Société

Sitarane et les buveurs de sang

Vendredi 2 Juin 2017 - 18:00

Dans la première partie de cet épisode spécial consacré à Sitarane, notre équipe d'investigation Paranormal 974 a enquêté sur la vie du sorcier.  

Sitarane occupe dans la mémoire locale une place tout à fait exceptionnelle. Voici le récit de l'affaire Sitarane et des buveurs de sang. Un retour sur les traces du criminel, devenu aujourd'hui une légende. 

Dans le prochain épisode, découvrez l'enquête de nuit réalisée sur la tombe de Sitarane et le culte voué au sorcier.

Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Allan974 le 03/06/2017 10:28

Ah la la , ce sitarane !
Je ne penses pas qu'il ait été un engagé, surtout venant du Mozambique,
On parle souvent de la violence commise par les esclaves voulant se révolter, comme si la violence commise à leur égard était tout à fait naturelle et légitime, viols sur les esclaves femmes dont on ne parle jamais, mais scandale dès lors qu'un engagé / esclave se révolte.
D'ailleurs Feu Sudel Fuma fut souvent très critiqué à ce propos, car il insistait beaucoup sur des récits historiques qui étaient contés bien loin de la réalité, ou l'esclave et l'engagé avait toujours le mauvais rôle et le colon le bon, celui du bon père !
De qui se fiche t'on en 2017 ???

2.Posté par Zarin le 03/06/2017 12:04

Tiens, voilà du boudin !!!

3.Posté par Grangaga le 03/06/2017 15:05

....................................Sitarann'............................................................................

Marmay' là a kokyié
Koté d'fwayié d'fé gran matin
Ou koné dan lé o y fé fré
Y anpèss' pa li lèvv' bonèrr'

Li fé toutt' son korvé
Balié dan la kour rodd' z'èrbb' lapin
In fwa k'son ti madanm' va lévé
Kafé s'ra koulé son kèrr' lé klèrr'

Li abitt' ènn' ti kaz' an paill'
Ek' son madanm' son dé mar'may'
Po agrémantt' son p'ti rougay'
Li d'sann' an vill' vann' deu volay'................(Di Missèl'...Arr'mètt')....

4.Posté par Tamponnais le 03/06/2017 16:47

Ne mentez pas aux lecteurs, vous les aprentis journalistes de zinfos974 !
Sitarane n’a jamais été un sorcier.....
Débutante va.....

5.Posté par ? le 03/06/2017 19:05

pierrot arrete planer dont sitarane etait malgache noir c est pour cela qui etait hait de tous le vrai sorcier c est st ange

6.Posté par KLOD le 03/06/2017 19:19

respect Grangaga l'imaginaire créole974 lé en l'air ek Grangaga !

7.Posté par ah,ah,ah! le 03/06/2017 20:24

Les buveurs de sang , miam miam...de nos jours ça écluse plutôt le rhum sur la tombe ( fausse bien entendu , les condamnés à mort n'avaient pas de tombe et étaient jetés à la fosse commune!)

8.Posté par KLOD le 04/06/2017 14:21

post 7 rappelle la réalité , merci à lui............. l'ultime vérité : la réalité .

9.Posté par Kayam le 04/06/2017 21:53

Mis à part in boukè flèr avek in bougie, mi wa pa lutilité é lintéré pou domoune alé dépoz rom, cigarette, vin dessu in tombe. Y fo p'tèt' domoune y déssaute toussala, non ? Surtou si c pou fé lo mal à in ote personne...

Poukoué y yéssaye pa viv simp ? Déja ke la vie lé pa facile, poukossa kompliké dan in zafèr na poin de paix intérieur ni extérieur... Mi kompren pa bien.

10.Posté par Zarin le 04/06/2017 22:24

Le fomba : La coutume : Cérémonie organisée par le devin pour définir un acte rituel, comme le partage du rhum, le moment propice à l'ouverture du tombeau.
L'usage peut au fil du temps aboutir sur une tradition ou «Fomba». S'opposer à la coutume entraînerait un châtiment de la part des ancêtres. La coutume veut par exemple qu'avant de boire ou de partager une boisson au cours d'un évènement, on verse en guise d'offrande aux ancêtres un peu d'aicool sur le sol symbolisant la terre, si on est à l’intérieur, il faut verser un peu d’alcool dans le coin nord-est de la salle qui est le coin des ancétres.

11.Posté par Grangaga le 05/06/2017 01:29

Zarin.....mi koné, La Rényion.......antt' parantèz' ......"Ti Blan dé O, Kaff' , Mal'barr', Batarr' Sinwa ".......
La Rényion koué........ Y vé pi pratikk' la....... "Fom'ba".....pankarr' ....Bon Dié lé ...."sou".
Bin apré y gainll'ra pi vèy' déssi zot' si zot' y soul' lo....... bougu'.

Kayam..... sirtou si lo mounn' lé morr' a koz' sa mèm' mèm'......
Y arr' tié a li ......deu fwa ....po lo mèm' motif' ...lo pôvv'.
Sé a so demandé, si zot' y koné pa lirr' an lèrr' là....lé ékri si lo paké sigarètt' pourtan........
"Ke fimé y tié "...........

12.Posté par ? le 05/06/2017 09:04

Simicoudza Simicourba, dit Sitarane, est né dans une famille de sorciers des possessions portugaises du Mozambique. Il arriva à La Réunion à l'âge de 20 ans en 1889 avec un contrat de travailleur engagé sur les terres de M. Morange à Saint-Benoit, sous le no 10 8958. Deux ans plus tard, il abandonne son emploi et entre en clandestinité. En 1906, il fait connaissance de deux autres malfaiteurs : Pierre-Élie Calendrin (1869-1937), le chef de bande, qui avait une réputation de sorcier et Emmanuel Fontaine (1886-1911), avec lesquels il commet de nombreux vols, dont certains d'une façon mystérieuse et très audacieuse, puis bientôt trois assassinats, dont les victimes avaient été égorgées durant leur sommeil. La tradition réunionnaise leur prête une douzaine de meurtres à leur actif.

L'enquête révéla également que les trois brigands avaient bu le sang de leurs victimes et en avaient recueilli pour servir aux pratiques occultes de Calendrin. Ce dernier nia tout en bloc au cours du procès et se vit condamner aux travaux forcés à perpétuité. Les deux autres furent condamnés à mort et guillotinés.

Juste avant d'être exécuté, Sitarane demanda à être baptiséCurieusement, seul le nom de Sitarane demeure vivace dans l'histoire locale. Sa tombe, toujours fleurie et garnie de bougies et de cierges, est aujourd'hui l'objet d'un véritable culte.

Selon la tradition sorcière de l'île, de nombreux envoûteurs et jeteurs de sort enrôlent l'esprit de Sitarane pour leurs opérations de magie noire.

On prétend aussi que tous ceux qui envisagent un crime ou un hold-up, un détournement d'héritage ou l'assassinat d'une personne, vont prier nuitamment sur la tombe de Sitarane pour que son esprit démoniaque favorise leur entreprise.

On raconte encore l'histoire de cet homme qui planta une nuit un couteau de boucher sur la tombe de Sitarane, et s'en servit ensuite pour assassiner sa maîtresse qui assistait sur la place de l'hôtel de ville à un spectacle de variétés en compagnie de dix mille personnes. C'est le même culte qui conduisit Noël Clarel, un manœuvre travaillant à des fouilles archéologiques de la pointe du diable à Saint-Pierre à entraîner un enfant de onze ans dans une ravine, puis à l'étrangler. Poursuivant les fouilles de nuit pour son propre compte en espérant découvrir le trésor qu'il y supposait enfoui, Noël Clarel pensait qu'une telle découverte était subordonnée au sacrifice d'un enfant.

13.Posté par Kayam le 05/06/2017 11:28

Grangaga

Kan y wa komsala, lé assé dramatik... é sirtou si y tourmente enkor pliss lespri !

Ou ren'n a ou konte, le moune y vé pi bwar é y obliz ali ? Alor ke li la rien demandé !
C à s'demandé aussi si le moune lé mor va trouv in zour son repos ? Alor ke c le but final kan lé mor ! Lo pôvv', konm di ou mèm, lé harcelé !
Pou mwin, nana rien de positif dan toute ce bane pratik la... Y fo lèss lo mor son koté é bane vivan y fo rète trankil, pou pa alé dan'n délire.

14.Posté par Tamponnais le 05/06/2017 12:26

Na point rien dans cette tombe!
Sitarane et fontaine la été jété dans la fosse commune comme les charognes qu’ils étaient.
Quand a élie calendrin, dit st ange ,il est mort de vieillesse en guyane lomgtemps aprés.......

15.Posté par éloise le 05/06/2017 12:42

Les légendes et autres récits terrifiants racontés à la Réunion proviennent souvent d'histoires inventées ou déformées transmises par les aïeux.
De tous temps, les personnes monstrueuses comme Sitarane ont existé. A la Réunion Grand-Mère Kal a fait frémir plus d'un enfant. Et les personnes qui "pratiquaient la lévitation" aux croisées des chemins étaient souvent le résultat d'une portion de rhum trop importante....
L'esclavage a favorisé ces légendes car les arrivants d'Afrique, déracinés, maltraités exploités propageaient leurs histoires pour se réconforter en attendant l'aide d'esprits de l'au-delà.
Mais c'est aussi ce qui fait la richesse culturelle de la Réunion.
L'important est de ne pas donner crédit aux pouvoirs d'êtres invisibles et maléfiques. Afin de n'être plus soumis à ces légendes qui ramènent les gens dans les siècles passés et les empêchent d'évoluer.

16.Posté par ? le 05/06/2017 17:16

(Les légendes et autres récits terrifiants racontés à la Réunion proviennent souvent d'histoires inventées ou déformées transmises par les aïeux.)


The Uses of Enchantment, traduit en français sous le titre Psychanalyse des contes de fées, est un livre de Bruno Bettelheim paru en 1976. Selon l’auteur, il a « été écrit pour aider les adultes, et plus spécialement ceux qui ont charge d’enfants, à comprendre l'importance des contes de fée »

À travers plusieurs contes populaires tels que Blanche-Neige ou La Belle et la Bête, Bettelheim y analyse le contenu psychanalytique des contes pour enfants, s'attachant en particulier à de grands thèmes comme le complexe d'Œdipe ou encore la rivalité fraternelle chez les enfants. Il montre comment ces contes répondent aux angoisses des enfants en les informant sur les épreuves à venir et les efforts à accomplir avant d'atteindre la maturité. Il met en perspective différentes versions des contes et montre quelles sont celles qui correspondent le mieux à la structuration psychologique de l'enfant. Ainsi, telle version des Trois Petits Cochons permet au jeune enfant d'intégrer la nécessité, pour grandir, de passer du principe de plaisir (régi par la prévalence du monde imaginaire, de la toute-puissance infantile) au principe de réalité (régi par les contraintes de la vie quotidienne, liées à la socialisation) ; ce que ne permettent pas, d'après Bettelheim, d'autres versions.

Après la mort de Bettelheim, Alan Dundes fait savoir qu'une partie de cet ouvrage est très proche de certains chapitres entiers de A Psychiatric Study of Myths and Fairy Tales: their origin, meaning, and usefulness, un ouvrage de Julius Heuscher publié en 1963, beaucoup moins diffusé

17.Posté par ? le 05/06/2017 17:17

Robert Darnton




Universitaire américain contemporain, historien des mentalités, Robert Darnton est spécialiste du XVIIIe siècle français.




Quelle est la morale de cette histoire ? Pour les petites filles, de toute évidence, prendre garde aux loups. Pour les historiens, elle semble leur révéler quelque chose des mentalités paysannes des temps modernes, mais quoi ? Comment essayer d’interpréter un tel texte ? La psychanalyse semble offrir une voie. Les analystes ont minutieusement disséqué les contes populaires, mettant au jour des symboles cachés, des motivations inconscientes et des mécanismes psychiques. Considérons, par exemple, l'exégèse du Petit Chaperon rouge par deux des psychanalystes les plus connus, Erich Fromm et Bruno Bettelheim.

Fromm interprète le conte comme une énigme sur l'inconscient collectif d'une société primitive et il la résout "sans difficulté" en décodant son "langage symbolique". L'histoire concerne la confrontation d'une adolescente à la sexualité adulte, explique-t-il. Son sens caché se révèle à travers son symbolisme – mais les symboles qu'il voit dans sa version sont fondés sur des détails qui n'existent pas dans celles connues des paysans du XVIIe et du XVIIIe siècles. Ainsi il accorde une grande importance au chaperon rouge (inexistant), en tant que symbole de menstruation, à la bouteille (inexistante) que porte la fillette en tant que symbole de virginité : d'où la recommandation (inexistante) de la mère à sa fille de ne pas s'écarter du chemin plat car elle risquerait de la casser sur des sentiers cahoteux. Le loup est le mâle ravisseur. Et les deux pierres (inexistantes), qui sont placées par le chasseur (inexistant) dans le ventre du loup après en avoir extrait la fillette et sa grand-mère sont le symbole de la stérilité, châtiment encouru pour avoir brisé un tabou sexuel. Ainsi, avec une étrange sensibilité pour des détails qui n'apparaissent pas dans le conte original, le psychanalyste nous entraîne dans un univers mental qui n'a jamais existé, en tout cas pas avant la naissance de la psychanalyse.
Comment est-il possible de se méprendre à ce point sur le sens d'un texte ? Le dogmatisme professionnel ne peut être mis en cause – car les psychanalystes n'ont aucune raison d'être plus rigides que les poètes dans la manipulation des symboles. C'est plutôt le refus de tenir compte de la dimension historique qui est responsable de ces erreurs.
[...]

[ Le conte ] change considérablement de caractère à la suite de ses nombreux avatars : de la paysannerie française, il passe dans l'œuvre imprimée de Perrault, puis au-delà du Rhin et de nouveau dans la tradition orale – cette fois en tant que partie intégrante de la diaspora huguenote –, puis revient sous la forme imprimée comme un produit de la forêt teutonique, alors qu'il est celui des foyers villageois de la France de l'Ancien Régime.
Fromm et une foule d'autres exégètes psychanalystes ne se soucient guère des transformations du texte – en réalité ils les ignorent –, car ils tiennent là le conte qui correspond aux besoins de leur cause. Il commence par l'idée de puberté (le chaperon rouge, inexistant dans la tradition orale française) et se termine par le triomphe du Moi (la fillette sauvée, mais généralement dévorée dans les contes français) sur le Ça (le loup, qui, lui, n'est jamais tué dans les versions traditionnelles). Tout est bien qui finit bien.
[…]

Le symbolisme généreux de Bettelheim permet une interprétation moins mécaniste du conte que ne le fait la notion de "code secret" de Fromm, mais il se fonde, lui aussi, sur quelques variantes du texte original. Bien qu'il cite assez de commentateurs de Grimm et de Perrault pour faire preuve d'une certaine connaissance du folklore, Bettelheim lit Le Petit Chaperon rouge et les autres contes comme si ils n'avaient pas d'histoire. Il les traite pour ainsi dire comme des patients allongés sur un divan à une époque intemporelle. Il ne se soucie ni de leurs origines ni des autres significations qu'ils auraient pu avoir dans d'autres contextes, parce qu'il sait comment l'âme fonctionne et comment elle a toujours fonctionné. En fait, cependant, les contes populaires sont des documents historiques. Ils ont évolué au cours des siècles et ont pris des tours différents dans des traditions culturelles différentes. Loin d'exprimer les opérations immuables de l'être intérieur, ils montrent que les mentalités elles-mêmes ont changé. Nous pouvons mesurer la distance qui sépare notre monde mental de celui de nos ancêtres en imaginant que nous racontons à un de nos enfants la version primitive du Petit Chaperon rouge. Peut-être qu'alors la morale de l'histoire serait : méfiez-vous des psychanalystes – et faites attention à l'emploi des sources. Nous en revenons alors à l'historicité.
Pas tout à fait, cependant, car Le Petit Chaperon rouge est d'une irrationalité terrifiante qui semble même déplacée au siècle de la raison. En fait la version des paysans dépasse celle des psychanalystes sur le plan de la violence et de la sexualité. (Pas plus que les Grimm et Perrault, Fromm et Bettelheim ne mentionnent la cannibalisation de la grand-mère ni la scène de strip-tease qui préludent à l'absorption de la petite fille.) Il est évident que les paysans n'ont nul besoin de codes secrets pour parler de tabous.

Extrait de Le grand massacre des chats. Hachette/Pluriel,1986.

18.Posté par Jules Bénard le 08/06/2017 12:18

à posté 12 "?" :
Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre comme conneries !
Pour abrutir les gens, vous vous posez un peu là.
Tout ce que vous dites ou presque, est faux, faux, archi-faux.

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