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Société

Son fils de 11 ans porte plainte contre elle car elle commercialise des sextoys


C'est un véritable cauchemar que vit la pétillante Wendy depuis quelques jours. Cette mère de trois enfants vient d'être convoquée par les gendarmes suite à une plainte de son fils aîné. Cette mère déchirée a choisi de témoigner, racontant des larmes dans les yeux l'impensable instrumentalisation d'un enfant de 11 ans, dans un conflit d'adultes.

Par Nicolas Payet - Publié le Lundi 6 Septembre 2021 à 09:41

Photos: @Studios974
Photos: @Studios974
Le 23 juillet dernier, le petit Léo*, 11 ans, franchit les portes de la gendarmerie du Tampon accompagné de sa grand-mère et son père pour déposer plainte contre sa maman. Cette mère, qui n'a pas la garde à ce moment-là, ignore tout du piège judiciaire qui va bientôt se refermer sur elle. 

Le jour de la rentrée des classes, le 16 août, Wendy reçoit un appel de l'assistante socio-éducative l'informant d'un signalement à son encontre. Cette mère se souvient de sa douleur d'alors : " j'ai tout qui explose à ce moment-là. Je ne comprends pas". Impossible pour elle de venir voir son enfant, le père qui en a la garde oppose son veto.

Afin de comprendre ce qui a bien pu se passer, il faut remonter dans le temps. Wendy et le père de Léo ont 20 ans lorsqu'ils deviennent parents. Avec la franchise qui la caractérise, Wendy analyse la situation : " Je n'ai jamais vraiment été en couple avec lui, nous vivions sous le même toit et puis je l'ai trompé ". Wendy aura ensuite deux enfants avec celui qu'elle qualifie comme étant "son meilleur ami", et avec qui elle entretient une très belle relation, avant d'épouser l'homme qu'elle aime.

Son bonheur n'est manifestement pas du goût de tout le monde et c'est sur un fond de rancune que va se tisser la plainte d'un petit garçon instrumentalisé. Depuis 2018 elle a ainsi essuyé 7 plaintes de la part du père de son fils aîné, toutes classées sans suite.

Convoquée à la gendarmerie de Saint-André, avec le demi-frère de Léo qui doit être entendu, elle raconte l'enfer qu'elle a vécu. Sachant que son fils de 8 ans va devoir répondre aux questions des enquêteurs, la jeune maman a pris la précaution de se faire accompagner d'une avocate. L'enfant sera entendu pendant 1h45 sans sa mère, mais avec la présence de l'avocate. Les gendarmes veulent savoir ce qui se cache sous la plainte du demi-frère. Wendy tient à préciser qu'elle a dû se plier à l'exercice de la prise d'empreintes, d'un test ADN ou encore être prise en photo avec pour témoin son fils de 8 ans.

Très lucide, elle analyse la situation. " Léo pense que j'aime plus ses deux frères que lui. J'ai la garde un week-end sur deux. C'est lui qui a décidé de vivre chez son père car comme il me l'a dit : chez moi il y a plus de règles. C'est très court un week-end quand on habite Saint-André et qu'il faut faire la route jusqu'au Tampon avec une tolérance 0 du père au moindre retard. Je vis dans la perpétuelle peur que les gendarmes m'accusent d'avoir enlevé un enfant. Je ne suis informée qu'après coup quand il y a un cas Covid dans sa classe. Je n'ai pas mon mot à dire sur le choix du lycée. C'est horrible de priver un être humain de son propre enfant ". 

Dans sa plainte, son fils évoque le commerce de sextoys de sa mère, une activité qu'elle avait déjà initiée, arrêtée et qu'elle a reprise. Wendy fait de l'e.commerce de sextoys mais elle précise que jamais Léo n'a été en contact avec son stock et qu'elle n'a aucun stock physique à son domicile.

Cette femme libre, meurtrie cependant, ne baisse pas les bras et se bat pour sa dignité de femme libre compatible avec le statut de maman. Elle n'a jamais eu peur d'assumer ses choix et affirme : "je ne suis pas une chose, je ne suis pas qu'une simple maman. Je suis une personne, une femme. J'aime plaire et séduire et je suis également assistante comptable et vendeuse de sextoys et je m'éclate. Je suis fière de tout ce que j'ai accompli. Je ne veux pas entrer dans la case de la parfaite ménagère ".

La suite devrait s'écrire très prochainement. Léo va être à nouveau auditionné, il va entendre ce que sa maman ou son demi-frère ont pu dire. Wendy en larmes le redit : "Je ne devrais pas avoir à choisir entre une entreprise  qui m'a permis d'avoir une stabilité et être privée de mon fils pour cela. C'est mon fils, j'ai bataillé pendant 8 heures pour le mettre au monde et je l'aime. Je ne veux pas aller à la guerre contre son père. Je demande juste à ce que mon fils sorte de ce conflit parental et je demande qu'il soit suivi par une psychologue"

*Prénom d'emprunt


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