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Courrier des lecteurs

RFO vieux service public


Par jimmy.dorseuil@orange.fr - Publié le Mardi 23 Septembre 2008 à 00:00 | Lu 919 fois

RFO vieux service public
Je suis un fou de médias et surtout de la télévision. Donc, en fouillant un peu sur le net, je suis tombé sur l'edito de télésatellite qui nous parle du service public dans les DOM, c'est à dire RFO. Je suis entièrement d'accord avec lui avant de vous laisser lire cet édito, je me permets de rêver: à quand un vrai service publique avec tout France télévision et arrêtez de me dire d'attendre la TNT en... 2010! Voici donc cet édito: Le Moyen-Âge sous les tropiques Il faut remonter au 25 septembre 1954 pour voir la création du premier service de la "Radiodiffusion de la France Outre-mer" (RFOM), par regroupement de toutes les radios d'Outre-mer. Puis se succédèrent différents organismes comme la "Société de radiodiffusion de la France d'outre-mer", "l'Office de coopération radiophonique" qui dépend de la nouvelle "ORTF" et "FR3 DOM-TOM". En décembre 1982 "FR3 DOM-TOM" gagne son autonomie pour devenir une société de programmes à part entière baptisée "Société de Radiodiffusion et de télévision Française pour l'Outre-mer" (RFO). Durant les quatorze ans qui vont suivre, "RFO" va bénéficier des évolutions technologiques, notamment les transmissions satellite qui vont lui permettre de diffuser des programmes de plus en plus "frais" venus de la Métropole. Il faut en effet savoir qu'avant la généralisation des transmissions satellite dans les années 80, chaque station d'Outre-mer était très isolée, puisque en dehors des productions locales, principalement un journal d'information quotidien, les programmes étaient reçus d'abord sur support film, puis sous forme de bandes de magnétoscope qui arrivaient par avion. Chaque station assurait la diffusion sur son territoire. Les satellites ont totalement transformé le travail en permettant à chaque station de recevoir en direct depuis la Métropole, tous les programmes sélectionnés par RFO Paris essentiellement à partir des émissions des chaînes publiques métropolitaines. Les contenus des chaînes privées, principalement TF1 et M6, sont le plus souvent exploités par les télévisions locales privées. C'est pour donner à cette transmission de programmes par satellite toute la souplesse nécessaire, qu'en 1997, Jean-Marie Cavada, nommé Président, tout en rebaptisant le réseau "Réseau France Outre-mer", opère une mutation technologique majeure en dotant le nouveau siège de Malakoff de serveurs vidéo-numériques pour migrer vers le "tout numérique". C'est, à l'époque, une première technologique en France, qui a été largement décrite dans nos colonnes… En fait, si la production des chaînes de RFO s'est techniquement modernisée pour mieux assurer la rediffusion des chaînes publiques métropolitaines, la conception du travail des réseaux de diffusion sont restés identiques. Imaginez que dans chaque département, il existe seulement deux chaînes de télévision. Une baptisée "télévision pays" qui regroupe sur une même antenne les productions locales et régionales ainsi que des émissions métropolitaines, une seconde chaîne, diffusée par satellite depuis Paris, sous le nom de "Tempo" qui propose essentiellement des rediffusions des émissions en provenance de La Cinquième, Arte, voire de France 3 ou France 2 pour quelques programmes en direct ou quotidiens. Inutile de vous dire que lorsque vous vous retrouvez dans un tel paysage télévisuel étriqué, vous manquez d'air … Le concept des chaînes de RFO n'a pas évolué au même rythme que la technique… Pire, ce concept est aujourd'hui un carcan pour tous les téléspectateurs d'Outre-mer qui pourraient bénéficier, grâce à la réception satellite directe, voire dans certains cas, à la réception câble voir ADSL, de toutes les chaînes métropolitaines… Mais ce n'est pas si simple: impossible aujourd'hui pour un opérateur satellite, câble ou ADSL de proposer à ses abonnés, France 2, France 3, France 4, France 5 ou Arte… Aucune chaîne de service publique métropolitain n'est autorisée en réception directe dans les DOM-TOM! C'est le "moyen âge tropical" sous le joug de RFO… La situation est d'autant plus insupportable quand on connaît le taux de pénétration de la réception satellite dans les principaux départements d'Outre-mer qui atteint et dépasse 60%… Sous prétexte de protéger un monopole hérité du milieu du XXème siècle, on prive une majorité de téléspectateurs potentiels de cinq chaînes de service public, pour leur proposer des programmes au compte-gouttes, et avec des retards qui parfois se comptent en mois… Tout ce travail de rediffusion personnalisée coûte cher, et se fait au détriment des productions locales, qui pourraient largement accroître leur temps d'antenne! De plus, nos compatriotes des Dom-Tom, sur RFO sont privés de sous-titrage, de 16/9, de stéréo… et voient leurs images, dont la qualité technique est approximative, obstruées par des logos blancs brillants et énormes, qui visent à masquer les logos originaux… Il est temps, en 2008, de quitter ce moyen âge triomphant du monopole, simplement en proposant dans les Dom-Tom un paysage télévisuel à l'image du paysage métropolitain, en utilisant principalement la réception directe par satellite, déjà largement implantée, combinée aux autres modes de diffusion terrestre, que sont le câble, l'ADSL et éventuellement sur certaines zones la future TNT, dont le déploiement sera coûteux et le plus souvent inefficace, compte tenu de la géographie des territoires. DANIEL RENARD (source telesatellite)



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