Société

Restos de plage: "Nous déclencherons ce jeudi un compte à rebours de la validité des AOT"

Mercredi 28 Février 2018 - 10:58

Le Collectif de Défense du DPM a fait le point ce mardi sur ses six mois d'action en faveur de la protection du domaine public maritime. "Depuis le 4 février 2018, date du dernier rassemblement des "Réunionnais en colère" nous avons rencontré le préfet de La Réunion pour la remise de la motion le 6 février 2018, le Sous-Préfet de Saint-Paul à 2 reprises et le directeur de la DEAL, et des réunions ont lieu avec les services", relate Karl Bellon. 
 
Selon le collectif, "les revendications ont obtenu adhésion à 100 % avec un élément bloquant la poursuite de l’activité touristique et économique en évoquant l’emploi et la prolongation des AOT". Il tient à rappeler : "Nous restons sur la même position de départ : la stricte application de la loi". 

Quatre comités du CDDPM ont été créés, pour intervenir sur les quatre régions de La Réunion. Des dossiers ont également été remis au président de la République et à son gouvernement et au procureur de la République de Saint-Denis

Karl Bellon tient à souligner que le comité ne "focalise pas sur les paillotes mais sur l’ensemble des préoccupations du DPM : les sentiers des pêcheurs, les occupations illégales du DPM, les clôtures en dur qui sont l’une des causes de l’érosion côtière, les loueurs de transat qui aujourd’hui ne disposent pas d’AOT pour leur activité".

Parmi les problématiques mises sur la tables, les AOT du Coco Beach et de la Mama. "Lors de la signature de deux AOT le 4 juillet 2017 par le Maire de Saint-Paul pour ces établissements, le gérant actuel a fait une fausse déclaration pour obtenir l’AOT", affirme le comité, soulignant que les AOT sont au nom de l’ancien gérant. "Pour obtenir l’AOT réalisée dans l’urgence un extrait k’Bis non à jour a été fourni. Comme le prévoit la loi, les AOT sont personnelles et non cessibles", indique Karl Bellon, qui regrette qu'aucune disposition n’ait été prise. "Si l’AOT est illégale, comment peut-on laisser l’activité se poursuivre ?", questionne-t-il avant d'évoquer plus largement la situation des paillotes.

"Il reste 122 jours pour libérer le DPM"

"Au 30 juin 2018, les paillotes de la plage ne bénéficieront plus d’AOT(...) Maintenant, il y a une nécessité sur le plan touristique, économique et sur le plan emploi de maintenir une activité attractive sur le DPM. Nous accompagnerons l’Etat et la commune de Saint-Paul dans la mise en place d’un projet de développement durable et respectueux".

Le collectif se montre pour l'instant en désaccord avec la position du maire. "En octobre 2017 qui nous faisait part d’un projet (confié à Tamarun) pour un recul en arrière plage de 4 établissements en rez-de-chaussée + 1 avec une contrepartie financière des exploitants le temps des travaux. Pour réaliser ce projet, il souhaite imposer un passage en force par une prolongation de 18 mois de l’AOT actuel des exploitants".

Estimant cette solution "illégale", le collectif propose de "définir trois espaces sur l'arrière plage de Saint-Gilles (pas celles réservées aux rondavelles) pour une activité de restauration légère de 18 mois. Cet espace ferait l'objet d'une AOT de 6 mois (3 activités sur les 18 mois) ou 1 seule AOT de 18 mois"

En attendant, d'autres actions sont annoncées. "Nous déclencherons dès ce jeudi 1er mars 2018 un compte à rebours de la validité des AOT. Il reste 122 jours pour libérer le DPM".
N.P
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1.Posté par Georges 974 le 28/02/2018 11:37 (depuis mobile)

Mrs Bellon ou la point rien pou fait laisse bande de moun là travail quand ou l''était dans le circuit politique ou l''a pas fait rien et là aujourd''hui ou trouve tout les pas bon ...?

2.Posté par JORI le 28/02/2018 12:22

1.Posté par Georges 974 le 28/02/2018 11:37 (depuis mobile)
Ce n'est pas parce qu'on est dans l'erreur depuis 20 ans que l'on est obligé de continuer pendant 30 ans!!.

3.Posté par GIRONDIN le 28/02/2018 13:00

.... Cet espace ferait l'objet d'une AOT de 6 mois (3 activités sur les 18 mois) ou 1 seule AOT de 18 mois". ...

Une activité de 6 mois.... 😳

4.Posté par Babeuf le 28/02/2018 13:00

Curieux!!!
A Cannes depuis début janvier la municipalité élargit la plage pour faciliter l'implantation de plagistes et de restaurants démontables en fin de saison .!!!
Ici on veut tout détruire!!
Comprenne qui pourra!

5.Posté par Babeuf le 28/02/2018 13:05


Cannes agrandit sa plage pour y installer de nouveaux restaurants
Home Actualité
Par Le Figaro Immobilier , AFP agence
Mis à jour le 08/02/18 à 06:00
Publié le 08/02/18 à 06:00






Les engins de travaux publics sont à l’œuvre pour élargir la plage de la Croisette, à Cannes.




Actuellement, la plage cannoise offre à peine 5 à 15 mètres de largeur.




Les machines doivent étaler 85.000 m3 de nouveau sable.




Le sable provient d’une carrière de la région de Toulon.




Une vingtaine de restaurateurs triés sur le volet pourront profiter de la plage élargie pour recevoir plus de clients.




Un tuyau, relié à une barge positionnée en mer, recrache 5.000 m3 de sable à l’heure.














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EN IMAGES - Les pelleteuses ont pris possession de la Croisette afin d’élargir la plage cannoise. Elle passera des 5 à 15 mètres actuels à une largeur de 30 à 40 mètres. De quoi satisfaire les baigneurs mais surtout une vingtaine de restaurateurs qui pourront y accueillir une clientèle dorée.






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Il y a quelques jours, les pelleteuses étaient à l’œuvre du côté de Vallauris pour détruire des restaurants de plage illégaux. Du côté de Cannes, à quelques mois du 71e Festival de cinéma, elles ont également pris possession de la célèbre Croisette mais cette fois-ci, c’est notamment pour créer de nouveaux espaces de restauration. Il s’agit en effet de refaire la plage et l’agrandir pour les baigneurs, mais aussi pour une vingtaine de restaurateurs triés sur le volet et visant une clientèle de congressistes et de stars.

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Sur cette plage de la Côte d’Azur française, longeant sur plus d’un kilomètre l’un des plus célèbres boulevards du monde, ses palmiers, ses palaces et ses boutiques de prestige, il ne restait par endroits qu’une maigre bande de sable de 5 à 15 mètres de large. «L’objectif, c’est d’en avoir 30 à 40 mètres», explique Philippe Bazin, un responsable de la société de travaux publics Tama. Derrière lui, vedette d’un jour, une canalisation flottante de 300 à 400 mètres de long joue les premiers rôles: le tuyau, relié à une barge positionnée en mer, recrache 5.000 m3 de sable à l’heure, l’équivalent de 200 camions, dans un fracas assourdissant.

Là où pendant le Festival de cinéma, tout n’est que luxe, cocktails et célébrités, des engins de terrassement sont à la manœuvre depuis novembre pour étaler 85.000 m3 de sable clair, l’équivalent de 4 à 5 piscines olympiques, livrés depuis une carrière de la région de Toulon, dans le sud-est de la France. Exceptionnelle par son volume, cette opération de rechargement en sable, d’un coût de plus de 10 millions d’euros, n’est pas inédite à Cannes.

«On a aussi travaillé sur les odeurs et le traitement des déchets, pour éviter la multiplication des sacs-poubelles»
Christophe Fiorentino, adjoint à l’urbanisme et au littoral à la mairie de Cannes

«Quand tout sera terminé, et avec les travaux engagés depuis une décennie dans les hôtels 4 et 5 étoiles, on aura une Croisette complètement redorée. Ce sera unique au monde!», salue Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers cannois et propriétaire de la plage «Croisette Beach». D’ici 2020, tous les établissements comme le sien seront rasés et reconstruits selon un strict cahier des charges, pour «plus d’harmonie et de continuité architecturale», indique Christophe Fiorentino, adjoint à l’urbanisme et au littoral à la mairie de Cannes. Cinq lots seront même supprimés pour respecter la loi qui impose de réduire le taux d’occupation du littoral de 75% à 50% à cet endroit. «Il ne restera que 23 enseignes et il y aura environ 200 mètres de plage publique en plus. On a aussi travaillé sur les odeurs et le traitement des déchets, pour éviter la multiplication des sacs-poubelles», dit-il.

» LIRE AUSSI - La démolition des restaurants de plage illégaux de Vallauris a bien démarré

500.000 euros de droit d’entrée

Pour ceux que l’on appelle encore les plagistes, mais qui sont en fait des restaurateurs opérant en délégation du service public de la plage, c’est le jackpot assuré, à condition d’avoir les reins solides. Les concessions ont été renouvelées fin 2017 pour 12 ans maximum, contre un droit d’entrée de 500.000 euros, et des investissements faramineux en perspective, de 800.000 à 1,5 million d’euros par établissement. «Douze ans pour amortir, c’est très court, l’idéal aurait été 18 à 20 ans», explique Patrice Roussel de la plage bistronomique de L’Ondine. «On a la chance d’avoir les banques qui nous suivent», dit-il.

La location de parasols et de transats compte peu pour lui, l’essentiel de son chiffre d’affaires se fait dans l’assiette, grâce à un label de Maître-Restaurateur, et pendant le festival, quand la plage est privatisée par une marque de glaces pour accueillir des interviews le jour et des fêtes le soir. Patrice Roussel salive déjà sur l’après-démolition: «On aura une montée en gamme, beaucoup de homards, de truffe». La mairie promet de son côté l’organisation d’apéros «Beach Parties» à tarif unique, pour permettre à tout le monde, aux Cannois en particulier, de profiter de ce nouveau casting face à la baie.



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6.Posté par Zeus69 ZEUS69 le 28/02/2018 13:09

Finalement pour diner au bord de l'ocean , mieux vaut Maurice ou les Seychelles !!

7.Posté par normal le 28/02/2018 14:37

A Mr BELLON : Sinon quoi!!

8.Posté par Georges974 le 28/02/2018 14:49 (depuis mobile)

L''erreur est fait y faut avancer pas reculer ... Les pas pou sa va gagne les élections futures ....????

9.Posté par JORI le 28/02/2018 14:57

4.Posté par Babeuf le 28/02/2018 13:00
Vous le dîtes vous même: "restaurants démontables"!!. A quel moment seraient ils démontés les restaurants de plage ici??.

10.Posté par Jhon le 28/02/2018 15:30 (depuis mobile)

I une reserve marine pour proteger le lagon le creol plus le droit fait rien la reunion et le zoreil i arrive en roi et lu la le droit monte mure malon sur la plage et la i veut preserver la point le droit poit bar en corse bana na netoyer

11.Posté par Tanguy le 28/02/2018 16:16

@ Babeuf

en Métropole ces Paillottes sont démontées entièrement après la saison estivale et remontées au printemps, ici elles seront fixes à l'année, pour la plage de Cannes 15 à 20 restaurants qui vont rejeter à la mer combien de mètres cubes de d'eau usées, toilettes, wc,... bonne baignade aux touristes.;

12.Posté par JMR974 le 28/02/2018 16:55

Je n'aime pas beaucoup la mentalité corse, mais au moins eux ils foutaient le feu aux paillotes indésirables. Quant au message 10 (Jhon), encore un anti zoreil de base qui n'a jamais rien compris à rien. Racisme, racisme, quand tu nous tiens.

13.Posté par Nono le 28/02/2018 16:56

@4 grâce à un label de Maître-Restaurateur, et pendant le festival, quand la plage est privatisée par une marque de glaces pour accueillir des interviews le jour et des fêtes le soir.

C'est ça le développement que vous souhaitez pour le littoral Réunionnais?

On en revient toujours à la même chose, privatisation du domaine publique pour les riches, au détriment des Réunionnais.

14.Posté par Nono le 28/02/2018 17:10

@10 Il faut arrêter de monter les uns contre les autres, les profiteurs sont aussi créoles que zoreils.

Ceux qui autorisent illégalement, ceux qui ferment les yeux, ceux qui accordent des AOT sans appel d'offre contre enveloppe en fin de mois, ceux qui privatisent, ceux qui construisent en dur sur l'espace public, voilà la cible.

Vous ne faites que simplifier de façon extrême et simpliste un problème qui concerne tout ceux qui veulent avancer. En conséquence, vous ne rendez vraiment pas service à la cause, je dirais même qu'inconsciemment, vous rendez service à ceux qu'il faut combattre.

15.Posté par Zenesrebel le 28/02/2018 17:13 (depuis mobile)

Fo nou kontinu lo konba! Tilanp tilanp nou va arivé! Y fo nou fé respek la lwa! Kisoi kréol kisoi zorey, kisoi politysien: saki rode po fioné avek la lwa, y dwa komans tranblé, y fo fo son ki y komans moul pwav! La Rényon lé pa lwin esplozé!

16.Posté par Nono le 28/02/2018 17:17

@12 Pardon, mais pour l'épisode que vous citez, je crois me souvenir qu'il s'agissait du colonel de gendarmerie Mazères, un gendarme bien zorey, ayant agi sur ordre du préfet Bonnet.

fr.wikipedia.org/wiki/Affaire_des_paillotes

Gageons que notre préfet n'en arrivera pas à de telles extrémités et utilisera l'arsenal législatif à sa disposition :)

17.Posté par Ça se Corse le 28/02/2018 18:17 (depuis mobile)

Entendu ici et là ça se Corse ? Comment interpreter cela ?

18.Posté par sin pir le 28/02/2018 20:26

Saint Pierre : construction hors la loi d'un bar sur la plage par l'hotel restaurant aux jardins de la plage + privatisation espace public

Que fait le directeur de la DEAL?
Le maire ne bouge pas. Copinage?
Que fait le sous prefet vu la carence du maire?

19.Posté par JORI le 01/03/2018 15:46

18.Posté par sin pir le 28/02/2018 20:26
C'est simple, pour toute construction illégale, beaucoup de personnes ont fermé les yeux. Le maire et ceux qui ont accepter sans permis de faire tous les raccordements de réseaux.

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