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Rentrée universitaire: "Le gouvernement a déjà commencé à faire les poches des étudiants"

Mardi 22 Août 2017 - 18:33

À l’approche de la reprise des cours, l’Unef fait le bilan sur notre île et le syndicat étudiant n’hésite pas à annoncer "une rentrée hostile aux étudiants".


Avec une rentrée coïncidant avec la sortie de mandat de François Hollande et l’arrivée d’Emmanuel Macron à l’Elysée, l’Unef (Union Nationale des Etudiants de France) a dores et déjà tiré la sonnette d’alarme sur la situation des étudiants au niveau national.

Samantha Pothin, Présidente de l’Unef Réunion dénonce une rentrée "hostile aux étudiants", avec des "cadeaux d’adieu" du Président sortant. La réforme des admissions post-bac laissant 80.000 étudiants sans affectation à la sortie du lycée et la sélection à l’entrée du master 1 laissent en effet un goût amer aux syndicats étudiants.

Le gouvernent d’Emmanuel Macron n’est pas plus populaire, avec son annonce fracassante de la baisse des aides au logement et du plan d’économie visant l’enseignement supérieur dès les premiers mois de sa mandature.
 

À la Réunion, 500 logements étudiants promis

Au coeur du problème au niveau local, le manque de logements étudiants. "À la Réunion on attend toujours 500 logements qui étaient promis par le gouvernement Hollande et qui ne sont toujours pas sortis de terre" explique Samantha Pothin. Une enquête menée sur le campus par l’Unef fait état de zéro logement étudiant construit à la Réunion depuis 2011. Pourtant, chaque année 5.000 étudiants en font la demande et le parc locatif du Crous ne propose que 1.100 logements étudiants: "insuffisant" pour l’Unef. La capacité d’accueil s’élève à 5,78% en logement public dans le département, alors que le rapport parlementaire du député Anciaux recommande 10% dans chaque académie.

Un taux d’étudiants boursiers largement au dessus des moyennes nationales

Autre ombre au tableau pour les étudiants Réunionnais, "47% d’entre eux sont exclus du système d’aide sociale" déplore Rodrigue Sautron, secrétaire général de l’Unef Réunion. Avec 53% d’étudiants boursiers sur le département contre 25 à 30% au niveau national, la demande est pourtant grande. "On est dans un milieu plus précaire au niveau des aides sociales" souligne Rodrigue Sautron.

Le coût de la rentrée pour chaque étudiant Réunionnais

 


Le coût de la rentrée est calculé en fonction d’un certain nombre de dépenses jugées indispensables et prioritaires. Le loyer en fait partie, mais également l’alimentation, les droits d’inscription, le transport, les frais de sécurité sociale, le premier loyer, la caution et frais d’agence, ainsi que les frais inhérents à l’ouverture des contrats d’eau et d’électricité.
Le coût de la rentrée est calculé en fonction d’un certain nombre de dépenses jugées indispensables et prioritaires. Le loyer en fait partie, mais également l’alimentation, les droits d’inscription, le transport, les frais de sécurité sociale, le premier loyer, la caution et frais d’agence, ainsi que les frais inhérents à l’ouverture des contrats d’eau et d’électricité.

"Le gouvernement a déjà commencé à faire les poches des étudiants"

Pour Romain Wilthien, le Vice -président, "le gouvernement a déjà commencé à faire les poches des étudiants. Avec la baisse des aides au logement et la menace de supprimer le régime de sécurité sociale étudiants, il ne faut pas se voiler la face". Comme piste de réflexion, l’Unef propose "un investissement massif dans l’enseignement supérieur, une réforme du système d’aides sociales aux étudiants et l’accélération de la création de logements étudiants".

Des pistes qui ne manqueront pas d’êtres soulevées par le syndicat étudiant lors de la rentrée prochaine du Gouvernement.

Laurence Gilibert - laurence.gilibert@zinfos974.com
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1.Posté par Fidol Castre le 22/08/2017 18:42

Je me demande pour qui ont voté les membres de l'UNEF à la dernière présidentielle.

2.Posté par Usager le 22/08/2017 20:00

les décideurs de ce pays n'aiment pas les jeunes qui veulent apprendre et réussir. Tout est fait pour les décourager. Pas étonnant que les cerveaux aillent voir ailleurs !

3.Posté par pain blanc le 22/08/2017 18:36

Qu'est ce qu'ils nous chantent ces zozos-là ?
Ils ont négocié avec les bras cassés d'avoir leur diplôme sans aller en cours.... Ils n'ont pas besoin de logements étudiants pour eux ! (Pour les autres, je suis d'accord)
Ils tirent maintenant dans les pattes du gouvernement Hollandouille qui les a si bien engraissés !
Quels ingrats.
What else ?

4.Posté par KLOD le 22/08/2017 22:35

il est effectivement plus facile de supprimer l'isf pour certains que de raboter les taxes sur les sans dents .................. cqfd , what else ?

5.Posté par krillin le 22/08/2017 22:37 (depuis mobile)

Fidol castre souvenez-vous pendant les elections ces meme etudiants marchaient pour Macron maintenant c''est trop tard

6.Posté par Marie A. le 22/08/2017 22:52

L'UNEF devrait revoir les chiffres sur APB
En effet, ce ne sont plus 80 000 sinon 6 000 qui n'ont toujours aucune affectation dans un établissement d'enseignement supérieur. J'ai mon avis, que je n'étalerai pas, ça serait bien trop long.
En outre, concernant les boursiers " supérieurs à la moyenne nationale ", il ne faut pas se mentir, il y en a beaucoup qui viennent faire le " tas " dans des filières dans lesquelles ils n'ont aucune capacité et qui ne sont pas adaptées pour eux. Je ne dis pas qu'il ne faille rien faire pour ces jeunes-là, au contraire, il faut ouvrir dans les filières professionnelles et technologiques et arrêter de mépriser l'apprentissage ou l'artisanat.
Pour ce qui est de la sélection en Master 1, c'est faire du chichi pour rien. La fac de médecine sélectionne depuis la 1e année (voire avant) et la sélection en M2 de droit est bien plus rude. Après de multiples candidatures dans les quatre coins de la France, l'on se retrouve parfois démuni ou contraint à déménager dans une ville très lointaine. D'ailleurs, l'Université de La Réunion a réellement besoin d'une réforme structurelle et ce, en profondeur. Il n'est pas normal, surtout en droit, que peu de filières soient proposées (3 en M1 de droit... 4 désormais... Alors que dans certaines facultés il y en a plus de 15), car cela oblige des moyens matériels et financiers pour déménager en Métropole (sans parler du préjudice psychologique que cela peut entraîner).
Enfin, je croyais que ces zozos étaient juste des bêtas placés là et n'avaient aucune qualification ????

7.Posté par Fidol Castre le 23/08/2017 07:25

Si on éliminait les boursiers qui s'inscrivent à la fac uniquement pour toucher une somme d'argent, on économiserait une belle somme. J'ai été à la fac ;dans ma filière nous étions 600 en première année, 70 en deuxième. A la rentrée, l'amphi était plein à craquer, les gens s'asseyaient dans les escaliers. Deux mois plus tard, nous n'étions plus qu'une centaine. Sur ces 100 étudiants sérieux, 70 ont pu accéder à la deuxième année. Les autres ont redoublé et une bonne partie d'entre eux a été admise en deuxième année l'année suivante.

Une année, un professeur, Monsieur Wilfrid J. avait distribué des centaines de zéros en première année. La plupart des inscrits en première année n'en ont rien à cirer. Mais ce n'est pas politiquement correct de le dire.

Certains parents sont lucides. Un père de famille m'a confié qu'il a reproché à son fils d'avoir peut-être volé la place d'un autre parce qu'il s'est inscrit dans une filière et n'est jamais allé en cours. Il l'avait fait "pou gagne la bourse".

8.Posté par Bon sens le 23/08/2017 09:15

La réforme des admissions post-bac laissant 80.000 étudiants sans affectation à la sortie du lycée et la sélection à l’entrée du master 1 laissent en effet un goût amer aux syndicats étudiants.

Si on arrêtait de DONNER le bac à tout le monde, il n'y aurait pas besoin de faire la sélection après.

9.Posté par Tanguy Proquo le 23/08/2017 10:51

Pas toujours d'accord avec vous mais la je reconnais qu'il faut être couillu pour oser étaler ces vérités, vous allez vous faire des amis... Mais il faut bien que quelqu'un ose le dire ? même si " Toute vérité n'est pas bonne à dire"

10.Posté par zozimé le 23/08/2017 11:22

On ponctionne les retraités, on ratiboise les étudiants, on précarise les salariés, on culpabilise les fonctionnaires, on engraisse les plus riches en supprimant une partie de l'ISF, on s'agenouille devant l'Allemagne et les USA: Macron, c'est du bidon!

11.Posté par austrodoudou le 23/08/2017 11:23

pour une fois je suis (hélas) entièrement d'accord avec le post 7

12.Posté par my god le 23/08/2017 12:57

my god!!!!!
nou lé mort nou koné point!
fodré aprend déza a lecole et aux élus&politiciens, que pou dépensé fo néna larzent!

13.Posté par Pascal Maillot du Rassemblement Bleu Marine le 23/08/2017 14:55

Incroyables ces pauvres jeunes!!!! Leur mouvement a appelé à voter Macron, comme des moutons et là ils pleurent!!!
Je ne comprends plus rien, ils sont pitoyables!
J'appelle tous les étudiants à rejoindre l'UNI, une assos républicaine, patriote et saine!
Fuyez ces jeunes paumés, à la solde de ces politiques socialo-communistes qui ont mis la patrie à genoux!

14.Posté par austrodoudou le 23/08/2017 15:08

Post 13 : Pour info l'unef n'a pas appelé à voter macron mais mechancon , pardon melenchon, votre copain

15.Posté par PITER ALPHU le 04/09/2017 15:35

La première université française classée est à la 180e place, bien après des consœurs canadiennes, italiennes, néerlandaises ou allemandes et même brésiliennes (Université de Sao Paulo), il s’agit de l’Université Paris VI Pierre et Marie Curie (capture d’écran). Puis à la 292e place on trouve l’Université Paris XI (Orsay-Saclay), à la 333e place l’Université de Grenoble-Alpes suivie de près par l’École Normale Supérieur d’Ulm (336e place) puis l’Université de Bordeaux (340e), l’Université Claude-Bernard de Lyon (351e). À la 359e place se situe l’Université Paris VII-Diderot suivie à la 378e place au classement par l’Université d’Aix-Marseille…

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