Education

Sciences de l'éducation : la mobilisation des étudiants se poursuit

Mardi 24 Novembre 2009 - 08:09

Sciences de l'éducation : la mobilisation des étudiants se poursuit
C'est à 18h ce soir que doivent se retrouver, à l'amphi 1 de la faculté des lettres à Saint-Denis, les collectifs étudiants et enseignants mobilisés pour la défense de la filière des Sciences de l'éducation.

Les sciences de l'éducation existent actuellement aussi bien en formation initiale, à Saint-Denis, qu' en formation continue au Tampon. Cette filière propose plusieurs diplômes et elle est présente à l'Université depuis plus de 15 ans.

Elle est rapidement devenue  la première filière en effectifs de la Faculté des lettres. Un engouement qui s'explique par les importantes perspectives qu'elle offre aux étudiants de formation initiale pour l'accès à l'emploi et pour les salariés venus se qualifier dans le but de progresser dans leurs carrières.

Autant d'éléments qui rendent difficile à saisir  la décision de fermeture de la filière tant  pour de nombreux étudiants et enseignants que de nombreux acteurs de la formation et du monde professionnel.

En fait pour les dirigeants  de l'Université, c'est l'équipe enseignante actuelle qui serait la première et seule responsable de cette situation à leurs yeux irréversible. Une analyse contestée par les enseignants qui dénoncent eux le rôle du président Rochdi dans ce qu'ils appellent "la liquidation de leur filière".Le président Rochdi ferait, d'apres eux, d'une pierre deux coups.

Un: Il règle des comptes post-électoraux, certains des enseignants des Sciences de l'éducation étant ses principaux opposants.

Deux :il remercie un ami en faisant revenir à l'Université un ex-enseignant des Sciences de l'éducation de la Réunion, en poste aujourd'hui à Nantes, Frederic Tupin, qui avait été l'artisan de sa prise de pouvoir au sein de leur syndicat le SNE-SUP, puis au sein de l'Université avec le ticket Svizzero-Rochdi dont on connait la suite. 

Quant aux étudiants, ils se considèrent pris en otage au sein de l'Université. D'où leurs initiatives  à la fois en direction des anciens des Sciences de l'éducation, mais aussi de l'opinion réunionnaise.

Réussiront-ils? Une partie de la réponse ce soir.    
Pierrot Dupuy
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1.Posté par pimanzoizo le 24/11/2009 13:06

La mobilisation des étudiants se poursuit. Elle va finir par se rattrapper ?

2.Posté par Cicéron Cépacarré le 24/11/2009 21:36

Pour faire des économies, le gouvernement a choisi de détruire les petites universités
A La Réunion, Paul Vergès l'a voulu ainsi, on montre l'exemple en détruisant pour commencer les filières emblématiques !

L'invention qui permet ce schéma de destruction : l'évaluation de l'enseignement supérieur et de la recherche. Le principe n'est pas contestable. La méthode est parfois discutable. Mais ce qui l'est, c'est l'utilisation localiste des évaluations. Partout dans l'université, les proches du pouvoir utilisent les résultats des évaluations pour détruire des formations qui ont fait leurs preuves, des piliers de l'université de La Réunion. Les mêmes s'apprêtent à détruire des laboratoires. Et si l'on veut bien y regarder d'un peu plus près, le critère discriminant saute aux yeux : lancés dans une chasse aux sorcières, les proches du pouvoir règlent leur compte aux opposants de la campagne 2008. C'est cela "l'utilisation localiste des évaluations".

Il en va ainsi pour la disparition des sciences de l'éducation à l'université de la Réunion : si l'on veut bien y regarder d'un peu plus près, il est clair que les proches du pouvoir règlent leur compte aux opposants de la campagne 2008. Cette utilisation localiste des évaluations est purement scandaleuse.

Il est temps de retrouver la dimension collective de cet outil de formation et de recherche.

3.Posté par mansour le 24/11/2009 22:33

Si je relie ce "papier" au précédent et la réponse faite à mon post:
1-je suis atterré parce que j'apprends
2-s'agit -il encore d'une université?
qui est ce président?
Pourquoi le laisse t-on faire?

4.Posté par Cicéron Cépacarré le 25/11/2009 07:11

Une réponse à mansour

La dernière question est transposable à tous les élus. On les laisse faire parce qu'ils sont élus. Ils ont reçu, par la voie du suffrage universel ou pas, un mandat pour agir au nom d'une communauté. La question devrait être : sommes-nous prêts pour la démocratie ? Les faits semblent dire que non. A l'université comme ailleurs.

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