Océan Indien

Requins : Le chercheur américain raconte sa pêche "miraculeuse" à Maurice

Lundi 27 Août 2012 - 14:59

Paul Clerkin, au centre, en train de prendre les mesures d'une de ses prises au Centre de recherches d'Albion
Paul Clerkin, au centre, en train de prendre les mesures d'une de ses prises au Centre de recherches d'Albion
Paul Clerkin, ce jeune chercheur qui a découvert huit nouvelles espèces de requins au large de Maurice, a accepté de répondre aux questions de Zinfos974. Il a embarqué sur le Will Watch, un navire de pêche néozélandais basé à Maurice, le 28 février. Après deux mois en mer, il est rentré à Maurice pour y travailler un peu plus de cinq semaines. Il est désormais rentré aux Etats-Unis.

Zinfos974: Racontez-nous un peu ce voyage. Qu'est-ce qui vous a amené à le faire? 


Paul Clerkin: Je me suis lancé dans cette aventure parce que j'ai eu l'opportunité de faire des recherches dans une région éloignée et relativement inexplorée du Sud-Ouest de l'Océan indien. En tant que biologiste spécialiste des requins, c'était vraiment excitant. J'ai déjà fait des expéditions dans la mer de Bering donc j'étais prêt à faire face aux rigueurs de la vie à bord.

Ce voyage a demandé beaucoup de collaborations et de coordination. Mon conseiller, le docteur Dave Ebert, au laboratoire marin de Moss Landing, est directeur de programme au Centre de recherches du Pacifique sur les requins qui est le quartier général pour la côte Ouest des Etats-Unis du Consortium national de recherche sur les requins. Le laboratoire et le centre de recherches ont d'incroyables opportunités.

L'expédition a été coordonnée grâce au réseau international de Dave. Dave a travaillé avec le docteur Ross Shotton, le secrétaire exécutif de l'associations des pêcheurs en eaux profondes de l'céan indien austral, pour me permettre de monter à bord d'un bateau dans le Sud de l'océan Indien. Le Will Watch, un chalutier néozélandais, a accepté de me fournir gratuitement une place à bord et de la nourriture ainsi que l'accès à toutes leurs prises accessoires. Normalement, ils prennent la mer pour des durées de trois mois et c'était très sympa de leur part de se proposer pour me prendre à bord. 

Pourquoi avoir choisi Maurice? 

Les profondeurs là bas n'ont pas fait l'objet de beaucoup de recherches. Il reste beaucoup à y apprendre, notamment en ce qui concerne les requins. Les bateaux de pêche n'ont commencé à y aller qu'il y a 10 ou 20 ans et ça reste une zone relativement inexplorée.

Je suis diplômé du laboratoire marin de Moss Landing et Gavin Naylor, de l'université de Charleston, a obtenu une bourse de la Fondation scientifique nationale. Il a pu payer pour mon équipement et mon voyage jusqu'à l'île Maurice. Une fois sur le bateau, ils m'ont nourri tant qu'on était en mer. De retour à l'île Maurice, j'ai travaillé au centre de recherches sur la pêche d'Albion. Je n'avais pas d'espace où travailler sur mes requins quand je suis arrivé:  tout était dans un réfrigérateur et ils ont été géniaux, ils m'ont dit que je pouvais aller travailler là bas. Ils m'ont aidé à réunir les données et ont ils ont demandé à des gens de travailler avec moi pour conditionner et envoyer les spécimens. Les scientifiques mauriciens d'Albion m'ont vraiment beaucoup aidé et se sont assurés que tout était prêt. C'était vraiment sympa. 

Je me suis bien entendu avec tous ceux avec lesquels j'ai travaillé, que ce soit sur le bateau, l'équipe de l'usine... Souvent, ils n'étaient pas sûrs de ce que je faisais mais ils ont été très gentils et m'ont laissé faire mon travail. Je travaillais beaucoup seul sur le bateau. L'équipe de l'usine m'aidait à déplacer des choses. Tout le monde à Albion était très gentil. J'ai travaillé avec des gens du centre de recherche qui étaient vraiment serviables, ils m'aidaient tous les jours et restaient jusqu'à tard pour ça. 

Donc, aucun mauricien à bord mais vous avez eu beaucoup d'aide de leur part une fois de retour à terre?

Oui, je n'aurais pas pu le faire sans eux. J'y serais probablement encore en train de travailler sur mes requins! Sans la coopération et l'assistance du centre de recherche d'Albion et du ministère mauricien de la pêche, les docteurs Ross et Naylor, et sans les contacts du docteur Ebert, ça n'aurait tout simplement pas été possible.

Pourquoi pensez vous que cette partie de l'océan n'avait pas été explorée jusqu'à présent? 

Je pense que l'industrie de la pêche en eaux profondes là bas est encore relativement récente et nous sommes allés, en fait, assez loin de l'île, à entre cinq et sept jours de navigation. Le fait est qu'il faut déjà aller jusque là bas et que c'est en eaux profondes (2000 mètres de profondeur), ce qui nécessite un équipement et une technologie adaptés. Et c'est difficile d'y pêcher certaines des espèces que ces gars là pêchent. Donc c'est un peu de tout ça: une pêche récente et donc des recherches récentes. On n'aurait pas pu financer une expédition sur notre propre bateau de recherches donc le fait que les pêcheurs y aillent et m'autorisent à venir fut une véritable opportunité. 

Quelles difficultés avez-vous rencontré? 

Le voyage était bien, le travail sur le bateau aussi, j'étais toujours en train de courir à droite et à gauche pour prendre le plus possible d'échantillons et m'assurer que les données étaient bonnes. Une chose importante est que j'avais à organiser correctement les données. Je devais tout organiser et étiquetter parfaitement. 

Une fois de retour à Maurice, je devais sans cesse m'occuper de régler des problèmes. Je suis tombé à court de formol pour conserver les spécimens et j'ai dû chercher une place qui en vendait. Ou encore j'ai dû acheter plus d'une centaine de grands sacs pour les envoyer et j'ai dû les trouver. Chaque jour, j'avais des choses à faire que je n'avais pas prévues. 

Quelle va être la suite de ces recherches pour vous? Est ce que vous allez y retourner? Allez-vous écrire pour une revue scientifique?

Avec de la chance, tout ça en même temps. En ce moment, c'est vraiment très excitant pour moi d'avoir toutes ces nouvelles espèces de requins et des données sur des espèces rares donc on va commencer à écrire des articles pour des revues scientifiques dès que possible. On va essayer d'en publier un ou deux d'ici la fin de l'année. On va aussi travailler pour des sites Internet et faire des conférences. J'espère vraiment, aussi, pouvoir retourner à Maurice. L'équipage du bateau m'a proposé de m'aider à nouveau et le Centre de recherches sur la pêche d'Albion m'a dit qu'il voulait en faire un projet de recherche durable. Depuis que je suis de retour aux Etats-Unis, je travaille comme un dingue pour faire le tri dans les données mais l'île me manque et je préfèrerais y retourner. J'espère pouvoir y retourner si je trouve des financements pour le voyage et l'équipement dont j'ai besoin. 

En ce moment, le Centre de recherches sur les requins du Pacifique est en train de travailler avec une équipe internationale d'experts des requins pour examiner ces nouvelles espèces. Ma prochaine tâche sera d'étudier ces spécimens et d'analyser les données que j'ai collectées pour pouvoir publier des articles qui expliqueront nos découvertes aux biologistes spécialistes des requins et au grand public. Ces informations seront aussi utiles à l'organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture dans le cadre de son programme d'identification des espèces marines.

Vous savez qu'il y a eu plusieurs attaques de requins à la Réunion. Vos recherches sont du coup très intéressantes pour nous. Qu'en pensez vous? 

Parmi les requins que j'ai trouvés, aucun n'est mangeur d'hommes. La plupart sont très petits, des roussettes principalement. 

Beaucoup de requins ont des biologies très anciennes. Ils n'ont pas changé depuis vraiment très longtemps. Ils sont vraiment très différents des grands requins blancs et des requins tigres auxquels la plupart des gens pensent quand on parle requins.

Certains sont vraiment très petits et n'ont presque aucune ou très peu de dents. Certains sont aussi très plats. On en a trouvé (on les appelle des requins à longues dorsales) des très grands, 2 mètres de long, et avec des dents toutes petites. Vous pouvez mettre votre main dans leur gueule et ils ne pourront pas vous mordre très fort. 

Beaucoup de gens sur l'île m'ont demandé pourquoi j'étudiais les requins. Ils ont eu quelques attaques de requins et ils ne trouvaient pas les requins très bons à manger alors ils trouvaient ça étrange que je les étudie. 

On ne connaît pas leur importance pour leur écosystème. Ils viennent des montagnes sous-marines et même le petit "eye shark" pourrait y être le plus gros prédateur. On n'a aucune idée non plus de l'impact de la pêche. Donc même s'il ne s'agit que de découvrir ces nouvelles espèces de requins et ce qu'elles consomment, ça nous en dit plus sur comment maintenir les stocks de pêche. 

Justement, vous avez pêché ces requins, vous n'avez pas peur des dommages sur l'environnement? 

Merci d'avoir soulevé cette question cruciale. Tous ces requins étaient en fait des prises accessoires d'un chalutier. Quand les pêcheurs tentent d'attraper l'espèce qu'ils convoitent, beaucoup d'autres poissons sont pêchés accidentellement, ce qui résulte en des morts accidentelles de poissons. Le bateau de pêche n'a pas changé ses habitudes de pêche pour cibler les requins, et en réalité, ils évitent les requins car la plupart des espèces n'ont pas beaucoup de valeur commerciale et peuvent endommager leurs filets.

Je me suis contenté d'analyser les prises dont ils ne voulaient pas et qui auraient été gâchées autrement. Et encore, je n'ai analysé que les requins morts, les requins qui montraient le moindre signe de vie étant immédiatement remis à l'eau. En fait, mieux connaître ces requins permettra, à l'avenir, de mieux les protéger, notamment contre les pêches accessoires justement.

Paul Clerkin avec deux des requins qu'il a étudiés.
Paul Clerkin avec deux des requins qu'il a étudiés.

Paul Clerkin, à côté d'un requin à longue dorsale. Ces découvertes laissent entendre que ces requins sont moins rares qu'on ne le pensait mais vivent dans des zones encore peu explorées.
Paul Clerkin, à côté d'un requin à longue dorsale. Ces découvertes laissent entendre que ces requins sont moins rares qu'on ne le pensait mais vivent dans des zones encore peu explorées.
Barbara Donelly
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1.Posté par noe le 27/08/2012 15:30

Pas de requin "noe" !

2.Posté par djo la science le 27/08/2012 16:37

DONC le prélèvement de 20 squales pour faire avancé la science n'est pas un massacre, merci zinfo.

3.Posté par noe le 27/08/2012 17:00

« Ce n'est pas la terre qui nous appartient mais nous qui appartenons à la terre. » [Proverbe amérindien]

Les requins sont inoffensifs si on ne les cherche pas !
DD a prouvé par son périple que le dangers "requin" n''existe que dans les images négatives ...

4.Posté par ginrol le 27/08/2012 17:05

Mais non post 2, y'a pas de massacre, la science va avancer et on découvre que l'île Maurice est dans l'Océan Indien, Qu'il y a des requins et que le prélèvement va enfin permettre aux surfeurs de surfer la nuit sans risque. Trop fort la science, trop fort.

5.Posté par NEPTUNE le 27/08/2012 17:35

@ZINFOS974...Réponse de Paul Cerkin à votre Question :

" Justement, vous avez pêché ces requins, vous n'avez pas peur des dommages sur l'environnement?
- Merci d'avoir soulevé cette question cruciale. Tous ces requins étaient en fait des prises accessoires d'un chalutier. Quand les pêcheurs tentent d'attraper l'espèce qu'ils convoitent, beaucoup d'autres poissons sont pêchés accidentellement, ce qui résulte en des morts accidentelles de poissons. "

Et notre flottille Réunionnaise d'une dizaine de navires basée au Port et construite au Vietnam avec des fonds Européens, mais qui fait vivre l'économie Mauricienne sans que cela n'émeuve nos chers zélu-e-s cumulards,...

Combien de MILLIERS de tonnes d'espèces en tous genres, massacre-t-elle chaque année dans l'Antarctique, quand elle va pêcher la légine pour les Asiatiques, sans que cela n'émeuvent notre élue cumularde de Saint-Paul et les Associations qui aujourd'hui se veulent vertueuses en matière de protection de la faune marine ???

6.Posté par Fab le 27/08/2012 19:12

Qu'est ce qu'ils peuvent bien pécher à plus de 2000 mètres ? Y'a des espèces comestibles ?

En tout cas le peu de réactions à cet article illustre bien l'hypocrisie des pseudo défenseurs de requins : tous les jours des massacres de requins par milliers dans le plus grand des silences alors qu'ici on en est déjà au 2e référé au tribunal pour un requin péché. Les Sea Sheperd et cie ont décidément le sens des priorités !!

Il vaut donc mieux être un requin côtier qui de temps en temps se nourrit d'hommes plutôt qu'un requin des profondeurs dont le destin n'intéresse pas grand monde, et puis ça a plus de gueule un bouledogue voyons, ça fait plus Hollywood !

7.Posté par Gerard le 27/08/2012 21:46

Franchement, tout ce tintamarre à La Réunion sur les requins et c'est Maurice qui découvre de nouvelles espèces. Comme d'habitude, La Réunion se fait bouffer... Mdr, Mdr

8.Posté par Alex D. le 27/08/2012 21:50

@Fab

Le CHERCHEUR pour ses recherches n'a travaillé que sur des requins morts, accidentellement pris dans le filet. Son but est de mieux connaitre ces poissons afin d'éviter ce genre d'accident. Il n'a tué aucun requin. Nous sommes tous d'accord, nous hyocrites défenseurs du requin, sur le fait que ce qui se passe ailleurs dans le monde est catastrophique, des personnes se mobilisent mais la tâche est rude. Les pays concernés n'ont souvent pas de lois interdisant cela (ou parfois ne les respecte pas) et font la sourde oreille. Petit à petit peut-être... Mais ici c'est la France, ici il y a des lois et nous sommes sensés avoir quelques principe. Notre pays met à notre disposition des moyens nous permettant de nous faire entendre, à nous tous (pro ou anti requin), de ce fait, chacun a les moyens (théoriquement) et le droit de manifester son désaccord ou son approbation quand aux sujets qui l'interpellent.
Quand le problème est mondial il est peut-être plus difficile et plus long de se faire entendre. Mais au niveau local si il est possible de contribuer un minimum alors pourquoi ne pas le faire?
Vous avez vos convictions et les "hypocrites" ont la leur. Vous revendiquez le droit d'être écoutés (les pro-pêche) alors qu'est-ce qui retirerait ce droit à ceux qui s'opposent à vos idées? Quand il s'agit de convictions écologiques (pas uniquement au sens politique du mot) la conscience du petit geste qui fait avancer un minimum les choses est essentielle il me semble.

9.Posté par La vigie le 27/08/2012 22:23

@8.Alex D.

Les massacres perpétrés impunément par les bateaux Réunionnais qui massacrent des milliers de tonnes de poissons de toutes sortes obéissent aux lois Françaises et internationales !!!

STOP à l'hypocrisie de tous les pseudos-écolos qui profitent de la médiatisation requins pour faire semblant d'exister,... pourquoi restent-ils indifférents comme nos élu-e-s, à ces bateaux qui relâchent à la Réunion mais dont la cargaison fait travailler des Mauriciens ???

10.Posté par Alex D. le 27/08/2012 23:55

@9.La vigie

Ok donc si je suis votre raisonnement tant qu'on aura rien fait contre ces bateaux là, on n'aura pas le droit de bouger concernant les requins que l'on veut "préleveré dans la zone?

Ca pourrait être la même chose pour bien d'autre cas! On arrête pas de vendre des armes tant qu'on à pas fait disparaitre toutes les guerres... Ou encore on ne soigne pas un cancer tant que le malade n'arrête pas de fumer... Mieux! Quand on croise quelqu'un qui fait la manche, on ne donne plus rien, sauf si on peut donner au moin cent euros!
STOP à l'utilisation abusives (et souvent non maitrisée) des termes "pseudos-écolos" ou bien "écolos-bobos"! Penser autrement que vous ne fait de moi ni un écolos, ni un bourgeois. Vous parlez de l'hypocrisie des "pseudos" écolos. Mais qui sont les vrais écolos alors? Qui sont ces vrais écologistes honnêtes et sûrement pas hypocrites?
Ces bateaux réunionnais dont vous parlez, qui a fait quoi contre eux? Les vrais écolos? Quand? Où? personne n'a rien fait et personne ne fait rien. Donc personne ne se servira de ça pour confirmer ou infirmer tel ou tel point de vue. La visiblement plus accessible cause des requins bouledogues de nos côtes, peut parfaitement interpeller quelqu'un qui, jusque là, n'avait pas forcement pris conscience de la situation de ces animaux. Est ce crime que de se découvrir une fibre écologique tardivement? Est ce que cela retire une quelconque légitimité aux idées exprimées?
En théorie la Terre nous appartient à tous (humains et animaux), je dis bien en théorie, car au regard de ce qui se passe à travers le monde, il semblerait que la part de l'homme soit bien plus grande que celle du reste de la création. Cette conception du monde n'est pas la mienne. Et JE décide de ce qui me semble être le plus important à défendre. Les bateaux usine "réunionnais" ça vous écoeure? Et bien faîtes le savoir, revendiquez. Ce sera tout à votre honneur. En attendant ne cherchez pas à installer une échelle de valeur en ce qui concerne les causes que l'on choisi de défendre. Toutes les causes doivent être défendues. A chacun de voir ce qui lui parait le mieux. Si on décide de s'interesser plus aux requins qu'aux bateaux de pêche industrielle, ce n'est pas de l'hypocrisie, c'est un choix. Et un choix, ça se respecte.

11.Posté par Fab le 28/08/2012 09:49

@Alex D.
Moi ce qui me gêne dans tout ça c'est que je ne vois aucune distinction entre massacre de grande échelle (shark finning ou prises accessoires de péche industrielle) et la régulation d'une espèce invasive potentiellement dangereuse pour la faune et les activités humaines. Ce sont deux choses complétement différentes et pourtant dans le traitement médiatique ceux qui demandent une régulation passent pour des barbares sanguinaires. Par exemple une affiche contre "le massacre des requins à la Réunion" circulent sur le net avec pour illustration des tonnes de requins tués pour leurs ailerons dans je ne sais quel port asiatique... Si ça ce n'est pas de la mauvaise foi et de la manipulation d'opinion, c'est tout au moins un mélange des genres !

Aujourd'hui il y a peut être encore des doutes sur la surpopulation mais si cette thèorie se confirme, l'IRD évoquant déjà des "zones de fortes concentrations de requins", je ne vois pas ce qui empéche de tuer quelques poissons à partir du moment où ils présentent une menace pour l'écosystème local ? Le requin est menacé à l'échelle mondiale certes, mais s'il sont trop nombreux ici alors désolé j'estime qu'on ne doit pas toujours laisser "la nature faire". Il y a plein d'exemples de régulations d'espèces qui ne choquent personne, tant que cela est justifié et raisonné. Après il ne faudrait pas en tuer trop non plus sinon on risque d'avoir l'effet inverse...

12.Posté par falcucci pascal le 28/08/2012 10:38




A VOIR QUAND MÊME DE PRÊT

PASCAL FALCUCCI

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