Société

Saint-Paul : En attendant les bulldozers, de nouvelles découvertes archéologiques

Mercredi 21 Février 2018 - 16:17

C'est sur les lieux dits "du peuplement de l'île" que se déroulent des fouilles archéologiques sur ce qui semble être une habitation, demeure de colon. Les archéologues datent les vestiges de la bâtisse de la seconde moitié du 18ème siècle.


A deux pas de la Grotte dite des Premiers Français, la SEDRE va construire des logements mixtes sur les vestiges d'une habitation du 18ème siècle. L'Etat a ordonné un diagnostic archéologique en ce lieu réputé comme celui de l'arrivée et de l'établissement des premiers habitants de l'île.

Ainsi, l'Institut National de Recherches Archéologiques Préventives a été mandaté en novembre 2016 pour effectuer des fouilles dites "préventives", en vue d’établir un état des lieux complet préalable aux travaux. Ceux-ci enfouiront-ils les vestiges d'une histoire vieille de deux siècles et demi ?

Lors de ces fouilles préventives, les chercheurs de l’INRAP ont exhumé les fondations d'une habitation et quelques éléments de mobilier. Ces découvertes permettent d'établir que la demeure était celle de colons, garnie de meubles importés de France ou de Chine. Des services de porcelaine issus de l’Empire du Milieu laissent penser que les propriétaires des lieux étaient aisés.

A la mise au jour de ces fondations et de ce mobilier s’ajoute la découverte de sillons parallèles et de restes d’animaux de basse-cour, qui attesteraient d’une activité agricole, ajoute Thierry Cordec, archéologue responsable scientifique. Au bout de chacun de ces sillons, des vestiges de poteaux évoquent des treilles. Les colons du lieu cultivaient-ils la vigne ? Rien n'est certain à ce stade des recherches.

Pour vérifier les hypothèses posées par les chercheurs, les sédiments ont été envoyés pour analyse au laboratoire du Centre de Conservation et d'Etude situé à Saint-Denis. Le travail conjugué des archéologues, des archivistes et des historiens permettra de comprendre le quotidien de ces habitants du 18ème siècle. Il pourrait aussi expliquer aussi les raisons pour lesquelles ceux-ci ont abandonné les lieux vers le début du 19ème siècle… Des traces d'inondation, sans doute dues à un débordement de la ravine toute proche laissent présager un début d'explication.

Ces lieux d'histoire sont décidément riches en vestiges archéologiques : à quelques centaines de mètres, dans le parc de l'ancien hôpital psychiatrique, se trouvent les vestiges d'un très grand cimetière d'esclaves utilisé jusqu'en 1848.

Virginie Motte, conservateur régional d'archéologie, se félicite de cette opération d'archéologie préventive, et précise que "les fouilles n'ont pas mis en péril le calendrier de la SEDRE". Celle-ci qui pourra prendre possession des lieux dès le 16 mars, et y faire vrombir les bulldozers.

Bérénice Alaterre
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1.Posté par Xavier le 21/02/2018 16:56

Excellent article !
Il faut prendre conscience de notre patrimoine culturel.
On a tellement assimilé le Réunionnais qu'il n'a pas lui-même le réflexe de penser "archéologie".
Et pendant ce temps, les bulldozers vrombissent...

2.Posté par Zarlor le 21/02/2018 16:58 (depuis mobile)

Esplik amoin siouplé kouek sé in fouille préventive..i di sé in site historik mé la Sedre i sa fé logements..''Koté la grotte St Paul.''''koue la pou fé ?..i sa habite su l''endrwa néna vestiges...Oté Sarda twe la roule anou.. Ôté Sini.twe po roule anou.

3.Posté par Cimendef le 21/02/2018 17:04 (depuis mobile)

La SEDRE va donc SEMer sur ces lieux une de ces merdes architecturales dont elle a le secret.

4.Posté par René Grimaud le 21/02/2018 17:11

la sedre va construire des logements sur des terrain ou l'histoire de réunion on commencer, cette zone devrais être protégé, ou est la culture, comment peut-on écrasé nôtres passé, ce lieu devrais être protégé ou est la protection de patrimoine, pense qu'a l’argent, qui a donne le droit qui a donne le permis construire, comment ça fé que personne ne bouge pas, ce lieu devrais être protégé et la construction de logements devrais être annulé, je suis sure que c'est encore l’équipe municipal a donne l'autorisation, comme ci tout celle qui a passé par ici n’étais pas leur en-cette, quel honte de découvris qu'on va construire des logements dans ce coin. ôte ici c'est le premier emplacements de la découverte de l'ile bourbon camarade laisse pas notre bout patrimoine fou le camp, lé entrain efface nos passé; annule ce permi construction autour de cimetière marin protégé nos emprunt de nos racine diverse, https://www.boisneflesdecouverte.com/

5.Posté par j SINIMALE le 21/02/2018 17:12

il a été question de la mémoire d’un grand homme , Paul verges, bâtisseur d’histoire et de mémoire. Pourquoi quand il s’agit d’idée , de personne nous sommes alors enclin a revivre des moments appartenant a l’histoire de la Reunion ,mais pas quand il s’agit de monument historique. Une chape de plomb s’instaure alors entre les administrés et le pouvoir en place . Pourquoi faisons nous si peu de cas de nos origines ? Pourtant des livres existent sur Saint Paul berceau du peuplement.Il paraît que les douze mutins se sont réfugiés a quartier français et non a la grotte des premier français . Sainte Suzanne est l'un des plus ancien lieux de vie de La Réunion. C'est là précisément que vécurent pendant trois ans les douze mutins de Fort Dauphin.

Pourquoi ce mutisme de la population, des politiques concernant des objets , des maisons ? Par exemple les calbanons ou vivaient les esclaves au Grand Hazier a sainte Suzanne sont toujours abandonnés. Les maisons de grands maitres se trouvent doublement anoblis par l histoire , par la DAC OI.Jamais les lieux inconnus mais pourtant chargés encore plus de sens. Concernant la bâtisse de saint Paul enchâssée entre la zone défrichée cette semaine par la mairie et l’hôpital psychiatrique , elle semble être en danger. À l'emplacement du parc actuel a été redécouvert un cimetière d'esclaves contenant environ 50 000 âmes , qui a servi jusqu'en 1848. C’est un site sensible , comment expliquer que personne ne soit au courant que le capitalisme va bâtir au même endroit des zones de logements ? La réhabilitation de la longère est prévue mais en quoi ? Quel est le devenir de cette bâtisse ? Est elle protéger comme monument historique ? Ces terrains étaient donc privés, comme la majeure partie des meilleures parcelles de l’ile. « Ces fouilles avaient en effet été prescrites par le préfet en raison du caractère sensible du site, quitte à ralentir la date de réalisation. » Olivier Saunier ,ancien élu à l’aménagement.

Je cite Arundhati Roy : « La domination du capitalisme fut telle qu’elle cessa d’être perçue comme une idéologie.Elle est devenue le modèle par défaut, le comportement naturel.Elle est infiltrée dans la normalité, a colonisé l’ordinaire, au point que la contester est apparu comme aussi absurde ou ésotérique qu’une remise en cause de la réalité elle mème » On ne peut plus dans ce pays depuis la départementalisation demander des comptes. Au nom du progrès on détruit tout. Je me souvient de l’émoi ressenti devant de vaste champ de friche, revivant une histoire la sous la terre , a mes pieds , piétinant le sable.En allant sur un site peut être que nos ancêtres nous interpelle, comme dans un film d’horreur l’air de dire : « sauvez nous, sauvez nous » Des réunionnais ont vécus ici .A l’époque sur ces terres en friche il n’y avait pas encore le projet du futur pole sanitaire ouest. Que de bonheur, de revivre des pans entiers d’histoire loin des dogmes , des idées des docteur en histoire. La se situe la réalité , la vrai, tangible, loin de la politique. Nous ne pouvons plus rien faire le maire a tranché. L’opération immobilière compte plus que les atouts historique d’une ile. Comment peut on construire des logements , sociaux ou pas, au pied d’une falaise, entre la mer, le cimetière marin ? En fait, une carte du littoral Saint-Paulois de 1806 établie par le cartographe Le Chandelier mentionne bien un cimetière et non pas une grotte des premiers Français .
Pour Bernard Mareck, le cas est simple : « Le cimetière vieux de 85 ans, près de l’église, est transféré en face de la grande caverne, en bord de mer , sur le terrain des pas géométriques au sud de la ville . C'est le cimetière de la caverne ou cimetière marin. D'ailleurs un site d'enterrement avait déjà existé par le passé, peut être au mème endroit. » En 1729 il y a l épidémie de la variole. 340 morts enterrés aux sables, sur le bord de mer. Le plan de Chandelier de 1806 est limpide : on voit bien une voie au niveau du cimetière actuel mais la voie semble couper en deux , deux terrains ressemblant a deux cimetières. « à l'emplacement P de la petite caverne au pied de l'actuel cap de la Marianne , caverne servant de cimetière pour les noirs ».

« Un signalement de site funéraire au mème endroit avait également été établi quelques années auparavant par l’explorateur naturaliste Bory de Saint Vincent. Après une visite de Saint Paul en 1801 à l'invitation de monsieur de Lescouble, durant laquelle il longe tout le pied de la falaise de l’hôpital a la pointe de Bourgogne (cap de la Marianne), Bory écrit dans son livre Voyage dans les quatre principales îles des mers d'Afrique : « La caverne la plus éloignée du quartier est le lieu de sépultures des Malbares. De modestes bouquets plantés sur de petits tas de sables indiquaient le nombre de corps qu'on y avait déposés. Cette grotte funéraire avait quelque chose d’imposant et qui provoquait un respect religieux ; il y régnait un jour mélancolique, dont l'idée et la présence de la mort augmentaient la tristesse. » pour la grande caverne dite aujourd’hui grotte des premiers français,Bory indique qu'elle est aménagée en parc à bœufs. »

Que ce se passe t'il pour les suites d'années qui passent ? On fait appel la encore a Bernard Mareck « A l'extrémité sud de la ville des mesures doivent être prises pour résoudre l'engorgement du cimetière marin qui n'a pourtant qu'une cinquantaine d'années d'existence. Réuni en séance ordinaire en 1835 le conseil municipal de Jean Alexandre Saléles étend l'espace du cimetière vers le sud, jusqu’à la ravine ,et a faire au mur d'enceinte les réparations nécessaires.

Selon Pierre Nora, « un lieu de mémoire dans tous les sens du mot va de l'objet le plus matériel et concret, éventuellement géographiquement situé, à l'objet le plus abstrait et intellectuellement construit. » Il peut donc s'agir d'un monument, d'un personnage important, d'un musée, des archives, tout autant que d'un symbole, d'une devise, d'un événement ou d'une institution.« Un objet », « devient lieu de mémoire quand il échappe à l'oubli, par exemple avec l'apposition de plaques commémoratives, et quand une collectivité le réinvestit de son affect et de ses émotions. Dans ce cas le maire de la commune donne la priorité a la perte de mémoire. Les édiles ne sont pas formés pour comprendre les attraits et l’importance de l’histoire.

Je cite Jean Claude COMORASSAMY. « Il est d’abord ce lieu, cet espace ou encore cet ouvrage défensif, symbole du passé. "L’hôpital colonial", ancien bâtiment de la psychiatrie de St-Paul, d’une richesse intarissable de l’histoire, voilà peut être un lieu symbolique de l’Île, qui peut nourrir l’ensemble des réunionnais à cette réflexion : Faut-il construire un château à 78 millions d’euros (vide d’histoire) en Maison de civilisations, alors qu’on a déjà un bâtiment chargé d’histoire, autant dans ces murs que dans ces lieux, et qui peut représenter à lui seul l’unité de la Réunion ? »

Saint Paul ne fut pas toujours l'antre idéal, le lieu de villégiature. En 1689 Guillaume La Houssaye nous parle d'évaporation des eaux, de dépôt d'alluvions et de lieu insalubre que fuit la population. Saint-Paul ne changera guère pendant toute la première partie du 19 ème siècle. La ville se dépeupla à la fin de 19 ème siècle pour plusieurs raisons : les crises de la canne qui atteignirent toute l'île, la création du port de la Pointe des Galets, mais surtout à cause de l'introduction du paludisme, par un convoi d'immigrants venus de Calcutta ; la ville n'était pas assez ventilée et l'étang de Saint-Paul entretenait les moustiques porteurs de germes.

Nous n’avons pas parler de géographie , sœur de l’histoire, les deux marchent main dans la main. C’est une zone humide , normalement dans un monde sain , elle aurait du au moins être protégée. On a affaire la au dernier instant de l’ancien Saint Paul, avec ses songes, ses filets d’eau.A la Réunion existe trois étangs : l’étang du gol, de Bois Rouge et de Saint Paul. Ces baies isolés de la terre survivent par un mince filet de galet, de sable. J’ignore si a l’endroit la mer se trouvait mais il me semble logique que tout Saint Paul soit bâtis que sur du sable, la mer recouvrant le tout. Ce processus d’apport de sédiment avec l’arrivée de l’homme recouvre ses étangs. En plus avec l’érosion des terres déboisées. l’étang salé lui a disparu. De mémoire d’ancien la zone est inondée complètement. Est elle en réserve naturelle sensible ? Dans le passé l’homme chassa les flamands, échassiers. Et si les fouilles de décembre étaient un moyen de retrouver dans le sable des os de dodo ?

Dans le livre « sous le signe de la tortue » nous vivons les instants de Payen au pied de la grotte : « bâtie à la chute d’une belle fontaine (existant encore mais moindre) qui tombe en nappe d’eau du milieu d’un grand rocher, des plantages de tabac à qui ils savaient donner toutes les façons ; de racines et d’herbes potagères dont ils avaient porté des graines ; et ils nourrissaient dans un enclos quantité de cochons et de cabris.Le cochons y vivaient de tortues de terre qui y rampaient par milliers, et les tortues de mer se promenaient tous les soirs sur la cote.

Si on veut comprendre le sens de l'histoire il faut savoir que l'histoire est celle des vainqueurs, des tombes en dur de la famille Desbassins. Le cimetière des esclaves devait être en bois , d’où sa disparition.Peut être coexistât deux cimetières, un pour les riches, un pour les pauvres ? Peut t’on imaginer raser les caveaux un jour et monter a la place des immeubles ? Pourquoi le faire pour celui disparut (ou ignoré) des esclaves n’ayant jamais eu droit a la parole ? Pareil pour la fameuse grotte , on pense que la grotte véritable aurait disparu après la chute d'un pan de falaise , peut être a l'emplacement des travaux, personne ne le saura jamais.Concernant les ruines de ce secteur, ce sont les vestiges du mur d'enceinte de l'ancien asile d'aliénés. En 1788 on décide d'ouvrir un nouveau cimetière. Doit t’on le donner aux blancs ? Aux noirs ? La réponse du conseil supérieur : « cette distinction nous paraît tout a fait révoltante, comme si nous n'étions pas tous égaux par notre origine et que la poussière de l'homme noir ne fut pas la même. C'est vouloir étendre les prérogatives de l'orgueil au-delà même du tombeau »

Que compte faire l’État, du plus vieil hôpital de la Réunion? En 1801 Bory de Saint Vincent en parle. Il daterait de la compagnie des indes. « la circulaire du 10 mars 1897, qui stipula que les "petites" colonies ne pourraient avoir qu’un seul hôpital colonial. Ce fut naturellement celui de St-Denis qui fut conservé et l’établissement de St-Paul ne fut que "l’asile des aliénés" car, comme les départements métropolitains, la colonie de la Réunion, s’était dotée d’un asile psychiatrique »(Jean Claude COMORASSAMY. ) Pourtant ,une journée dédiée au patrimoine historique de la Saline se tient ce samedi 18 novembre . Preuve est donc que l'on est capable de faire bouger les choses, efficacement si possible.

Pierre Hibon fut celui qui construisit la nouvelle église de pierre nous dit Boucher. Bory des l’origine parle de caverne servant de sépultures. Au départ le terrain Aubry est un verger.Lors de l’agrandissement du cimetière marin la famille aubry ne voudra pas entendre parler de ce cimetière sur ces terres, on sera obligé de réquisitionner les terres en villes d’une pauvre malheureuse ne pouvant se déplacer pour se plaindre de la confiscation . C’est ainsi que nous avons le cimetière actuel .

Méditant sur Saint Paul , le meilleur apôtre de la nature est il me semble Leconte de Lisle . Je ne puis m’empêcher de livrer une ode a la beauté de cette partie de l’île , la ou tout commença, et tout se termina un beau matin de l'année 2016 sous les coups de butoir de l'homme et de ses complexes immobiliers :

Rien n’est beau comme le lever du jour du haut des mornes du Bernica. (…)Mais, hélas ! les créoles prennent volontiers pour devise le nil admirari d’Horace. Que leur font les magnificences de la nature ? que leur importe l’éclat de leurs nuits sans pareilles ? Ces choses ne trouvent guère de débouché sur les places commerciales de l’Europe ; un rayon de soleil ne pèse pas une balle de sucre, et les quatre murs d’un entrepôt réjouissent autrement leurs regards que les plus larges horizons. Pauvre nature ! admirable de force et de puissance, qu’importe à tes aveugles enfants ta merveilleuse beauté ? On ne la débite ni en détail ni en gros : tu ne sers à rien. Va ! alimente de rêves creux le cerveau débile des rimeurs et des artistes ; le créole est un homme grave avant l’âge, qui ne se laisse aller qu’aux profits nets et clairs, au chiffre irréfutable, aux sons harmonieux du métal monnayé. Après cela, tout est vain – amour, amitié, désir de l’inconnu, intelligence et savoir ; tout cela ne vaut pas un grain de café -. Et ceci est encore vrai, ô lecteur, très vrai, et très déplorable !

Ainsi, Leconte de Lisle stigmatise t-il l’indifférence à la beauté, . Les positions critiques de Leconte de Lisle sur la société coloniale et l’esclavagisme apparaissent aussi dans ses commentaires, Cette société est présentée comme pervertie par la recherche du profit. L’histoire ne s’efface pas elle se réinvente. Les hommes ne changent pas, leur idée change juste de nom.

Carpaye Bertrand

6.Posté par j SINIMALE le 21/02/2018 17:17

(Virginie Motte, conservateur régional d'archéologie, se félicite de cette opération d'archéologie préventive, et précise que "les fouilles n'ont pas mis en péril le calendrier de la SEDRE". Celle-ci qui pourra prendre possession des lieux dès le 16 mars, et y faire vrombir les bulldozers)

tu te moque de qui ? c est la demeure qu on a decouvert que tu met en peril


deja sache que il y a un creole archeologue aussi a la mairie ( kichenapanaidou)

mais un archeologue ligoté par son travail , la mairie le paye il n ouvrira pas sa bouche contrairement a son pere lontemps


7.Posté par klod le 21/02/2018 18:18

"la Grotte dite des Premiers Français" .excellent ! i love les "journaleux" de zinfos ; si, si , c'est vrai !

8.Posté par Zouave le 21/02/2018 18:26

La folie spéculative immobilière contre la sauvegarde de notre patrimoine: qui va l'emporter? Le Fric ou la Mémoire?

9.Posté par ratenon le 21/02/2018 18:42

(comment peut-on écrasé nôtres passé, ce lieu devrais être protégé ou est la protection de patrimoine, pense qu'a l’argent, qui a donne le droit qui a donne le permis construire, comment ça fé que personne ne bouge pas, ce lieu devrais être protégé et la construction de logements devrais être annulé)


parce que ratenon n a rien a foutre de ou il doit sauver la prison d abord ia plus de voix a prendre

10.Posté par Zarlor le 21/02/2018 19:30 (depuis mobile)

Ôté ou sa i la renyon ? Velleyen sorte dann'' Fé nwar..Kolektif Cimandef pa la ? Mouvman pou defann la memwar reyoné ou sa i lé ? Ki sa i lé Pdt la Sedre ? Et garson kichenapanaidou...? Fini vende la course ?? Kreol i bande la renyon slavery for ever.

11.Posté par Zenesrebel le 21/02/2018 19:40 (depuis mobile)

Bann politisien réyoné y fé toute pou détruir nout kiltir kréol, zot y mépriz nout lidantité réyoné, zot y krash dsi nout zansèt...anou réyoné y fo nous pran konsyans ke ban zélu volér profytér y doi dégagé, y fo fout toulpeu déor !!!

12.Posté par klod le 21/02/2018 19:44

yeeeeeeeeeeees "dite" des 1ers framçais .na certains y dit ................... cilaosa , salazie , mafate ............ je ne " traduirais" pas ces mots en malagasy , les natifs doivent connaitre .ou pas , hélas .......... le "cœur de l'ile" a des noms malgaches ......... comme d'autres endroits .............

l'ile rouge , l'ile sœur ?

13.Posté par klod le 21/02/2018 19:51

allez pour les malcomprenants de l'histoire la Run :

cilaos: " l'endroit que l''on ne quitte pas"

salazie : "l'endroit célèbre"

mafate ; "l'endroit qui tue" ............. "

et oui , des noms d'origine malgache ........... grotte des 1er framçais ou grotte "des 1ers zabitants" de "fort dauphin" avec Payen et son dalon en "supplétif" , comptoir framçais de la cote malgache avant la grande invasion de gallièni .................. c'est vieux 1663 , en effet ..............

ha l'histoire , que l'histoire !

et ce , sans repentance , comme disent les "natios" ; juste l'histoire , implacable .

14.Posté par René Henry Grimaud le 21/02/2018 20:04

et si on fessais comme pour le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes. prendre possession du terrain pour protégé notre lieu historique. toute cette zone depuis la station incana devrais être protégé, déjà dernier la l’église saint- Paul à 50 mtres en haut après le ponts de la route tamarin, en bordure la rue la-bourdonnais qui monte vers Plateau Caillou lavez un vieux bâtiments d’après certain personne se vieux bâtiments était un vieux gare routier lontan, a la place de protégè les quelque bâtiments historique qui reste sur la commune, les élue de la commune Saint-Paul la préférer de vendre. ben si c'est avec des responsable on conte protégé quelque chose ses sera pas demain la veille, alors il faut lé viré de la commune, surtout la personne qui gère ce dossier a la mairie il n'ait pas blanc il est créole métisse de couleur, li la po crase et salire son propre zen7, ben peut-être il son plus les l'ames reste.

déjà tout les points historique son mal entretenue, ce groupe d’élue a Saint-Paul qu'es-ce il fou, il n’ont pas d'idée, il pense qu'au pouvoir, je suis saint-paulois, et je suis fier de letre, mais avec de telle agissements, c'est honte pour nous tous.

15.Posté par parlamer le 21/02/2018 20:40

Pour la culture de la vigne, ils ont bien plantés 3000 pieds au bernica entre 1665 et 1671 environs
chaque maison de l isle bourbon devait avoir au minimum 5 pieds de café, quelque soit le stattut et condition de l'habitant
il fallait bien rembourser le pret que le roi Louis 14 avait fait pour le peuplement....par la compagnie ( 3 millions de livres):

Le 10 septembre 1654 ils partirent tous de la pointe d’Itempère sur le navire l’Ours,
un des vaisseaux du Duc de la Meilleraye nouvellement arrivé de France.
Après douze jours de navigation,
ils arrivèrent à la côte ouest de Bourbon et s’établirent à une anse située à l’ouest-nord ouest, près d’un étang, un peu au dessus de l’endroit occupé actuellement par Saint-Paul.
En arrivant, ils se bâtirent des cases et se livrèrent à la culture du tabac et d’autres graines qu’ils avaient apportées avec eux.....

16.Posté par JILL le 21/02/2018 20:46

De même, toujours à St-Paul, avec la complicité du service de l'urbanisme de la Mairie, un grand groupe agro-alimentaire bien connu voudrait construire des entrepôts industriels sur le Tour des Roches, dans ce qui fut le jardin d'apparat d'une des plus vielles demeures en pierre de l'île : La Grande Maison de Savanna. Quel gâchis ! Quelle bêtise ! Bon Dieu, protège nous de la médiocrité.

17.Posté par Grandimoune le 22/02/2018 06:29 (depuis mobile)

Arrete une peu melange nout culture avec cet nout voisin toute jeunesse pou crié zot le malagase par ici par la bas d accord pou zot mais avant malgase la arive nana d autre personne la decouvre l ile bande z arabe bande espagnole bande z hindou

18.Posté par Culture et cimetière ? Laisse béton! le 22/02/2018 06:57

4.Posté par René Grimaud le 21/02/2018 17:11

la sedre va construire des logements sur des terrain ou l'histoire de réunion on commencer, cette zone devrais être protégé, ou est la culture, comment peut-on écrasé nôtres passé, ce lieu devrais être protégé ou est la protection de patrimoine, pense qu'a l’argent, qui a donne le droit qui a donne le permis construire,

Je suis d'accord. Surtout que cela pourrait attirerle tourisme avec quelques aménagements. Plutôt que des logements...

Pareil pour le cimetière d'esclaves, lieu de mémoire.

Il y a des choses que je ne comprends pas...

19.Posté par parlamer le 22/02/2018 07:19

Quand Etienne Regnault et sa compagnie débarqua de L'Aigle Blanc vers le 14 Juillet 1665,
ils trouverent vers une fontaine dont la source sortait du milieu d’un grand rocher, dans l’anse de Saint-Paul 2 français dont un nommé Louis Payen natif de Vitry le François...arrivés de Madagascar en 1662 avec 10 Malgaches.

Le bateau l'Aigle blanc comprenant 20 passagers..était arrivé presqu'en meme temps que le Navire la Vierge-du-Bon-Port comprenant 90 passagers dont 20 étaient explicitement reservés pour Bourbon.

Les 2 bateaux sont arrivés apres le vaisseau LeTaureau
qui mouillait depuis le 9 juillet à l"anse de St-Paul et comptait à son bord 80 matelots et 95 passagers dont Mr de Montaubon, Messieurs Boussordec et Montmasson, prêtres de la mission

Le navire Amiral le St-Paul est arrivé à la bourre,
avec Mr De Beausse, Souchu de Rennefort, Mr Cuveron, prêtre de la mission et 83 soldats, marchands et ouvriers, et 80 matelots.. la date exacte de son mouillage à Bourbon est incertain

20.Posté par Jp POPAUL54 le 22/02/2018 07:25

Ces fouillles sont justement faites pour faire parler la science...
Cette dernière doit nous raconter l'histoire.
Attendons un peu.

21.Posté par Pro no stick le 22/02/2018 07:53 (depuis mobile)

Que ce projet Sedre soit annulé!

22.Posté par noe le 22/02/2018 10:34

Quelques os d'esclaves tués et enterrés à la va-vite ne fait pas honneur au peuplement de la Réunion !
J'espère qu'on ne va pas nous embêter avec ces os ... de l'archéologie malsaine pour curieux chercheurs pervers !
Qu'on laisse ces morts bien morts , se reposer en paix !

23.Posté par j SINIMALE le 22/02/2018 10:49

Les habitants de Bruniquel se sentent menacés. En ce moment on parle aussi de chantier de carrière sur la Saline. La Réunion se transforme plus que jamais a un rythme dantesque. Ma problématique sera la suivante , en 2018 ne verra t'on pas un bouleversement majeur sur l'urbanisme ?

A Saint Paul déjà le terrain jouxtant le cimetière est déjà menacés alors que des corps d'esclaves sont enterrés. (avec la bénédiction des associations « culturelles »de st Paul ) A Bruniquel il s'agit de la rénovation de l'insalubrité mais pas que, l'association Tamarun a un projet aussi d'agrandissement. On défriche a tour de bras. C'est un quartier pauvre a la mesure du fameux quartier de St Paul . Dans la savane deux usines se dessinent .

La canalisation vient de la ravine l'Ermitage. Comment la mairie peut investir des millions dans de simple filet de pèche de prévention alors que l'usine soit abandonnée, la cheminée fissurée ? Combien de créoles connaissent l'histoire ? Ne voit t'on rien venir ? Qui a pu voir le fameux chemin pavée pour descendre les cannes depuis les hauts ( serpentant au niveau de la route Canniére) Ce chemin existe encore, et la construction de zone habitable va encore une fois détruire notre histoire. Personne pour s'alarmer, a croire que depuis que l'on possède des voitures personne ne marche et ne parcours plus la Réunion pour voir ses beautés oubliées.

En 1868 avec la faillite des puissants , l'usine passe aux mains du Crédit Foncier Colonial ( étudié par Sudel Fuma). Bruniquel l’achète en 1910, elle passe ensuite a la famille De Villèle. Jules Bruniquel est marié a sophie Fitau. Après la départementalisation ,les maisons de jean Bossu sont un exemple d'acculturation de notre identité. Le béton remplace la tole. Les institutions censés veiller au patrimoine se multiplient. L'usine des filaos avait pour propriétaire Joseph lelievre avec a l'origine sept bâtiments, un four a chaux, une forge. En 1848 le cyclone signe sa fin.

Le terrain de nos jours est privé et appartient a l'industrielle sucrière de Bourbon. Le quartier d'oeil de bœuf a coté est un ancien camp d'engagés. Ils vivaient dans les bois de filaos. C'est un marécage. Pendant la guerre c'est une usine de féculerie avec bassins de décantation. L'eau du bassin Malheur y était amenée par le canal Bruniquel. Au milieu le moulin Kader puis on pompe l'eau vers l'usine de Vue Belle. Kader ou cadere du francais carder , peigner avec des fibres.

Pour le littoral on a le canal Lemarchand a partir de 1829. En 2017 l'association cadre de vie Saline avait voulu faire des fouilles sur le site peine perdu. « c'est un scandale , dénonçait Patricia Marret la présidente, ces logements se situaient dans le périmètre de protection ». l'usine était inscrite aux monuments historiques, la loi n 'était pas la même pour tous. Sur 4 usines fermées, 3 sont inscrites en 2002. Peut être des outils ont disparus. Le service archéologie (encore une fois) de la DAC Oi a estimer que se site n'était pas important ( encore cette fois) ; Même Yoland Velleyen regretta ce manque, et il est adjoint . Pour lui « la ville possède le label art/histoire » (presque un gag).

Il paraît que la sedre va « étudier » la structure d'un chemin pavé, on sait tous ce que cela donnera. En 2009 on détruisit le canal d'irrigation en moellon de l'usine. La présidente a interpeller le ministre Mitterand, aucune réponse. Et si un jour la tour tombe et tue un passant qui sera pénalement en poursuite ? De nos jours des personnes volent les pierres de tailles. Pour les habitants la hauteur de la cheminée gène la vue. Groupe Bourbon veut en faire une salle de congrès . Sic. On pense que les filaos de St Gilles auraient étés plantés la par Lelievre. A coté de l'usine existe toujours une plateforme de trente mètres de long ayant pu servir d'allée de corderie.
Bertrand Carpaye
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24.Posté par corinne le 22/02/2018 11:34

Alors si je comprends bien, on fait minutieusement attention à ceux qui sont morts depuis belle-lurette et surtout des Français qui ont colonisés l'île, rendu en esclavage son prochain et on s'en fiche du nombre de famille qui ont besoin d'un logement ? Ça va avancer quoi pour la Réunion ? Partout sur terre il y a des vestiges d'un passé, nous aussi nous serons un jour des vestiges. Quelle importance a cette découverte pour l'île RIEN. Juste un moyen pour gagner de l'argent ou en faire des résistances très très chères pour nos voisins les goyaves de France comme d'habitude. Bon raisonnement certains, c'est du n'importe quoi !!!!!!!!!!!!!! Vive les morts et crève les vivants !!!!!!!!! Et ben, je ne savais pas qu'il y avait des crétins sur l'île ?

25.Posté par Le Prefet le 22/02/2018 13:00

L'histoire est utile du point de vue politique et moral
a. Selon l'opinion commune, nous pouvons « tirer des leçons » de l'histoire
On dit souvent que la connaissance du passé nous évite de reproduire les mêmes erreurs qui ont été commises antérieurement : la connaissance et la mémoire des atrocités commises durant la Seconde Guerre mondiale doivent, dit-on, nous éviter de les renouveler.
On parle aussi alors d'un devoir de mémoire : le souvenir et la commémoration de ces événements passés doit servir, non seulement à reconnaître leur existence (et par là, la souffrance de ceux qui en furent les victimes), mais aussi à nous enseigner ce que nous devons désormais à tout prix éviter.

b. L'histoire nous donne des modèles et guide notre conduite
On peut aussi penser que l'histoire nous fournit des exemples d'hommes illustres ou d'actions morales, qui doivent constituer pour nous autant de modèles à suivre pour nous conduire au mieux.
Tel est le rôle que l'historien latin Polybe attribuait à sa discipline : l'histoire politique est selon lui un enseignement utile aux futurs hommes d'Etat afin qu'ils s'inspirent des grands exemples du passé ; elle a aussi une utilité morale, puisqu'elle nous apprend par exemple à supporter, ainsi que certains de nos illustres prédécesseurs, d'éventuels revers de fortune.

C'est là ce que Nietzsche nommera « histoire monumentale », pensée comme susceptible de nous donner des modèles politiques ou moraux, que nous sommes invités à « imiter » pour « nous surpasser ».

2. Cette prétendue utilité pervertit notre histoire et nous-mêmes
a. L'histoire ne se répète pas
Il est malaisé, voire dangereux, de prétendre tracer des parallèles entre événements passés et présents : l'histoire en effet ne se répète jamais à l'identique et, sous des apparences semblables, se cachent un contexte et des conditions fort différents.
Par exemple, le succès de l'intervention américaine en Europe lors de la Seconde Guerre mondiale ne saurait nous permettre d'affirmer avec certitude qu'une intervention du même ordre dans tel autre conflit actuel sera tout aussi bénéfique car le conflit en question, ses causes, son déroulement, ne sont pas absolument identiques à ceux du conflit passé.
L'étude de l'histoire, telle que nous la connaissons le plus souvent, porte sur les événements marquants du passé. C'est ainsi qu'elle est enseignée dans le système scolaire notamment. Cette discipline appartient tellement à notre formation commune que l'on peut trouver un peu provocateur de nous demander pourquoi nous avons intérêt à nous consacrer à de telles études. Or, on peut se demander en effet quel intérêt nous pouvons trouver à nous pencher sur un passé qui, par construction, est immuable et dont on ne peut que douter qu'il soit possible d'en tirer des leçons, puisqu'il ne se reproduira jamais à l'identique. Or l'intérêt désigne d'abord le profit et l'utilité, pratiques et immédiats. Nous savons malheureusement qu'il est très difficile de tirer des leçons du passé. Peut-être même est-il nuisible d'être davantage tourné vers le passé, retenu par celui-ci que tourné vers l'avenir. N'est-il pas alors sans intérêt d'étudier l'histoire? Bien sûr, cette hypothèse semble absurde ! L'intérêt ne désigne pas seulement le bénéfice immédiat et matériel, il s'agit aussi du sens que nous pouvons trouver à cette étude. Or, quel est-il ? Est-ce pour mieux agir au futur ? Pour mieux comprendre le présent ? Cela a-t-il même un sens de concevoir l'histoire comme un objet d'étude au sens scientifique du terme? À quel titre l'histoire peut-elle en effet espérer être une science?

La difficulté se joue donc autour de la question de ce que nous pouvons faire de notre passé, individuel et collectif. Cela est-il utile pour mieux agir ? Inutile ? Nuisible ? De quelle nature peut être notre « étude » de l'histoire ? Le sujet présuppose que nous avons intérêt à étudier l'histoire... C'est bien cela qui ne va pas de soi et qu'il faudra également interroger.

De plus, on parle de la société de l'information qui nous a fait entrer dans ce que l'on appelle un "village mondial". C'est très bien l'Internet, mais connaissez-vous dans l'histoire de l'humanité un village où un tiers sont riches car ils vivent au détriment des deux tiers des habitants qui n'ont pas accès à la connaissance (délabrement complet depuis 30 ans de l'enseignement, fausse culture américanisée, commerciale), et dont un tiers est abandonné à la misère (certain n'ont même pas accès à l'eau potable ou meurent de faim) ?
Avec l'obligation, selon la soi-disant loi du marché, de maintenir un certain taux de chômage pour que le système survive, je constate que ce capitalisme-là ne rend pas les gens heureux. Le stress quotidien au travail, l'épidémie de dépressions qui résulte de l'état de crise sociale permanente, la solitude des nombreux jeunes célibataires partis ailleurs pour travailler, les conséquences tragiques avec de plus en plus de divorces, de la violence de plus en plus précoce chez les enfants qui, ne l'oublions pas, seront à notre place demain, etc... et, au sein même de notre pays, certaines personnes qui ont la capacité de dénoncer la sur-information qui masque le fond du problème ne sont plus les bienvenus...

L'histoire des Américains n'est pas enseignée à l'école, car c'est un processus objectivement désastreux et honteux. Le "clash" que cela représente à tous les niveaux depuis la découverte de ce grand continent encore vierge en 1492 a été expliqué dans un film documentaire diffusé sur arte : destruction de l'environnement, massacre des indigènes, nouvelle agriculture dite "moderne", remodelage complet de l'économie... Aujourdhui, les dépenses militaires des Etats-Unis dépassent celles des 15 autres pays les plus puissants du monde. Lire la suite : le plan hégémonique US


L'historien a quelque chose à dire
De tout temps les hommes ont voués un culte au souvenir : la mémoire est essentielle dans l'évolution de l'humanité. Sans mémoire, base de l'histoire, point d'évolution. L'histoire est une des premières disciplines que l'homme développa. Bien sûr, celle-ci n'avait rien à voir avec celle que nous écrivons via les techniques de la critique historique.

Au départ, l'histoire s'écrivait à partir de textes (philologie) mais depuis le développement des autres sciences (dites connexes), l'historien a à sa disposition d'autres sources (témoignages oraux pour l'histoire contemporaine, archéologie pour les civilisations du passé, etc). Cela nous amène à dire que l'histoire est avant tout SUBJECTIVE et dépend de nombreux autres facteurs qui sont fonction de l'époque de l'historien, de sa manière de voir la vie, de ses méthodes d'investigation, de son honnêteté, etc. De ce fait, l'historien se doit d'être modeste. Jamais il n'atteindra la VERITE. Tout au plus peut-il tenter de l'approcher. Ce n'est déjà pas si mal. En outre des facteurs d'ordre idéologiques sont souvent là pour le contraindre à écrire l'histoire en fonction d'intérêts politiques, philosophiques ou autres. L'histoirien est et doit avoir l'esprit critique et lucide. Par exemple, on nous a toujours appris dans les manuels d'histoire de nos humanités que l'armée américaine avait largué deux bombes atomiques sur le Japon afin d'éviter un débarquement sur le Japon qui aurait provoqué trop de morts du côté américain. Or, il n'en n'est rien. Des archives et des témoignages nous on appris que les japonais avaient accepté de se rendre sans condition peu avant que Truman ne donne l'ordre de détruire Hiroshima et Nagazaki. Le fait tout le monde le connaît : deux villes atomisées. L'historien est là pour expliquer le pourquoi de ces faits. On sait maintenant que le but de cette odieuse opération était de faire peur aux soviétiques : seuls bénéficiaires des deux guerres mondiales, les USA devenaient la première puissance militaire de la planète. Or, avec une telle arme, ils le devenaient indubitablement. Même chose pour l'attaque sur Pearl Harboor : Roosevelt savait que les japonais allaient attaquer la flotte américaine du Pacifique. Or, il ne pouvait attaquer parce qu'il s'était fait élire avec la promesse de ne pas entrer en guerre contre l'Allemagne. Seule, une attaque contre les troupes américaines pouvait entraîner l'entrée en guerre des Etats-Unis dans la seconde guerre mondiale. Il a donc laissé la base se faire détruire. Cela non plus on ne nous l'a pas appris à l'école. Expliquer les faits et les corrélations entre ceux-ci, voilà le travail de l'historien. Travail ingrat et difficile puisqu'il nécessite de la patience et de la chance dans la découverte des sources. (si cela vous lasse, lisez l'article suivant sur le plan hégémonique US)

Pour un mémoire dont le thème est la violence dans l'ouest de l'Ardenne stavelotaine au 18e siècle - vous allez me dire "qui cela peut-t-il intéresser?" Et bien la violence est un thème universel - le mémoire demande un travail de sociologie historique où interviennent le droit, la sociologie, l'histoire, la paléographie, la statistique. Un travail de réflexion doit être fait à la suite de recherches assez poussées, il faut le reconnaître. Il y a le choix du sujet. La recherche des sources avec lesquelles il faut essayer d'établir le bien fondé du corpus qui va être utilisé. La recherche et le dépouillement proprement dit. Cette partie est la plus longue, la plus fastidieuse et la plus ingrate car on ne sait jamais vraiment ce que l'on va trouver. Pour cela, dans mon cas ce sont des sources judiciaires de cours de justices locales (et d'autres moins importantes). Il a donc fallu recourir à la paléographie car ces folios sont rédigés à la main à une époque où la langue et l'écriture se formalisent. Une fois dépouillé, le corpus doit être classé en fonction d'un tableau signifiant ce que l'on veut étudier. En même temps que ce travail de réflexion et de dépouillement des sources, il faut faire une recherche, la plus exhaustive possible, des ouvrages ayant un rapport avec le sujet traité. Ensuite, il faut toujours arriver à une conclusion qui renvoie vers d'autres recherches, réalisant ainsi une dynamique de la recherche historique. Mais à l'heure actuelle les employeurs ne veulent plus de gens qui réfléchissent (en dehors de l'Université qui est un monde à part en dehors des réalités de la vie réelle) mais des techniciens.

Or, ce qui fait la différence entre les hommes, c'est leur histoire : cela a commencé par l'échelle des valeurs que chaque peuple s'est donné par dessus tout, comme l'a dit Nietzsche. Première différence, puis l'essor industriel et le développement psychologico-physique de l'individu vont le conduire en fonction des conditions de vie particulières à devenir ce qu'il est.

Ensuite l'homme, étant devenu un animal social, rentre dans l'histoire avec un grand H. La charte sur les droits de l'homme les reconnaît égaux en droit et en dignité et, ce, malgré les différences qui font ce que nous sommes. Actuellement, on prône assez hypocritement l'idéal d'un monde plus juste mais la société dans laquelle nous vivons reste une foire d'empoigne, pleine de rivalités, où règne la loi de la jungle, et nous n'y changeons rien. A qui la faute ? De multiples facteurs en sont la cause. Il serait impossible dans le cadre de cette introduction de les mettre tous en évidence.

Le premier est bien entendu l'égoïsme et la barbarie des pays occidentaux, fléau qui se prolonge au niveau socio-économique. Le colonialisme - avec l'esclavage - a enrichi des entrepreneurs, puis l'impérialisme économique a continué à appauvrir les peuples colonisés et on a eu l'effet boomerang. Les résultats furent catastrophiques, créant de l'instabilité mondiale avec des guerres et la crise du chômage, car les marchés émergeants ont fait défaut (l'aide au Tiers-Monde est dérisoire). Un fossé s'est creusé entre pays riches et pays pauvres. Le fait que, sans tenir compte des réalités diverses des différentes cultures mondiales, on ait passé à une société néo-libérale dominée par les grandes multinationales a fait que les Etats qui représentent théoriquement les citoyens (dans les pays démocratiques, bien sûr), ne possèdent plus les réels pouvoirs décisionnels, et qu'ils sont maintenant soumis à des institutions puissantes telles que l'OMC, etc... Cela a été largement étudié et mis en évidence par les grands penseurs de notre temps, et nous voilà revenu à une période de troubles dans laquelle se mélangent une soi-disant guerre de civilisation (Occident contre Islam) et une guerre économique impitoyable. C'est un faux débat qui cache le problème majeur : l'injustice flagrante de répartition des richesses (1/4 de la population est très riche alors que 1/4 n'a pas le minimum vital et que les 2/4 triment au travail). Nous voilà revenu à une forme de nouvelle société féodale dans laquelle ce ne sont plus les liens du sang qui priment pour la possession du pouvoir mais l'argent, et par-là, l'obscure domination d'un groupe hommes sur les peuples de la Terre. A ce propos, je vous renvoie à l'article illuminati, réalité ou fiction?

26.Posté par Griset Léone Alphonse ( habitant à Biscarrosse 40600). le 22/02/2018 16:47

Lettre aux responsables du patrimoine à la Réunion.
Messieurs, le patrimoine de Bourbon fout le camp.
Ancien élève du Collège Technique, j'ai visité ce vieux bâtiment qui inspire le respect par sa structure et son style.
"Un hôtel va se construire sur un site du patrimoine réunionnais". C'est pour de vrai !
Alors qu'on pourrait aménager une" Académie du Créole de l'océan Indien" à cet endroit.
L'ancienne Ècole Manuelle, puis Centre d'Apprentissage et devenu Collège Technique, verra ses murs placés sous les ordres des excavatrices.
Dans la cour, il y a des ficus micocarpa datant de l'époque de Pierre Poivre intendant de l'île Bourbon. À côté, le palais Rontaunais doit aussi disparaitre.
La façade - dont le style architectural interpelle -, rappelle une vieille dame de Bourbon, le trésor.
Je vous laisse un article prit sur le web et écrit par un historien sur ces lieux.

" Le square Leconte de Lisle s’appela au 18ème siècle, « place Royale» avant de devenir la « place du Trésor ». Elle est délimitée par la rue de la Victoire à l’ouest, la rue Rontaunay au sud, la rue Amiral Lacaze à l’est et une petite ruelle pavée au nord.

Au nord se situait un îlot où se trouvaient des entrepôts de l’Etat et un certain nombre d’administrations dont le trésor ; il reste d’ailleurs quelques bâtiments anciens encore recouverts de tuiles.

A l’est du côté de la rue Amiral Lacaze se dresse un grand bâtiment en bois (actuellement propriété du Conseil Général) qui depuis la 2ème moitié du 18ème siècle s’appelait l’Intendance. Cette administration avait en charge les affaires intérieures de la colonie. Le premier Intendant fut Cyr Honoré de Crémont qui joua un rôle très important dans la restructuration de la ville quand la Compagnie des Indes en déconfiture rendit la propriété de l’île à la couronne de France.

Le sud de la place par contre où il y a le cinéma et le Mac Do était constitué d’entrepôts privés appartenant à un propriétaire au nom prédestiné de Fortuné Chabrier.

N.B. Dans les rues avoisinantes un certain nombre de bâtiments dépendant de l’Etat et du conseil général : bâtiment de l’Intendance, Palais Rontaunay, ancienne Ecole Manuelle… sont en état de décrépitude plus ou moins avancée et on peut légitimement se demander ce qu’ils vont devenir…Un autre secteur dans le centre historique de la première ville de l’outre-mer Français fait bien triste mine : celui qui se trouve à l’arrière de la cathédrale, en particulier la totalité de la ruelle Mazeau. Qu’en pensent la municipalité de Saint-Denis et l’Architecte des Bâtiments de France ?
Réagissez à cette lettre s'il vous plait, avant que le prometteur installe son hôtel.
Apparement, le passé va reproduire les mêmes erreurs, contrairement à ce que dit plus haut le préfet.

27.Posté par ET DONC ? le 23/02/2018 06:07

TOTOSSE ZOT MANMAN

28.Posté par ratenon le 23/02/2018 07:29

Avec la découverte de vestiges datant de la seconde moitié du XVIIIe siècle près du cimetière marin de Saint-Paul, l’archéologie péi s’attarde sur un nouveau pan de l’histoire patrimonial de l’île. Et s’attend d’ores et déjà à de nouvelles trouvailles empreintes d’histoires.

"Tout reste à découvrir à La Réunion". Sur le site des vestiges du XVIIIe siècle découverts à Saint-Paul, Virginie Motte, conservateur régional de l’archéologie à la DAC-OI (Direction des Affaires Culturelles - océan Indien), se montre souriante. "Ici, c’est une découverte importante. Mais vous savez, nous n’en sommes qu’aux prémices de l’archéologie" assure-t-elle.

Lancé en 2010 sur le département, le service régional de l’archéologie a marqué ses débuts en publiant en 2017 un ouvrage de ses 40 premières découvertes les plus importantes entre 2011 et 2015. "Environ 60 opérations de recherches ont été prescrites depuis la création. La moitié des opérations concerne l’archéologie préventive, qui est liée à l’aménagement, et l’autre partie qui est l’archéologie programmée, uniquement liée à des projets de recherches" explique Virginie Motte.

Selon la responsable de l’archéologie réunionnaise, "même si l’histoire réunionnaise est bien calée dans les dates avec une archéologie moderne et contemporaine" les spécialistes sont amenés à trouver "tout type de vestiges". Sur le site actuellement fouillé de Saint-Paul, "c’est la première fois qu’ont été découverts des vestiges de culture" affirme Virginie Motte. "On peut documenter les bâtiments, les habitats, les usines, il n’y a pas de découverte type. Et puis on n’a pas encore fait beaucoup, tout reste à découvrir" estime-t-elle.

- "Raconter l’histoire" -

"Notre travail, c’est de raconter l’histoire des habitants qui nous ont précédé et qui ont occupé les lieux" rappelle la conservatrice régionale de l’archéologie. "L’archéologie apporte des éléments importants, tangibles" continue-t-elle en se disant "très satisfaite de ce chantier très important et didactique", faisant référence aux vestiges de Saint-Paul.

Si de nombreuses découvertes ont été faites sur le littoral, le service d’archéologie péi mène aussi "des prospections dans les Hauts" affirme Virginie Motte. Pour la conservatrice, "l’archéologie est un bien commun qui dépasse La Réunion puisque chaque vestige et ancienne occupation intéressent notre communauté toute entière et pas que les Réunionnais". "On restitue des histoires qui appartiennent à tous, et c’est notre devoir de restituer des données scientifiques au public" indique Virginie Motte pour expliquer l’utilité des visites guidées ouvertes au public sur les lieux des fouilles.

"C’est important que les habitants puissent contempler, avoir des discussions avec les spécialistes sur le terrain pour apprendre de leur propre histoire" complète-t-elle. "Les Réunionnais sont très intéressés par l’archéologie. À chaque journée portes ouvertes, on a toujours énormément de monde" raconte l’archéologue.

Virginie Motte explique que "les Réunionnais payent la redevance d’archéologie préventive", qui s’élève à plus d’un million d’euros, et pense "qu’il faut continuer de prescrire plus de recherches pour ne pas passer à côté de sites archéologiques qui pourraient être détruits par l’aménagement". La spécialiste confie "ne pas avoir de ressenti personnel" sur la question des destructions de patrimoine historique en lieu et place de nouvelles constructions. "Mon métier c’est de prélever l’information archéologique du sous-sol pour que l’aménagement puisse se faire, et puisse aboutir à des rapports, des publications pour restituer l’information au public".

29.Posté par parlamer le 23/02/2018 07:43

Les colons du lieu cultivaient-ils la vigne ? Rien n'est certain à ce stade des recherches.
et 3000 pieds au bernica c'est aussi une incertitude ? ^^

30.Posté par REGRESSONS !!!! le 23/02/2018 08:22

Naturellement. Il ne faut surtout rien changer et respecter tous les vestiges de notre histoire. Il ne faut pas construire de routes, d'écoles, d'hôpitaux, de logements, d'hôtels, de commerces ... parce que l'on risque de détruire les vestiges de notre glorieuse histoire tels que deux os, le lieu sacré où trois esclaves ont été tués au 18ème siècle, une prison ou se sont succédés les rebuts de notre société ....
Les musées, les stèles, les manuels scolaires sont là pour préserver notre mémoire - bonne ou mauvaise - et pour nous apprendre à y puiser ce qui nous rend plus fort.
Le culte systématique de tout ce qui est passé et notamment des blessures vives de notre histoire comme justification à la médiocrité présente ne nous conduit pas vers le progrès mais nous enferme dans une fausse démarche expiatoire qui, in fine nous condamne à la régression.
Nous, réunionnais, valons mieux que cela. Prouvons le enfin !

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