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Blog de Pierrot

Situation hors de contrôle à Mayotte ?


Par - Publié le Jeudi 20 Octobre 2011 à 23:04 | Lu 2616 fois

Situation hors de contrôle à Mayotte ?
C'est peu dire que les autorités sont inquiètes de la tournure prise par les événements à Mayotte. 

Les troubles ont continué tout au long de la soirée et, à cette heure, ce sont 42 magasins, essentiellement d'alimentation, qui ont été pillés et incendiés. Et tous appartiennent à des blancs.

D'ailleurs, de nombreux barrages ont été dressés à de nombreux endroits sur les routes où une sorte de péage est demandé aux automobilistes, uniquement aux blancs, tandis que les Mahorais peuvent passer sans rien payer.

Devant la tournure des événements, et craignant que les débordements ne fassent d'autres blessés, les autorités ont pris la décision d'envoyer dans l'ile aux Parfums des renforts sous forme d'unités médicalisées.

Pas très bon signe, tout ça...


Pierrot Dupuy
Pierrot Dupuy est le fondateur de Zinfos974. C’était le 1er septembre 2008… Aidé d’une petite... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par Maillot'' John ioualkèr le 21/10/2011 05:40

Avec les télés, une des marchandises les plus volées dans les magasins :
-BOUTEILLES D'ALCOOL !!!!!
Cela dit, les Mahorais sont désormais français.L'état doit donc assurer l'égalité entre tous les français; et tout de suite .

2.Posté par David Asmodee le 21/10/2011 09:56

"Les troubles ont continué tout au long de la soirée et, à cette heure, ce sont 42 magasins, essentiellement d'alimentation, qui ont été pillés et incendiés. Et tous appartiennent à des blancs."

Ah ? Ces mêmes blancs qui traitent les Réunionnais de racistes lorsque ces derniers se plaignent des actes d'incivilité des Mahorais ? Ooorrrr, fé pitié

3.Posté par D.R. le 21/10/2011 11:46

Ben oui:
"m'zoungous dehors!!!" qu'on entend crier partout! (m'zoungou = zoreil, enfin tout ce qui n'est pas de type "africain", réunionnais inclus!)

Et bien sûr on ne parle pas de racisme? Ou sont les responsables et défenseurs de nos chers mahorais d'ici?? ahhhhh comme c'est bizarre!!

4.Posté par sgeg le 21/10/2011 12:01

je crois que la départementalisation de mayotte est une erreur historique qui ne peut que semer le désordre dans la zone , et mener cette île au désastre , pourquoi ?
le différentiel de niveau de vie entre mayotte et le reste de l'archipel est déja élevé, ce qui crée des flux de migration clandestine massifs vers mayotte avec beaucoup de victimes noyées lors de ces traversées périlleuses. la départementalisation ne fera qu'aggraver ce différentiel et accroitre les tentatives de voyage sur ces sinistres "kwsa-kwasa"....
l'acccroissement des revenus par la perfusion de l'etat va aggraver un autre phénomène
qui est au coeur de la crise de la vie chère actuelle:
les mahorais abandonnent de plus en plus une petite agriculture vivrière ou la pêche que beaucoup pratiquaient pour se nourrir et parfois en vendre un peu . maintenant tout est de plus en plus importé , cela donne la part belle aux monopoles de l'importation-distribution , et les prix flambent avec les conséquences que l'on voit...
reste l'argument de la présence française ?
il eût été bien plus judicieux d'apporter une aide globale aux comores pour que mayotte s'intègre progresssivement dans son environnement naturel en réduisant l'écart de revenu entre les îles au lieu de le faire exploser avec les tensions que cela fabrique.
cette démarche ne nous aurait pas privé de maintenir une présence dans la zone , au contraire , nous y serions les bienvenus et non les vilains " colonisateurs " et on éviterait
ainsi de faire de mayotte une "réserve" d'assistés protégée par un cordon de police !

5.Posté par Caton2 le 21/10/2011 12:20

Communiqué du préfet de Mayotte

"La liberté de manifester est reconnue à tout citoyen qui l'exerce dans le respect des lois et règlements en vigueur. L'exercice de ce droit suppose que des libertés essentielles à la vie en société, comme la libre circulation ou la liberté de travailler, soient en même temps préservées pour les autres citoyens.

Alors que des négociations ont été engagées entre les responsables politiques mahorais et les représentants des collectifs d'usagers sur différents points de revendication, des manifestants, sans attendre la fin des discussions, ont bloqué, en toute illégalité, le boulevard des Crabes sur Petite Terre et paralysé ainsi toute activité sur l'île.

Comme je l'avais annoncé, les forces de l'ordre ont reçu la consigne de rétablir la liberté de circulation dès ce matin. Le principe d'une manifestation pacifique a été accepté après négociations avec les représentants des manifestants. Or, cet engagement n'a pas été tenu et les forces de l'ordre ont essuyé des jets de projectiles et fait face à des personnes, encagoulées et munies de pierres, dont l'intention était manifestement d'exercer des actions violentes et d'en découdre pour des raisons très éloignées des motifs de la manifestation.

Les rues des communes de Petite Terre sont depuis lors livrées à des bandes mobiles de délinquants qui harcèlent les forces de l'ordre, la caserne de gendarmerie de Pamandzi, le centre de rétention administrative ou même la caserne des pompiers de Pamandzi en érigeant des barrages sur l'ensemble des voies de circulation.

Des passants ont été extraits de leurs véhicules et violentés au seul motif qu'ils étaient d'origine européenne, et des maisons ont fait l'objet de jets de pierres pour le même motif. Plusieurs fonctionnaires de gendarmerie et de police ont été blessés, notamment des femmes.

Ces exactions, sont regardées avec consternation depuis la métropole. Elles ternissent l'image de Mayotte qui s'est engagée avec tant d'enthousiasme dans le processus de départementalisation. Le préfet de Mayotte appelle donc la population au calme et à la raison et invite ceux qui se trouvent encore dans les rues à l'arrêt de violences inutiles et inqualifiables.

Seule la négociation pacifique permettra aux mahorais de faire entendre leurs revendications et leurs inquiétudes."

6.Posté par Caton2 le 21/10/2011 15:42

4. Tu oublies la dimension stratégique à moyen ou long terme.
Kadhafi est mort, l'Iran est sous surveillance étroite, la diaspora comorienne est de plus en plus "franco-française"; les dangers d'ingérence dans la zone ne sont pas aussi forts que par le passé. Alors, cyniquement, la France peut se "payer" les "défauts" de Mayotte. Tant pis pour les emmerdes potentielles.
Quant à l'aide "globale" aux Comores, elle serait détournée, façon Françafrique. Efficacité, en termes d'humanisme = zéro.
Potentiellement, Mayotte est située dans une zone pétrolière. Et même si le pétrole n'était pas aussi présent qu'espéré dans notre ZEE, le lagon de Mayotte est un formidable port naturel, unique dans la zone. Mayotte peut servir de base logistique pour l'exploitation du gisement du canal du Mozambique.

7.Posté par sgeg le 21/10/2011 16:02

6 nous avons déja longuement débattu ce sujet, et je veux bien suivre ton raisonnement , en particulier sur le risque de dispersion "à la françafricaine" des aides si elles étaient affectées aux comores , mais vu ce qui se passe à mayotte, où termine l'argent de l'état ?
et en cas de découverte de pétrole , et si l'intérêt financier se révèlait supérieur à celui apporté par le statut de département , combien de temps faudrait-il avant que ce statut tant réclamé aujourd'hui ne soit voué aux gémonies dans un splendide retournement ?
quelle que soit l'évolution , je n'y vois rien de bon...

8.Posté par Caton2 le 21/10/2011 16:27

7."quelle que soit l'évolution , je n'y vois rien de bon..." Ça ne vaut pas que pour Mayotte...

9.Posté par al carbone le 21/10/2011 20:12

Bien entendu, ces exactions honteuses contre les sankouler ne sauraient être assimilées à du racisme puisque provenant d’îliens colorés soutenus par des gauchistes !!!

Ce n'est juste qu'un impôt goyave, une préférence régionale concernant les secteurs d'activité du racket et du pillage !

10.Posté par sa va plus du tout le 22/10/2011 03:54

et a peine departement c'est le bazard voila le r'esultat de ce departement qui n 'en est pas un puisque annexer par la France

11.Posté par jack le 22/10/2011 09:36

Et "les mzungus dehors", on l'entend à chaque manif qui dégénère sur l'île aux poubelles....On veut l'argent des blancs, sans les blancs. J'ai vécu ces violences sans nom, enfin plutôt ma petite famille, parce qu'à l'époque, attaquer un blanc qui pourrait se défendre, ça faisait un peu peur à la majorité des émeutiers comoriens ou nouveaux français présents sur l'île et qui adorent mettre le feu...aux poudres. Chasser les blancs est le maitre mot. Vous avez raison, réintégrez Mayotte dans son giron comorien, pour que tous profitent de la pauvreté d'Anjouan. C'est la guerre civile qui attend Mayotte....
"les mzungus dehors" !

12.Posté par ANIN le 22/10/2011 12:52

Entièrement d'accord avec post 4, la séparation de Mayotte de l'archipel des Comores, depuis 1975, par le gouvernement français qui a opté pour un référendum ile par ile, est constamment condamné par l'Onu dans une résolution que personne ne veut appliquer. Les problèmes ne font que commencer, et dès le prononcé de la départementalisation, les Mahorais n'ont pas tardé pour réclamer leur due, et quand on regarde les images, on se dit qu'il y aura vraiment un très long chemin pour eux . Souhaitons qu'ils puissent aller plus vite que les réunionnais...mais on ne peut pas tout avoir ... quand on vend son âme au profit de son ventre......les réunionnais sont là aussi bien placé pour le savoir...

13.Posté par omar le 22/10/2011 13:55

mayotte na pas choisie le bon moment pour revendiquer son du actuellement c'est les campagne éléctoral présidentiel ;mais sur la manifestation ont n'est obligé de passer par soyons tous unis

14.Posté par lamainnoire le 22/10/2011 16:10

Et si la situation est hors contrôle depuis le jour où les durs RPR,conduits par Jacques CHIRAC , en guerre contre Valérie GISCARD d'ESTAING,alors président de la République , ont fait de Mayotte un enjeu de politique intérieure française en imposant un référendum ile par ile?
(ce que rappelle également l'auteur du post 12)


15.Posté par Caton2 le 22/10/2011 17:07

14.À force d'entendre des contre-vérités assénées avec conviction comme si c'était des évidence, s'installe dans l'opinion l'idée que la population de de Mayotte n'a pas été libre de son destin.
Parlons de la "confiscation" française:
"Aux Comores, en décembre 1972, un référendum confirme le succès de deux partis majoritaires, œuvrant à l'indépendance. La France accepte les négociations mais se trouve embarrassée car, seule île de l'archipel affirmant une dissidence marquée vis-à-vis de ces voisines depuis 1958, Mayotte a voté positivement au référendum pour conserver ses liens avec la France. Les autres îles déclarent leur indépendance. Le vote est de 63,8% en faveur de la conservation de ce lien, alors qu'il n'est que de 0,6% dans les autres îles (soit 99,4% contre).(...)
Les causes réelles de ce puissant refus sont triples :
-une véritable crainte de l'expansionnisme anjouanais, associé aux humiliations de la période coloniale préservées par une forte mémoire orale séculaire,
-le transfert de la capitale à Moroni en 1958, effectivement réalisé en 1966, laissant dans un sordide abandon l'îlot de Dzaoudzi trop exigu pour les administrations et causant des pertes d'emplois en cascade dans une île à l'économie moribonde,
-le statut des femmes dans la société mahoraise.
Jouant sur les rancœurs exacerbées, le MPM ou Mouvement Populaire Mahorais n'a pas de mal à mobiliser pour la préservation d'une légitime tutelle française. Il bénéficie de surcroît de l'incroyable enthousiasme des femmes mahoraises et de leurs généreuses associations pleinement actives à défendre cette dissidence.
Hésitante devant les pressions internationales attisées par la République des Comores qui s'estime flouée d'une part de son territoire naturel, la République Française accepte de reconduire un nouveau scrutin pour Mayotte. Le débat à l'assemblée nationale suscite une motion politique du RPR qui, voté le 3 juillet 1975, propose une loi de validation d'autonomie île par île.
Mais tout s'accélère : pressé par l'opinion publique comorienne, le président Ahmed Abdallah proclame l'indépendance le 6 juillet 1975. Le mouvement mahorais entre en dissidence, s'affirme le seul légaliste, et condamne la sortie du cadre des discussions. Un coup d'État organisé le 3 août met en place un gouvernement présidé par le prince Jaffar, homme de paille d'Ali Soilih. En septembre, les révolutionnaires capturent à Anjouan le président Ahmed Abdallah en résistance et contrôle l'essentiel des trois îles. Des négociations commencent toutefois à Paris, mais en octobre 1975, l'ONU reconnaît l'état comorien dans les limites définies avant 1975, mettant un point final à la négociation laborieusement ouverte. Par peur de représailles sur ses ressortissants, la France décide de retirer tous ses agents et fonctionnaires des Comores. Les services restent sans techniciens, les lycées vides d'enseignants. Alors qu'ils partent dans l'anonymat ou sous des huées organisées d'insultes dans le reste des Comores, Mahorais et Mahoraises les retiennent et s'opposent à ceux qui voudraient abandonner, par crainte des troubles à venir, le service public. Le 21 novembre 1975, Ali Soilih organise une marche rose, pacifique, pour reprendre Mayotte mais échoue à convaincre les dissidents mahorais.
La France organise un référendum spécial le 8 février 1976, les habitants de Mayotte confirment encore plus massivement leur premier vote avec plus de 90 %. Le gouvernement est à nouveau dans un réel embarras pour justifier sa politique internationale de non-intervention et les accords préexistants. Le parlement français, après une enquête méticuleuse, entérine les votes mahorais le 24 décembre 1976. Mayotte devient une collectivité territoriale au prudent statut provisoire initial prévu pour cinq années." (d'après Jean Martin, Histoire de Mayotte : département français)
Qui osera dire ou écrire désormais, que la France voulait garder Mayotte? Les faits prouvent le contraire. La France est allée à reculons dans cette histoire!

16.Posté par Caton2 le 22/10/2011 19:12

15. ligne 1: des évidences

17.Posté par lamainnoire le 22/10/2011 20:27

15
En quoi ce que vous développez est contradictoire de ce que j'écris?
Sur quoi se fonde la décision d'une partie du RPR d'imposer la prise en compte du vote ile par ile?
Est-il besoin de vous rappeler que les arguments avancés par ceux qui ont poussé en cette thèse dans le cadre de Mayotte étaient en de nombreux points identiques à ceux exposés par les habitants de Sainte-Marie pour dissocier le destin de leur ile de celui de Madagascar ?
On a vu la suite donnée par le Général de Gaulle à cette demande.

18.Posté par Caton2 le 22/10/2011 22:38

17. Vous êtes obtus? Relisez mon post…
Par deux fois les mahorais se sont prononcés en faveur d'un lien avec la France; malgré cela le gouvernement français était prêt à se débarrasser de Mayotte, au nom de l'unité revendiquée par les autres îles; mais après que les mahorais eurent retenu les fonctionnaires français qui partaient, la France ne pouvait guère prendre d'autre décision que d'entériner la volonté constante des mahorais de rester dans le giron français.
Vous avez adopté l'idée, communément admise il est vrai, que les Comores ne font qu'une entité, c'est faux. L'histoire de ces îles nous prouve le contraire.
De nombreux épisodes historiques dont un précède l’arrivée des français font état de conflits entre les îles, notamment entre Anjouan et Mayotte, liés à des intérêts divergents entre les différents sultans (chaque île ayant son sultan).
« À partir des années 1740, le sultanat de Mayotte subit les attaques répétées de son voisin anjouanais. (…) Les sources historiques européennes signalent à plusieurs reprises ces incursions dont le principal enjeu est la capture d’esclaves qui sont ensuite vendus aux trafiquants négriers français. Parfois ceux-ci fournissent une aide précieuse lors de ces incursions et reçoivent comme salaire du sultan d’Anjouan des centaines de captifs (…)
En 1790 et 1791, deux expéditions sont commandées par le fils du sultan Ahmed, Salim (sultan d'Anjouan) mais sans succès malgré l’aide de deux trafiquants français. L’assassinat de Salim ben Ahmed et l’avènement du sultan Abdallah puis les incursions malgaches sur l’archipel mettent un terme à un demi-siècle de tentatives du sultanat d’Anjouan à s’imposer sur son voisin mahorais, mais sans réel succès.
Après un siècle de troubles, Mayotte est totalement dépeuplée passant de 12 000 habitants au XVIe siècle à moins de 5000 lors des premiers recensements effectués après la prise de possession de l'île par les Français en 1843. De nombreuses localités pourtant jadis prospères sont abandonnées telle la capitale Tsingoni, délaissée vers 1795 pour le rocher fortifié de Dzaoudzi. La Grande Terre n'est alors réellement peuplée que sur la pointe Choa (Pointe Mahabou à Mamoudzou), tandis que de rares hameaux occupent le reste de l'île. » (Source : Martial Pauly)
J’ai bien d’autre exemples, mais cela ralongerait inutilement ce post.





19.Posté par jason bourne le 23/10/2011 07:36

post 4 je crois que la départementalisation de mayotte est une erreur historique

ce n'est pas la départementalisation qui est une erreur c'est l'obtention de la nationalité par le droit du sol ....sans cette loi stupide mayotte serait calme !!

20.Posté par lamainnoire le 23/10/2011 08:48

CATON 2
Je ne conteste pas les faits que vous présentez encore que les rapporter à l'histoire de la colonisation européenne gagnerait à les réinterroger.
Je vous rappelle qu'il y a un droit international, dont on peut bien évidemment pointer les arrangements et les limites.
Ces deux points précisés je ne vois pas en quoi il est obtus d'éclairer ,en partie je vous l'accorde,la situation comorienne/mahoraise en la rapportant aux enjeux intérieurs de politique française:élection présidentielle de 1974/non dissolution du parlement par le nouveau président de la république élu/conflits giscard/chirac.
Je respecte votre point de vue et ne cherche pas à vous convaincre ,et je suis même d'accord avec les faits que vous rapportez factuellement ,mais une perspective plus large méritait d'être signalée c'est ce que je fais. On pourrait/devrait même y intégrer ,les biographies et affinités politiques de certains leaders mahorais.!
Et pour revenir à l'article de Pierrot Dupuy c'est dés les origines que la situation est hors contrôle à Mayotte et elle risque de le rester avec la décision de départementaliser l'île,ce que tous les gouvernements successifs ,y compris ceux de Chirac et de Balladur ,avaient refusé de faire.

21.Posté par Caton2 le 23/10/2011 13:57

Cet "éclairage" partiel, que vous reconnaissez, tend à faire croire que ce n'est pas parce que les mahorais ont agi fortement sur leur destin, que la France a pris la décision de leur accorder le statut de territoire français , mais pour des questions de rivalités politiques franco française.
Si les mahorais ont finalement obtenu gain de cause, c'est bien parce qu'ils se sont fortement mobilisés. Les faits prouvent qu' ils ont bien failli ne pas être écoutés, au nom des intérêts supérieurs de la France, soucieuse de respecter ses engagements non par fidélité à sa parole, mais pour des questions de politique internationale.
Que les enjeux de politique intérieure aient pu jouer, c'est tant mieux pour les comoriens. Ce statut territorial, obtenu de haute lutte, récompensait des décennies de fidélité à la France, et une absence totale d'envie de faire partie d'une quelconque Union des Comores.
L'histoire des quarante cinq dernières années prouve que cette "union" n'existe que sur le papier, les vieilles habitudes de l'époque des "sultans batailleurs" ayant la vie dure.
L' Union des Comores est une sinistre et sanglante mascarade. L'ONU, sous l'influence des pires dictateurs africains, est mal placée pour rappeler la France à l'ordre, et ceux qui auraient voulu voir Mayotte réintégrer cette "union", n'ont pas beaucoup réfléchi aux conséquences que cela aurait eu pour les mahorais...
Il n'y a pas de citoyens français de deuxième ou de troisième zone. Il a des citoyens français, point. Le droit international ne s'exerce pas sur un territoire français lorsque ses habitants ont décidé librement d'être français.
Quant à la perspective plus large que vous appelez de vos vœux, il vous appartient de la développer. Pour ma part, je ne vois pas de perspective plus large qui contraindrait un peuple à ne pas choisir librement son destin.
Une petite remarque d'ordre linguistique pour conclure.
Aux Comores on distingue quatre variétés linguistiques: le grand-comorien ou shingazidja (à la Grande-Comore), le mohélien ou shimwali (à Mohéli) et l’anjouanais ou shindzuani (à Anjouan). À l’île Mayotte (France), les habitants parlent le mahorais appelé shimaoré, mais dans plusieurs villages on parle le kibushi, une langue malgache (de la famille austronésienne) proche du sakalava parlé à l’île de Madagascar.
On compte moins de 2000 locuteurs ayant le français comme langue maternelle, environ 700 locuteurs s’exprimant en malgache (mais près de 40 000 à Mayotte, soit 40 % de la population) et environ 3000 locuteurs du swahili.
Cette particularité de Mayotte n'explique pas à elle toute seule sa "différence", mais doit être largement prise en compte pour la comprendre.

22.Posté par bertel le 23/10/2011 18:02

bertel
"21.Posté par Caton2 le 23/10/2011 13:57 "

Rien à redire sur votre analyse !

... sauf que, l'homme restant toujours l'homme, il est dommage de constater que pour certains mahorais, il a été trop facile de prendre, à moindre coût, leurs "cousins comoriens" comme domestiques.

Il est facile, du coup de vomir La France... et les blancs ! Cela me rappelle le Chaudron de 1991 !

Bertel de Vacoa

23.Posté par lamainnoire le 23/10/2011 18:20

Caton 2
je n'ai pas à vous convaincre d'autant que , je le redis, pris un à un les faits que vous rapportez ne sont pas inexacts reste qu'il y a un environnement , avec des données dont certaines sont insolubles, et je ne crois absolument pas que la départementalisation de cette ile est la réponse appropriée.
A la question de Pierrot DUPUY je persiste Mayotte est structurellement et constitutivement hors contrôle.

24.Posté par Caton2 le 23/10/2011 19:36

23. Il n'est pas de problème qu'une absence de solution ne finisse par résoudre...

25.Posté par lamainnoire le 23/10/2011 20:36

24
Exact mais comme vous savez qui est l'auteur de cette maxime espérons qu'elle soit profitable à son héritier , notre futur président .
En attendant bonne soirée.

26.Posté par Caton2 le 23/10/2011 22:58

24. Compte tenu de votre position concernant Mayotte, j'avais bien compris que vous étiez socialiste.
Henri Queuille était, en bon corrèzien, surtout rad-soc. Donc à géométrie variable.
En ces temps de crise, je ne crois pas que votre candidat, dont le tracé géométrique est flou, donc difficilement variable, et qui, s'il ne manque pas d'humour, est plutôt tristounet et pas du tout charismatique, soit la personne qu'il nous faut.
Queuille a fait oublier ses mauvais penchants (affaire Stavisky), parce qu'il était un patriote (de 1943!), un homme d'esprit (cynique), et un pragmatique (SNCF); alors que votre sur diplômé n'a jamais été capable de se faire remarquer même lorsqu'il a joué à l'homme de droite dans une mise en scène radiophonique sous le pseudo de Caton, que Berkoff avait utilisé pour son livre pamphlet.
Déjà à cette époque, il se faisait passer pour un autre. C'est dire la confiance que cet homme m'inspire.
Vous allez me répondre que Sarkozy, c'est pire.
Je vous réponds d'avance, d'un mot qui n'est pas de Queuille: même si vous aviez prévu le pire, ça sera encore pire que le pire...
Alors, l'un ou l'autre? Je préfère celui qui a l'expérience de la fonction et qui avance, même en ayant perdu la confiance des français, ce qui est la marque d'un homme d'État.

27.Posté par lamainnoire le 24/10/2011 08:10

Caton
Que NS n'a pas la confiance des Français je l'ai noté mais qu'il serait "un homme d'Etat" m 'a complétement échappé et à vrai dire je ne semble pas être le seul dans cette situation si j'en juge parce que disent également ses" amis".
Concernant Mayotte, qui a motivé nos échanges ,mes préférences à la présidentielle française n 'influent pas sur mes analyses ce persiste donc dans ce que j'ai écrit et là également j'ignore l'analyse du PS ,au quel je n'appartiens pas pas plus d'ailleurs qu'à un autre parti.

28.Posté par Caton2 le 24/10/2011 11:07

27. "je ne semble pas être le seul dans cette situation si j'en juge parce que disent également ses" amis"."
Ses "amis" qui ne sont pas ses amis, ont peur de perdre leur pouvoir et leurs avantages. Je ne tiens pas compte de l'avis de ce genre de personne. Si vous voulez connaître le fond de ma pensée, le voici: si l'abstention ou le vote blanc était un vote utile, je ne voterais pas, ou je voterais blanc. D'ailleurs, c'est peut-être ce que ce vais faire.
Je ne cherche pas à vous faire changer d'avis sur Mayotte, gardez le votre... Mais quelque soit son avenir humain, la France ne pouvait perdre ce bout de territoire, même contre l'avis de ses habitants, ce qui n'est pas le cas.
Soyons aussi cynique que Queuille, et rappelons le cynisme d'État de la France de 1841. Lorsque lassé par les guerres inter-îles, le sultan Adrian Tsouli céda Mayotte à la France contre quelques avantages et une rente, la France ne faisait pas dans l'humanisme. En réalité, la marine française avait besoin d'un port important dans l'entrée du canal de Mozambique et il fallait occuper le plus de territoires possible afin d'empêcher les Anglais et les Allemands de les acquérir. La France a plus que jamais besoin d'un port à l'entrée du canal de Mozambique, et de la ZEE de Mayotte, puisque se dessine l'exploitation d'un gisement pétrolier important dans cette zone.

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