Courrier des lecteurs

Que fait la police ?

Mardi 20 Novembre 2018 - 16:04

Le premier devoir de l’autorité, c’est la sécurité. Il est malheureusement évident qu’à la Réunion celle-ci n’est plus assurée.

Il suffit d’écouter Radio Freedom quelques minutes pour en avoir des exemples à la pelle. Des voies de circulations bloquées par des encombrants, des individus cagoulés, des jets de pierres, du racket, de véritables « violences urbaines » : autant d’actes illégaux voire criminels qui sont accomplis sans véritable réaction de la part des forces de l’ordre. C’est incompréhensible. Les auditeurs qui témoignent en direct ont tous le même cri du cœur : que fait la police ? A quoi servent nos impôts ?

On se le demande. On se demande aussi à quoi pensent nos technocrates en laissant cette jeunesse désoeuvrée, désemparée voire désespérée goûter la divine jouissance du sentiment d’exister que lui procure le pouvoir insolent qu’elle peut exercer sur la population à l’occasion du mouvement de protestation des « gilets jaunes » — mouvement dont l’expression me paraît ô combien légitime au regard de la veule soumission gouvernementale aux puissances d’argent. N’est-ce pas les quatre milliards perdus avec la fin de l’ISF qui obligent à cette flambée des taxes ?

Lâcher la bride à une jeunesse en déshérence qui s’enhardit sur les voies de la transgression, c’est ouvrir une boîte de pandore que jamais les pandores ne pourront refermer. En l’absence de réaction, la contagion et la fièvre gagneront les adultes prédisposés à prendre leur revanche sur une vie pleine de frustrations et de vexations. Quand les autorités — fautives d’avoir laissé tant de personnes être gagnées par de vaines espérances — se décideront enfin à réagir comme il se doit, elles ne pourront contenir la dynamique insurrectionnelle sans susciter des réactions violentes de part et d’autre. Tout ceci est donc une recette sûre pour un désastre dont on se demande qui pourrait y trouver intérêt.

Afin que les forces de l’ordre restent des agents de la paix, leurs autorités de tutelle doivent leur permettre d’intervenir sans délai, autant que nécessaire afin que la sécurité humaine mais aussi animale ne soit pas compromise et que la loi — qui nous rassemble et nous permet de vivre-ensemble sereinement — soit respectée et non ostensiblement bafouée. Comment peut-on tolérer le port de cagoules dans ces circonstances troubles alors que le port du voile intégral a été interdit à de paisibles mères de famille ?

Je veux croire que, tout en permettant aux « gilets jaunes » d’exprimer civilement leurs revendications, il est encore temps de remettre les choses en ordre avant la fatale montée aux extrêmes. Il ne m’appartient pas de juger des moyens appropriés mais il me semble que si un couvre-feu pour les mineurs pouvait servir au maintien de l’état de droit, il serait insensé de s’en priver.

En paraphrasant les pensées néo-testamentaire et taoïste on pourrait dire qu’afin de préserver le bon grain citoyen, y compris celui des « gilets jaunes », il conviendrait de couper la jeune liane de l’ivraie insurrectionnelle avant qu’elle n’envahisse tout l’espace social.
Luc-Laurent Salvador
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1.Posté par JORI le 20/11/2018 19:43

Elle ménage le chou et la chèvre. Tout en sachant que les besogneux des forces de l'ordre, donc ceux qui sont sur le terrain, n'appliquent que les consignes de leurs chefs planqués dans un bureau à regarder les dégradations se faire.

2.Posté par Luc-Laurent Salvador le 21/11/2018 08:07

@ 1 : Nous sommes d'accord, c'est bien pourquoi j'ai évoqué les autorités de tutelle. Ce sont elles qui décident de l'engagement ou non des forces de l'ordre. Le problème ne vient pas des agents, il vient de ceux qui sont supposés décider mais qui croient pouvoir temporiser sans bien mesurer l'impact que peut avoir sur la jeunesse le fait de goûter l'ivresse insurrectionnelle. Je note qu'un couvre-feu a été décidé et c'est une bonne chose mais je comprends aussi que la nature des interventions policières vise avant tout à disperser les contrevenants alors qu'en toute logique il conviendrait de sanctionner comme il se doit. C'est comme si on disait à des pillards, donc des voleurs, "dispersez-vous !" C'est une stratégie de l'autruche qui aura un coût car elle va libérer des énergies du "mauvais côté" de la force et ça laissera des traces dans les mentalités, le feu continuera de couver sous la cendre.

3.Posté par zean le 21/11/2018 11:50

et qui sont ces politiques qui tirent les ficelles avec des hommes de mains qui poussent aux barrages ,à la casse ? bientot j'espére qu'on aura les noms

4.Posté par Luc-Laurent Salvador le 21/11/2018 18:59

@ 3 Oui, moi aussi j'attends ce samedi avec impatience. On aura les noms !

5.Posté par justedubonsens le 22/11/2018 09:08

@M. Salvador. Que fait la Police, je pourrais vous demander que faites-vous?
Vous êtes aveugle pour ne pas les voir être actifs sur tous les fronts du Nord au Sud et d'Est en Ouest en passant par l'intérieur ? Seriez vous en mesure d'être sur le terrain 24/24 heures et tous les jours depuis vendredi comme le font ces femmes et ces hommes soumis à la vindicte populaire et à des propos imbéciles comme les vôtres ! Non ils n'agissent pas qu'en fonction de leurs autorités de tutelle, mais à l'impossible nul n'est tenu ! La chienlit qui règne sur notre île ne peur être mise au pas par les quelques centaines de Policiers et Gendarmes soumis à des règles légales stricte en matière de maintien de l'ordre et d'interpellations, lesquelles nécessitent l'implication de procéduriers pour la rédaction des procès-verbaux d'audition, de constat, avant présentation devant les autorités judiciaires qui ne condamnerons que sur des faits étayés. Or croyez-vous qu'il soit si facile d'établir les responsabilités d'individus agissant en nombre, cagoulés et de nuit.
Si cette situation devait perdurer, il faudra que les citoyens s'organisent en milices pour dissuader ces petites frappes de poursuivre leurs exactions qui ont un coût pour la société tout entière et les remettre aux autorités comme nous y invite l'art 73 du code de procédure pénale : dans les cas de crime flagrant ou de délit flagrant puni d'une peine d'emprisonnement, toute personne a qualité pour en appréhender l'auteur et le conduire devant l'Officier de Police Judiciaire le plus proche.
Crier "haro sur le baudet" en restant le cul dans son fauteuil c'est facile mais à un moment il faut savoir prendre le taureau par les cornes et s'impliquer dans notre devoir citoyen !
Respectueusement !

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