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Société

Que retenez-vous de l'année 2020 ?


L’année s’achève et des images nous reviennent à l’esprit. Nous avons interrogé des passants dans le centre ville de Saint-Denis. Ils nous répondent le plus spontanément possible.

Par Emilie Carassou - Publié le Lundi 4 Janvier 2021 à 10:16

Photo d'archives : © Pierre Marchal - Anakaopress
Photo d'archives : © Pierre Marchal - Anakaopress
Cette année restera dans l’esprit des Réunionnais. En raison du Covid-19 évidemment mais aussi de tous les conséquences du confinement. Nous vous avons demandé votre avis dans les rues piétonnes de Saint-Denis : qu’allez-vous retenir de l’année 2020? Voici vos réponses :

Jeannette : « Ce que j’ai le plus retenu c’est le confinement, le port du masque et tout ce qui tourne autour du Covid. Le confinement, c’était bien. Ça a permis de me reposer et de réfléchir sur la vie et après j’ai repris mon travail. J’ai pu réaliser tout ce que je voulais pour 2020. Moi je positive sauf pour le port du masque parce qu’on n’est pas habitué mais sinon ça va » 

Sylvie : « Je retiens une année particulièrement marquée par la Covid-19 et tout ce que ça a engendré mais ce qu’il faut surtout retenir c’est de continuer à vivre malgré cela, malgré cette pandémie, il faut continuer à sourire, continuer à vivre comme on faisait avant car ce virus a tendance à nous isoler, à nous museler, on ne peut plus parler, on ne peut plus se voir mais il faut aller au-delà de ça, ce que je retiens de l’année 2020 c’est du négatif par rapport à cette pandémie et du positif parce qu’il faut qu’on aille au-delà » 

Yvan : « Ce que j’ai retenu de l’année 2020, c’est qu’avec cette maladie-là, le Covid-19, les familles ont retrouvé un peu plus d’amour, de convivialité dans la maison. Je trouve que c’est important parce que c’était un truc oublié y a quelques années mais là ça revient, il ne faut pas dire merci à la maladie… Il n’y a plus de fêtes comme avant, chacun chez soi ça a rendu les gens un peu égoïstes parce qu’on ne peut plus vraiment se rassembler » 
 
Sylvie, personnel soignant au CHU : « Je retiens que c’est une année difficile à cause du Covid et du masque. Une liberté en quelque sorte restreinte, des visites moins régulières qu’auparavant causent l’isolement des personnes âgées et la détresse des gens psychologiquement. Pour moi, ça n’a rien changé car je suis plutôt casanière mais pour d’autres personnes, oui psychologiquement il y a beaucoup de détresse. Contrairement à d’autres qui ne travaillent pas, moi j’ai cette chance  mon travail me permet d'aider et soutenir ceux qui ont en besoin je pense qu'il faut rester positif et aller de l'avant »

Gianni, gérant d’une entreprise : « La mort de plusieurs personnalités, la Covid-19 enfin c’est vaste moi je pense surtout à la contamination d’Emmanuel Macron et de Donald Trump. À La Réunion on a plutôt de la chance, on a été épargnés. Après je connais pas mal de personnes qui ont été touchées, qui sont passées près de la mort et c’est triste. Moi je fais partie d’un secteur où j’e n’ai pas eu de problème et c’est pour ça que j’ai de la chance, c’est un secteur où on avait besoin de moi, celui de l’informatique car tout le monde en avait besoin pour le télétravail. Le secteur informatique a explosé » 

Lucas : « C’était une année difficile au vu du confinement et de la Covid-19 qui a quand même bloqué certaines personnes sur leurs projets par exemple. Moi j’avais pour projet de voyager et c’est tombé à l’eau. Le confinement a permis aussi un temps de repos, pas de travail, un petit moment de bonheur on va dire, même si ce n’était pas facile parce que rester chez soi à rien faire toute la journée à part jouer c’est saoulant. Personnellement ça ne m’a pas vraiment touché parce que j’aime bien rester chez moi même si là c’était trop fatigant. Après j’avoue que les magasins et les restaurants fermés m’ont touché parce que j’ai une certaine habitude de sortir au moins une fois par semaine » 





1.Posté par Ramier le 04/01/2021 11:57

Une année de Mensonges , Que chacun soit en Responsabilité ! 🙏🐒

2.Posté par ✍️ KAYAM le 04/01/2021 18:20

Une passe-temps le jour de l'an. Questions préparées en famille et mes réponses

Enfin 2020 se termine n'est-ce pas ? 20 questions pour résumer ton année

1. L'événement qui t'a le plus marqué >>> le confinement
2. Ta chanson de l'année >>> Spring Day de BTS
3. La personne de l'année >>> ma famille maison
4. Ce que tu as le plus aimé faire >>> écrire
5. Ce que tu as le moins aimé faire >>> la vaisselle
6. Ce qui t'a profondément énervé >>> le couvre-feu du 31/12/20
7. Ce qui t'a fait le plus rire >>> les improvisations théâtrales de ma 1ère fille
8. Ce qui t'a fait le plus sourire >>> les retours de posts des zinfonautes à mon égard
9. Ce qui t'a fait le plus pleurer >>> mes journées affreuses de la période malade de la dengue
10. La boisson de l'année >>> tous les JP Chenet que j’ai goûté
11. La nourriture de l'année >>> les recettes préparées salées et sucrées de ma 1ère fille
12. Ce que tu as regretté le plus >>> l’oubli de faire une demande importante à une date précise et l’impossibilité pour mon fils de faire son stage de biochimie à l'Hôpital de la Timone- Marseille
13. Ce que tu voudras ne plus faire en 2021 >>> porter le masque
14. Ce que tu voudras faire en 2021 que tu n'as pas pu faire en 2020 >>> mettre notre maloya écrit sur zinfos en musique (salut à qui de droit 🙂)
15. Ce qui t'a fait le plus peur >>> mourir de la dengue
16. La découverte de l'année >>> le groupe K-POP BTS
17. Ce qui t'a rendu le plus heureuse >>> être entourée des membres de la famille et connaissances pendant les fêtes (baptême, communion, Dipavali)
18. Ce que tu voudrais avoir en 2021>>> la santé et un compte en banque plus positif
19. Ce que tu ne voudrais pas avoir en 2021 >>> une maladie très grave
20. Le dernier mot pour 2020 >>> FOULKAN PÉSS LANÉ LA DÉVEINE !!!

Et 2 autres questions qui auraient pu trouver leur place :

21- Ce qui t’a choqué : I CAN’T BREATHE...
22- Ce qui t’a surpris : le magazine ROLLING STONES avec à la une Bob Marley : « He sent messages to the world » et une vidéo de sa chanson Three little birds jouée dans un monastère tibétain. C'est dire ! 🥰

3.Posté par Didier le 06/01/2021 23:17

En l'honneur de ces profs qui nous apprennent à penser par nous-mêmes, même au risque de leur vie :

Les éblouisseurs de conscience
Riss - Newsletter du 6 janvier 2021 de Charlie Hebdo

Six ans après la tuerie à Charlie Hebdo, 3 mois après la décapitation de Samuel Paty, nous avons choisi de revenir sur l’enseignement de la liberté d’expression dans les écoles. Notre premier numéro de 2021 est consacré aux combats que doivent et devront mener les enseignants et, avec eux, la société tout entière, pour pouvoir continuer à critiquer toutes les religions. Sans craindre d'y laisser la peau...
Assassiner un professeur parce qu’il enseignait n’était pas arrivé depuis longtemps dans ce pays. Était-ce d’ailleurs jamais arrivé ? Cela devrait suffire pour ne pas oublier Samuel Paty. Pas sûr. Le risque d’ensevelissement par les paresses de la mémoire existe. Et quand la paresse s’empare de l’esprit, la pensée devient souillure et, pour s’en débarrasser, il faut d’abord éliminer la main, puis le bras et finalement le corps entier du coupable. Celui qui évoque en public les textes hérétiques devra périr sur le bûcher autant que celui qui les avait écrits. Durant la cérémonie à la Sorbonne fut exposé le cercueil de Samuel Paty aux yeux de quelques-uns dans le public qui n’avaient jamais rien voulu voir pendant des années. Ceux-là regardaient son cercueil comme un échec qu’ils croyaient être celui du professeur, alors que c’était le leur.
Comme les répliques d’un tremblement de terre qui arrivent quelques jours après la secousse meurtrière, une vague lente est montée inexorablement qui chercha à recouvrir l’émotion de l’attentat en mettant en cause la victime. Après les hommages, on pouvait lire dans la presse que Samuel Paty avait fauté, qu’il n’avait pas choisi les bonnes caricatures à présenter à ses élèves. Une fois de plus, il était urgent de disqualifier toute forme d’ironie adressée à la religion, qui plus est musulmane, y compris à ses formes les plus intolérantes.
Le travail du professeur assassiné devait donc être enterré avec lui par les habituels croque-morts de la pensée. On vit donc de brillants universitaires décortiquer avec condescendance les choix de Samuel Paty, et le juger du haut de leur position surplombante, comme on fait passer le brevet des collèges à un élève. Les grands professeurs corrigèrent la copie du petit professeur.
Pourtant, l’Histoire retiendra que le petit professeur était plus grand que ces mandarins bouffis de certitudes et de lâcheté. Car finalement, que faut-il attendre d’un prof si ce n’est de nous expliquer ce qu’on ne comprend pas ? Les profs qui enseignent les choses faciles, on n’en a pas besoin. Ce sont les connaissances complexes qui nécessitent d’avoir à nos côtés un maître qui nous guide et nous éclaire pour trouver la voie qui aidera leur compréhension. Samuel Paty a fait ce que tous les enseignants doivent faire : il a parlé à ses élèves de ce qui leur semblait inaccessible. Les professeurs qui n’auraient pas cette ambition devraient changer de métier. Si les profs de maths n’enseignaient que les additions et les soustractions, mais jamais les intégrales sous prétexte que c’est trop dur, on n’aurait plus besoin d’eux. Parler de liberté d’expression au collège uniquement avec les caricatures de Louis-Philippe dessiné en poire, c’est comme demander de réciter les tables de multi­plication à l’épreuve du bac. La laïcité et la liberté d’expression sont des matières difficiles, et leur apprentissage ne peut se faire qu’avec l’aide d’un professeur.
Car les jeunes générations sont confrontées à un phénomène que leurs parents n’ont pas connu. À leur âge, leurs aînés n’avaient pas la possibilité de s’exprimer puisque Internet n’existait pas. À cette époque, les ados ne prenaient jamais la parole en public. Seuls les adultes jouissaient de ce monopole. Mais aujourd’hui, avec les réseaux sociaux, n’importe quel collégien ou lycéen peut parler à la planète entière. Et, à leur tour, ils sont en mesure de ­recevoir sur leur mobile des milliards d’informations venant des quatre coins du monde, et doivent être capables d’en maîtriser le sens et la valeur. Tout seuls.
Leur montrer qu’être libre est toujours difficile
Leur enseigner les subtilités de la liberté d’expression est donc vital. Les adultes ont déjà beaucoup de mal à la comprendre, alors pour des plus jeunes, on peut imaginer la complexité de la tâche. C’est là qu’interviennent les professeurs. Ils ont le devoir de montrer et d’expliquer à leurs élèves les différentes formes de la liberté d’expression, y compris les plus polémiques, comme les
Car une œuvre d’art, en littérature ou en peinture, a pour fonction première de perturber et de faire douter. Un dessin ou un tableau qui ne suscite pas le trouble n’est rien d’autre que du papier peint pour décorer la chambre du gosse. Il faut montrer aux collégiens L’Origine du monde, de Courbet, pour qu’ils découvrent que tout n’est pas dit dans la Bible. Il faut lire aux collégiens les écrits du Marquis de Sade sur Dieu pour qu’ils comprennent que le Coran ne leur a pas tout révélé. Il faut lire aux lycéens les textes de Freud sur la religion pour qu’ils relisent la Torah d’un autre œil. Il faut montrer aux élèves les caricatures de Mahomet et de Dieu pour déranger leur ignorance. Pour leur montrer qu’être libre est toujours difficile.
Samuel Paty a été ce professeur exemplaire. Un professeur qui fut à la hauteur de sa fonction éblouissante.

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