière. Des parents incapables d'éduquer leurs mômes s'en déchargent sur l'éducation nationale pour avoir la paix et si par grand malheur leur merveilleuse progéniture vient à avoir une mauvaise note, l'enseignant va comprendre ce qu'il lui en coûtera !
Ce métier où on a supprimé toutes les mesures punitives et contraignantes qui font de l'élève un enfant roi qui n'a absolument rien à craindre et qui au besoin trouvera des soutiens pour accuser le professeur de violences, voire d'atteintes sexuelles par vengeance ou simplement "pour rire" sans mesurer les conséquences de leurs actes. Le système hypocrite des établissements "méritants" qui abandonnent leurs enseignants à eux mêmes pour sauver leur réputation et ne pas faire de vagues.
Oui le mal est grand. Vous ne voulez pas de mesures contraignantes, de personnels adaptés à la discipline, de système de notations pour ne pas "faire de différences". Quand tous ces biens pensants qui vivent dans le monde des bisounours comprendront que leur idéalisme a pourri le monde éducatif, alors peut-être, je dis bien peut-être, pourra être mis en place un système qui permettra de revenir aux bonnes manières et à leur respect par une minorité qui pourrit le système !

2.Posté par Bertel de Vacoa le 30/10/2018 10:45

1.Posté par justedubonsens le 29/10/2018 14:58

LOL ...Machin Truc.. sors de ce corps ! LOL... je croyais que vous aviez un NOM et que vous n'avez jamais utilisé de pseudo... LOL...

3.Posté par jeremi le 31/10/2018 07:40

Concernant l'enseignante qui avait été braquée par un lycéen avec une arme factice, à Créteil, rappelons que, deux mois auparavant, ce lycéen avait empoigné et frappé à l'arcade sourcilière un gardien de la paix dans un commissariat de Créteil qui, blessé, a dû se rendre aux urgences (sur son site le magazine Le point avait d'ailleurs relaté cette affaire en publiant un article ayant pour titre :
"INFO LE POINT. Créteil : en août, le lycéen s'était battu avec un policier".
C'est la preuve que les professeurs ont pour mission de garder des prédélinquants et des délinquants pour qu'ils n'aillent pas gonfler les statistiques de l'insécurité. Les enseignants sont donc condamnés à garder ces renégats qui pourrissent les cours et qui endommagent l'avenir des bons élèves désireux de travailler. Recruter des surveillants ne servira à rien car ils ne sont pas dans les salles de cours et c'est là que s'exerce principalement la violence verbale et physique contre ceux qui y sont présents (bons élèves et professeurs). D'autre part, faire rentrer des policiers dans les établissements scolaires, comme l'envisage le ministre de l'Education nationale, c'est de la poudre aux yeux puisque ces représentants de l'ordre ne pourront être présents dans les salles de classe et, encore une fois, c'est là que se manifeste la violence verbale, physique et psychologique comme ce fut le cas du braquage de la professeur dans un lycée de Créteil. Nous sommes toujours dans la politique de la poussière sous le tapis. La solution qui semble convenir serait d'installer dans chaque salle de classe une caméra qui serait mise en route, dès la première seconde d'entrée en classe, par l'enseignant qui le souhaite et avec l'effacement (par l'enseignant) de l'enregistrement à la fin du cours si aucun incident n'a eu lieu. Un peu comme pour les policiers qui portent sur eux une caméra lors de leurs contrôles d'identité. Voilà une solution qui calmerait beaucoup de perturbateurs et destructeurs de l'Education nationale.

4.Posté par christophe le 31/10/2018 07:43

La politique de la poussière sous le tapis a montré ses limites avec ce fait divers récent immonde avec le lycéen qui avait baraqué sa professeur, à Créteil. Depuis des années, la loi du silence, imposée par les autorités hiérarchiques de ce ministère, a développé chez ces délinquants et prédélinquants un sentiment d'impunité. Au pire, après leur acte, ils n'ont droit qu'à des mesurettes en guise de répression règlementaire. Le mot d'ordre du sommet de la hiérarchie est qu'il faut les garder dans le système éducatif le plus longtemps possible (le président de la République a même déjà programmé le recul de l'âge de la scolarité obligatoire à 18 ans au lieu de 16). En sous entendu, cela signifie que les enseignants doivent jouer le rôle de gardien de ces racailles pour que ces derniers n'aillent pas alimenter les statistiques de la délinquance du quotidien. Entre deux élections, il faut comprimer les statistiques. Voila l'objectif suprême de la poussière sous le tapis !
Ces élèves minoritaires, mais très actifs dans le mal, imposent leur système de valeurs aux bons éléments de la classe désireux de réussir mais qui, malheureusement, subissent la dégradation quotidienne des cours. Par exemple, une des règles mafieuses que doit respecter tout élève est qu'il ne faut pas dénoncer. Ce qui est très commode pour le renégat qui passe son temps à commettre des actes malveillants dans l'enceinte scolaire. Une autre règle imposée par ces pourritures est qu'il ne faut pas être trop bon élève sous peine de recevoir comme colibet celui de bouffon. Autre exemple : un mauvais grain qui a commis un acte malfaisant contestera en jouant l'innocent avec une insistance tellement forte qu'il parviendra à semer le doute dans l'esprit de l'administration au détriment de l'enseignant puisque ce sera la parole de l'un contre celle de l'autre. Le doute doit profiter à l'accusé dit l'adage et ils savent en jouer. C'est un savoir faire qu'ils pratiquent lorsqu'ils sont mis en garde à vue et ils appellent cela "bluffer".
Le ministre propose d'interdire les portables au lycée mais que cherche t-il par cette solution ? Eviter que des affaires comme celle de cette professeure braquée restent dans l'ombre ! Si cette interdiction était en vigueur, personne n'aurait eu connaissance ce ce sordide fait divers. Notons que cette professeur n'en avait même pas parlé à sa hiérarchie (loi du silence oblige).
Recruter des surveillants pour contrer cette violence est illusoire car il sera impossible d'en mettre un derrière chaque brebis galeuse et encore moins dans les salles de classes. Rappelons que le braquage a eu lieu dans une salle de cours. La solution qui semble convenir serait d'installer dans chaque salle une caméra qui serait mise en route, dès la première seconde d'entrée en classe, par l'enseignant qui le souhaite et avec l'effacement (par l'enseignant) de l'enregistrement à la fin du cours si aucun incident n'a eu lieu. Un peu comme pour les policiers qui portent sur eux une caméra lors de leurs contrôles d'identité. Voilà une solution qui calmerait beaucoup de perturbateurs et destructeurs de l'Education nationale.
Tout fonctionnaire est soumis à une obligation de réserve. En clair, il doit la fermer et enfreindre cette règle entraîne des sanctions. Le résultat est que l'Education nationale conforte par son inaction les prédélinquants dans leur comportement destructeur et, à la sortie du système éducatif, ils s'en donnent à coeur joie puisqu'ils sont formatés pour le mal. Et ces dangers publics constituent un vivier inépuisable pour alimenter le terrorisme sur notre sol. Les faits l'ont démontré. La plupart des assassins radicalisés viennent du milieu de la délinquance.
Si l'Education nationale par son ministre et les autres décideurs politiques ne prennent pas leur responsabilité, notre avenir et celui de notre descendance sera encré dans l'enfer.

5.Posté par Réunionnaise le 31/10/2018 16:56 (depuis mobile)

Tout sera privatisé. Mais auparavant tout doit être saccagé. Et comme personne ne bouge...Ne vous plaignez pas. Ne fatiguez pas Macron il a besoin de repos.

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter


Dans la même rubrique :
< >

Vendredi 16 Novembre 2018 - 10:37 Jusqu’où l’hybris ?