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Sanctionné par la Semto, il prend le micro pour dénoncer sa mise à pied

Jeudi 9 Février 2017 - 13:01

Richelin Clopon interpelle les usagers, à la gare routière, sur les agissements de sa direction
Richelin Clopon interpelle les usagers, à la gare routière, sur les agissements de sa direction
"On ne peut pas dialoguer !" Richelin Clopon, délégué syndical Solidaires, crie haut et fort sa colère contre le directeur général de la Semto (société d'économie mixte des transports de l'ouest), Joseph Payet.
 
Ce jeudi matin, à la gare routière de Saint-Paul, il a pris le micro devant les usagers pour dénoncer sa mise à pied. Une sanction disciplinaire que lui et les autres membres du syndicat venus le soutenir jugent totalement "injustifiée".
 
"Dans les réunions du comité d'entreprise ou les réunions syndicales, on est censés parler d’égal à égal", rappelle-t-il, expliquant qu'il avait mis sur la table diverses problématiques telles que l’état détérioré de certains bus, les conditions de travail des chauffeurs, des primes inégalement réparties ou encore l’externalisation de certains services, sur laquelle la direction refuserait de donner des précisions. 
 
Du harcèlement

Alors que le directeur général lui reproche notamment "un comportement inapproprié" et "des propos irrespectueux", Richelin Colpon estime lui que Joseph Payet ne supporte pas la contradiction. S’il ne conteste pas des échanges musclés, pour lui, la direction a fait "une erreur d’appréciation". "Dans ces réunions, il est de bon aloi d’avoir des échanges sérieux", a-t-il d'ailleurs répondu par courrier. Une autre lettre signée des syndicats Solidaires, CFTC, CFDT, et SAFPTR/SAFR dément également ces accusations.

Et en plus d’être "injustifiée", la sanction est selon le délégué syndical "irrégulière". Il s'appuie ici sur le règlement intérieur, lequel prévoit 2 jours de mise à pied maximum, et indique par ailleurs ne pas avoir reçu le courrier de convocation à l’entretien préalable.
 
Pour Richelin Colpon, cette sanction s'inscrit en réalité dans une logique de harcèlement. "Déjà en avril dernier, j’ai eu une retenue de salaire pour une absence alors qu’on m’avait autorisé à assister à une réunion des délégués du personnel", se souvient l'agent d'exploitation, qui estime en outre avoir été "mis au placard".
 
Pour la mise à pied, l’inspection du travail a été saisie. Si le directeur général ne retire pas sa sanction, l’affaire sera portée devant les prud’hommes.  
MA (marine.abat@zinfos974.com)
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1.Posté par cmoin le 09/02/2017 13:14

C'est jamais de votre faute,hein?Bon retour à pole emploi!

2.Posté par Dialogue social le 09/02/2017 16:00 (depuis mobile)

Faites condamner pour délit d entrave la direction. Il est désolant de voir des directions agir de la sorte. Honte à elles !!

3.Posté par Futurs chômeurs le 09/02/2017 17:35

La grève d'aujourd'hui est le chômage de demain.

Dicton de la Vème République.

4.Posté par Choupette le 09/02/2017 17:47

"Clopon-Colpon" faudrait savoir !

Pourquoi pas Clopin-Clopant pendant que vous y êtes ... ?!

5.Posté par hoarau le 09/02/2017 18:34

au faite apel vite papa sini

6.Posté par YenaMarre le 09/02/2017 19:56

Ki sa i conné pa boug la, ancien nervis Bénard père la donne a li patente taxis nervis Cassam moussa, nervis Sini à l'époque li la van son patente sini la donne a li in autre, nervis Bénard fils, Bello la raye a li de la commune, Sini lé revenu la réembauche a li la semto c'est vraiment un etre désagreable, insolent et violent . Comment syndicat i peu défendre un boug pareil, Franchement c'est le vrai nervis bête et très méchant. Merci sini d'avoir reveillé lo mort.

7.Posté par Paopay le 09/02/2017 20:17 (depuis mobile)

Mise a pied dans une SEM si il travaillait dans une vraie SOCIÉTÉ de transport voyageur il airait été licencié croyais moi les SEM c'est la planque

8.Posté par rajao le 09/02/2017 20:35

Mise à pied ne veut pas dire aller pointer au chômage mais juste un temps où vous êtes en dehors de l'entreprise., Ensuite vous réintégrez votre poste.

9.Posté par vanille le 09/02/2017 21:15

YenaMarre Pour information CLOPON est a la semto depuis le temps alain bénard l'était maire ou bien avant mi pense et non depuis sini. si sini té cautionne à li l'avait longtemps li n'aurais pu mise à pied réflichissez !!!!!

10.Posté par Jack le 09/02/2017 21:40

Si les Messieurs concernés ne sont pas d'accord, qu'ils aillent au chômage et y en a plein qui attendent pour occuper ce genre d'emploi. Qu'ils aillent ouvrir leur propre entreprises ou qu'ils aillent voir les dans les pays voisins mais qu'ils foutent la paix aux chefs d'entreprises qui se tuent nuits et jours pour leurs donner du boulot. Dis merci les patrons.

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