Société

Sans argent, ni huîtres, ni langoustes… Nos merveilleux Noël d'autrefois

Vendredi 23 Décembre 2016 - 09:20

Ce merveilleux récit de Jules Bénard date de deux ans. Mais il est toujours tellement d'actualité que nous ne résistons pas au plaisir de vous l'offrir à nouveau.
Pierrot Dupuy


Des enfants devant une modeste case située à Basse Vallée à Saint-Philippe (C’était hier, D.Vaxelaire, édition Orphie)
Des enfants devant une modeste case située à Basse Vallée à Saint-Philippe (C’était hier, D.Vaxelaire, édition Orphie)
Le réveillon n’existait pas, sinon peut-être dans les familles aisées. Parce qu’on n’en avait simplement pas les moyens. La mort de " ti-Jules ", notre papa (j’avais 7 ans, Michel 6 et Alain 1 et demi), nous avait laissés sans un sou dans la grande maison familiale, qui faisait la différence avec nos copains des cases en paille. Ils venaient chez nous, nous allions chez eux…

Nous n’avons pourtant manqué ni d’amour ni de cadeaux, ces derniers n’ayant rien à voir avec les débauches de pognon d’aujourd’hui. Nous attendions donc la Nativité avec une impatience très peu chrétienne.

Le 24 décembre était un jour presque comme les autres, sauf qu’on dînait de bonne heure, histoire de dormir un peu avant la messe de minuit… qui commençait à 23 heures pour finir vraiment à minuit. On chaussait nos " souliers garonne " passés au blanc-de-casque le matin, on mettait des vêtements repassés de frais et en route, à travers la nuit noire les champ de cannes pour Notre-Dame-du-Rosaire.

L’église sentait bon l’encens et la cire fondue. Madame Manille tenait l’orgue dans son balcon interdit à tout autre qu’elle-même. Elle jouait fort bien et tout l’office résonnait de belles chansons, avec la voix de stentor-ténor de " monsieur Pierrot ", Pierrot Malet, notre instituteur. Son " Minuit chrétiens " reste le plus beau que j’aie jamais entendu.

Après la messe, le père Collette faisait distribuer de petits choux à la crème de chez " Chinois neuve " et là, Madame Manille, aussi fantaisiste que férue de classique, exécutait bellement quelques airs de Johann Strauss, " Danube bleu " en tête.

On rentrait à la case et on s’endormait après un coup d’œil au " cyprès de Nöel " dressé dans la pièce du téléphone, sur le devant. Mais ti papa Nouël té pocor arrivé. C’est le matin  qu’on découvrait les cadeaux que Justy, notre mère, s’était malgré tout évertuée à nous offrir. Ils venaient des rares magasins du Sud proposant quelques merveilles comme une panoplie de cow-boy, de chef Indien, d’agent de police... Et, toujours, les derniers arrivages de chez Ah-Ton, nos BD favorites : Buck John, Kit Carson, Tex Tone, Oliver, Akim, Bob Tempest, Red Canyon, Kiwi, Jimmy Ouragan…

Dans la capeline de nénène Jeanne, pendue au cyprès, il y avait toujours une petite fiole de " l’essence Pompéia ", " Héliotrope blanc ", sinonsa " Eau-de-Cologne Bourgeois ", avec les deux perroquets s’embrassant sur l’étiquette.

Le repas de Noël, c’était le 25 à midi. C’était la fête… sauf pour les deux volailles de notre basse-cour. Période de fauche oblige, la viande était ordinairement plutôt clairsemée sur la table. Je me souviens des soirs où nous nous répartissions une boîte de sardines à quatre, car il y avait encore 4 sardines dans de la vraie huile d’olive alors. Les malheureuses volailles du 25 étaient donc honorées comme il convient.

Au dessert, un gâteau concocté par Léone et Rosanne. Et letchis à profusion. C’étaient des Noël modestes mais nous avions les yeux émerveillés devant tant de munificence. L’après-midi, les copains accouraient pour découvrir nos cow-boys de BD.

Le lendemain, très tôt, nous partions à Sant-Joseph, chez Pépé et Mémé. Nos bons vieux savaient ce que nous aimions et, dès notre arrivée dans les Bas-de-Jean-Petit, nous sautions avec empressement, avec gourmandise, allais-je dire, sur les paquets de Bibliothèque Verte, 10 pour chacun, Michel et moi, tandis qu’Alain faisait vrombir ses petites autos, les Miniatures-Norev ou Dinky-Toys. On honorait aussi comme de juste les grosses gobes caramel marron de madame Ah-Tioune, tout près.

Encore une journée, nous nous retrouvions en route pour Cilaos où nous attendait mamie Francia chez qui nous passions les mois de janvier-février. Grand-Mère " Mère Fine " tenait au chaud ses pâtés créoles, les vrais, avec de la viande, pas ces affreux ersatz de maintenant qui n’en ont que le nom. Tite-Mère nous offrait les plus belles grappes de muscat de la treille devant sa chambre. Ida avait préparé ses plaquettes de pâte de coing et ses bassines de confitures de goyave et de zévis.

Les pétards ? Quelques-uns, oui, qu’on allumait en grappe, d’un seul coup, le pied. Et les ballons-sifflette, et les joyeuses parties de " la guerre ", harnachés de nos panoplies toutes neuves qui ne le restaient pas longtemps.

C’était ça, nos Noël d’antan, sans flonflons ni ostentation. Sans argent mais avec du cœur, de la gaîté, les yeux pleins de pastilles de couleurs devant les efforts que faisaient nos proches pour nous rendre heureux malgré tout.

Alors oui, il y eut une période de notre existence où Michel, Alain et moi avons connu le dénuement, comme nos petits copains d’école. Mais avons-nous seulement été malheureux ? Pas une seconde !

Parce que l’amour n’a jamais manqué. Ni envers nous, ni entre nous.

Joyeux Noël et Bonne Année à tous ; je vous aime.

Affectueusement vôtre,
Jules Bénard
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88.Posté par Decineur le 26/12/2018 10:54 (depuis mobile)

Réunionnais se souvient pas de ou y sort fesse la Vine pli blanc que blanc bane bel peto cochon

87.Posté par Raymond LAURET le 26/12/2018 10:44

Notre vie, celle d'aujourd'hui et celle qui est encore devant nous, ne doit pas se faire dans l'ignorance de ce que furent nos passés à tous, et notamment ces temps qui ont marqué la vie de nos parents et, pour les plus âgés d'entre nous, notre jeunesse.
Notre temps, vient de nous rappeler le Pape François, est devenu celui de la "voracité". Pour Noël, on achète de tout. Et, j'ai envie de l'écrire, on achète avec facilité. Faut-il oublier ce que c'était avant?
Avant, arrivé je jour de Noël, c'était une petite grappe de lectchis, c'était un billet de 10 francs CFA, c'était un harmonica, celui là-même que le "Père Noël" avait apporté au grand frère l'année d'avant. Avant, ça pouvait être aussi une chemise ou un" tricot d'peau", une paire de souliers. On s'en émerveillait en attendant le cari d' poulet et la bouteille de limonade du festin de midi.
Jules Bénard nous a rappelé - pour certains, appris - cela. Il nous l'a conté avec ses mots, avec son talent, avec son âme. On peut - c'est le droit de certains - ne pas aimer ses mots et son talent. Mais qu'on respecte son âme. Qu'on accepte son droit de nous rappeler notre Histoire, même à ceux qui ne savent pas qu'il y en a une dans notre petite île qui, il y a un peu plus de trois siècles seulement, fut déserte puis peuplée par des gens venus de plusieurs coins du monde pour écrire l'Histoire du Monde tel qu'il sera plus encore demain.
Notre jeunesse a de la chance d'avoir un Jules Bénard qui lui apporte ces éléments qui font notre Histoire.
Raymond Lauret

86.Posté par Gilles VACANZA le 26/12/2018 08:55

pour ma part la seule chose dont je me souvienne était notre incompréhension a mes frères et sœurs sur pourquoi le père noël apportait des cadeaux aux enfants riches et que nous nous avions qu'une orange et un petit bonbon siflette , a croire que les enfants riches étaient plus sages que nous et de cela nous en souffrions .

85.Posté par alcide le 26/12/2018 07:45

L'amour, on ferait bien d'y réfléchir, avant que la haine ne détruise l'humanité...On devrait ressentir de l'amour pour son prochain, mais c'est malheureusement de plus en plus, la jalousie, le mépris, l'égoïsme, la haine. ..Tous ces objets de consommation superflus nous détournent de nos affects les plus essentiels, au point que nous devenons pire que des animaux marqués comme un vulgaire troupeau !

84.Posté par Babeuf le 26/12/2018 00:45

A posté 68 l'Enflure
Vous avez bien choisi votre pseudo qui vous va comme un gant.
.Ce que vous dites est abject , vous vous ravalez au niveau de l'animal et non de l'humain!
Pourquoi les bonnes choses ne seraient réservées qu'aux riches et la terre, l'herbe et les racines aux pauvres??!!

83.Posté par anonyme_mouse le 26/12/2018 00:25

Lu 259499 fois.... un pur produit nou la fé ce jules... commence à nous manquer aussi au tribunal depuis quelques semaines...

82.Posté par L'Ardéchoise le 25/12/2018 20:20

Merci, Jules pour ces récits des fêtes d'antan dans lesquels les moins de 20 ans, voire de bien moins jeunes, ne peuvent se reconnaître...
Le bouillon de pot au feu à 8 heures pour attendre minuit, les mandarines que l'on avait que ce jour-là, quelques cadeaux qui parfois n'étaient que du fait main (écharpe, bonnet...) mais une réunion de famille qui nous enchantait.
Parce qu'il n'y avait pas qu'à la Réunion... Et que des fois en métropole, on n'était pas trop riche non plus.
Dans ma famille, le seul luxe, c'était les escargots que ma mère avait élevés pendant deux ou trois mois.
Quel régal !
J'espère que ce Noël a été bon et beau, et que ta petite fille a encore enchanté ces moments précieux !

Et tout plein de violettes et de pensées à qui, lui, se reconnaîtra.

81.Posté par ali le kafhir le 25/12/2018 19:22

merci Mr Benard j'ai lu votre texte a midi devant la famille
mon père (1943) avait une larme à l'oeil

en tout cas après ca on a arrêté de parler de politique de gilet jaune et de sport

80.Posté par Louis Pariot le 25/12/2018 15:48

Ah bon ? C'était "mieux avant" ? Faudrait savoir... on se plaint de la pauvreté de l'esclavaz mais c'était mieux avant....

79.Posté par :-) le 25/12/2018 14:18

Jamais sans mon gj et mon rond point ! Les gj sont une honte !

78.Posté par kersauson de (p.) le 25/12/2018 11:52

ptaing le jules il donne ds la moule maintenant..
qt aux huitres .. en grandes surfaces c entreposé ds des "rayons normaux"
de ce fait, l'eau disparait peu a peu, et qd on les ouvre
ELLES SONT SECHES !!!!!!!!!!!!!!!

AU MOINS a Moriss elles sont bonnes fraiches et ya pas de gilets aux slips jaunes ...... ( oui car 5 semaines sur les rds points .. ca jaunit le Ben hard )

77.Posté par noé le 25/12/2018 09:43

On avait de bonnes viandes : poulets et cochons la cour nourris avec des bananes bouillies , herbes , maïs planté … et cuites sur les feux de filaos … Quel délice pour nos ti palais qui dévoraient ces choses avec gourmandise et appétit ! Merci maman , papa et grands parents !

76.Posté par Willy le 25/12/2018 09:19 (depuis mobile)

Merci Monsieur Jules de non rafraichir le temps lontan, aujourd''hui marmaille y chercher tablette moin aussi j''ai connue ce temps lontan on été heureux même si on avait pas les moyens mais l''amour de la familles été la ?

75.Posté par jean claude le 25/12/2018 07:34

oui c etait une époque ou la famille, les amis les gens en genérale etaint bienvenus

Nous vivons dans un monde de sur consommation ou les gens se jettent sur des produits vu a la tv ou autres et meme s'ils n'ont pas le budget


74.Posté par dOc holliDay 974 le 25/12/2018 06:31 (depuis mobile)

Oter c''est une ode a la poésie !!! J''ai lu j''ai pleuré ! Joie amour tristesse !! Surtout pour les BD petit carré noire Blanc ouhhh pinainse !! 😅
😘🤗😚 Joyeux nOeL .

73.Posté par le kiré totocheur de la pointe du diable, lé + cathodix que catholix? le 25/12/2018 02:52

Monsieur BENARD,

Mi koné ou c'est un feuille songe (moucatages y glisse), mais avec zépines quand y insiste trop.

Moi, votre récit, c'est un peu retour vers le passé et ça fait du bien. Il y a comme une bouffée d'air frais de souvenirs qui rappelle quoique l'on dise que c'était mieux et qu'on faisait mieux avec moins, et que c'était mieux parce que les gens étaient moins moroses, moins envieux, plus respectueux, moins égoïstes.

Vous avez parlé du pâté créole en oubliant la liqueur Marie Brizard. Moins lé sûr, rosse comme où lé, que ou la dû descendre deux trois lampées en cachette comme toute marmailles d'alors.
Bonne fête et surtout bonne santé.

Question: que sont pour vous les BENARD de Maison-Rouge (Jean-François, Serge, etc...) ?

72.Posté par alex le 25/12/2018 01:04

Merci Monsieur Benard, pour ce texte si émouvant. Et oui, la Réunion fut pauvre à une époque, nous l'avons oublié, noyés dans la sur consommation actuelle. Mais si beaucoup étaient pauvres, cela n’empêchait pas d'être parfois heureux. Par vos écrits, Monsieur Bénard, nous vivons ces moments comme projetés devant nous, avec toute cette émotion que vous arrivez nous transmettre. Merci pour ce moment raconté.

71.Posté par Christian le 24/12/2018 21:23 (depuis mobile)

Dommage qu''un texte aussi émouvant pour notre génération soit malmené par quelques idiots qui ne comprennent rien à l''esprit de l''époque et au bonheur qui était le nôtre. Bravo Jules

70.Posté par Joséphine le 24/12/2018 21:20

Merci Monsieur pour ses beaux moments partagés, très belles fêtes à vous aussi :-)

69.Posté par Chabouk le 24/12/2018 20:45 (depuis mobile)

Entièrement d''accord avec le 15 ! Même les sans dents mangent les huîtres ! Tout çà pour faire le zoreil ! Bande de gilet jaune gratteurs de cul !

68.Posté par L'enflure le 24/12/2018 20:36 (depuis mobile)

Toute la différence est là! Avant quand on ne pouvait pas, on faisait avec..De nos jours, même si on est au RSA, on veut faire comme le riche ! On veut caviar, langoustes, huîtres, champagne... Après on va boucher les ronds points avec un gilet jaune

67.Posté par PEC-PEC le 24/12/2018 20:02 (depuis mobile)

Merci Jules de rafraîchir les idées de toute une génération. Hé oui c''était come ça et c''était bien, sans misérabilisme, seulement avec plus de désir, de foi, d''amour... Moins blig-bling et moins commercial. Seulement heureuxet joyeux !

66.Posté par miss rivieroise le 24/12/2018 11:17

Mille merçi monsieur BENARD de ces beaux souvenirs!! Mon defunt père nous racontait ces histoires, c'est comme çi je l'entends encore…...et ma tante Manille! une grande dame au grand cœur! c'était la Tante de mon père..Bon Noel pleins d'amour à tous!

65.Posté par Esortobac le 15/11/2018 07:30 (depuis mobile)

Excellent texte. J''ai presque la soixantaine, j''ai habité les hauts de l''Ouest, je m''y retrouve. C''était ça le vrai Noël. L''amour, le partage, la famille, la joie. Rien à voir avec les"fêtes" de maintenant destinées à enrichir Hayot Vindemia Caillé..

64.Posté par Lylo Loly le 14/11/2018 17:00

Bravo et merci , monsieur pour ce moment de partage qui m'a ramenée à mon enfance , adolescence et au début de ma vie d'adulte , en Guadeloupe . Chez nous , le cochon , élevé et "sacrifié" par mon père , était bio . Il était à l'honneur tout au long du repas , avec les ti pâtés créoles , le boudin en entrée , suivie de la cuisse , rôtie, et du ragoût bien caramélisé , et , en accompagnement , pois d'angole , riz et racines pays . Le dessert : un simple gâteau de patates douces . Le tout "fait maison" , c'est dire si c'était bon . Jamais je n'ai remangé de porc aussi goûteux et ça me manque ... j'oubliais ! comme le voulait la coutume , les adultes buvaient le shrub ( punch à base d'écorces d'oranges caraïbes séchées , macérées dans du rhum) J'ai encore en mémoire l'odeur de cette boisson qui symbolisait la période légère , festive et excitante qu'était Noël, sous les Tropiques . Et je serais incomplète si je passais sous silence l'autre liqueur , un mélange de rhum, et de sirop de groseilles , cueillies dans le jardin créole , derrière la maison ainsi que l'incontournable "sapin" : une grande et majestueuse branche de filao ; ça , c'était la mission de notre père qui sillonnait l' ile à la recherche de ce végétal rare et donc précieux

63.Posté par cambustonnais le 13/11/2018 20:28

nostalgie quand tu nous tiens c etait les annees 50 a 60 pas de tele ni tablette on allait a la messe de minuit et puis en rentrant dodo lendemain ds nos chaussres sales tradition d outremer nave un ballon sifflet un poupette chiffon et nous te content nous te fe sifflet avec feuilles letchis et toupie avec le grain

62.Posté par Pascal le 27/12/2016 13:39

Et précision pour @49: suffisamment pour t'en servir ras la coupe

61.Posté par Pascal le 27/12/2016 13:36

@ 56, 58, 59... et tous ceux qui veulent
il y en a qui sont vraiment dans le compromis (en...deux mots)

60.Posté par rito le 27/12/2016 10:26

J'ai 64 ans et je me reconnais parfaitement dans cette Réunion d'antan. C'était une autre planète. Avec talent, Jules Bénard a su remuer la corde sensible qui nous ramène aux temps révolus de notre enfance à jamais perdue. Quant à moi, fils de parents analphabètes et vivant dans le dénuement, je crois que j'ai vraiment appris à lire par le biais d'Akim et de Tex Tone, que le fils du commerçant chinois nous prêtait généreusement.

59.Posté par nene le 26/12/2016 08:24

et dans 50 ans les enfants d'aujourd'hui vont se plaindre ( de n'avoir eu que ) ou regretter la derniere tablette qu'ils ont eus pour noel

58.Posté par stan le 26/12/2016 07:45 (depuis mobile)

Poste 9.a notre jr il y a pas ke largen daide social.il y a aussi largent travail cro zozo,,,allor vos sou entendu

57.Posté par Ouaki le 26/12/2016 07:05

Je découvre à l instant ce très beau texte de Jules Benard.
Je voudrais le remercier doublement ,pour la qualité de son texte et pour les personnages dont il nous rappelle le souvenir.
Quant à ceux qui ne comprennent rien et demeurent obsédés que du commentaire qu ils posteront pour compenser le vide de leur existence je les plains.
Au premier rang d entre eux mentionnons le dénommé Balcon dont la devise semble être qu importe le texte l essentiel est le commentaire que j écrirai.
Mais revenons au texte de Jules Benard ,merci encore et puissiez -vous nous régaler longtemps encore .
Bonnes fêtes à tous.

56.Posté par Ma sonnerie le 25/12/2016 18:58

49.

vous semblez oublier les boeufs au rang desquels nous pouvons vous compter...

55.Posté par kersauson de (p.) le 25/12/2016 14:41

selon jules benard.. c tout dire. xptdr

54.Posté par Thierry le 25/12/2016 16:17

Jules, ... nous dirons aussi que le dénuement n'est pas un facteur ne permettant de bien apprendre à l'école, de travailler et de réussir dans la vie. Par réussite, je veux juste dire être un tant soit peu heureux.

Ce qui apportait aussi ces temps de bonheur simples, c'est le rêve. Il était très difficile d'accéder à ce que l'autre possédait. Le seul moyen était le rêve et la créativité.

Quand un copain avait une panoplie de cow-boy ou un pistolet "en jeu", le premier réflexe était de couper une branche en Y et on se fabriquait "in révolver" ou un arc po jouer Z'indiens. Té trop gaYard.

Et après, venait l'âge de jouer à "cinq cow-boy contre in Z'indien" ... Mais ça, c'était une autre affaire.

53.Posté par Question bete le 25/12/2016 13:40 (depuis mobile)

49.
Vous êtes complexé par rapport à l'âne?

52.Posté par TICOQ le 25/12/2016 12:44

Noël est ce qu'on en fait. Certains le préfèrent aseptisé, sans aucune magie ni référence à la naissance du Christ (sans forcément tomber dans le religieux pur et dur), rythmé par la frénésie des "promos de Noël" et la joie de la chasse aux bonnes affaires. Triste pour eux.......
D'autres au contraire essaient de faire perdurer le Noël de leur enfance, sans trop de cadeaux mais surtout une table et la famille réunie autour.

51.Posté par Junot le 25/12/2016 05:27 (depuis mobile)

Émue frère lire ces lignes empreintes de nostalgie..... Maman me racontait tout cela..... La dame a l orgue..... C était ma grande tante.....

50.Posté par Choupette le 25/12/2016 01:47

10.Posté par bertrand

Ecrivez au Père Noël ... .

15.Posté par CUT

Surtout qu'on peut y trouver des petites chenilles de mer dedans. C'est pour ça qu'il faut les gober ... !

La seule fois où j'en ai mangé une. J'en ai mangé pour toute ma vie.

49.Posté par Choupette le 25/12/2016 01:32

http://www.medias-presse.info/lair-du-temps-pere-noel-je-te-deteste/66849/#comments

48.Posté par Jules Bénard le 24/12/2016 20:17

à posté 49 "Pascal" :

entre nous, Jésus a-t-il mérité ces ânes ?

47.Posté par Pascal le 24/12/2016 18:37 (depuis mobile)

À Noël, on a toujours trouvé des ânes. Ici, il y en a quelques uns qui n''apprécient pas la poésie, celle portée par le cœur, le Grand cœur et la mémoire.
Ceux-là savent braire, en crèche...
Joyeux Noël Julot!

46.Posté par Pamphlétaire le 24/12/2016 18:05

Un bel article qui remue les tripes, qui émeut les seniors qui étaient des gamins à l'époque. Concernant les BD, n'y avait-il pas aussi Zembla, Capitaine Miki (avec Double Rhum et docteur Saignée) ,Tarzan et les romans indémodables de Jules Verne et d'autres dont j'ai oublié les noms d'auteur comme Lancelot du Lac, Zorro pour faire rêver?

45.Posté par Pierre Balcon le 24/12/2016 17:32

à Jules, post 42

Vous chipotez !

J'ai repris la formulation de Libération qui reprenait lui même la première version de l'amendement Bareigts ( formulation inclusive ) .
Les deux lundis dont vous parlez sont des jours fériés adossés à des fêtes religieuses et cités en tant que tel dans ledit amendement .

La seconde version de l'amendement Bareigts a adopté une formulation plus large qui avait pour effet d'inclure Noël dans les fêtes " substituables" .

La troisième version fut celle de Hollande qui effaça le tableau

44.Posté par Sinobol le 24/12/2016 16:56

Mi séi sa ki la noël........Noëllo Noëllo sa ou mandé moin an ké bar

43.Posté par Jean terrasse (voisin de balcon) le 24/12/2016 16:36 (depuis mobile)

43.
Encensez les souvenirs de l''insouciance inhérente à la jeunesse..quel intérêt ? Replacez dans le contexte local les dits souvenirs en retablissant une égalité "historique" sentimentale entre le bon et le moins bon..Voilà ce qui fait défaut..?

42.Posté par Ma sonnerie le 24/12/2016 16:33 (depuis mobile)

30.
Rapportée au nombre de trajets ou au nombre de conducteurs, la mortalité routière est quantité négligeable..Certes horrible.
43.
Merci d''avoir disgressé jusqu''à Staline et Mao. Le point Godwin a été évité...Ouf!!

41.Posté par Jules Bénard le 24/12/2016 15:04

à tous, ceux qui ont aimé...
et les quelques autres qui ont détesté :

Je vous remercie tous (ou presque) d'avoir retrouvé vos racines dans mon texte qui n'avait pour prétention que rappeler les choses d'antan. But atteint apparemment.

Aux quelques-uns qui n'ont pas aimé, je voudrais dire ceci :

Je voulais parler des Noël de mon enfance, enfance de Yab pauvre dans mes champs de cannes de La Rivière.

Vous avez tout confondu.

Dites-moi à quelle ligne j'ai dit que la vie d'antan était meilleure que celle d'aujourd'hui !

Je sais que nos campagnes vivaient dans une misère noire alors, dans les années 50.

Mon propos était de dire que nous pouvions parfois être heureux sans grand-chose. Je crois y être parvenu.

Bien sûr que la mortalité infantile était terrible. A la même époque, Staline écrabouillait le peuple russe ; Mao terrorisait la Chine ; des dictateurs africains ou sud-américains tuaient, mutilaient... Tout cela était vrai à cette époque. J'aurais dû le mentionner selon vous ?

MAIS... je ne voulais parler que de nos joies simples de mômes des années 50. Lorsqu'on fait une dissertation (merci Jacques Lougnon et autres !), on reste dans le sujet. Sinon, on est coupable de digressions et plus personne n'y comprend goutte.

Je respecte vos élans ; respectez mon texte si simple, sans violence, avec de l'amour, SVP !

Je vous souhaite de joyeuses fêtes.

40.Posté par Jules Bénard le 24/12/2016 14:48

à posté 38 "Pierre Balcon" :

Mon âme est meurtrie de devoir vous contredire, ami : les lundis de Pâques et de la Pentecôte ne sont pas des fêtes religieuses.
Ce sont des fêtes civiles, des jours chômés et payés.

Pour avoir la paix avec les syndicats, Napoléon III leur accorda ces deux journées, ce qui est au demeurant très honorable de sa part car les ouvriers n'ont JAMAIS trop de repos à mon avis.
Tiens, prenez langue avec les avis autorisés du corps clérical : il m'étonnerait qu'ils vous disent le contraire.
Bien cordialement.

39.Posté par Joseph le 24/12/2016 13:48

Je fais partie de ceux qui ont vécu cette époque où il fallait aller chercher l'eau à la fontaine publique, marcher des kilomètres pour arriver à l'école, souvent sous le soleil parfois sous la pluie, faire ses devoirs scolaires le soir à la bougie ou la lampe pétrole, pas de télévision, ni de radio, et encore moins de téléphone, dans un quartier où il n'y avait ni cinéma, ni bibliothèque , où le seul plaisir se résumaient aux ballades dans les champs de cannes et pendant les vacances aider les voisins à couper la canne. De cette époque, je retiens un grand bonheur rempli de choses simples, partagé avec des amis qui étaient comme des frères. Le bonheur réside aussi dans cette difficulté qui nous pousse à aller au delà de nous même, la difficulté c'est le moteur de notre évolution en nous apprenant le dépassement de soi.

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