Société

Prison Juliette Dodu : "Des logements qui emprisonneraient un peu plus les cris de ces Kafs"

Mercredi 4 Octobre 2017 - 17:35

Le Cran Réunion revient sur le projet de construction de logements sociaux sur l’ancienne prison Juliette Dodu. "La geôle de Juliette Dodu est une traçabilité historique inséparable de la fondation sociétale de l’ile de La Réunion. En quoi ce patrimoine matériel du peuple réunionnais de par son architecture datant de trois siècles devient une urgente pour construire des logements sociaux ? C’est construire des logements sur l’histoire et la souffrance de nos ancêtres marrons, poser des égouts qui souilleraient, qui emprisonneraient un peu plus les cris de ces Kafs, ces nègres, ces engagés", s'indigne-t-il.
 
L’association regrette que la mairie de Saint-Denis et la SHLMR "n’ont aucunement été sensibles à la démarche de l’association "Kartyé Lib" qui, depuis 2014 a fait connaître son intention de maintenir la prison en tant qu’élément patrimonial de La Réunion". "Ce genre d’effacement de la mémoire est une faute politique qui éloigne encore plus le réunionnais de sa réalité, faire de lui un homme sans mémoire, dépourvu d’histoire, cacher ses blessures sociétales, poursuit l’association. L’esclavage depuis la loi Taubira de 2001 est reconnu en tant que crime contre l’humanité. Effacer l’histoire de cette prison est tout simplement un second crime perpétué par le conseil municipal de Saint-Denis et la SHLMR".
 
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1.Posté par ti kreol le 04/10/2017 18:41

Pas totalement faux ce que dit le Cran. Mais soyons sincère en 2017 à La Réunion, cela fait un moment que notre culture réunionnaise a été bouffé par la départementalisation et la zoreyisation de notre péi.
Et d'ailleurs les Réunionnais sont heureux comme cela, le réunionnais peut prendre sa voiture et de faire la queue pour manger nouveau burger king :

Un Burger King nou la fé...avec viande péi et salade péi mdr.

2.Posté par Dolly Prane le 04/10/2017 20:57

La geôle de Juliette Dodu est une traçabilité historique inséparable de la fondation sociétale de l’ile de La Réunion.

Ca meme voila pourquoi certain y aime ...

C’est construire des logements sur l’histoire et la souffrance de nos ancêtres marrons

Donc à Dominzo il n'y a que des Marrons ? et les gratels alors ? ils sont où ? ah à l'hôtel

3.Posté par Logements sociaux : un CRAN d'arrêt le 05/10/2017 06:32

Dans une île ou la population a très fortement augmenté et où le foncier devient rare, et le besoin en logements pour ne plus voir de bidonvilles est fort, conserver cette "verrue" architecturale dans Saint-Denis pour ne rien y faire à la place, ou presque, n'est pas vraiment justifié.

Autant une partie de ce vieux bâtiment doit dater de quelques centaines d'années et pourrait mériter d'être conservé, autant conserver une "prison" qui n'est pas un lieu réjouissant et où des délinquants de toutes couleurs ont séjourné, euh, bof! Je ne suis pas convaincu.

Quant à tout ce vocabulaire un peu général:

"La geôle de Juliette Dodu est une traçabilité historique inséparable de la fondation sociétale de l’ile de La Réunion." Ca peut s'écrire plus simplement, car là c'est limite incompréhensible.

ou exagéré: " C’est construire des logements sur l’histoire et la souffrance de nos ancêtres marrons, poser des égouts qui souilleraient, qui emprisonneraient un peu plus les cris de ces Kafs, ces nègres, ces engagés", s'indigne-t-il. "

Donc logements sociaux = égouts ? Et prison = enfermement que des kafs, nègres, engagés?

Euh, depuis le XXème siècle au moins, si ce n'est avant, on y enfermait des délinquants, non? Une prison ça sert à ça, non, chef?

Ou: " Effacer l’histoire de cette prison est tout simplement un second crime perpétué (en fait c'est perpétrer....) par le conseil municipal de Saint-Denis et la SHLMR"

Allez, carrément, la ville de Saint-Denis et SHLMR = criminels...

Faut un peu atterrir. Ou prendre un calmant...

4.Posté par pfffff le 05/10/2017 08:56

ah ah ah non faut arrêter les conneries, parcequ'il y avait des ancêtres marron dans cette prison....arrêtez le rhum charrette svp!

5.Posté par Quel délire ! le 05/10/2017 09:39 (depuis mobile)

Ce ''''cran'''' n''était déjà pas crédible avant cela, mais là, il touche le fond, les égouts précisément MDR ! Ce ''''cran'''' raciste n''a eu aucune réaction lors d''une manifestation réservée aux seuls noirs, femmes séparées, racisme à géométrie variable ?

6.Posté par normal le 05/10/2017 10:23

casser moi tous çà les marrons les nègres les kafs préfèrent loger dans des logements confortables et salubres et s'il faut démolir cette verrue pourquoi pas. Vous croyez vraiment qu'à part deux trois complexés conserver cette endroit en l'état est digne de la mémoire réunionnaise. allez ...

7.Posté par Proposition le 05/10/2017 11:26

Le centre vile est désert le soir, pourquoi ne pas, ( après restauration convenable et non je rase tout), faire dans la cour intérieure des bars et autres animations, certaines cellules pouvant, si certain le souhaite, servir de salle d'expo des artisans réunionnais.

8.Posté par babar run le 05/10/2017 11:36

LES GARS.....ALLEÉ FAIRE SEMBLANT TRAVAILLE DON.............
ALLÉ FAIRE SEMBLANT MÉRITE ZOT RSTA....RSA.....ARGENT JUS DE BRAGUETTE.....ET AUTRES.....

9.Posté par Babeuf le 05/10/2017 12:37

Y aurait-il deux Juliette Dodu?
Celle dont je vous transmets la biographie si elle est née à La Réunion n'a jamais été enprisonnée à Saint-Denis!
Qui peut me renseigner?
Lucie Juliette Dodu (Saint-Denis (La Réunion), 15 juin 1848 – Clarens, 28 octobre 1909), est présentée comme une espionne française et une héroïne de la guerre de 1870.

Elle est la première femme en France à recevoir la médaille militaire et la Légion d'honneur à titre militaire1.



Sommaire [masquer]
1 Biographie 1.1 « L’héroïne »
1.2 Un récit controversé
1.3 Les honneurs
1.4 Hommages et représentations

2 Références
3 Voir aussi 3.1 Articles connexes
3.2 Bibliographie
3.3 Liens externes



Biographie[modifier | modifier le code]





Félix Hippolyte Larrey, qui fut son compagnon et lui légua sa fortune.
Née à La Réunion, d’une famille originaire du département de l’Indre2. Deux ans après sa naissance, son père meurt de la fièvre jaune. Sa mère, une créole née Desaïffre de Pellegrin, se remarie et donne naissance à deux autres enfants, dont Camille, future épouse d'Odilon Redon. En 1864, Juliette, à seize ans, quitte la Réunion pour la France avec sa famille. Mme Dodu, veuve à nouveau, obtient, grâce au soutien de l’impératrice Eugénie, la direction d’un bureau télégraphique à Pithiviers (Loiret) où Juliette est employée auxiliaire.

« L’héroïne »[modifier | modifier le code]

C’est au cours de la guerre de 1870 que Juliette se serait illustrée. Les Prussiens investissent Pithiviers le 20 septembre 1870, le bureau du télégraphe est pris par ces derniers, et la famille Dodu est reléguée au premier étage de la maison. La jeune fille de vingt-deux ans a alors l’idée de bricoler une dérivation sur le fil qui passe dans sa chambre. Ayant conservé un appareil récepteur, elle peut ainsi intercepter les transmissions chaque fois que les occupants reçoivent ou envoient des dépêches.

Pendant dix-sept jours, la jeune fille fait parvenir ces dépêches aux autorités françaises sans que les Prussiens ne se doutent de rien. Elle sauve ainsi la vie des 40 000 soldats du général Aurelle de Paladines. Le montage de la dérivation découvert, les Prussiens traduisent Juliette Dodu devant la cour martiale. Elle est condamnée à mort, mais l’armistice est signé avant son exécution, et Juliette Dodu est graciée par le prince Frédéric-Charles de Prusse qui demande à lui serrer la main, et libérée.

En fait plus tard elle jugea bon d'enjoliver les circonstances en diffusant par l'intermédiaire du Figaro du 26 mai 1877, une légende selon laquelle vers la fin du mois de novembre 1870 elle aurait intercepté une dépêche télégraphique allemande grâce à un appareil télégraphique qu'elle aurait subtilisé, risquant ainsi la peine de mort et prenant par là figure d’héroïne3.

Sur le livre Notes sur Saint-Gondon4 de l'abbé Pouradier (curé historien - de 1856 à 1895) est mentionné sur la liste des institutrices du village : « Mme Vve Dodu - sept.1874 - sept.1875 » Peut-être la mère de Juliette Dodu où une homonyme ?[pertinence contestée].

Un récit controversé[modifier | modifier le code]

Le décret no 1942 du 8 décembre 1870 accorde à Juliette une mention honorable ainsi qu’à 20 autres employés et agents du service télégraphique : des employés des Postes furent utilisés pour aider l’armée dans l’usage du télégraphe. En 1877, cette mention est transformée administrativement en médaille militaire pour Juliette Dodu5.

En 1873, Juliette Dodu est responsable du bureau télégraphique d'Enghien-les-Bains, où elle fait la connaissance du patron du Figaro, Hippolyte de Villemessant. Le 26 mai 1877 paraît dans ce journal, la première version connue de la légende Dodu6. Le Courrier du Loiret (journal de Pithiviers) a consacré un dossier à Juliette Dodu, en 1984 (on en trouve une copie à la bibliothèque de Bièvres). Selon son auteur, « l’épouse du maréchal de France (président Mac-Mahon) était une féministe convaincue. Il n'est pas impensable que le texte de la nomination de Juliette Dodu dans l'ordre de la Légion d'honneur, l'ait été sur son intervention ».

Selon Guy Breton dans son ouvrage Les Beaux mensonges de l’histoire, toute l’histoire de Juliette Dodu ne serait en fait qu'une fable montée de toutes pièces par le journaliste du Figaro qui signait Jean de Paris dans un article du 26 mai 1877, agissant pour M. de Villemessant, son directeur. Effectivement ce n'est que sept ans après les faits que l'on entend parler de Mme Dodu. Guy Breton cite en référence le général Aurelle de Paladines, commandant en chef de l'armée de la Loire, qui ne mentionne nulle part cet héroïque sauvetage de son armée. Le lieutenant-colonel Rousset, auteur d'une Histoire de la guerre Franco Allemande 1870-1871, n'y fait aucune référence, alors qu'il fourmille de détails allant jusqu'à l'épaisseur de la neige ou l'état du ciel. Pas plus que le rapport de M. Steenackens, directeur des Postes et Télégrammes de l'époque, qui décrit tous les actes de résistance de ses employés durant cette guerre7.





Tombe de Juliette Dodu
Guy Breton explique aussi les incohérences de ce récit épique : les Prussiens avaient quitté Pithiviers trois semaines avant les faits relatés, et il était impossible de capter au son un message chiffré en langue allemande et passé en Morse puis de le retransmettre sans erreur. Ce qui supposait une grande connaissance non seulement de la langue mais aussi des codes militaires prussiens. De plus, personne ne possédait à Pithiviers les codes prussiens7. Il n'y a pas non plus trace de la condamnation à mort de Juliette Dodu ni de sa grâce. Ce qui amène l'auteur à s'interroger sur une possible mystification de M. de Villemessant qui obtint la Légion d’honneur pour une fausse héroïne à une époque où, juste après la Commune et la perte de l'l’Alsace et de la Lorraine, la France avait besoin de héros7.

Les honneurs[modifier | modifier le code]

10.Posté par zamal le 05/10/2017 13:10

babar run is a rhumalist !

11.Posté par pipo le 05/10/2017 16:29

Pourquoi pas effectivement garder deux ou trois cailloux symbolique histoire d'avoir une sorte d'historique sur ce passé peu glorieux, mais de là à vouloir conserver cette ruine comme monument d'un passé révolu laisse tomber la neige!

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