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Economie

Rachat de Vindémia : Des atteintes à la concurrence observées


L'Observatoire des prix, des marges et des revenus (OPMR) présente son rapport relatif à la situation du secteur de la grande distribution à dominante alimentaire à La Réunion. Des élus seraient prêts à se mobiliser au niveau de l'Assemblée nationale pour travailler sur des mesures qui répondraient aux atteintes à la régularité du marché mises en avant par l'OPMR.

Par Sophie Fontaine - Publié le Lundi 17 Octobre 2022 à 17:52

Deux ans après la réalisation effective de l’opération de rachat des actifs de Vindemia par le groupe GBH, l’OPMR rend ce lundi son rapport définitif de l’étude relative à l'état des lieux du marché de la distribution généraliste de détail à dominante alimentaire à La Réunion.

L’observatoire avait déjà fait part des résultats "alarmants" en matière de concurrence, de hausse des prix et sur la production locale suite au rachat de Vindémia par le Groupe Bernard Hayot en août dernier.


 

Un duopole Carrefour/Leclerc

Le rapport provisoire mettait en évidence la constitution d'un duopole Carrefour/Leclerc. Les deux enseignes totalisent à elles seules deux tiers du marché, avec en tête Carrefour (du groupe GBH) atteignant 36 à 39% de part de marché, devant Leclerc qui atteint entre 27 et 29% de part de marché. Le troisième acteur, U, n’atteint que 14 à 16% de part de marché.

Le rapport définitif confirme aujourd’hui cette situation de forte concentration clairement défavorable au pluralisme concurrentiel de la grande distribution locale. L'OPMR déplore un bouleversement profond du secteur avec une croissance forte et inattendue du marché de la distribution généraliste.

L'OPMR ajoute que GBH a pu renforcer son emprise sur l'économie de La Réunion avec une croissance de plus de 151% de son chiffre d'affaires en 3% et représentera cette année près de 45% de toutes les dépenses de consommation courantes des ménages réunionnais.

GBH qui gère l'enseigne Carrefour possède une filiale dans la production, mais contrôle aussi Super Cash qui fournit les petits commerçants. Le cabinet de conseil engagé par l'OPMR a constaté des prix de vente plus importants que ceux pratiqués auprès du grand public. Les gérants de petits magasins se retrouvent donc à s'approvisionner directement chez Carrefour.


Cette concentration des marchés présente des risques concernant les prix et la diversité de l‘offre. La situation des fournisseurs locaux se fragilise. Les producteurs, importateurs et prestataires locaux se retrouvent plus fortement dépendants deux acteurs majeurs qui représentent ensemble deux tiers du marché, (et ce, malgré les engagements comportementaux pris par le groupe GBH pour protéger les fournisseurs locaux lors du rachat. Aucun n’a demandé à se prévaloir).

La hausse des prix de la grande distribution

La situation actuelle de la grande distribution sur l’île impacte directement l'économie et les consommateurs locaux. Le rapport présente des scénarios probables à moyen et court terme comprenant la disparition d’un ou plusieurs acteurs qui viendrait renforcer les acteurs du duopole, de sérieux risques de défaillance de certains producteurs locaux, l’insuffisance de diversité et de profondeur de l’offre, et la hausse des prix dans les secteurs de la grande distribution généraliste et spécialisée, menant à un déséquilibre général de l’économie de l’île.

L'OPMR déplore notamment une situation de dépendance économique des acteurs de la production et des fournisseurs locaux. Il y a aussi des conséquences dans les pratiques observées chez GBH, comme des discriminations de fournisseurs ou favorisation de marques contrôlées par sa filiale.

Pour lutter contre cette concentration, l’OPMR fait part d’une série de propositions car le duopole est installé et se trouve dans "une spirale de concentration". Le cabinet de conseil engagé par l'observatoire recommande une modification du code du commerce spécifique à l'Outre-Mer qui limiterait les parts de marché des acteurs dans tous les secteurs à 25%. Une autre disposition proposée est d'interdire les organisations verticales : l'impossibilité pour un acteur d'être producteur et vendeur. Le cabinet explique qu'il faut aussi envisager un moratoire des grandes surfaces et que l'installation de nouveaux acteurs soient limités à des surfaces de moins de 1.500 mètres carré. Une dernière proposition est la création d'une autorité de la concurrence locale qui prendrait en compte les spécificités de l'île.

 

Agir au niveau législatif

La présidente de la Région ainsi que deux députés de La Réunion ont assisté à l'assemblée générale de l'OPMR. Jean-Hugues Ratenon et Frédéric Maillot ont indiqué vouloir prendre des mesures pour qu'une commission soit mise en place afin de travailler au niveau législatif pour intervenir sur le marché de la grande distribution dans l'île.

 

Le rachat de Run Market sera-t-il salvateur ?

Christophe Girardier, responsable du cabinet Bolonyocte Consulting, explique que le duopole Carrefour/Leclerc est installé qu'un rachat actuellement discuté avec avec le groupe mauricien IBL pourrait, selon les options choisies, se terminer comme l'aventure tentée par Make Distribution qui se retrouve aujourd'hui en grande difficulté et doit revendre ses parts.

 




1.Posté par Nicolas le 17/10/2022 19:29

Conclusions ridicules mes ex chers collègues.

Ce n'est pas cette direction qu'il faut prendre.

On mesure le manque d'intelligence au sein de l'opmr et la capacité de contradiction face aux goyaves de France.

2.Posté par Nicolas le 17/10/2022 20:04

Une autorité locale.. On se fout de qui à la nupes et chez lfi ??

Que fera cette autorité de plus que l'autorité nationale ne peut pas faire.. Sachant que l'adlc a confirmé avoir eu à travers ses recommandations entre 2009 et 2019, à constater aucune amélioration en terme de prix pour le consommateur.

On tourne en rond alors que les solutions sont ailleurs..

3.Posté par Alain974 le 17/10/2022 22:05

Nicolas post1 a raison. Encore un observatoire ou une association du professeur nimbus pour justifier de ce que des élus voudront contre des commissions d'aménagement commercial donc inutiles. Heureusement un observatoire saura mieux juger du chiffre d'affaire d'un grand magasin

4.Posté par jlr le 17/10/2022 22:05

@2 ) et alors ? Quelles solutions ?

5.Posté par jlr le 17/10/2022 23:01

@3 ) le professeur nimbus ?

6.Posté par Djedjerun le 18/10/2022 05:52

Le retour des petites épiceries de quartier bien plus chères et pas du tout concurrentielles pour régler le problème, c’est cela que vont proposer nos élus ! Mdr retour 30 ans en arrière pour faire plaisir aux indépendantistes et autres libérateurs véreux. Ça créera de l’emploi local qu’ils diront…

7.Posté par Reese le 18/10/2022 09:50

On en est là parce que Run Market a fait pschit avec une stratégie déconnante et des prix déconcertants. Ce n’est pas en tapant sur les 2 sur lesquels le consommateur est obligé de se rabattre qu’on avancera, bien au contraire. Exemple : un réunionnais lambda n’ira pas faire ses courses à un endroit où les prix affichés sont 3 fois plus chers et ne sont pas effectifs en caisse.

8.Posté par ZHERISSON le 18/10/2022 09:53

Le naufrage de RUN MARKET était prévisible mais pas à cause de la concurrence, qui doit créer une émulation, mais par l'incompétence de ses dirigeants, de la direction générale, en passant par le référencement et la centrale d'achats, de l'absence de logistique, des directeurs de magasins et enfin du personnel pléthorique.
Le référencement n'est pas adapté aux habitudes de la Réunion, étude de marché bâclée, trop de ruptures et prix trop élevés.
Enlever des points de vente aux deux premiers acteurs ne servira à rien si c'est pour les redistribuer aux acteurs présents, il faut une nouvelle enseigne pour "récupérer" ces points de ventes.
L;OPMR propose une solution boiteuse qui ne résoudra pas la situation

9.Posté par LBB le 18/10/2022 11:27

Comme beaucoup de réunionnais je suis personnellement très satisfait des services que m'apportent les Etablissement Carrefour et Leclerc.
Je n'ai strictement rien à F...re qu'ils soient où non en position dominante sur le marché réunionnais de la distribution comme le dit cet aréopage de " grands techniciens" qui se nomme OPMR !
Cette pseudo -étude à la "petite semaine" arrive soudainement et fort à propos, au moment où...un groupe Mauricien " IBL," a des velléités de reprendre les RunMarket qui battent de l'aile.
On croit rêver ! On se poignarde pour favoriser l'implantation à La Réunion d'un groupe étranger, en jouant,( comme d'habitude) sur le fait qu'il va sauver des emplois !
Qu'elle est donc cette manipulation de l'OPMR qui consiste à "débiner" à " démolir" à "descendre" Carrefour et Leclerc, en vue de favoriser...des Mauriciens !
C'est gros comme une maison et j'espère que les réunionnais ne se laisseront pas avoir !
Messieurs les Mauriciens....rentrez chez-vous !
Messieurs les collabos de l'OPMR foutez nous la paix !

10.Posté par le 18/10/2022 11:55

Ils ont bon dos. Parlons un peu de l'octroi de mer. Un complément alimentaire inexistant a la Réunion acheté en France 42 euros, et taxé a l'arrivée de 21 euros. Là tout est normal

11.Posté par Le Jacobin le 18/10/2022 11:58

"La grande Une"

de Zinfos est discriminatoire, car dans son paragraphe directeur il flèche le groupe GBH sans parler de Leclerc or, LOPMR dans son rapport parle bien de GBH et Leclec, nous sommes familiarisés avec la matérialisation du rejet de GBH par Zinfos qui validerait tout autre dossier pourvu qu'il ne soit pas Antillais, mais passons.

Le silence de Zinfos sur le rachat de Run Market par le groupe Mauriciens est pour le moins curieux !

Pardonnez moi, j'avais oublié qu'il existe Zinfos Maurice donc, touchez pas au grisbi.

"Le cabinet de conseil engagé par l'observatoire recommande une modification du code du commerce spécifique à l'Outre-Mer qui limiterait les parts de marché des acteurs dans tous les secteurs à 25%. Une autre disposition proposée est d'interdire les organisations verticales : l'impossibilité pour un acteur d'être producteur et vendeur."

De quoi je me mêle ???

Il faut que ce cabinet se dévoile à savoir, si c'est un groupe politique qui oriente une vision ou cabinet qui analyse une situation économique il y a en espèce un mélange de genre ce qui à mon sens est antinomique.

Vous voulez réinventer la pomme de terre pourquoi pas grand cerveau par ce que pas la Loi existe déjà, pas plus de 33% de part de Marché dans un secteur donné.

(du groupe GBH) atteignant 36 à 39% de part de marché, devant Leclerc qui atteint entre 27 et 29% de part de marché. Le troisième acteur, U, n’atteint que 14 à 16% de part de marché."

Cabinet Bolonyocte Consulting FAUX !

Si nous pouvons considérer la part de marché de Super est raisonnable, celui de GBH est mensongère souligner à l'ancre rouge pour attiser la discrimination c'est impropre à la moralité.

Pour ne pas dépasser le seuil des 33% dans l'alimentaire GBH a justement cédé une une partie de score ce qui a donné naissance à Run Market, ce qui arrive était prévisible, il ne suffit pas d'avoir beaucoup d'argent pour ce lancer dans un domaine identifié il faut un seuil de compétence.

Cabinet Bolonyocte Consulting

Propose de saucissonner le marché pour l'émergence de d'autres acteurs économique nous serions d'accord si auparavant il y avait un seuil de compétence NATION RÉUNION pour reprendre
Run Market !

12.Posté par Gramoune le 18/10/2022 15:12

L'OPMR (c'est qui déjà) publie une "étude" pour descendre Carrefour et Leclerc, mais
oublie U, Leader Price et d'autres qui ensemble totalisent bien 20% de marché.
Quant à RUN MARKET, 100% Réunionnais, il a coulé au bout d'un an, déjà. Par manque
de professionnalisme: on ne vend pas des produits typiquement métropolitains aux Créoles,
et on vend surtout des produits créoles au même tarif que la concurrence, ce qui n'a jamais
été le cas... D'où le départ des clients.

13.Posté par jojo la frite le 18/10/2022 16:07

Vendémia ... pas vendémia ... ? .... qu'est ce que l'on s'en fout ! .... Que chacun protège ses fesses ! .....

14.Posté par samplay le 18/10/2022 18:36

« Kan nana la fumé dan la kwizin' »
Comment installer une « vraie » concurrence à la Réunion? : IMPOSSIBLE en l’état actuel des choses, si les pouvoirs publics n’exercent pas un contrôle, des obligations et y mets pas des moyens.
Les causes de la vie chère à la Réunion: Un système incontrôlé, le laisser faire, la fausse concurrence.

Voir le dossier de Que Choisir : Faux concurrents ou vrais alliés ?
Publié le : 19/11/2020 lien: https://www.quechoisir.org/actualite-grande.../....
Concurrence (définition): La concurrence au sens économique décrit une structure de marché où vendeurs et acheteurs sont en nombre suffisant pour qu'aucun n'ait le pouvoir d'exercer une influence sur le prix. Dans ce cas, l'offre et la demande déterminent le prix d'équilibre du marché.
Il faut qu’on m’explique comment cette définition peut être respectée quand on sait que que les enseignes de la Grande Distribution se sont regroupées et ont créé des hypers centrales d’achats, et représentent aujourd’hui 92 % du marché de la grande distribution.
Ce qui induit que si vous n’êtes pas affilié à une de ces 4, pesants 92,2% du marché du commerce alimentaire de détail, vous n’avez aucune capacité d’obtenir des conditions d’achats rentables et compétitives. La concurrence est impossible, les «gros» s’arrangeant entre eux pour contrôler les fournisseurs.
A la Réunion, les niveaux de marges dans la grande distribution sont supérieurs à la métropole. Dans l’hexagone, la concurrence étant très dure entre les enseignes beaucoup de rayons sont quasiment au prix de revient, exemple, le rayon boissons et sodas : Les fournisseurs internationaux, (coca cola, orangina,..) donc non intégrables, pèsent très lourd dans les négociations. Le rapport de force est en leur faveur. Ils rémunèrent les enseignes en fonction de leurs capacités d’achats et de réalisation de volumes...Ils versent des remises quantitatives en fonction des résultats de chacun… Le client est le bénéficiaire de se rapport de force. Mais ce n’est pas le cas des autres fournisseurs nationaux, locaux, qui se retrouvent pressurisés, corvéables et éjectables à merci.
Si cette organisation donne du fil à retordre aux services de la répression des fraudes au niveau national, je ne vois pas comment elle pourrait agir efficacement localement.
La Grande Distribution à la Réunion. Sur notre petit territoire cette organisation économique est très dynamique, moderne, et très organisée sur le secteur du commerce alimentaire de détails. Une variété de vendeurs y opèrent : Carrefour, Leclerc, Intermarché, Score, Leader Price, système U, Auchan... Le problème sur un marché aussi petit, d’à peine 900 000 habitants, insulaire, captif et dépendant de facteurs liés à la solidarité nationale et européenne, le modèle capitaliste de positionnement provoque des répercussions et perverti le principe de la libre concurrence sensée réguler le marché et faire baisser les prix.
En réalité la concurrence se résume à un alignement ou un écart de prix minime, sur le leader du secteur afin de maintenir un niveau de marge commercial important. Si Casino a racheté le consortium Vindémia dont le leadership était incontestable avec les magasins Score, Jumbo, Cora, il a aussi maîtriser d’autres secteurs stratégiques lui donnant une force commerciale totale:
• La SAPRIM, centrale logistique d’achats et de stockage pour le réseau, outil stratégique d’organisation et de négociation.
• La SORETRAVI, spécialisée dans la transformation de la viande de porc (saucisses, boucané, pâtés, salaisons…)
• La SOGIM, spécialisée dans l’embouteillage de vins, sirops, spiritueux…
• La SORECOM, activité de ventes en gros, aux commerçants, hostelleries, restaurations.
• La SICRE, activité de torréfaction du café sous la mar
que LE LION, 70% de part de marché du café à la Réunion
• La SOTRANSCO, distribution de produits surgelés,
• La COMPAGNIE DES GRAINS DU CAPRICORNE, activités d’importation et de conditionnement des rizs et grains
.etc, etc.
Tout est en intégration verticale, dont la capacité de, productions, d’achats en gros volumes, est garantie par le pouvoir de distribution des magasins. Contrôler la chaîne, de la production à la distribution.
Avec une telle stratégie comment lutter contre une telle machine? Elle maîtrise le marché, dicte sa loi et a droit de vie et de mort sur ses fournisseurs. Tout ça en toute légalité...ou presque. Comment la concurrence peut elle exercer un filtre efficace quand ce pouvoir économique est détenu par un seul opérateur?
Sur un aussi petit marché captif on ne peut laisser s’installer une hégémonie économique, source de désordre sociale. Le débat ne doit pas se focaliser sur le niveau des salaires, mais celui des prix. Quelques pistes:
1. - Contrôler les prix sur les produits alimentaires de première nécessité: dans les années 80, la préfecture gérait une liste de produits de base, riz, huile, beurre, lait, œufs, farine, le pain…aucun commerçant ne pouvait pratiquer des prix plus élevés que ceux indiqués sur la liste officielle contrôlée en fonction des coûts du marché et d’approvisionnement.
2. - Interdire le développement vertical: qu’un groupe exerçant dans le commerce de détail puisse s’implanter sur, le commerce de gros, la production, le conditionnement, la transformation...ce qui permettrait à d’autres opérateurs de se positionner, d’instaurer une concurrence entre eux et proposer des prix plus compétitifs.
3. - Obliger les hypers centrales à référencer des petits et moyens commerçants, ou subventionner des entrepôts de stockages et d’achats au niveau local afin qu’ils puissent bénéficier de conditions tarifaires compétitives.
4. A l’instar du repositionnement de La Poste face à la concurrence d’internet et de la privatisation du secteur de la communication, aider au développement de commerces de proximité de détails sur les coûts des loyers commerciaux, la formation, au financement du stock, d'accès aux conseils et suivis de professionnels, à la protection sociale, au minimum garantie de salaire, pour l’entrepreneur individuel.
5. Fixer un pourcentage maximal limite de part de marché détenu par une entité commerciale
6. Des décisions, moyens et outils afin d’encourager la création de nouveaux commerces de proximité à vocation locale, et créer des emplois.
Le capitalisme à outrance trouve ses limites sur des territoires défavorisés et handicapés économiquement. Sans aides, protections, contrôles, des institutions sur les moyens et niveaux de vie des habitants, les MONOPOLES, OLIGOPOLES persisteront, bloqueront une vraie concurrence et aucune stabilité sociale ne sera garantie…

15.Posté par Danton R le 19/10/2022 06:14

Pour Jean Louis R:
La seule efficience passe par la fiscalité contraignante pour les finances publiques.

Il est dommage que les reunionsnopmr n'aient pas été filmées depuis 2013...tout le monde aurait pu alors constater qui bosse et qui fait du vent.

16.Posté par Saucratès le 19/10/2022 23:57

Essayons donc comme tant d’autres zinfonautes de réfléchir à ce qu’il faudrait faire pour sauver le marché de la grande distribution et les prix à la Reunion.

Premier point, le mal est déjà fait. Il est bien tard pour se décider à réagir. Le groupe Hayot ne contrôle pas seulement la liste à la Prevert des entreprises citées par 14.Samplay. Le groupe Hayot exerce également un contrôle hégémonique sur le marché de l’automobile et accessoires. Les marques Renault, Dacia, VW, Audi, Mercedes, Skoda et quelques autres… des enseignes de réparation rapide (Midas), de ventes de pneus (Rep, pneugom), de fournitures et de pièces automobiles. Si Hayot disparaissait ou se retirait, je ne sais pas où comment la Réunion ferait. Il fallait agir il y a 20 ou 30 ans. Aujourd’hui, le mal est fait.

Comme d’autres zinfonautes, je pense aussi que la création d’une autorité de la concurrence réunionnaise est une énorme absurdité. Face à un groupe pesant des millions de bénéfices, des milliards de CA, capable d’en appeler aux plus grands cabinets d’avocats, comment 2 ou 3 fonctionnaires d’une autorité réunionnaise de la concurrence pourraient-ils faire quelque chose ? Stupide ! Risible. Saucratès

17.Posté par Saucratès le 20/10/2022 00:35

Essayons donc comme tant d’autres zinfonautes de réfléchir à ce qu’il faudrait faire pour sauver le marché de la grande distribution et les prix à la Reunion.

Premier point, le mal est déjà fait. Il est bien tard pour se décider à réagir. Le groupe Hayot ne contrôle pas seulement la liste à la Prevert des entreprises citées par 14.Samplay. Le groupe Hayot exerce également un contrôle hégémonique sur le marché de l’automobile et accessoires. Les marques Renault, Dacia, VW, Audi, Mercedes, Skoda et quelques autres… des enseignes de réparation rapide (Midas), de ventes de pneus (Rep, pneugom), de fournitures et de pièces automobiles. Si Hayot disparaissait ou se retirait, je ne sais pas où comment la Réunion ferait. Il fallait agir il y a 20 ou 30 ans. Aujourd’hui, le mal est fait.

Comme d’autres zinfonautes, je pense aussi que la création d’une autorité de la concurrence réunionnaise est une énorme absurdité. Face à un groupe pesant des millions de bénéfices, des milliards de CA, capable d’en appeler aux plus grands cabinets d’avocats, comment 2 ou 3 fonctionnaires, même extrêmement compétents, férus des dernières évolutions du droit, d’une autorité réunionnaise de la concurrence pourraient-ils faire quelque chose ? Il s’agit d’une proposition stupide, risible de la part de l’OPMR, traduisant parfaitement leur méconnaissance du sujet, leur récupération politique. La seule réponse ne peut être que nationale ou européenne face à une multinationale comme le groupe Hayot. Saucratès

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