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Courrier des lecteurs

Quand les historiens nantais disent ce qu’est l’histoire…


Par Le Club de La Réunion - Publié le Lundi 30 Mai 2016 à 11:28 | Lu 755 fois

Quand les historiens nantais disent ce qu’est l’histoire…
On ne sait pas si on doit rire ou en pleurer. Voilà que les historiens nantais se posent en donneurs de leçons. Dans un courrier écrit par le directeur du département d’histoire de l’université de Nantes, il semblerait qu’à La Réunion, on confonde " la vocifération avec l’objectivité, l’excellence avec le clientélisme, l’ouverture au dialogue et la construction de la science historique avec le réflexe identitaire ".

Immanquablement, on en revient à l’idée que les chercheurs réunionnais sont nombrilistes, manquent d’ouverture et font preuve de parti pris. Le chercheur venant d’autres cieux notamment nantais peut lui aider " à la meilleure compréhension d’une histoire commune dégagée de la réitération de mémoires antagonistes ".

Cette vision est plus qu’insupportable. Elle doit nécessairement changer. La posture suivant laquelle l’historien exogène, spécialiste de l’histoire de l’esclavage, est neutre et objectif a justement été remise en cause par un historien originaire de … Nantes !
En effet, Olivier Pétré-Grenouilleau, présenté par ses pairs comme le symbole de la rigueur de la Science historique a été accusé en 2005 de révisionnisme suite notamment à la publication de son ouvrage sur les traites négrières et à un article paru dans le Journal du dimanche le 13 juin de la même année. Les critiques portées par les associations furent ensuite relayées dans le milieu académique.

Ainsi, Bernard Vincent dans un numéro de la revue d’histoire moderne et contemporaine (2005) ne put que contredire Olivier Pétré-Grenouilleau lorsqu’il attribua aux musulmans l’antériorité de l’interprétation de la malédiction de Cham " afin de légitimer l’esclavage des Noirs ". Christine Chivallon, dans la même revue, indiquait que l’on était en droit de s’interroger sur la signification d’un ouvrage " tendu vers la banalisation ou la minorisation du projet contenu dans l’entreprise négrière et esclavagiste européenne ".

Quant au professeur Louis Sala-Molins, il fut consterné par l’absence d’évocation du Code Noir et de ses avatars juridiques européens.
Par ailleurs, lorsque le directeur du département d’histoire de Nantes affirme que son chercheur peut aider " au développement de travaux novateurs ", il est difficile de ne pas en douter.

Car l’université de Nantes a été souvent à la traîne en matière de recherche sur l’esclavage et la traite. Ce sont les associations porteuses de mémoire, si souvent décriées par les tenants de la Science et de la Recherche qui ont, par exemple, permis à Nantes de se pencher sur son passé de capitale française de la traite négrière. Faut-il rappeler que c’est l’association les Anneaux de la Mémoire qui a largement initié le mouvement avec la fameuse exposition au château des ducs de Bretagne (qui draina près de 400 000 visiteurs entre 1992 et 1994) ? C’est également cette association qui a contribué à dynamiser la recherche sur l’esclavage grâce à la création d’un fonds documentaire très fourni, à l’organisation de colloques et de conférences, mais aussi et surtout grâce à l’édition d’une collection devenue incontournable : Les Cahiers des Anneaux de la Mémoire.

Enfin, à bien des égards, le courrier du département d’histoire de Nantes pose question. Si leur chercheur est si brillant que cela pourquoi n-a-t-il pas été recruté depuis près de six ans à Nantes ou dans une autre université hexagonale voire étrangère ? Comment le directeur du département d’histoire peut-il considérer que la candidature de son chercheur est la meilleure sans avoir consulté les dossiers des autres candidats ? Comment sait-il, à plus de 9 000 km de Saint-Denis et avant la tenue du conseil d’administration de l’Université de La Réunion, que le comité de sélection " n’a en rien dérogé aux pratiques réglementaires régissant ses travaux et l’établissement du classement final " ?


Le Club de La Réunion




1.Posté par République le 30/05/2016 15:20

L'Histoire est une discipline difficile, et pourtant essentielle à la formation des citoyens pour une bonne prise en compte de ce qu'est « son pays ». Et c'est une pratique qui demande beaucoup de rigueur, car on ne peut que se rapprocher de la vérité historique, au vu des documents découverts et fournis, de l'apport de telle ou telle base mémorielle, du débat sur le sérieux des procédures appliquées pour cerner tel ou tel événement, classer son importance, et de la qualité du travail de des experts chercheurs éloignés autant que faire se peut des pouvoirs politiques. La vérité historique est un but, et la qualité du chemin proposé pour y parvenir est essentielle. Souvent les pouvoirs politiques ont trop pesé sur l'écriture de l'Histoire, y compris dans les rapports et livres prétendument les plus sérieux. Au-delà de la nomination de tel ou tel chercheur à tel ou tel poste de telle ou telle université, les échanges proposés et commentés ici sont positifs et auraient dû être naturels... Mais l'étude sur l'esclavage et les traites, sur l'importance de tel ou tel événement historique (la compagnie des Indes, le code noir dans l'application de l'esclavage à Bourbon, sur le rôle qu'a joué Nantes en tant que port français pour la compagnie des Indes, et plus tard l'université sur ce même territoire, etc.) doit se faire dans un cadre qui doit être déconnecté des réseaux et des cercles de pouvoir. À la condition que les procédures de nomination des chercheurs soient établies sur une base reconnue et acceptée. L'Histoire est une discipline si difficile qu'il ne faudrait pas encore tout mélanger, tout brouiller... Tous les débats doivent être ramenés sur une base plus saine, détachée du contexte des personnes.

2.Posté par Zozossi le 30/05/2016 17:23

Ce "club de la Réunion" (club de quoi? de ramasseurs de moules?) s'est apparemment chargé de venir à la rescousse de ce pauvre CREFOM complètement discrédité dans cette affaire de recrutement universitaire.

Ces gens ne savent pas de quoi ils parlent.

Leur seule caution historique (ne parlons pas de revues fantaisistes et d'assoces partisanes incompétentes) est l'inénarrable Sala-Molins.
Ce professeur de philosophie politique, gauchiste hystérique sans aucun compétence historique, s'est érigé en "spécialiste" de l'histoire de l'esclavage conçue comme outil de "repentance" (un de plus).
Il est la risée des véritables historiens qui dénoncent son amateurisme et son parti pris.

Inversement, le professeur Pétré-Grenouilleau, que nos "clubistes" se permettent de critiquer du "haut" de leur ignorance, est un des meilleurs connaisseurs de la question de l'esclavage, qu'il traite avec une rigueur et une impartialité reconnues par ses collègues de tous bords, mais qui déplaît aux instrumentalisateurs "repentantistes" de l'histoire.

Lors de la campagne haineuse lancée contre lui par des nabots ignares en 2005, il avait reçu le soutien de 600 enseignants et chercheurs (dont des Antillais), et de personnalités de premier plan (Jean-Pierre Azéma, Élisabeth Badinter, Jean-Jacques Becker, Françoise Chandernagor, Alain Decaux, Marc Ferro, Pierre Milza, Pierre Nora, Mona Ozouf, René Rémond, Maurice Vaïsse, Jean-Pierre Vernant, Pierre Vidal-Naquet, Michel Winock, etc.).

Et devinez qui avait voulu censurer ce grand universitaire à l'époque?

Karam.
Le repentantiste subventionné multicartes.
Déjà, encore et toujours lui.

Karam était intervenu pour que Pétré-Grenouilleau "soit suspendu de ses fonctions universitaires pour révisionnisme comme l’a été récemment Bruno Gollnisch" (complètement innocenté et réintégré dans son université par la Justice).
Sans résultat, évidemment.

Le même Karam avait aussi porté plainte contre lui en 2005.
Conscient du ridicule, il avait d'ailleurs retiré sa plainte peu après.

La Réunion n'a pas besoin de gratteurs de plaies, de censeurs ni de communautaristes alimentaires. Nous méritons mieux dans notre université.

3.Posté par moi le 30/05/2016 19:16 (depuis mobile)

Zozossi, toi aussi tu as été pistonné pour venir travailler a la réunion

4.Posté par Tir Malol le 30/05/2016 19:36

Hi hi hi hi.....................j'ai été en Inde et figurez vous notre guide Francophone pourtant INDIEN d'origine connaissait l'histoire géo politique de la France toute entière ...... un vrai historien comme quoi ?

5.Posté par KLD le 30/05/2016 21:43


" l’interprétation de la malédiction de Cham « afin de légitimer l’esclavage des Noirs »."

très interressant , cet aspect , c’est peu de le dire. A ma connaissance , ce sont surtout les papistes et protestants de l’époque qui ont honteusement justifié l’esclavage par cette malédiction du pauvre CHAM , , la controverse de Valladolid ( c’est vieux ça , hein ? )et les tenants protestants du régime honni de l’apartheid ont déblatéré sur cette malédiction , pauvre péi de POUNT ( l’ancien testament , le 1 er livre raciste ????????????)

un exégète rabbin pourrait il nous dire lae véritable sens de cette malédiction , Noé , mon noé qu’as tu fait ? SEM et JAPHET s’en sont mieux sorti ?

6.Posté par polo974 le 02/06/2016 08:48

"""Le Club de la Réunion est un club politique révolutionnaire français fondé par les Girondins en 1792."""

Rien que ça... Dans le genre prétentieux, ça se pose...

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