Santé

Retour du chik : Notre service de prophylaxie est-il vraiment efficace ?

Lundi 24 Août 2009 - 08:50

Créé par arrêté préfectoral modifié n*3851 du 31 octobre 2006, le service de prophylaxie renforcé, issu d’un groupement d’intérêt public, avait répondu à une forte attente de la population réunionnaise, et ce au plus fort de l’épidémie du chikungunya en 2006.


Retour du chik : Notre service de prophylaxie est-il vraiment efficace ?
Premier constat : le service de prophylaxie renforcé (SPR) a été créé alors que l’épidémie du chik touchait à sa fin (31 octobre 2006). L’année 2007 a surtout permis de poursuivre le nettoyage des ravines, l’embellissement de certains sites et l’éducation aux gestes et comportements préventifs.
Deuxième constat : le bilan d’activité 2008 du SPR indique que “l’actualité épidémiologique 2008 a été calme”, ses responsables ont donc “repositionné clairement l’action du service sur l’ensemble des risques vectoriels potentiellement présents à La Réunion : dengue, paludisme, chikungunya et autres risques émergents”.

Avec un budget de 10 millions d’euros (2,4 millions d’euros pour le fonctionnement des services et 7,7 millions d’euros pour la rémunération des agents du service de la lutte anti-vectorielle de la Drass), le service a déjà détecté 297 ravines proches de zones urbaines présentant des gîtes productifs identifiés comme prioritaires.
Une surveillance anophélienne (Anopheles arabiensis) permet des prospections régulières dans les zones où ce vecteur est présent et un traitement y est administré si nécessaire. Ainsi, selon le rapport d’activité du Service de prophylaxie renforcé, “544 gîtes remarquables à Anopheles arabiensis ont été relevés en 2008”. Le Bti (une larvicide biologique) a été alors utilisé.
 
Lorsque la présence de l’Aedes albopictus est détectée dans certaines zones, un protocole de traitement des quartiers émergents est déclenché si :
-    apparition d’un cas d’arbovirose récente (moins de trois semaines) ;
-    si densité importante de moustiques.
Suivant un ou ces deux critères, le SPR déclenche son protocole :
“un passage d’une brigade à pied pour des actions d’éducation sanitaire et de destructions de gîtes et traitement larvicide si nécessaire” ;
- “deux pulvérisations spatiales d’un adulticide par des nébullisateurs à froid montés sur véhicule, à 3 ou 4 jours d’intervalle”.

En 2008, le protocole a été mis en place 435 fois (1467 en 2007) sur 339 (733 en 2007) zones urbaines. Si la lutte se poursuit sur le terrain, les actions de prévention et les opérations dans les écoles et les associations ont perduré tout au long de cette année 2008.

Cette lutte continue également dans les laboratoires de l’Agence internationale pour l’énergie atomique (AIEA), l’Institut de recherche pour le développement (IRD), et du Centre de recherche et de veille sur les maladies émergentes dans l’océan Indien (CRVOI). Il s’agit ici du projet TIS (Technique de l’insecte stérile).

Voilà ce que Zinfos974.com écrivait déjà le 28 décembre 2008 sur ce projet “de recherches sur les techniques de séparation des sexes et de stérilisation de l’Anopheles arabiensis dans ses laboratoires de Vienne en Autriche".

L’objectif “serait de pouvoir lâcher en masse dans la nature des milliers de moustiques mâles stériles qui auront “pour mission de circonvenir les femelles locales”, selon le Monde".
“Si la phase expérimentale, évaluée à 3 millions d’euros, à laquelle participera la Région Réunion, est enclenchée, elle durera quatre ans. Et ce n’est que vers 2015 que La Réunion produira des Anophèles arabiensis et des Aedes albopictus stériles”.

L’apparition du chikungunya à Saint-Gilles ces dernières semaines va-t-il obliger les responsables à accélérer ce processus ?
Jismy Ramoudou
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1.Posté par Knock974 le 25/08/2009 06:59

en tout cas dan les camelias à St Denis on est infecté de moustiques, y compris au derniers étages des immeubles et on n'avait jamais vu ca en cette saison surtout !

2.Posté par bien glacée le 25/08/2009 20:50

Si notre service de prophilaxie était efficace, aurions-nous encore des cas de chik ?
Pour se couvrir certains disent que nous sommes en pahse interépidémique.....

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