Education

Sondage: 26 élèves par classe? "Pas trop" pour les Zinfonautes

Vendredi 9 Septembre 2011 - 16:50

Sondage: 26 élèves par classe? "Pas trop" pour les Zinfonautes
Le dernier sondage en ligne sur Zinfos concernait les nombreuses perturbations de cette rentrée scolaire à propos du nombre d'élèves par classe. Le chiffre fatidique de 26 élèves maximum par classe est ardemment défendu par les syndicats qui renvoient le recteur à ses promesses. Pour 60,7% des Zinfonautes, 26 élèves par classe n'est pas "trop" pour garantir un enseignement de qualité. En revanche, 38,1% considèrent que les classes devraient être encore moins chargées.

Nouveau sondage en ligne : "Qui remportera la Coupe du monde de rugby ?"
Lu 1289 fois



1.Posté par Noé BABET le 09/09/2011 17:24

noe974
20 ou 26 élèves , ce n'est pas le problème d'effectif qui gène ...IL faut savoir que le public "élèves" a changé ...Ce public n'a pas les mêmes soucis que le public "élèves " d'antan ...Pas les mêmes besoins ...
On constate que les différents gouvernements depuis le passage des socialistes en 81 ont fortement dégradé le climat et ce avec la mainmise des syndicats idéologues qui ont saboté l'autorité du corps enseignant ...
Le gouvernement gère l'Ecole, et l'Hôpital, comme on gère un hypermarché. L'être humain n'est ni un objet ni un produit. Il y a 5 ans, dans l'administration de l'Education Nationale, on parlait de pédagogie, maintenant, on ne parle que de moyens, de résultats, de chiffres.....écoles à vitesse variable fonction des revenus des familles et recrutement des élèves en fonction de la fortune. Avec les conséquences prévisibles que cela aura sur notre Patrie et sa laïcité....
Le plus abracadabrant? La formation (ou l'absence totale de formation) des enseignants. Il y a des dizaines de livres publiés depuis 30 ans: pourquoi les "ânes" de nos ministères ne les lisent-ils pas ? lisez Polony, Brighelli , Milner: ils ont fait l'état des lieux. Tous les ministres de gauche comme de droite ont été nuls: Jospin, Lang, Bayrou ... C'est à s'arracher les cheveux de constater leur consternante nullité.

2.Posté par sgeg le 09/09/2011 19:02

le gros problème de l'éducation nationale est la politisation extrème de syndicats pourtant minoritaires !
leur objectif est politique...transformer l'école en un lieu de " bourrage de crâne " et non plus en un lieu de transmission de connaissances , d'apprentissage de méthodes de travail et aussi de transmission de valeurs républicaines et donc laïques...pour moi , la laïcité vaut autant pour le religieux que le politique...les enseignants doivent être neutres en ces domaines !
ce n'est plus le cas , et quand on voit des lycéens et des collégiens venir manifester contre tout ce qui ressemble à un changement , parfois soutenus par des parents ( eux mêmes gravement conditionnés par leur séjour à lécole ? lol !) on se dit qu'il y a quelque chose de vraiment pourri au royaume de l'enseignement public...et pendant ce temps , l'illétrisme persiste , le chômage des jeunes flambe....
tout est à reprendre de A à Z , et ce n'est certainement pas qu'une question d'effectifs par classe !

3.Posté par démocrate le 09/09/2011 19:03

J'avoue être agréablement surpris : 60.7% seulement alors qu'à la lecture des sujets et des commentaires on pouvait s'attendre à du 90.95%. Il y a de l'espoir

4.Posté par Snoopy le 09/09/2011 19:04

J'ai une classe de 34, je ne suis pas la seule...
Mon objectif principal? Survivre!

5.Posté par bertel le 09/09/2011 19:30

"Sondage: 26 élèves par classe? "Pas trop" pour les Zinfonautes"

Les sondages débiles ne sont pas vérité et discréditent fortement les sites qui ne savent plus quoi mettre en ligne pour exister.

Bertel de Vacoa

6.Posté par Caton2 le 09/09/2011 22:31

Je suis à 100% d'accord avec sgeg. L'éducation nationale est un bateau ivre. Qu'il coule! j'ai un conseil à donner aux parents: gardez vos enfants chez vous et inscrivez les au CNED.

7.Posté par Gérard Jeanneau le 10/09/2011 08:19

Oui, l'école est politisée. Et qui mènent la danse? des syndalistes chevronnés, dispensés de cours grâce à un arrêté de mai 68. On doit compter à La Réunion pas moins de 100 enseignants déchargés de cours totalement ou bénéficiant d'une demi-décharge. Ils ont tout le temps pour préparer les grèves. Un exemple parmi tant d'autres : Raymond Mollard du SNES; il a dû faire trois ou quatre années devant des élèves ! Et le reste, au milieu des grévistes et auprès de Vergès.

Il n'est pas trop tard pour abroger cet arrêté, cause d'un gros gaspillage de nos deniers publics.Que le futur président de la république s'attelle à cette tâche !


Voir le lien ci-dessous :

8.Posté par Zananas le 10/09/2011 12:56

et dans un lyçée très côté de St Denis, il y a + de 5 classes de seconde / 10 avec + de 34 élèves ( jusqu'à 36 des fois) pour y travailler là-bas, je sais de quoi je parle! et mes collègues comme moi perdent parfois les pédales!

9.Posté par Caton2 le 10/09/2011 13:32

7. C'est exactement ce qui se passait à l'ORTF, avant que Giscard ne fasse sa réforme. Des syndicalistes déchargés de leur activité professionnelle et qui dirigeaient la TV nationale en misouk. Leur chantage? On coupe le robinet à image et on met la mire...
À l'EN, foutre la merde c'est devenu un vrai sport entre syndicats. C'est à qui sera le plus réactif, le plus vindicatif. Certes, on met en avant des idées généreuses (socialistes bien sûr). Des idées qui sont quasi inattaquables. Moins d'élèves par classe, des horaires aménagées, du rattrapage scolaire individualisé. Qui peut être contre? Tous savent que c'est irréaliste; que l'EN, c'est déjà 25% du budget de la France; qu'il faut plutôt améliorer l'investissement personnel et faire avec la conjoncture économique. Mais peu importe, viva la revolution! Nos syndicalistes et leurs troupes sont d'éternels adolescents...
Alors on prend en otage les élèves et leurs parents, dans un but uniquement politique. Et on ne fait aucun effort pour se remettre en cause, pour ouvrir son esprit au monde contemporain.
C'est grave. Dans les disciplines littéraires, on enseigne le plus souvent une pensée dogmatique. Au lieu d'ouvrir l'esprit, on le referme sur des certitudes. Cette rigidité fait d'énorme dégât dans les disciplines intermédiaires (qui font appel autant aux sciences et techniques qu'à la culture générale). Pour avoir exercé de nombreuses années dans l'enseignement supérieur (comme chargé de cours, et parallèlement à mes activités professionnelles), je peux témoigner que beaucoup de nos enfants arrivent à l'université avec des idées toutes faites, complètement erronées ou dépassées pour la plupart. Il faut au moins six mois voire un an pour qu'ils arrivent à accepter de désapprendre, avant d'être en capacité d'apprendre. Pour certains, c'est mission impossible. Une seule issue pour eux: l'enseignement... C'est triste pour leurs futurs étudiants!
Pourquoi? Parce que les professeurs, notamment de terminale, sont plus occupés à faire passer leurs théories et idées aux futurs étudiants, qu'à remettre en cause leur savoir, à l'adapter à l'évolution des idées, de la culture et des techniques, notamment informatiques. Ils n'ont jamais eu l'occasion de vérifier la validité de ce qu'ils avaient appris puisque leur statut d'enseignant les a mis hors circuit du monde professionnel, du monde réel, du monde créatif. Plus grave encore, ils tiennent leurs certitudes d'autres enseignants, leurs anciens professeurs-mandarins de l'enseignement supérieur, qui eux non plus, n'ont jamais connu le monde professionnel, et qui eux-mêmes...
Vous imaginez combien nos enfants peuvent se trouver déphasés, lorsqu'ils sortent de l'université, après avoir subi l'ultime bourrage de crâne des mandarins qui ont enseigné à leurs profs, avec par exemple, un master en "connaissance des banlieues" (si, si, ça existe), ou en linguistique créole? Ils ont bac+5 ou plus. Ce sont des diplômés de l'université française.
Vous comprenez pourquoi les universités anglo saxonnes tiennent le haut du pavé. Dans ces universités, il y a osmose entre le monde professionnel et le monde de l'enseignement. En France, l'université est un château fort, d'époque médiévale, imperméable au monde des manants, ceux qui bossent à je ne sais quelle tâche obscure. Vous ne savez pas comme j'ai pu rire de ce que j'ai entendu lorsque je me suis trouvé dans la forteresse!

10.Posté par démocrate le 10/09/2011 17:43

Post 7

C'est pas Sarkozy qui a dit qu'il fallait rompre avec Mai 68 dans ses discours de Campagne ?
Pourquoi attendre 2012 pour abroger ces privilèges (et pas que dans l'éducation nationale d'ailleurs).
Il a pas le courage ??? Ah si pour faire cadeau de 15 milliards d'euros aux plus riches pas de problème.

Post 9 le système anglo saxon est un système libéral avec pour finalité de dégager des bénéfices.
Sur qu'avec des frais scolaires de l'ordre de 10.000 euros par an elle aurait de l'allure l'école de la république. Les nantis instruits, les mal nés condamnés aux tâches subalternes.

11.Posté par Caton2 le 10/09/2011 19:09

L'EN. Une organisation coûteuse...
Le ministère de l’Education, dans ses « Repères et références statistiques 2011 », indique qu’en trente ans les dépenses par élève sont passées de 4.400 € à 8.000 € (en euros constants), soit une hausse de 80 %. Le document révèle également que de 28 élèves par classes de maternelle, en moyenne, en 1990, on est passé à 26 aujourd’hui. Ou que, sur la même période, le nombre d’élèves moyen par classe au lycée est passé de 31 à 27. Ainsi, pour le ministère, si le nombre de professeurs est en forte baisse depuis 2007, c’est pour corriger des dysfonctionnements du passé. Car alors que le nombre d’élèves n’a cessé de baisser dans le premier degré (maternelle et primaire), le nombre de professeurs, lui, était resté stable ou en augmentation.

... et inefficace
Le nombre d’heures d’instruction dans l’enseignement public est, dans le primaire comme au collège, sensiblement supérieur à la moyenne de l’OCDE, sans qu’il y ait de lien apparent entre le volume d’heures reçues par les élèves et les résultats aux évaluations internationales, les élèves finlandais, lauréats de ces évaluations, recevant un volume d’heures inférieur de 25 % à celui que reçoivent
les élèves français. Mais, de ce point de vue, l’enseignement français est coûteux, ceci étant en partie lié aux lycées, où le nombre de matières enseignées est plus important que dans d’autres pays.
Les différences d’encadrement des élèves expliquent bien évidemment les écarts. Notre pays est encadré comme la moyenne dans le primaire, mais possède l’un des meilleurs taux d’encadrement
dans le secondaire. Le taux d’encadrement le plus utilisé pour les comparaisons internationales est le
rapport du nombre d’élèves et du nombre d’enseignants. Il s’agit d’un indicateur synthétique qui ne correspond pas évidemment à une situation réelle devant la classe, ni à la perception des acteurs du système éducatif, mais qui mesure bien les moyens d’enseignement mis devant les élèves.
L’autre indicateur utilisé est le nombre d’élèves par classes ou divisions, le plus communément admis dans le dialogue social interne, mais qui ne tient pas compte des dédoublements ou des options.
Notons que des pays à taille de classe identique dans les collèges (24 élèves en France, Allemagne et Royaume-Uni) ont des taux d’encadrement respectivement de 1 enseignant pour 13,7, 15,7 et
17,6 élèves, ce qui montre le caractère relativement coûteux de notre organisation pédagogique. Notre taux d’encadrement est de 19,4 pour le primaire, contre 16,5 pour la moyenne des pays de l’OCDE, de 13,7 dans les collèges contre 14,3 et de 10,6 en second cycle contre 13 pour la moyenne des pays de l’OCDE .
C’est bien la diversité et la complexité du lycée et du Lycée professionnel qui semblent être les facteurs discriminants du coût élevé du second cycle
(source: Les spécificités du financement de l‘éducation en France par JEAN-RICHARD CYTERMANN, inspecteur général de l’administration de l’Éducation nationale et de la Recherche)

12.Posté par Caton2 le 10/09/2011 19:30

7:
Population entre 25 et 34 ans étant parvenue à une formation secondaire (classement)
1 Corée du Sud
2 Norvège
3 Slovaquie
4 Japon
5 République tchèque
6 Suède
7 Canada
8 Finlande
9 États-Unis
10 Danemark
11 Allemagne
12 Autriche
13 Nouvelle-Zélande
14 Hongrie
15 France

Taux d'accès à l'enseignement supérieur (classement)
1 Islande
2 Nouvelle-Zélande
3 Suède
4 Finlande
5 Pologne
6 Hongrie
7 Norvège
8 Australie
9 États-Unis
10 Italie
11 Danemark
12 Pays-Bas
13 Corée du Sud
14 Royaume-Uni
15 Espagne
16 Japon
17 Irlande
18 Slovaquie
19 France
20 Suisse
21 Allemagne
22 Autriche
23 Belgique
24 République tchèque
25 Mexique
26 Turquie
(Source: Regards sur l'éducation, rapport annuel de l'OCDE)

13.Posté par bertel le 11/09/2011 11:01

"6.Posté par Caton2 le 09/09/2011 22:31
Je suis à 100% d'accord avec sgeg. "


MDR ! Quel scoop !

"Le ministère de l’Education, dans ses « Repères et références statistiques 2011 »"

Ben voyons ! Mais quel est donc le gugusse qui s'attendait à une autre annonce de la part de celui qui a fait promesse de ne laisser de l' Education Nationale qu'un champ de ruines sur lequel pousseront de belles écoles privées au service exclusif de ceux qui peuvent payer deux fois leur impôt :
- une première fois en contribution de contribuable,
- une deuxième fois en contributeur d'un système concentré sur la consanguinité sociale qui ne sert bien que ceux qui servent pour mieux se servir.

Bertel de Vacoa

PS : Les speg, canton2 et autres chikun ont encore de beaux jours devant eux... Ils sont persuadés d'avoir raison ! lol

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter