MENU ZINFOS
Faits-divers

Saint-Leu : Schizophrène, il nie sa maladie et d’avoir frappé les gendarmes


Un homme a été condamné à 6 mois de prison ferme et a vu la révocation d’un sursis pour violences sur personne dépositaire de l’autorité publique, dégradations et vente de cannabis. En pleine alerte rouge, il a été surpris par un habitant en train de détériorer ses voitures avant de s’opposer violemment à son interpellation. Il est également condamné pour trafic de stupéfiants.

Par - Publié le Mercredi 23 Mars 2022 à 20:27

Saint-Leu : Schizophrène, il nie sa maladie et d’avoir frappé les gendarmes
Le 20 février, alors que l’île est en alerte rouge, un habitant de Saint-Leu entend quatre bruits d’impact provenant de dehors. Il sort pour voir ce qu’il se passe et voit un homme muni d’une batte de base-ball en train de frapper les deux véhicules familiaux. Il hurle en direction de l’individu qui s’enfuit immédiatement.

Le Saint-Leusien appelle alors les gendarmes. Un véhicule qui patrouillait dans une rue adjacente tombe nez-à-nez avec un individu correspondant à la description. Celui-ci s’enfuit en les voyant et une course poursuite s’engage. L’un d’es gendarmes sort son arme de poing pour faire stopper l’individu qui s’assoit. 

Mais au moment où ils veulent fouiller son sac, l’homme se débat avant de frapper les deux gendarmes. Ses coups et sa résistance vont obliger les militaires à user de leur matraque et il se cognera plusieurs fois la tête contre un mur et la vitre du fourgon, provoquant d’importantes plaies.

Il ne reconnaît que la consommation de cannabis

Le sac en question contenait une batte de base-ball ensanglantée, une cinquantaine de petits sachets plastiques et 160 euros en monnaie. Lors de la perquisition à son domicile, les forces de l’ordre découvriront du cannabis, une balance de précision et 600 euros en numéraire. L’analyse de son téléphone laisse peu de place au doute concernant des transactions pour des stupéfiants.

Présenté en comparution immédiate trois jours plus tard, il avait demandé un délai pour préparer sa défense. C’est donc ce mercredi 23 mars qu’il comparaissait devant le tribunal judiciaire de Saint-Pierre.

Arrivé à la barre, il ne reconnaît que la consommation de cannabis. Concernant la vente, il assure ne faire que dépanner ses amis et la balance de précision ne sert qu’à cela. Pour les dégradations, il nie et affirme être arrivé de l’autre côté de la ville. De plus, il assure que la couleur des vêtements décrits par le témoin ne correspond pas aux siens. 

Enfin, concernant son interpellation, il s’est enfui à la vue des gendarmes car il était saoul et ne pouvait pas être dehors à cette heure-là. Le coup reçu par le militaire ne serait dû qu’au fait d’avoir repoussé la matraque lorsqu’il se faisait frapper. À la vue de ces mensonges, ce dernier, qui avait renoncé à se constituer partie civile, a décidé de maintenir son choix.

Il nie également sa maladie

C’est lorsque la présidente du tribunal détaille l’expertise psychiatrique du prévenu que ses perpétuelles contradictions trouvent une explication. Il souffre de schizophrénie mais se trouve en position de déni par rapport à sa maladie. Il refuse tout traitement médicamenteux et affirme que les psychiatres estiment que les rendez-vous suffisent.

Une attitude qui agace la procureure. "Il a mis du grabuge dans Saint-Leu. Lors de sa garde à vue, on a pensé qu’avec la dissipation de l’alcool, il retrouverait de la cohérence, mais on est parti sur une escalade de mensonges. Sa version de la même phrase évolue sans cesse. Oui, l’interpellation a été violente, mais elle a été proportionnée à la violence de monsieur", assure-t-elle avant de requérir un an de prison, dont 8 mois avec sursis. 

Pour Me Lucie Kerachni, qui assure la défense du prévenu, "la personnalité de l’homme qui se présente devant nous est malade psychologiquement. Il fait des allers-retours en hôpital. Sa mère demande une hospitalisation forcée. Il est malade et a du mal à l’admettre. Sa mère soupçonne une rupture de soins depuis un an".

Toujours selon la robe noire, la prison n’est pas adaptée pour son client qui a des problèmes avec certains détenus pour qui "il est une proie potentielle et il n’a pas le potentiel psychologique de se défendre". C’est pourquoi elle demande une peine sous surveillance électronique.

Après délibération, le tribunal va le condamner à une peine de 6 mois de prison ferme en détention. Les juges vont également révoquer une partie de sa peine précédente à hauteur de deux mois. Il doit également dédommager la dégradation des voitures. Le prévenu a d’ores et déjà annoncé qu’il fait appel de la décision.


Gaëtan Dumuids
« Dans la vie, les choses sont simples, ce sont les esprits qui les compliquent ». Cette citation... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par .. le 23/03/2022 23:55

Un peu plus de moyens pour la santé mentale en ce pays?????

2.Posté par IKKI le 24/03/2022 08:37

S'il est schizophrène il ne ment pas, c'est sa perception. Dans la réalité commune bien sur que c'est different.

3.Posté par Marie le 24/03/2022 08:52

« Personne atteinte de schizophrénie » ce serait moins réducteur et plus humanisant peut-être. On ne traite personne de « cancéreux » si?

4.Posté par jojo le 25/03/2022 13:03

question : "les gendarmes seraient-il des "MENTEURS" ? mi connais pas la bonne réponse .... et vous ?

Nouveau commentaire :
Facebook Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie












 

3 rue Émile Hugot
Immeuble Rigolet

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes