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"Sarda Garriga, un peu oublié des Réunionnais et de nos édiles"


Qui était Sarda Garriga ? Jules Lucas, le président de l’association « Les Amis Réunionnais de Sarda Garriga », retrace la vie du "libérateur de 62 151 esclaves en 1848 à La Réunion, un peu oublié des Réunionnais et de nos édiles", évoque-t-il. Ce lundi 20 décembre 2021 à 10 heures, les membres de l’association se donnent rendez-vous devant la stèle du célèbre personnage au Barachois.

Par LG - Publié le Dimanche 19 Décembre 2021 à 07:19

Le dépôt de gerbe du 20 décembre 2020
Le dépôt de gerbe du 20 décembre 2020
LES 40 PREMIERES ANNEES de sa vie :

SARDA Joseph Napoléon Sébastien, est né le 13 décembre 1808, au “ Mas Blanes”, près du village de Pezilla-La Rivière, de Gauderic Sarda, berger et de Marie Garriga, sans profession. L’histoire a retenu l’appellation de SARDA GARRIGA, SARDA nom du père et GARRIGA nom de la mère. L’employeur de ses parents, Arnaud a pris en affection cet enfant et a assuré non seulement son instruction, études au collège royal de la grande ville de Perpignan mais en a fait aussi son héritier. Une villa cossue à Perpignan et 17 Ha de terre.

A vingt ans, il monte à  Paris, pour se faire un nom. Il y retrouvera Etienne ARAGO son ainé et ami qu’il a connu au collège Royal. Il partage avec ARAGO catalan comme lui les convictions républicaines. Comme lui, il va donc adhérer à la société « Les Droits de l’Homme ». 

1ère expérience malheureuse  à 25 ans

Ses écrits, jugés subversifs vaudront à SARDA d’être arrêté le 29 juillet 1833 pour complot contre la sûreté de l’Etat et de purger 3 mois de prison de préventive dans trois geôles parisiennes : la Force, la Sainte Pélagie et pour finir la plus célèbre la Conciergerie. Il sera acquitté en Octobre 1833.  

Pour vivre, Il accepte des  petits boulots. Grace à Etienne, il est embauché comme secrétaire d’un romancier Benjamin CONSTANT et du député ariégeois PAGES. Il rencontre des hommes célèbres, Auguste BLANQUI, Armand Barbes, Louis Blanc etc. 

Endetté rapidement, il vend les 17 Ha de terre et quelques années après la Villa.
          
Sa vie sentimentale tourne autour de 3 concubines dont deux qu’il épousera.

En 1835, A 27 ans il vit en concubinage avec une veuve Eve Louise Pauline PONCELET D’ATTERT vicomtesse Lodin de Mauvoir qu’il épousera le 13 octobre 1838. Elle décède 3 années plus tard lui laissant deux enfants, Léonie née en 1837 qui mourra en bas âge et en 1838 Lucien Gaudéric, seul hériter connu.

En 1846, il soutient la veuve de son ami CLEMENT, Directeur de la Monnaie décédé : Marie- adélaïde dite Adèle JUTEAU a 4 garçons, SARDA un fils Lucien 8 ans orphelin.. En 1847 ils se mettaient en concubinage.

Adèle JUTEAU trouve à SARDA un emploi stable, comme receveur des finances en 1848. Mais la proposition d’Etienne ARAGO de se rendre à la Réunion comme Commissaire Général de la République et gouverneur aux fins de libération de près de 63 000 esclaves retient son attention. 

Présenté à SCHOELCHER, vu les garanties financières données, 70 000 F, il n’en touchera que 10 000 F, il accepte la mission  et le 27 mai 1848, Sarda Garriga, 40 ans, s'embarque à Toulon, sans Adèle, sur le bateau l'Oise Le voyage dura plus de 4 mois.

SARDA arrive aux abords de Saint-Denis un vendredi 13 octobre au soir. Le samedi 14 il met pied à terre et prend officiellement ses fonctions le lundi 16 octobre. Le 19 en présence du Procureur Général MASSOT et les corps constitués, il promulgue les décrets d’abolition qui selon l’article 1 er doivent rentrer en application définitive deux mois après la promulgation soit le 20 décembre 1848. Vous connaissez les mensonges et assertions diverses autour de ses actions. J’ai fait une vidéo consultable sur YOUTUBE.

Je passe sous silence, les assurances données aux uns et aux autres, son tour de l’Ile pédagogique pour expliquer aux propriétaires récalcitrants ce que lui et le Gouvernement ont décidé de faire, puis l’abolition du  20 décembre 1848, Son mariage dans la cathédrale de Saint-Denis  en Février 1849, sa disgrâce le 7/11/49, son départ le 12/05/1850, son séjour en Guyane 8 mois de 1852/1853, enfin  le silence officiel  assourdissant depuis 173 ans sur ce personnage et ses actions dans notre Ile. 

Quelle était la situation dans la colonie à la date du 20 Décembre 1848

L’ile comptait 113000 habitants, 62151 esclaves dont 45698 appartenait à 1700  grands propriétaires.
Pour SARDA le dilemme était simple : Comment arracher 45 698 esclaves à 1700 propriétaires et leur dire vous êtes libres, tous égaux en droit, tous frères. 

Pour SARDA GARRIGA, Il n’y a pas de LIBERTE possible, pour  les 62151 ESCLAVES de l’ile, livrés à eux-mêmes, sans toit, sans terre, sans ressource financière, ni alimentaire, ni soins, en un mot, condamnés à l’errance. C’était la guerre civile assurée et la force des armes n’était pas du côté des esclaves.

L’Etat providence n’existait pas à cette époque et il fallait nourrir par le travail la population. Il a fallu maintenir cette force de travail aux champs, d’où le travail rendu obligatoire, encadré par un carnet d’engagement avec le propriétaire choisi, moyennant rémunération. Ce qui a valu à SARDA  de sérieuses critiques tant dans l’hexagone qu’à la Réunion. J’aimerai bien que l’on précise ce qu’il fallait faire de mieux avant de clouter au pilori l’émissaire SARDA.

SA FIN DE VIE 

SARDA GARRIGA, en acceptant deux missions antinomiques : 18 mois de gouvernance, en tant que gouverneur et libérateur d’esclaves à la Réunion, puis 8 mois en tant que gouverneur et chef du service pénitentiaire en Guyane, soit 26 mois de service, avait enterré définitivement sa carrière administrative au service d’un ETAT ingrat et peu reconnaissant. 

Les 24 derrières années de sa vie, sans emploi, désargenté, étaient difficiles. Le Conseil Général de la Réunion lui votera une rente viagère annuelle en 1858 de 3600 F afin de le mettre à l’abri du besoin, somme débloquée qu’en 1860, suite à l’opposition du gouvernement impérial.

Deux réunionnais Hubert DELISLE gouverneur de la Réunion, RONTAUNAY riche armateur et la presse locale se mobilisent. Une cagnotte de 30 000 F est réunie et  versée à SARDA. Il achète, à MESNIL SUR L’ESTREES, près d’Evreux, le prieuré d’Heudreville où se trouve une source d’eau minérale qu’il tente d’exploiter. Piètre gestionnaire la propriété est cédée aux créanciers. Rentrant de la chasse le 7 septembre 1877, en apprenant la nouvelle de sa concubine ZELEE GIRARD, il rentre dans une colère folle et meurt d’une crise cardiaque le lendemain 8 Octobre1877  à l’âge de 69 ans

Au barachois, nous souhaitons voir préserver le lieu où SARDA a débarqué le 14 Octobre 1848 dans l’aménagement de la sortie de la NRL et souhaitons qu’à la place de cet énorme galet, voir ériger une stèle digne de ce nom à ce libérateur de 62151 esclaves. Le grand oublié de la « fêt KAF, fêt nout zancet, fêt de la Liberté ou fêt de l’abolition de l’esclavage du 20 décembre mérite un meilleur traitement.

Ses déboires métropolitains viennent du fait qu’il :

1° était  CATALAN, au caractère bien trempé 

2° Républicain inconditionnel, fervent catholique 

3° était le dernier commissaire Général de la République

4° était victime du changement de Gouvernement à la suite de l’élection de Louis Napoléon le 10 Novembre 1848 

5° était l’ami de SCHOELCHER ennemi juré de Romain DESFOSSEE, ministre de la Marine et des colonies.

6° n’était pas marin chevronné comme tous les nommés aux colonies.

7° Sans oublier une propension pour le concubinage notoire, modèle inacceptable pour les clergés de l’époque,
8Il était victime de la vengeance d’ADELE JUTEAU son épouse qui ne lui a pas pardonné le décès de sa mère sur le bateau du retour et le passage du linceul, par-dessus bord, voué aux requins.

Vu ce qui précède, une question se pose : pourquoi depuis tant d’années a-t-on véhiculé, entretenu et persisté dans les mensonges et erreurs à propos de la fonction administrative exercée par SARDA, serviteur de la République, lors de l’abolition de l’esclavage à la Réunion, sans heurt, sans un coup de fusil, ni de sang versé ?

En sacrifiant SARDA, sur l’autel de l’indifférence, de l’oubli, du silence et du mensonge, nous nous sommes coupés de toutes manifestations officielles métropolitaines sur le devoir de mémoire sur l’esclavage et les commémorations et cérémonies diverses. Pour nos gouvernants, il n’y a pas eu d’esclavage à la REUNION.
Rappelons qu’aucun hommage officiel n’est rendu à l’Ile de la Réunion, à SARDA GARRIGA. La mémoire est sélective et ne retient que les effets coupables, Souhaitons que cela change, un jour.

Pour conclure

Sarda en 1848 a libéré deux de mes aïeux de leurs chaines de la servitude. Il s’agit de STANISLAS, décédé en 1851, dont  les parents d’origine indienne Antoine et Michèle étaient arrivés à BOURBON bien avant 1800  esclaves de DESFORGES BOUCHER, gros blanc de la côte SUD et de sa fille STANISLAS CENSEE qui a donné 9 enfants à EUGENE LUCAS qui l’avait épousé en 1853, colonne vertébrale de la famille LUCAS dans l’Ile. Je dois reconnaissance à SARDA et l’injustice dont il fait l’objet ne peut me laisser indifférent.

Jules LUCAS  Président de l’association « Les Amis de Sarda Garriga »


L’ASSOCIATION LES AMIS REUNIONNAIS DE SARDA GARRIGA

En 2003, un groupe s’était constitué en association, présidée par David HUET, auteur d’un fascicule sur SARDA GARRIGA. Je l’ai succédé en 2017.

L’objectif de l’association est simple  faire acte de mémoire, casser les codes malsains établis consciemment ou pas, par certains de nos historiens et décideurs locaux autour de SARDA et promouvoir une certaine forme de réalité liée à l’œuvre de SARDA GARRIGA dans la colonie». Je vous invite à y adhérer en versant une cotisation de 25 euros/an au Trésorier VALENTIN Jean Claude.

Nos actions menées en 2019/2021 : 6 conférences publiques et associatives, les publications sur les réseaux sociaux dans les journaux, sur youtoube etc. nous ont permis de toucher des milliers  de personnes. Du 24 Décembre 2020 au 7 Janvier 2021, l’ancien maire de Mesnil sur L’Estrées, Bernard DUPLAT, Président de l’association de défense du Patrimoine Meslinois ayant en charge le musée et la sépulture de SARDA GARRIGA était présent dans notre Département. La mairie a refusé de le recevoir, le Conseil Général a dit oui mais il a refusé d’y aller. Une audience demandée auprès de la mairie pour la préservation de l’espace SARDA dans l’aménagement du barachois est restée lettre morte. Un ouvrage est prêt à être édité sur la vie de SARDA, aucune subvention des collectivités. 




1.Posté par Théo Courant De Rien le 19/12/2021 08:48

Sarda Garriga est CHARGÈ de décréter l'abolition de l'esclavage et dans la foulée oblige les esclaves à avoir un contrat de travail avec leurs anciens esclavagistes.

Il décrète une arrêté de vagabondage qui oblige les " anciens esclaves " à rentrer dormir chez les anciens propriétaires. Sinon --------▻ direction Prison.

Si ce n'est pas reprendre la main sur les affranchis !!!
Ils sont payés lorsque les récoltes sont faites et payés des clopinettes.

Il se base sur la plus horrible des façons, celle qui dit que tout bon " catholique " doit travailler et s'occuper de sa famille. De ce fait, les " Affranchis, ( laissez-moi rigoler ) " n'ont pas d'autres choix que de continuer leur vie de labeur.

Si c'est ça la fin de l'esclavage pour vous, pour moi, c'est tout autre.

Sarda Garriga n'est qu'un pion, en effet serviteur de la République, lors de l’abolition de l’esclavage à la Réunion, sans heurt, sans un coup de fusil, ni de sang versé.
À son arrivé sur l'île, il a d'abord rencontré les propriétaires pour leur annoncer qu'ils allaient devoir revoir leur copie, puis, il est allé prendre la température auprès des esclaves et le 20 décembre, il a fait appliquer le décret. Rien de bien sensationnel.

Les anciens propriétaires d'esclaves n'ont pas perdu grand chose et les affranchis n'ont gagné que l'idée d'une fausse liberté.

2.Posté par Gros blanc le 19/12/2021 09:02

Sarda la pas roul à zot tat que ça alors ?
Merci pour de rétablir l histoire de bourbon que beaucoup occulte par l abréviation de kiltir !...

3.Posté par karam le 19/12/2021 09:52

Ces gros blancs qui soutiennent SARDA oubliant que celui-ci , farouche partisan de l'esclavage et de l colonistation, sous la pression des révoltes des esclaves qui se préparaient ,ne pouvait faire autrement que d'accepter l'abolition de l'infâme crime contre l'humanité .Ainsi il est venu tel un préposé de la Poste apportter le décret d'abolition mais en arrivant il a ménagé les esclavagistes, en leur proposant des indemnités copmpensatrices faramineuses,ce qui a ermis la création de la Banque de la Réunion,banque de banque des gros blancs à l'origine Par contre,les victimes ,ceux qui ont souffert ont été oubliées et n'ont rien reçu.Le syndrome de l'esclavage et de colonisation sévit toujours à la Réunion .....

4.Posté par Tina Ralbol le 19/12/2021 10:10

Ôté Sarda toué la roul a nou ton zoli kozman... Pas oublié du tout, bien au contraire. Vous n'êtes que des frères. L' égalité réelle obtenue quand ? L' octroi on supprime quand etc.

5.Posté par Lulu le 19/12/2021 10:33

Bravo et merci pour cet article, très instructif et qui met en lumière ce que beaucoup se sont évertuer à escamoter pour rendre plus sombre cette époque de l'esclavage et en faire leur comptoir d'opprimés.

Comme vous le précisez "La mémoire est sélective et ne retient que les effets coupables" quand il ne s'agit pas pour ces personnes de refaire l'histoire à leur sauce en victimisant au maximum ce qu'il n'y a pas lieu d'être, mais on veut "manger" du blanc, pollueur destructeur colonisateur enfin vous aurez compris celui par lequel tout le mal est arrivé!

Je ne doute pas non plus qu'après cet article les "grands historiens" de l'ile à la mémoire sélective vont monter au créneau et c'est à qui va s'évertuer à chercher derrière la virgule ce qui peut leur servir à dénigrer Sarda Garriga, vu que vous les avez fortement contrariés en rétablissant la vérité, et non pas celle dont ils se gargarisent au quotidien dans nos journaux!


6.Posté par Gare a toi le 19/12/2021 11:24

L historien surtout a la réunion valorise son ethnie et dénigre les autres, si tu peux me dire c est pas un reunionais qui a aboli l esclavage encore moin les elus locaux. Si demain il y a une défaillance dans le système, tout est possible to day... Tu dois comprendre que 2 siecle c est rien

7.Posté par Titi984 le 19/12/2021 12:48

C’est à celui qu’on a dit attendez la fin de là ça.pagne sucrière à la réunion pour déclarer la fin de l’obligation de l’esclavage qui a été votée des mois plutôt.
Pour moi c’est un fonctionnaire de l’état qui a écouté nikés ordres de son chef.

8.Posté par Lulu le 19/12/2021 13:41

à 6.Posté par Gare a toi le 19/12/2021 11:24.....et après on fait quoi??? on continue à se lamenter pour justifier son mal au ki et ses échecs ....où on avance pour améliorer sa vie????

9.Posté par LECORNET JACQUES le 19/12/2021 13:54

Cloué au pilori, pas clouté.

10.Posté par Lulu le 19/12/2021 14:14

9.Posté par LECORNET JACQUES le 19/12/2021 13:54 d'accord avec vous mais en bon français, ah pardon en bon créole ....ni cloute tout çà qui passe ......

11.Posté par Tikaf le 19/12/2021 14:20

Ah il n'y a que ceux qui y trouvent leurs compte qui se régalent d'un articles comme celui ci.
Sarda pour ma part à était un pion utiliser par le gouvernement de l'époque...
Je n'ai aucune emphatie pour lui.
Jusqu'à preuve du contraire. Ce sont bien les anciens propriétaires d'esclaves qui ont eu une réparation..
Bref, l'Histoire vu par et pour les intérêts de la France est souvent bien différente quand elle est enseignée en vérité.
C'est comme l'Égypte antique en vrai...Thales, Pythagore, aujourd'hui, on sait de plus en plus que ce sont des falsificateurs !

12.Posté par klod le 19/12/2021 14:55

Kan Sarda l’ariv de Frans
Soidizan po libér anou
Nout tout zésklav la reprann konfians
La anbras la tér, la mars aznou

Ton zoli kozman la trinn anou
Dan la bou

Toué la di fé pa dézord
Dofé dann kann sa la pa bon
Sien mésan va pèrd lanvi mord
Mové mèt va ni bon patron



O Sarda toué la roul anou
Ton zoli kozman trinn anou
Dan la bou

Si la tér groblan ziska zordi
La klos i sone ansanm Véli
Po apèl zésklav konm dann tan lontan
Madam Débassyns lé ankor vivan
O Sarda toué la roul anou
Dan la bou

Zordi zésklav dokèr dann por
Zésklav mason in pé partou
Non lésklavaz lé pa bien mor
Sarda Garriga, toué la roul anou.


parole ZISKAKAN ............... après , selon , ou pas .......................

13.Posté par savates ...trois doigts! le 19/12/2021 16:28

pffff si l'avait dit que le Sarda l'était noir..... tout le peu z'historiens n'auraient mis un collier fleurs et 3 bougies rouges devant sa statue.... là zot lé en train de dire que c'était un blanc....lé pas bon marmailles, comment zot i veut qui refait l'histoire avec une chaine à son pied puisque lu na pas la couleur que zot i veut......!

14.Posté par cocodir le 19/12/2021 21:13

nou néna in maire a soir i parle désclavage or que c elle la po fé lésclavage avec nou médite la dsi

15.Posté par Horace le 19/12/2021 21:47

1.Posté par Théo Courant De Rien
Je n'éprouve ni sympathie ni aversion à l'égard de Sarda Gariga, je reste plutôt neutre.
Vous avez raison en ce qui concerne les critiques à son égard, mais c'est facile de critiquer des évènements qui sont passés il a a 170 ans sans essayer de comprendre pourquoi l'abolition de l'esclavage c'est passée de cette manière. Comprendre ne veut pas dire excuser. De plus, n'oubliez pas que Sarda Gariga a exécuté les ordres qu'il a reçus.
Alors je ne vous pose qu'une seule question: qu'auriez-vous fait à sa place?

16.Posté par Le covidisme ou la fabrique des cinglés le 20/12/2021 07:03

Parler d'esclavage en portant un masque en plein air en plein été...
On aura tout vu sur cette Terre avant de mourir.

17.Posté par Théo Courant De Rien le 20/12/2021 07:45

15.Posté par Horace

- “ La loi est, que le travail est obligatoire pour tous, et que la société a droit d'intervenir pour veiller à ce qu'aucun individu ne puisse se soustraire à cette loi providentielle. “ SARDA GARIGA

PROVIDENTIELLE dites-vous ?

Sarda arrive avec des prouesses de Language expliquant aux futurs affranchis qu’ils sont libres mais qu’ils ne peuvent se soustraire au travail.

En plus de cela, il invoque la justice de droit qui est en fait la justice divine du dieu chrétien mélangée au droits fondamentaux de la république, de fraternité de patriotisme et d’égalité.

Je ne refais pas l’histoire et ne peux me substituer à un acteur du passé.

C’est peut-être bien beau de facilité d’avoir la critique, mais en ce qui concerne l’annonce de la fin de l’esclavage à La Réunion par ce décret, je n’y vois que de belles paroles avec du lyrisme et que des interdits.

Dites à un peuple qu’il est libre mais qu’il lui est interdit de faire autre-chose que ce qu’on lui dit de faire.

Il était évident qu’il pouvait durant ses quatre mois de voyage préparer un autre discours.

Sa mission en tant que commissaire général de la république, puis gouverneur devait mettre à la faveur des exploitants d’esclaves une sortie salvatrice avec compensation et du coté des esclaves, une promesse de non rébellion en déclarant hors la loi des réunion de parole sans sa présence.

- “ 18 novembre 1848, un décret exige qu'un nom patronymique soit conféré aux 62 000 esclaves à libérer. Une armée de scribe s'attela à cette énorme tâche, 66 registres spéciaux furent ainsi constitués.
L'affranchi se voyait imposer un patronyme, pour qu'il ne l'oublie pas, on donnait à chaque esclave un petit papier sur lequel était inscrit son nouveau nom. "

Zemmour se serait-il intéressé à l’histoire de la Réunion ?

18.Posté par Ouais... le 20/12/2021 15:59

La chanson de ziskakan suffit elle même à expliquer le mesamour...

19.Posté par Horace le 20/12/2021 19:23

17.Posté par Théo Courant De Rien

Désolé, mais vous n'avez pas répondu à ma question.

Que se serait-il passé si Sarda Gariga n'avait pas obligé les esclaves à travailler chez leur ancien maître?
Ça aurait été à La Réunion le bordel complet. Les esclaves n'auraient rien eu à manger, ils se seraient révoltés, il y aurait eu des pillages, des combats et des morts. Une guerre civile!
Je ne pense pas que ça aurait été votre solution préférée, n'est-ce pas?

20.Posté par Théo Courant De Rien le 21/12/2021 09:50

Lorsqu'un peuple opprimé et oppressé rencontre ce qu'il n'a jamais connu. La liberté - Leur liberté - et ensuite une forme de liberté, limité par des enjeux économiques de colons.
Voilà peut-être une question qu'il faut se poser et à laquelle, j'aurais bien du mal à répondre.

Lorsque des femmes et des hommes, des enfants comprennent ce que veut dire la fin d'un asservissement et qu'ils voient leurs conditions s'améliorer mais sans encore être l'égal des blancs, oui, ils peuvent se révolter.

Pourquoi pillage - Pourquoi guerre civile ?
Vous croyez que les marrons lorsqu'ils partaient se retrouvaient sans rien à manger ?
Etaient-ce des sous humains comme ils avaient été considérés par le code noir ?
Ils savaient s'organiser, savaient se lier entres-eux et même rendre leur propre justice.



Sarda aurait dû ordonner de suite un partage des terres et les affranchis auraient dans les mêmes conditions travaillé pour eux avec un gain substantiellement plus intéressant et à l'égal des propriétaires.

Mais non, la question s'était déjà posée à paris. Le commerce de la canne doit continuer à rapporter et de ce fait, il est impossible de rendre une totale liberté aux esclaves. Il y va de l'économie de la France.

L'asservissement continua donc et déguisé en fausse liberté.

Voilà la question que ne s'est pas posé Sarda Guariga. Il est venu avec la réponse et a soumis un peuple libéré à une autre forme de contrainte pour le commerce.

Je ne suis pas créole, je suis zoreille, arrivé sur l'île il y a deux dizaines d'années et j'ai toujours été choqué en lisant les faits historiques qui avaient été rédigés par des blancs.

Il faut laisser aux créoles, descendants ou non d'esclaves cette fête Kaf sans y mélanger une gouverneur annonceur d'une bonne nouvelle certes et qui a d'ailleurs été payé par le gouvernement français pour venir à La réunion.

Sarda Guarigua n'a qu'une toute petite place historique et de là à vouloir lui ériger une statut .......

21.Posté par Horace le 21/12/2021 20:09

Je comprends ce que vous voulez dire, mais je pense que les esclaves auraient eu un problème si, devenant libres du jour au lendemain, on les avait laissé se « débrouiller »
Lorsque le mur de Berlin est tombé et que la dictature a cédé sa place à la démocratie, beaucoup d’habitants qui n’avaient connu que le régime communiste ont eu besoin de beaucoup de temps pour s’habituer à la liberté. Même si le niveau de vie de la RDA a rapidement augmenté grâce aux milliards de DM qui y ont été envoyés. Ce qui n’était pas le cas ici à La Réunion, parce que non seulement les esclaves mais aussi les Petits Blancs ont vécu dans des conditions de précarité extrêmes.
A mon avis, il aurait fallu aider les esclaves à gérer eux-mêmes leur nouvelle liberté et leur donner de nouvelles perspectives. Seulement, comme vous l’avez bien souligné, les intérêts économiques étaient plus importants que le bien-être des nouveaux libres, il fallait que les usines tournent. Sans parler des abus qu’il y a eus par après, par exemple l’achat d’esclaves, affranchis sur le bateau qui les amenait à La Réunion et à qui on faisait signer un contrat de travail qu’ils étaient, pour la plupart, incapables de comprendre.
Sarda-Gariga a exécuté les ordres venant de Paris, quelles initiatives aurait-il pu prendre sans être puni pour désobéissance ?
Je suis également un Zorey. Je ne me suis jamais intéressé à l’esclavage, mais tout a changé depuis que j’habite à La Réunion.

22.Posté par Théo Courant De Rien le 22/12/2021 06:02

L'homme blanc ne se serait jamais installé sur l'île sans l'esclavagisme.

Ils ont retiré leurs identités et leurs racines aux femmes et aux hommes qui bien avant eux avaient compris comment vivre dans un monde de partage avec la nature.

Contrairement à ce que pensent certains, ils étaient bien plus civilisés que les gros blancs avec le respect de la nature.
Puis-je vous rappeler que l'Afrique est le berceau de l'humanité ?

Pourquoi voudriez-vous qu'ils aient eu des difficultés à gérer une vie que seuls eux-mêmes connaissaient déjà dans leurs racines ancestrale ?

Permettez-moi de ne plus parler de Sarda Gariga. Un autre l'aurait remplacé si...

J'ai du mal à comprendre comment Mr Huet ait eu cette idée de dorer le blason de cet homme qui n'était qu'un pion.

23.Posté par Davidgoliath le 22/12/2021 11:59

Utiliser le terme de libérateur pour désigner Sarda Garriga, un fonctionnaire de la République chargé de faire appliquer un décret du gouvernement est un abus de langage. Il n'y a aucun motif particulier pour honorer cet exécutant qui a, en outre, fait montre d'un grand zèle pour défendre les intérêts des propriétaires d'esclaves. Les esclaves et leurs descendants ne lui sont redevables de rien.

Qu'un lycée de Saint-André porte son nom est déjà excessif, l'ex-voto installé sur le Barachois par ses amis en manque de papa est risible.

Mais n'étant pas wokiste, je ne souhaite pas que ces manifestations de soumission soient supprimées.

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