Faits-divers

Saint-Pierre, Saint-Louis… le road trip infernal de trois dalons

Lundi 16 Avril 2018 - 23:27

Saint-Pierre, Saint-Louis… le road trip infernal de trois dalons
Ivre, à la recherche de stupéfiants, il a fait confiance à la mauvaise personne. Les faits remontent au samedi 7 avril. La victime venue de l’Etang Salé s’alcoolise dans un snack du front de mer de Saint-Pierre et sympathise avec Ouirdane M..

Tous deux semblent vouloir poursuivre la soirée par la consommation de zamal mais trop ivre pour pouvoir conduire, la (future) victime laisse le volant à son nouveau camarade de beuverie. Bredouilles, ils reviennent sur le port de Saint-Pierre pour récupérer deux amis à Ouirdane, Stéphane A. et Zakidine A.

Saint-Pierre, Saint-Louis…le road trip à la recherche de drogue se transforme progressivement en une virée infernale. Les trois jeunes se montrent violents et réclament la carte bancaire de la victime à coups de claques, avant de le menacer de le jeter du Gouffre de l’Etang Salé. Les trois jeunes finissent par abandonner la victime, détroussée au Tampon à 5h du matin. Une fois de retour à l’Etang Salé, l’homme quasi séquestré durant plusieurs heures alerte la gendarmerie. Encore ivre, avec 0,80 g/l de sang, il parviendra tout de même à fournir de précieux éléments. 

Les trois jeunes hommes échappent une première fois aux militaires à Saint-Louis le lendemain matin avant d’être finalement interpellés lundi dernier, confondus notamment par les empreintes laissées sur le véhicule retrouvé stationné dans le quartier de Palissade.

Ils réclament son code bancaire sans quoi ils le jettent au Gouffre

Jugés ce lundi en comparution immédiate, les trois prévenus nient les vols et les violences. "On a apprécié tous ensemble", se hasarde à expliquer le jeune Stéphane A. dont le portrait a été immortalisé par les caméras de vidéosurveillance des établissements bancaires.  Au total, 530 euros ont été débités du compte de la victime qui se retrouve aujourd’hui sans un sou. 

3 mentions pour Stéphane A, 14 pour Zahadine A., à peine majeur, et 25 mentions au casier judiciaire de Ouirdane. Grand, athlétique, vêtu d’une chemise blanche, ce dernier semble avoir de l’emprise sur les deux autres et le verbe haut, au point de se faire réprimander à plusieurs reprises durant l’audience par la présidente du tribunal. 

Après délibération, Zakidine A. est condamné à 2 ans de prison. La même peine est prononcée pour Stéphane A., à laquelle s’ajoute la révocation d’un précédent sursis de 6 mois. Ouirdane, qui conduisait également sans permis, retourne lui aussi derrière les barreaux mais pour 3 ans, non sans hurler des insultes en quittant sous escorte le tribunal.
PB
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1.Posté par Philosophe le 17/04/2018 07:21 (depuis mobile)

Malheureusement c'est devenu récurent ces actes de violence !!!

2.Posté par Antipode le 17/04/2018 07:37

C'est heureux pour ce dénouement ; reste qu'il va s'agir de les accompagner à acquérir la sagesse nécessaire pour le bien vivre ensemble, dans une société malade :/

3.Posté par Jp POPAUL54 le 17/04/2018 08:18

Des vauriens collectionneurs de mentions...

En tout cas, mention "très bien" au tribunal.

4.Posté par titi974 le 17/04/2018 08:40

Enfin de la prison ferme pour les raclures de bidets les choses commenceraient t’elles à changer un peu.

5.Posté par Réveillez vous le 17/04/2018 10:31

25 mentions au casier


et toujours dehors......il faudrait faire un bonus sur les condamnations....et additionner avec la précédente...ou multiplier par deux pour la deuxième....par 3 la troisièmement ...etc
on les reverrais pas de suite..

6.Posté par Prosper Yves Techer le 17/04/2018 10:37 (depuis mobile)

Faut arrêter ceux qui pourrissent la vie des autres. Mais dommage que la prison devienne leur lieu de villégiature.

7.Posté par Nécessité - employer - grands - moyens le 17/04/2018 11:26

Ça lui apprendra au décérébré Stéphane de fréquenter pareils déchets que même une décharge à ciel ouvert n'en voudrait ; tellement infectes ils sont !

8.Posté par Jacques Moraud le 17/04/2018 12:28

Pourquoi continuer à donner les prénoms uniquement quand les types ont été condamnés ? Il me semble que les condamnations en France sont publiques. Il n'y a donc aucune raison d'avoir des pudeurs de jeune fille. Il faut donner les noms. Ceci dit certains prénoms sont déjà évocatifs !

9.Posté par Gvar le 18/04/2018 11:20

@Jacques Moraud

Vous avez bien résumé la chose. "Pudeurs de jeunes fille". Tout le monde en fait preuve. Les journalistes, les commentateurs (pas le choix ou le commentaire n'est pas publié).
Nous sommes les grands spécialiste de cela à la Réunion, en France en général : la politique de l'autruche, la bien-pensance.
Il est formellement déconseillé voire interdit de traiter tout problème lié à une communauté en particulier sous peine de se voir accoler l'adjectif de raciste (sans aucune forme de procès) ou autre chose dans le genre. Impossible d'évoquer des faits et de se permettre d'y apporter une réflexion sans se faire accuser de stigmatiser une population.
Depuis de nombreuses années je me pose la question : ces gamins errant dans les rues, ces fratries nombreuses livrées à eux-mêmes qui déambulent dans l'oisiveté la plus totale car leurs parents étant totalement désintéressés de toute question d'éducation, que deviendront-ils en grandissant dans une société avec 28% de chômage où cette communauté (tout le monde comprendra de qui l'on parle;..) n'a jamais réussi son intégration à la société réunionnaise ?
Il n'y a pas de miracle, ces gamins d'autrefois sont les racailles d'aujourd'hui.
J'ai l'occasion grâce à mon travail de me rendre régulièrement au tribunal de St Denis et tous ces gamins innocents d'autrefois et bien aujourd'hui ils garnissent les bancs de nos tribunaux, qu'on le veuille ou non !
Cette situation va perdurer et continuera de s'aggraver car je le répète, la politique de l'autruche est une tradition en France.

Alors avant de me censurer et de ne pas publier mon commentaire, prenez soin de le lire attentivement.
Pourquoi la Réunion a-t-elle un problème avec sa communauté comorienne (appelons-là ainsi en considérant qu'il s'agit de la communauté comorienne ET mahoraise) ?
Est-ce du racisme basique dans sa "définition" moderne, c'est à dire que l'on n'aime pas untel à cause de sa couleur de peau, de sa religion, de son origine ethnique ?

La couleur de peau ? Nous sommes à La Réunion où une très grande partie de la population est noire ou métissée. Ce n'est donc pas le problème.

L'islam ? L'islam est pratiqué, intégré et respecté à la Réunion depuis très longtemps. Ce n'est donc pas le problème.

L'origine ethnique ? Les Réunionnais sont de toutes origines ethniques à un tel point qu'on ne sait souvent même plus lesquelles nous composent.

En écartant ces faits, difficile de faire aux Réunionnais un procès en racisme...
Mais alors où est le problème ? Et si c'était en raison d'actes tout simplement ?
Et si cette communauté n'était pas un peu responsable de l'image qu'elle trimbale ? Et si c'était son comportement qui était en question ?

On dit que les Comoriennes enchaînent les grossesses. Est-ce une invention ou un fait ? Baladez-vous donc dans les quartiers où ces communautés sont nombreuses. Baladez-vous donc à la CAF. Vous aurez un début de réponse...
Scandale répondront les "vertueux" qui la plupart du temps n'en ont croisés que quelques dizaines en tout et pour tout dans leur vie... Demandez donc l'avis des Réunionnais qui vivent à leurs côtés et vous verrez ce qu'ils en pensent.

L'éducation : ils ont la réputation de ne pas se soucier de l'éducation de leurs rejetons laissant les "grands frères" s'en charger. Encore une fois, qui, vivant dans les quartiers, n'a jamais vu des bandes de gamins dans la rue où le grand frère de 7 ans est chargé de la surveillance du petit dernier de 1 an en couche culotte à même le sol ?
Qui n'a jamais pensé : mais que vont devenir ces gosses en grandissant si ils commencent leur vie dans de telles conditions ?!?

Quel Réunionnais (hors marchands de sommeil) accepterait de louer à des Comoriens ? Réponse : personne. Pourquoi ? Parce qu'ils sont Comoriens ? Non, parce qu'ils ont la réputations de s'installer dans les logements à plus de familles que prévues avec les dégradations qui vont avec.
Qui n'a jamais craint pour sa sécurité en voyant une famille de Comoriens s'installer dans l'appart d'à côté ? Les faits divers regorgent d'histoires d'enfants livrés à eux-mêmes qui ont foutu le feu par accident à leur appart/maison.

Qui n'a jamais considéré l'attitude des Comoriens comme arrogante et excluante en les voyant s'exprimer de manière bruyante en public et dans leur langue maternelle ?

Pendant que nous poussons la poussière sous le tapis, la situation s'aggrave et le ressenti des Réunionnais avec mais encore une fois, politique de l'autruche oblige, impossible de s'exprimer sur le sujet sous peine de se voir attribuer l'adjectif de raciste.
Qu'on le veuille ou non, il faudra régler un jour ou l'autre ces problèmes de surnatalité, des femmes réunionnaises issues de milieux pauvres en général et des Comoriennes en particulier et cela passera par deux choses : l'éducation et les sanctions. Un jour ou l'autre il faudra faire rentrer dans la tête des gens que dans une île aux perspectives économiques plus que limitées : on ne fait pas une tripotée d'enfants qu'on on n'a pas les moyens d'assurer leur existence ou une éducation décente.

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