MENU ZINFOS
Océan Indien

Quand Carlos aide Mayotte à ne pas se révolter


Par Omar M'Déré - Publié le Jeudi 9 Février 2017 à 13:37 | Lu 4337 fois

Depuis plusieurs semaines, Mayotte subit un manque cruel d'eau dans le Sud dû à une incapacité d'anticiper une sécheresse importante.
 
Il faut savoir que Mayotte connait un déséquilibre assez flagrant en matière de production et de distribution d'eau :
- l'armée a une station de dé-salement d'eau de mer pour ses besoins propres en Petite Terre
- une grosse station de dé-salement pour produire de l'eau potable pour les habitants de Petite Terre
- une grosse retenue d'eau de pluie et de forage au Nord pour la population du Nord et de l'Est
- une autre grosse retenue au Centre pour desservir les habitants de l'Ouest et le Sud.
Le tout étant plus ou moins interconnecté, sauf la structure de l'armée qui reste indépendante.
 
Il existe un projet de troisième retenue au Centre-Est depuis des dizaines d'années mais aucune majorité du Conseil Départemental et aucun Préfet ne se sont mobilisés pour faire de cette infrastructure une priorité absolue. D'autant que ces sites de production d'eau potable ont été conçus pour un équivalent 300.000 habitants. Or, les chiffres officiels font état d'environ 200.000 habitants (avec 85.000 étrangers selon l'Insee en 2016) alors que les chiffres officieux sont plus proches de 350 000 habitants au minimum : l'immigration anjouanaise et un peu malgache est passée par là!
 
Cette sécheresse est telle que depuis quelques semaines, le Sud est soumis à un régime sec : distribution de l'eau 1 jour sur 3, en fonction des communes. Les habitants de Chirongui, de Boueni, de Kani-Kéli, de Bandrélé, de Dembéni, de Ouangani et de Sada sont obligés de vivre au rythme des restrictions.
 
Malgré la création d'un "Comité de lutte contre la pénurie d'eau à Mayotte" mené par Anchya Bamana, maire de Sada et Ousseni Balahachi, secrétaire départemental de la CFDT, la population ne se mobilise pas trop pour l'instant. Mais jusqu'à quand? Si la manifestation organisée par le comité le 02 février, à Mamoudzou place de la République, a rassemblé moins de 200 personnes, l'échec de la Préfecture de tenir une promesse de faire venir un tanker d'eau potable ainsi que le peu d'eau distribué par les communes pour remplir les citernes à installer dans les écoles qui ne fonctionnent pas correctement, risque de changer la donne.
 
La restriction risquant de s'étendre à la population du Nord, et les acteurs économiques (notamment du bâtiment et des travaux publics) commençant à trouver le temps long car ne pouvant plus faire de béton par décision préfectorale, il n'est pas sûr que Mayotte ne connaisse pas une fronde généralisée.
 
En attendant, les pluies générées indirectement sur Mayotte par le cyclone Carlos qui a touché à 2.000 km La Réunion vont apporter un peu d'accalmie : si les réserves sont suffisantes pour affronter les deux semaines de sécheresse prévues encore par Météo France avant les pluies normales de début mars, il n' y aura rien.
 
Mais si les restrictions s'étendent à toute l'île, la colère s'étendra à toute l'île. Et on peut parier qu'un candidat aux législatives fera monter la mayonnaise à un point de rupture pour se faire élire en juin. Comme en 2011 lors des grèves contre la vie chère...
 
Omar M'déré




1.Posté par Payet le 09/02/2017 14:35

Mayotte aux Comores: elle aura l'eau!

2.Posté par Antiflic le 09/02/2017 17:30

Entièrement d'accord avec @1

3.Posté par Joni Kache le 09/02/2017 17:36

Ce caillou n'est pas fait pour accueillir autant de gens... Qu'on le rende aux Comores, qu'on signe un bail de 99 ans pour les bidasses de Dzaoudzi, et qu'on soit enfin débarrassé de ce boulet sans aucun intérêt et qui va nous péter à la figure.

4.Posté par Bg le 09/02/2017 18:11 (depuis mobile)

Gnognotte c''est 4 îles. En France, quand il y a des élections nationales,c''est la majorité qui l emporte, comme dans toute démocratie.
Comment se fait-il que parce qu''ils ont votés contre l indépendance, ils sont encore français.Merci Giscard

5.Posté par Ma sonnerie le 09/02/2017 18:24 (depuis mobile)

Honte à l'armée et à l'Etat.

6.Posté par Jose le 09/02/2017 19:32

Depuis que c'est l'eldorado de la zone, trop d'âmes, et bien sûr pas assez d'eau !
Conneries de l'Etat Français que cette situation malsaine.

7.Posté par Ras le bol d''''une Réunionnaise vivant en métropole le 09/02/2017 22:17

http://www.974reprezente.fr/news/viewer/150/

Depuis mon arrivée en France "métropolitaine" en 2008, j'ai entendu tout et n'importe quoi sur la Réunion. Au début, je riais en entendant les questions du genre "vous avez l'eau courante ? des routes ? des voitures ?" auxquelles je répondais volontiers et gentiment, mais il y a eu des remarques bien moins innocentes aux cœurs même d'institutions publiques censées défendre les bonnes vieilles valeurs républicaines. Élève à la maison d'éducation de la légion d'honneur, une de mes "camarades" de classe m'a dit un jour que si j'étais là, c'est parce qu'ils devaient remplir leurs quotas d'étrangers.

8.Posté par Joni Kache le 10/02/2017 06:44

Que vient faire le post numéro 7 ici dans un article sur Mayotte ?
Allez.. hop.. -> poubelle monsieur le modérateur svp...

9.Posté par Roberto le 13/02/2017 20:23 (depuis mobile)

Allez!! Lâchez vous dès qu''il s''agit de mayotte.avant de critiquer, balayer d''abord autour de vos portes.et puis vu que vous êtes ignorants.mayotte est française depuis 1841 avant les Comores,et elle n''a jamais appartenue à l''union des Comores

Nouveau commentaire :
Twitter

Si aucune page de confirmation n'apparaît après avoir cliqué sur "Proposer" , merci de nous le faire savoir via le mail contact@zinfos974.com
------
Merci de nous donner les informations suivantes, elles nous serviront à mieux cerner votre situation :
-- Smartphone ou ordinateur (mac ou windows)
-- Navigateur utilisé
-- Votre fournisseur d'accès internet
------
CHARTE DES COMMENTAIRES

Zinfos 974 vous offre un espace commentaires vous permettant de réagir, discuter, informer. Cet espace est ouvert aux internautes inscrits et non-inscrits au site.

Les intervenants doivent respecter les principes élémentaires du débat.

Sont proscrits :

- Les insultes, les attaques personnelles, les agressions, les propos discriminatoires sous toutes les formes - que ce soit envers les intervenants, les commentateurs ou l'équipe de Zinfos 974.

- Tout contenu contraire à la loi : l'incitation à la violence ou à la haine raciale, la discrimination et la diffamation, les propos homophobes, la négation des crimes contre l'humanité, ou la justification des actes violents et des attentats.

- Les propos pornographiques ou délibérément choquants ne sont pas autorisés.

- Merci d'éviter le hors sujet, les rumeurs infondées et les fausses informations.

- La répétition d'un même commentaire, assimilée à du spam.

- La publicité. Ne soumettez pas des liens commerciaux.

Si le commentaire d'un autre internaute vous paraît contrevenir à cette charte, utilisez la commande "signaler un commentaire abusif" plutôt que d'envenimer le débat.

Pour protéger votre vie privée, ne donnez pas d'indication personnelle (mail, adresse ou numéro de téléphone) dans un commentaire.

En cas de litige, vous pouvez contacter la rédaction de Zinfos 974 via l'adresse contact@zinfos974.com

Vous restez le responsable des commentaires que vous soumettez et en portez la responsabilité. De son côté, la rédaction de Zinfos 974 se réserve le droit de retirer tout commentaire si elle l'estime nécessaire pour la bonne tenue du débat.

Zinfos 974 est seul juge des messages qu'il publie ou modère - y compris pour des raisons qui ne seraient pas répertoriées dans la liste ci-dessus. Vous pouvez demander des explications sur la modération en utilisant l'adresse contact@zinfos974.com, mais toute allusion au travail de modération dans un commentaire sera systématiquement mis hors ligne.

------
Toute l'équipe de Zinfos974 vous remercie
Publicité
 

1F Rue de La Martinique

97490 Sainte-Clotilde

06 92 97 75 75
contact@zinfos974.com


- Contact

- Signaler un abus

- Mentions légales

- CGU

- Politique de Confidentialité

- Nos Journalistes