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International

Présidentielle tunisienne : Béji Caïd Essebsi succède à Moncef Marzouki


Par SI - Publié le Mardi 23 Décembre 2014 à 10:57 | Lu 448 fois

Béji Caïd Essebsi est devenu hier officiellement le nouveau président de la Tunisie. Selon les résultats officiels, il a remporté la présidentielle avec 55,68% des voix.

À bientôt 88 ans, le nouveau chef d'État tunisien se retrouve à la tête d'un pays divisé, avec d'un côté le nord et le littoral qui ont voté pour lui et son parti Nidaa Tounès et de l'autre, le sud, qui a plébiscité Ennahda et Moncef Marzouki.

Issu de la vieille bourgeoisie tunisienne, Béji Caïd Essebsi se réclame de la pensée bourguibienne, du nom du "père de l'indépendance" tunisienne, Habib Bourguiba, qu'il qualifie de "visionnaire" et "fondateur de l'Etat moderne".




1.Posté par EKOLO le 23/12/2014 21:34

C'est pas mal; au moins son parti ne se compromet pas en s'alliant aux islamistes.

Mais bon yavé pas moyen de trouver un candidat plus jeune ? Parce que bon, s'ils continuent comme ça à élire des ancètres, ils vont ruiner le pays en élections présidentielles.

2.Posté par hervet le 25/12/2014 22:00

Il y a bientôt 4 ans ,nous manifestions (1) un optimisme relatif sur l'évolution de la situation en Tunisie
Apres les provocations contre les manifestations rappelant l'importance de la LAÏCITE comme principe essentiel d'équilibre social dans notre société française (loi du 9-12-1905) ,nous saluons, avec les mêmes craintes exprimées alors dans le courrier des lecteurs du moment, la victoire du parti laïque aux élections présidentielles.
Tous les adversaires de tous les intégrismes, (y compris celles et ceux qui osent parler de charia laïque ou d'ayatollah de la Laïcité) ont des raisons de se réjouir de cette nouvelle et d'apporter leur soutien à cette évolution positive mais fragile de la situation tunisienne devenue emblématique.

Dans nos sociétés occidentales, non seulement multireligieuses mais où les religions, comme si on était sur le marché des esprits avec la publicité qui l'accompagne se livrent à une concurrence prenant les visages les plus divers,des plus abjects (mouvements islamistes et dégâts collatéraux,)aux plus ridicules et politiquement téléguidés ( campagne provocatrice des creches dans les services publics),le principe de laïcité est le garde fou des extremismes de toute sorte et garantit les libertés de croire ou ne pas croire, de pratiquer le culte imposé des la naissance aux enfants comme on leur fait croire au pere Noel, ou de n'en pratiquer aucun, comme cela doit être la règle pour tout citoyen libre dans un Etat libre,
Que la sagesse des Tunisiens soit assez forte pour imposer cette règle essentielle d'un vivre ensemble où l'irrationnel sera réservé à la vie individuelle, la vie publique ayant suffisamment de problreme d'intérêt général à regler sans que les "fous de dieu "s'en mêlent.
Même le nouveau pape François, si on en croit la presse de ce jour, à des problèmes internes avec les religieux au Vatican!
Ci dessous l'article sur la Tunisie qui peut être publié en courrier des lecteurs ou donné en reference
TUNISIE, des lendemains qui chantent ?

« Nous sommes tous des Tunisiens » pourrait-on dire...sauf, apparemment, nos « élites » dont aucun de nos dirigeants n’a eu un mot de cette compassion ostentatoire souvent affichée par ailleurs , pour les morts de la foule tunisienne descendue dans la rue .
Nous sommes tous des Tunisiens, oui, mais seulement de ces Tunisiens qui ,depuis une quarantaine d’années de colonialisme interne ,sont descendus dans la rue, pas de ceux qui cherchent à désorganiser la possible succession pacifique à cette période de dictature, mais de celles et de ceux qui, majoritairement bien éduqués- merci BOURGUIBA !!!- animent cette Révolution de Jasmin qui a chassé notre « ami » Ben Ali. !!!
Nous sommes tous des Tunisiens , tous ou presque tous, puisque le modèle tunisien séduisait tant de nos compatriotes et de nos dirigeants que, du refus d’ingérence dans les affaires intérieures d’un pays ami , aux promesses d’aide policière de notre Ministre des Affaires Etrangères à la police de Ben Ali , la France officielle a gardé un silence pudique , une réserve honteuse , devant ces mouvements populaires , n’allant pas, malgré tout, jusqu’à proposer d’accueillir le fuyard, en remerciements d’éventuels bienfaits passés.

Mais pourquoi Merci BOURGUIBA ,disparu depuis longtemps ?
Parce que, contrairement à la plupart des pays décolonisés , il a consacré à l’éducation, à l’instruction publique, les crédits que les autres consacraient à l’armement. En plus d’une laïcisation de l’Etat et d’une refonte du statut de la femme, la Tunisie s’est alors trouvée dotée d’un système éducatif sur modèle français inspiré de Condorcet qui écrivait en 1792 :
« Une éducation générale est préparée pour TOUS les CITOYENS ; ils y apprennent tout ce qu’il leur importe de savoir pour jouir de la plénitude de leurs droits, pour conserver dans leurs actions privées, une volonté indépendante de la raison d’autrui, , et remplir TOUTES les fonctions communes de la SOCIETE.
L’instruction suit l’homme dans tous les âges de la vie, et la société ne voue à l’ignorance que celui qui préfère volontairement y rester. »
Et venant de vivre la période révolutionnaire , liée à une situation politique économique et sociale, il écrivait plus loin :
« Gilles(1), dans l’histoire de l’ancienne Grèce, a prouvé que l’ambition des riches qui voulaient éloigner du gouvernement les CITOYENS pauvres , et les traiter comme leurs sujets, a été la véritable cause de la perte de la liberté, que les guerres intestines qui divisèrent les villes grecques ne furent presque jamais qu’un combat entre des riches adroits qui voulaient devenir ou rester les maîtres et une multitude ignorante qui voulait être libre et n’en connaissait pas les moyens .»
Les Tunisiens descendus dans la rue doivent , au moins beaucoup d’entre eux, connaître ces moyens, eux qui , répondant aux journalistes qui les questionnaient sur la situation, faisaient tous allusion à la Révolution françaisede 1789.
N’a -t’on pas trop oublié cette histoire qui fait rêver aux lendemains qui chantent ? N’avons –nous pas besoin , nous aussi, de ce rêve ? Merci aux Tunisiens et aux Algériens . Espérons qu’ils sauront conduire leurs révolutions aux odeurs de jasmin !
(1)Historien et philologue anglais 1747-1837

H.HERVET. Ufal.org (fevrier 2011)

UN AN APRES

Ces islamistes qui disent non à la charia
LE MONDE | 27.03.2012 à 16h28 • Mis à jour le 27.03.2012 à 17h30

L'Editorial du "Monde"
L'histoire de la Tunisie post- Ben Ali retiendra peut-être le lundi 26 mars 2012 comme une date importante. Ce jour-là, le parti islamiste Ennahda, qui domine la vie politique, a dit non aux groupes extrémistes salafistes. Il a opposé un refus net et catégorique à l'introduction de la charia - la loi islamique - dans la Constitution du pays.
Ce faisant, Ennahda a accompli son premier acte de vrai parti de gouvernement. Il a préféré la réalité à l'idéologie ; il s'est comporté en formation responsable ; il a pris le risque de l'affrontement avec une partie de la famille islamiste. Il a privilégié l'empirisme étatique à la pureté sectaire.
Si Ennahda, que dirige Rachid Ghannouchi, tient cette ligne, alors la Tunisie, précurseur du "printemps arabe", restera un pays modèle - et qui rayonnera bien au delà de ses frontières.
Au lendemain de l'indépendance, le premier président de ce petit Etat du Maghreb, Habid Bourguiba, a fait voter, en 1959, une Constitution des plus progressistes. Elle dote les Tunisiennes d'un code du statut de la femme sans équivalent dans la région. Quand la plupart des Lois fondamentales des pays arabo-musulmans font expressément allusion à la charia comme source du droit, la Constitution tunisienne s'en abstient. Elle se borne, dans son article premier, à observer que l'islam est la religion du pays.
Ennahda est le groupe dominant à l'Assemblée élue au lendemain de la chute du président Zine El-Abbidine Ben Ali en janvier 2011. Il gouverne en coalition avec deux partis laïcs dans l'équipe du premier ministre, Hamadi Jebali.
Il était grand temps qu'Ennahda prenne position. Depuis quelques mois, une petite dizaine de milliers de militants salafistes - qui prônent la plus radicale des versions de l'islam politique - multiplient violences et provocations. Sur certains campus, ils agressent les femmes non voilées. Ils empêchent les manifestations culturelles. Ils convoquent des prières géantes au beau milieu de la capitale, d'où retentit un de leurs cris de ralliement : "Mort aux juifs !"
Dans leurs rassemblements, ils arborent volontiers des treillis militaires, évocation d'un combat qui pourrait prendre des formes plus brutales.
Ennahda a senti le danger. Cet islam est profondément étranger aux Tunisiens, et encore plus aux Tunisiennes. Même celles d'entre elles qui votent Ennahda, et elles sont nombreuses à l'avoir fait, restent attachées au code du statut de la femme.
Parti de gouvernement, Ennahda sait qu'une dérive radicale mettrait la Tunisie au bord de la faillite. Elle ferait fuir touristes et investisseurs étrangers.
La pression salafiste des jours derniers a un objectif politique précis : forcer l'Assemblée, qui joue le rôle d'un corps constituant, à introduire une référence à la charia dans le nouvel article premier de la Constitution. C'est un défi qui est ainsi lancé à Ennahda. Qui y a répondu lundi avec courage et doit s'en tenir à cette réponse face à toute nouvelle offensive.

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