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Sécession entre islamistes au Nord du Mali : Une partie d'Ansar Dine souhaite "la paix"

Jeudi 24 Janvier 2013 - 17:40

Deux semaines après l'intervention française, le front islamiste se fissure dans le Nord du Mali. Une partie d'Ansar Dine, l'un des groupes jihadistes armés qui contrôlent la région, a décidé de faire sécession pour former le Mouvement islamique de l'Azawad (MIA). Ce groupe souhaite "aller vers une solution pacifique" dans la crise qui secoue le Nord-Mali et se dit "prêt" à combattre leurs anciens alliés d'Ansar Dine.


Sécession entre islamistes au Nord du Mali : Une partie d'Ansar Dine souhaite "la paix"
Les fondateurs du Mouvement islamique de l’Azawad (MIA) jouent l’apaisement. Ils veulent une solution négociée à la crise et lancent un appel au Mali ainsi qu’à la France pour un arrêt des hostilités dans les régions de Kidal et de Ménaka dans un communiqué.

"Le MIA affirme de la manière la plus solennelle qu'il se démarque totalement de tout groupe terroriste, condamne et rejette toute forme d'extrémisme et de terrorisme et s'engage à les combattre", affirme le communiqué. "Composé exclusivement de nationaux (maliens), le MIA réaffirme son indépendance et sa volonté à aller vers une solution pacifique" à la crise au Mali, lit-on encore dans le communiqué.

Pour rappel, plusieurs médiateurs ouest-africains et algériens tentaient de dissocier Ansar Dine des deux autres groupes islamistes présents au Mali, Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et le Mouvement pour l'unicité du jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao), qui sont composés principalement d'étrangers.

Pour François Heisbourg, conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, (FRS), Ansar Dine est composé de "touareg qui se sont laissés embarquer dans une guerre qui n'est pas le leur".
S.I
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1.Posté par Carlo le calamar le 24/01/2013 17:51

Attention au piège, ils peuvent le faire juste pour mieux secouer les gentils après !!!! Moi aussi je peux être gentil avec bob et vouloir sa peau ensuite !

2.Posté par Quelle paix ? le 24/01/2013 20:05

L'optique de se faire défoncer les pousses à demander la paix ? Eux les spécialistes de la guerre ?
On récolte ce que l'on sème...

3.Posté par Caton2 le 24/01/2013 22:18

Ces touaregs sont chez eux au Mali. Le nord Mali est leur territoire depuis la nuit des temps. Ils sont incontournables si on cherche une solution pacifique au conflit. Même s'ils sont musulmans, même s'ils ont fait le jeu des islamistes en s'alliant avec eux, ce sont avant tout des hommes libres (amazighs). Ce serait une grave erreur de les écarter de la table de négociation.

4.Posté par zinzibar le 25/01/2013 00:52

Ces touaregs sont chez eux, les autres aussi !
Des touaregs demandent la scission du Mali et/ou l'application de la charia dans la partie nord du Mali mais les autres n'ont rien demandé de cela et pourtant ils sont largement plus majoritaires que les touaregs !

Si vous ne savez pas, au nord du Mali : on a les peulhs les Sonrhaïs comme ethnies largement majoritaires au nord (que les touaregs appellent azawad). Ensuite viennent les Bellahs, les Bozos, les Bambaras, puis les Arabes et les Touaregs les ethnies minoritaires !!!

Au nord du Mali les Arabo-Touaregs ne dépassent pas les 15% de la population et dans tout le Mali moins de 1% pour les Touaregs. Et dans cette minorité, il n'y a qu'une infime partie qui est pour l'indépendance ou l'application de la charia !!!

Au cours des 20 dernières, les 3 régions nord du Mali qui représentent les 2/3 du territoire nationale ont été exclusivement gérées et administrées par le Mali !!!

Présentement au sein de l’hémicycle, sur les 19 élus du nord, 11 sont arabo-touaregs !!!
Le 1er vice-président de l'assemblée est un touareg.
Le Président du Haut conseil des collectivités est un touareg !!!
Tous les cadres dirigeants de la rébellion MNLA sont soit des anciens ministres, ancien haut conseils du Président, ancien Directeur national.........bref que d'anciens hauts fonctionnaires de l'Etat.

Mine de rien, sur les 20 dernières années, le Mali a investi plus 1100 milliards de FCFA dans le développement de ses régions nord. Et tous ces projets ont été gérés et administrés par les touaregs uniquement. Comme Projets, il y en a eu : le Pacte National de 1991, le PSPSDN, les Accords d'Alger, etc.....

Cherchez l'erreur !!!!

L'agresseur n'est pas le Mali et les Maliens ne sont pas des prédateurs de touaregs !!!!

Les touaregs n'ont jamais été écartés et les touaregs ne seront jamais juste à cause de quelques individus mal-intentionnés !!!

Mais le chantage armée vraiment une limité, l'impunité à une limite.
Rien ne justifie la rébellion touarègue de 2012 qui a plongé toute une région dans ce bourbier !!!!

5.Posté par RJM 974 le 25/01/2013 06:11

Etrange, n'est-ce pas ? Les égorgeurs qui étaient prêts à massacrer tout le monde se font tellement étriller par l'armée française que maintenant ils veulent "la paix" !

6.Posté par JD974 le 25/01/2013 10:56

RENVERSEMENT DES ALLIANCES ?

Enfin, avec ce nouveau groupe, les combattants en face de nous se dissocient créant le tout nouveau Mouvement islamique de l’Azawad (MIA).


Nous voilà désormais en mesure de limiter le conflit du MALI et de laisser les noirs au SUD, tout en les protégeant des terroristes, mais attention sans accéder aux exigences territoriales de BAMAKO qui veut récupérer l’Azawad.

Ce dernier est désormais aux mains des Touaregs, soit un juste retour au passé de cette région.


Les Touaregs sont 1,5 millions. Ce sont des nomades du Sahara d’origine berbère avec parfois un fort métissage avec des Noirs et des Arabes, vivant en se déplaçant sans cesse sur cinq pays et plus de 2 millions de km2 (Niger, Mali, Algérie, Libye, Burkina Faso), et souvent fort en marge de leur État d’appartenance, bien déterminés malencontreusement en 1960 lors des indépendances.


Au Mali, dans la région de l’Azawad les Touaregs seraient environ 500.000 sur une population de malienne de 6 millions.

Au Niger, prochaine conquête du MIA, n’en doutons pas, les Touaregs sont 850.000 sur une population quasiment identique à celle du Mali soit 16 millions.


Ce qui revient à souligner qu’une minorité d’un million et plus est en train d’écraser l’armée de noirs représentant la sécurité et les intérêts de 15,5 millions de citoyens maliens noirs ! Pourquoi ?


Dans le passé avant 1960, les Touaregs étaient loin d’avoir une position défavorable. Avant la colonisation française, ils étaient même les seuls, avec les Ethiopiens, à disposer de leur propre écriture et ils contrôlaient le commerce caravanier et d’immenses troupeaux.


Avant la colonisation française la colonisation puis la décolonisation ont abouti à l’inversion des rapports de force entre les ethnies traditionnellement dominantes et celles qui étaient dominées.


Ce sont, ne l’oublions pas, les Touaregs qui razziaient les Noirs d’Afrique et les Maliens redécouvrent aujourd’hui cette vérité qu’ils servaient à devenir des esclaves.

Voilà pourquoi nous constaterons des exactions maliennes de revanche contre les Touaregs si l’Armée française ne peut pas contrôler les maliens. Nous allons être le cul entre deux chaises.


La vérité est que si la colonisation, à compter de 1880, a souvent été un cadre pacificateur et protecteur pour les ethnies dominées d’Afrique noire, la décolonisation a, en revanche, été une catastrophe pour les ethnies anciennement dominantes, les Touaregs.


En refusant, par exemple, l’école française de la colonisation, les Touaregs ont créé eux-mêmes, au moment des indépendances, les conditions de leur marginalisation au profit des Noirs.


Lorsque s’effondre la Guerre froide, les Touaregs relèvent la tête et entrent en rébellion au Niger et au Mali.

Finalement en 2009, des accords de paix aboutissent théoriquement à une décentralisation des régions Touaregs assortie d’une large autonomie de gestion.


Mais comme ces accords ne sont pas appliqués, plusieurs ex-leaders Touaregs qui avaient été intégrés dans l’armée malienne désertent et dirigent leurs propres armées.

7.Posté par Caton2 le 25/01/2013 12:17

6. Très fine analyse! Mais rendons à César ce qui est à Cesar... et à cette analyse sa paternité: le géopoliticien Aymeric Chauprade http://blog.realpolitik.tv/

8.Posté par JD974 le 25/01/2013 17:14

POST 3

C'est votre post ce qui m'a incité à en savoir plus avec LUGAN, CHAUPRADE, et mes deux amis maliens. Merci !

9.Posté par Caton2 le 25/01/2013 20:38

8. Ce sont de bonnes lectures mais méfiez vous de Chauprade. Bien qu'il s'en défende, c'est un adepte de la théorie du complot, tendance anti-US. Mais tant qu'il ne spécule pas, c'est un excellent analyste en géopolitique.

10.Posté par cassepapaye le 28/01/2013 07:24

Une fois n'est pas coutume ! c'est en effet rare de lire sur ce site des commentaires de qualité. Bravo à Caton2 et JD974.

11.Posté par JD974 le 28/01/2013 16:37

RENVERSEMENT DES ALLIANCES ?


Enfin, avec ce nouveau groupe, les combattants en face de nous se dissocient créant le tout nouveau Mouvement islamique de l’Azawad (MIA).

Rappel des faits. En janvier 2012, la rébellion Touareg, dont la composante essentielle est le MNLA, demande explicitement l’indépendance du Nord-Mali et passe à l’offensive en s’emparant de l’Azawad.

Depuis, le MNLA a été dépassé, non pas par le nombre des soldats mais par la force des armes fournies, rappelons-le, par la France au LYBIE.

Militairement parlant, les armes appartiennent maintenant aux trois groupes islamistes : Ansar Dine, Mujao et AQMI. Mais les Touaregs conservent le gros des effectifs, seule une petite fraction de ses Touaregs a rallié Ansar Dine.

Aucune sortie durable de la crise n’est en réalité possible sans le MNLA. Nous devons accepter leur offre au vu d’une erreur commise en 1960 : pas de pays attribué aux Touaregs.

Une entente doit et peut se faire entre Bamako Paris d’un côté, et la France et le MNLA de l’autre, afin de régler la question des islamistes extrémistes dans la zone et celle d’un pays pour les Touaregs.

Paris est en position de force. Bamako ne peut rien sans les troupes françaises.

Par conséquent, les militaires français doivent s’allier avec l’ancien adversaire le MNLA, dans la composante séparatiste mais non djihadiste des Touaregs, pour chasser les islamistes.

S’ils l’armée française ne sous-traite pas aux Touaregs le nettoyage de cet immense espace à la fois désertique et montagneux, elle entrera dans un tunnel sans fin et sans doute plus coûteux financièrement que meurtrier.

La France doit se placer en position de médiation entre le MNLA et Bamako. Ce n’est pas facile pourquoi ?

Il n’existe pas un, mais trois Azawad : le Sud (Songhay et Peuls), le long du Niger, le Nord territoire des Touaregs et l’Ouest saharien arabe.

Deux de ces trois groupes présentent un caractère identitaire local : Ansar Dine, émanation islamiste radicale du MNLA, le mouvement historique de combat des Touaregs et dont la base originelle est Kidal justement et le Mujao (base Gao).

AQMI, lui, est un ensemble de groupes beaucoup plus algériens qui s’inscrit dans la filiation GIA/GSPC. A l’Algérie de lui régler son compte !

Bonne nouvelle au Mali : les Touaregs laïques nous disent voici quelques heures avoir repris Kidal et alentours soit leur pays aux occupants islamistes extrémistes !

Le Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), groupe armé touareg indépendantiste et laïque annonce avoir repris la ville et la région de Kidal, au nord-est, et se dit prêt à lutter contre les «terroristes».

Le représentant du MNLA en Europe, Moussa Ag Assarid, affirme que son mouvement a repris la ville et la région de Kidal, au nord-est du Mali.

«Nous contrôlons la ville de Kidal, ainsi que les villes voisines comme Tessalit et In Khalil», a déclaré lundi le responsable au Figaro.

«Notre mouvement s'inscrit désormais dans la lutte contre les terroristes», ajoute-t-il.

Ce vocable désigne les islamistes d'Aqmi, (Al-Qaida au Maghreb islamique), du Mujao (Mouvement pour l'unicité et le Jihad en Afrique de l'ouest) et d'Ansar Dine (les partisans de la religion.)

Les combattants du MNLA ont repris le terrain sans rencontrer de résistance, selon Moussa Ag Assarid. «La population est avec nous», assure-t-il.

Selon d'autres sources, des dirigeants d'Aqmi et d'Ansar Dine, réfugiés à Kidal se cacheraient maintenant dans les montagnes avoisinantes.

Des dissidents d'Ansar Dine, qui ont quitté leur groupe il y a quelques jours pourraient aussi s'être retournés contre eux.

Si la reprise de Kidal par le MNLA se vérifie, cette nouvelle donne va enfin simplifier notre position d’arbitre armé, la meilleure position.

Le MNLA avait récemment annoncé son retour dans la guerre, avec la volonté de se battre contre les islamistes, mais aussi contre l'armée malienne soutenue par la France.

«Nous ne demandons pas le départ de l'armée française, nous l'approuvons quand elle lance des frappes ciblées. Mais pas quand elle ramène l'armée malienne sur notre territoire, où elle a déjà commis des exactions, aidée par des milices ethniques», ajoute Moussa Ag Assarid.

Le MNLA n'abandonne pas son «idéal, l'indépendance» mais le représentant pour l'Europe se dit prêt à discuter avec le gouvernement malien «sur la base de l'autodétermination» mais «avec la garantie de la communauté internationale.»

12.Posté par Dr Anonyme le 06/02/2013 07:50

Selon un journal malien : " Depuis des mois, les indépendantistes touaregs demandent un nouveau «statut» pour le Nord. Aussi clament-ils leur disponibilité à combattre aux côtés des forces françaises pour «chasser les groupes armés du Nord».

Une proposition qui n’a jamais reçu de réponse officielle, mais qui semble aujourd’hui prendre forme. Selon Paris, c’est autour de Kidal, dans le massif des Iforas, que sont détenus les sept otages français".

Si les rebelles islamistes ont été évacués par des gros porteurs de l'aviation du QATAR, c'est la-bas que nous devrions les chercher.

A toi SLATAN !