Société

Près de 30.000 logements vacants à La Réunion

Mardi 26 Juin 2018 - 14:29

Depuis 2010, le nombre de résidences principales progresse de 1,9 % par an en moyenne, soit 5.800 logements supplémentaires chaque année, rapporte l'Insee. En 2015, ce sont ainsi 319.100 logements qu'occupent les Réunionnais à titre de résidence principale.  En raison d’une démographie plus dynamique qu'en métropole, le nombre de logements continue d’augmenter plus vite que dans l'Hexagone (+ 0,9 % entre 2010 et 2015).

Plus de logements pour des ménages de plus en plus petits

À La Réunion, la baisse du nombre de personnes vivant sous le même toit explique les deux-tiers de la dynamique du logement, précise l'institut de sondage qui souligne que même à population constante, une baisse de la taille des ménages nécessite de disposer de davantage de logements pour pouvoir loger tous les habitants. À cela s’ajoute également la dynamique démographique.

Tout d’abord, le vieillissement de la population explique que les ménages réunionnais sont plus petits, les personnes âgées vivant le plus souvent en couple ou seules. Ce vieillissement de la population est particulièrement marqué à La Réunion sur les deux dernières décennies : en 2015, 15 % de la population a plus de 60 ans, soit deux fois plus qu’ en 1990. En effet, l’espérance de vie a beaucoup progressé (près de sept ans de plus entre 1990 et 2015).

Près de 30.000 logements vacants à La Réunion
Par ailleurs, l’évolution des modes de cohabitation engendre également une baisse de la taille des ménages. Elles sont induites par des mises en couple plus tardives, des séparations plus fréquentes. Par conséquent, la part des personnes vivant seules augmente considérablement : 26 % en 2015 (figure 2), soit deux fois plus qu’en 1990 (13 %). Inversement, la part des couples avec ou sans enfant se réduit (49 % des ménages en 2015 contre 66 % en 1990).

Le nombre de logements augmente le plus fortement à l’Est 

En lien avec une croissance démographique plus élevée que dans le reste de l’île, c’est dans l’Est que le nombre de résidences principales augmente le plus entre 2010 et 2015, avec + 2,4 % en moyenne par an, soit 1 000 logements de plus chaque année. "La hausse est particulièrement prononcée à La Plaine-des-Palmistes (+ 3,5 %), à Saint-Benoît et Bras-Panon (+ 2,7 %)", est-il indiqué. La Plaine-desPalmistes est d’ailleurs la commune réunionnaise où le nombre d’habitants progresse le plus entre 2010 et 2015. Seule exception à l’Est, à Sainte-Rose, où le nombre de logements progresse moins que dans les autres communes, avec une population qui diminue au cours de cette période.

À l’inverse, c’est dans l’Ouest que le nombre de logements croît le plus modérément, note encore l'Insee, avec + 1,6 % en moyenne par an, à l’instar du nombre d’habitants. Dans cette région, trois logements supplémentaires sur quatre s’expliquent par la baisse de la taille des ménages. "Si Saint-Leu (+ 2,9 %) et La Possession (+ 2,4 %) se distinguent par une hausse importante du nombre de logements, au Port le parc de logements stagne, en lien avec la baisse de sa population".

Dans le Nord et le Sud, la croissance des logements est comparable à la moyenne de La Réunion. À Sainte-Marie, le nombre de logements croît fortement (+ 3,4 %), du fait d’une hausse importante de la population. Tandis qu’à Saint-Denis, la population augmente peu : la baisse de la taille des ménages explique 85 % des logements supplémentaires.

Près de 30.000 logements vacants à La Réunion
Autant de logements vacants que dans l'Hexagone

Près de 30 000 logements sont vacants sur notre île, ce qui représente 8,4 % de l’ensemble du parc de logements. "C’est autant qu’en métropole (8,0 %) et nettement moins qu’aux Antilles (15 %) et Guyane (10 %)", note l'institut, qui ajoute : "À La Réunion, la part de logements vacants est à son niveau de 1990. Les logements vacants sont plus nombreux dans des communes des Hauts comme Cilaos (15 %) et Salazie (13 %). C’est également le cas dans des grandes communes urbaines comme Saint-Denis et Saint-Benoît".

À Saint-Denis, la structure du parc de logements y contribue probablement : les logements collectifs sont plus souvent vacants, les maisons étant davantage recherchées par les ménages, est-il précisé. Par ailleurs, en 2015 à La Réunion, 7 900 logements ne sont occupés qu’une partie de l’année pour les week-ends, les loisirs ou les vacances (résidences secondaires) ou pour des raisons professionnelles (résidences occasionnelles), soit 2,2 % des logements. Cette part est bien plus élevée dans des communes des Hauts, comme La Plaine-des-Palmistes (21 %) et Cilaos (11%). Cette part est aussi la plus faible des régions françaises (hors Mayotte), juste derrière la Guyane (2,3 %). En métropole, la part des résidences secondaires ou occasionnelles s’élève à 9,6 %
N.P
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1.Posté par RIPOSTE974 le 26/06/2018 14:38

Tant que les propriétaires de logement maintiennent leur location à prix fort , les gens ne s' intéresseront pas , à la limite c'est un scandale ces loyers pratiqués . On appelle être vorace , l'argent le nerf de la guerre .

2.Posté par ti gousse le 26/06/2018 13:06

C'est complètement faux votre histoire que du blabla que des conneries à bouché les yeux mais pour qui ces logements moi j'attends toujours un depuis 9 ans

3.Posté par nono le 26/06/2018 16:21

qui peut s offrir un loyer exorbitant marre de ses agences hyper connu qui massacre les prix a la hausse

4.Posté par MARIE le 26/06/2018 17:07

post 3 , ce ne sont pas les agences qui fixent le loyer mais le proprietaire qui en veut une certaine somme

Ensuite ne pas oublier que les proprietaires ont bien souvent un credit immobilier a un taux asse eleve a la Reunion par rapport a la moyenne.

En conclusion qui est fautif ... l agence?

Le proprietaire?

Les banques??



5.Posté par Jp POPAUL54 le 27/06/2018 07:11

Ce sont des logements vacants ou des logements de vacances non déclarés ?
C'est "air black and black" !!

6.Posté par Beber974 le 27/06/2018 07:16 (depuis mobile)

Qui plus est, des logements réservés à certaines catégories de personnes! Vous voyez ce que je veux dire sans discrimination. Dès qu' on dépasse le plafond, on n a pas le droit...voilà de l argent public gaspillé.

7.Posté par Oh marie si tu savais le 27/06/2018 07:24 (depuis mobile)

4.
Totalement faux. Les taux de credit sont au même niveau que la moyenne metropolitaine.

Ensuite ce qui fait la chereté des emprunts, c''est le.coût du foncier et l''integration de la defiscalisation dans le prix de vente.

8.Posté par Romel le 27/06/2018 12:47

Il ne faut pas oublier que les propriétaires ont des :
- Charges à payer
- La taxe foncière à payer
- Des impôts fonciers à payer sur les loyers encaisser (45%)
- Un crédit à payer
Faites le compte ......

9.Posté par polo974 le 27/06/2018 13:05

Tant qu'il y aura des gens qui touchent 2300 euro mensuel pour frais de logement...

7.Posté par Oh marie si tu savais
Bonne réponse, mais....

Il faut ajouter la distorsion du marché induite par les primes de vie chère et autres douceurs réservées au fonctionnaires (dont certains disent que la vie n'est plus chère que de 6%...). Allez comprendre...

10.Posté par justedubonsens le 27/06/2018 15:12

je reste toujours coi devant les résultats des enquêtes de l'INSEE. Comment diable cet organisme parvient-il à définir le nombre de logements vacants ? Sans doute ont-ils accès aux données des impôts mais je doute qu'elles soient conformes à la réalité. Ensuite on lit que le nombre de logements sur Ste Marie croit en fonction de l'augmentation de la population ; n'est-ce pas plutôt le contraire avec l'augmentation de la population en rapport avec l'offre des logements ? La quasi ville nouvelle qu'est Beauséjour n'est sans doute pas étrangère à l'accroissement de la population par une offre importante en périphérie de St Denis saturée sur toute sa bande côtière.
Quant à ceux qui se plaignent à juste titre du montant des loyers, pensez que les propriétaires sont obérés de taxes, frais d'entretien, dégradations de nombreux locataires indélicats. Aujourd'hui les bailleurs ont peu ou pas de moyen de défendre leurs droits : un dépôt de garantie égal à un mois sur lequel le locataire se dédouanera en ne payant pas le dernier loyer privant le bailleur de tout moyen en cas de dégradations de l'appartement. Les contraintes faites aux propriétaires les dissuadent de louer un bien plutôt que de subir des frais qui ne pourront être couverts par les loyers. Si ce résultat est regrettable c'est dû à une absence de défense des droits du propriétaire qui sont bien minces comparés à ceux du locataire !

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