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Précarité étudiante : Le travail loin d'être accompli, reconnait la ministre Frédérique Vidal


​En visite sur notre île jusqu’à lundi, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, s’est rendue à l’Université de La Réunion. Lors d’un temps d’échange avec les étudiants sur la lutte contre les précarités, la ministre a reconnu que le travail était loin d’être accompli, mais que des progrès avaient été réalisés.

Par Stéphane Pierrard - Publié le Vendredi 19 Novembre 2021 à 19:31

Un temps d'échange attendu. (Photo S.P.)
Un temps d'échange attendu. (Photo S.P.)
Ils l’attendent patiemment. Assis sur des chaises faisant face à ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, les étudiants sont là pour échanger et surtout avoir des réponses sur leurs problématiques. "On espère avoir des réponses sur le pouvoir d’achat, sur le logement et les aides sociales. L’Etat octroie une prime pour la vie chère à ses fonctionnaires dans les territoires ultramarins. Mais pas pour les étudiants boursiers. On demande une augmentation de 100 €. Mais depuis 2017, on n’a toujours pas de réponse. On espère que ce n’est pas seulement une visite de courtoisie", bouillonne Rudrigue Sautron, président de l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) Réunion.
 
La précarité étudiante sur toutes ses formes
 
Frédérique Vidal se fait un peu désirer, prenant le temps de visiter l’épicerie solidaire, le jardin partagé en permaculture et le petit snack qui propose des petits-déjeuners gratuits une fois par mois aux étudiants du campus du Moufia. Dans l’espace vert devant le Crous, sur une petite estrade, la ministre, à l’image de sa tenue, une longue et ample robe, paraît décontractée et à l’aise.
 
 

Tout le monde ne pourra pas poser sa question. (Photo S.P.)
Tout le monde ne pourra pas poser sa question. (Photo S.P.)
La première à prendre la parole est Maëva, présidente d’une association étudiante. Elle évoque la précarité menstruelle qui soulève plusieurs inégaliés. Le constat est simple : l’achat de protections périodiques engendre un coût supplémentaire. Frédérique Vidal ne prend pas le sujet à la légère, avançant que le ministère a investi 8 millions dans l’achat de protections menstruelles et qu’en plus des distributeurs dans les résidences universitaires, de nouveaux allaient être déployés dans les restaurants des universités. "Nous avons une meilleure connaissance de différentes pathologies et des douleurs. Des personnes sont là pour accompagner les étudiantes pour qu’elles puissent suivre les cours. Ce n’est pas la peine de souffrir, si je puis dire", souligne Frédérique Vidal. 
 
5000 demandes de logements étudiants pour 1300 chambres disponibles
 
Le seconde thématique concerne les logements. Les étudiants ont le cœur lourd et besoin d’avoir des réponses. Les questions sont longues. On leur fait remarquer d’être le plus concis possible. Seulement, pour poser sa question, il faut amener des éléments. Sur les logements, 1300 chambres sont disponibles pour les étudiants, alors que chaque année les demandes sont de 5000. Il y a des malheureux, c’est mathématique. Cette absence de logements a des conséquences, les étudiants se tournent vers le privé, changent d’orientation, multiplient les trajets en restant chez leurs parents ou finissent par abandonner leurs études.

"Nous nous sommes engagés pour que toutes les résidences universitaires soient réhabilitées. 300 millions du Plan de relance y sont consacrés", répond la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, annonçant que 32 000 chambres supplémentaires allaient voir le jour dont "600 à la Réunion fin 2022", sans donner de détails. "Le problème en matière de logement ce n’est pas les moyens, mais le foncier", ajoute la ministre, précisant que l’État a identifié 69 sites dont il est propriétaire et destinés à la construction de logement étudiant. À nouveau, concernant La Réunion, l’auditoire ne saura pas si notre département dispose d’un site pour de nouveaux logements.

Une visite, avant de passer au temps d'échange. (Photo Serge Marizy)
Une visite, avant de passer au temps d'échange. (Photo Serge Marizy)
"On est fiers de vous"

Rudrigue Sautron, le jeune syndicaliste, souhaite du concret et attend une solution pour mettre fin à cette précarité.  "Sur notre île, 63 % des étudiants sont boursiers, contre 25% en métropole. Les mesures ne sont pas assez fluides. On veut arrêter de se battre pour manger ou avoir un toit. Le coût de la vie a augmenté mais depuis le début du quinquennat, rien n’a été fait. Il y a eu le repas à 1€ pour certains étudiants. Pour les autres, c'est 272 euros de plus à payer", avance le président de l’UNEF, rappelant que le délai pour rencontrer une assistance sociale pour les étudiants en détresse est de 3 semaines.
 
La ministre répond avec pédagogie et voit le verre à moitié plein et non à moitié vide. "Avant même que vous soyez nés, quand j'étais professeure, la précarité étudiante existait déjà. Donc on a travaillé sur le fond en gelant les loyers, augmentant les bourses sur les critères sociaux, etc. Qu’il faille faire plus, je suis d’accord. Mais que rien n’a été fait, ce n’est pas facile à entendre", répond la ministre.

Et d’ajouter : "Pour les repas à un euro, les autres repas coûtent 3,3€ et sont déjà subventionnés par l’Etat. C’est donc 272 euros de moins, pas de plus. Durant cette période, plus de 500 millions pour accompagner directement les étudiants ont été dépensés. Il y encore de la précarité, mais dire que rien n’est fait, c’est faux". Au sujet de l’augmentation de la bourse, la ministre a avancé des raisons constitutionnelles, à savoir que l’Etat ne pouvait pas différencier les étudiants par rapport à leur territoire. Enfin, elle a tenu à rappeler que le bénévolat, le militantisme, le dévouement, était une corde de plus à leur arc. "Ce sont les fameuses compétences transversales. On est très fiers ce que vous faites. Merci, pour tout ce que vous avez fait durant toute cette période de crise". Des remerciements sûrement bienvenus. Mais est-ce suffisant ?




1.Posté par TirefeS le 19/11/2021 19:43

Et quand i donne a zot travail, prend. C'est le 3 eme dans mon l'entreprise i dit i veut travail au bout de 2 jours i vient pu.

2.Posté par DOGOUNET le 19/11/2021 20:13

N'a t'on pas compris que c'est quasiment la der de ses prestations de miniss-lamok pour amiz-kouyons en outre mer ? Il n'y a évidemment rien à attendre si ce n'est que de confirmer que cochon vole sur le dos des kon-tribuables ! Pathétique !

3.Posté par DIDEuIER NAZE le 19/11/2021 21:09

😈😤....J ai survolé cet article ,mais je sais lire entre les lignes.....je vous rassure....j ai toujours ressenti une très grande colère concernant la précarité de nos étudiants depuis des années déjà! !!....et j ai surtout une HAINE ET COLÈRE face à tous les gouvernants depuis des années, qui à mon avis et ressenti, n ont rien fait de sérieux pour aider et protéger nos étudiants !!...nos étudiants ont été tout simplement abandonnés depuis un bon moment par L ÉTAT !!!....

MOI, SANS ÊTRE PRÉSIDENT, JE PROPOSE TOUT SIMPLEMENT D INSTITUER UNE JOURNÉE DE SOLIDARITÉ POUR NOS ÉTUDIANTS, COMME ÇA ETE FAIT POUR NOS PERSONNES ÂGÉES. ....JE SUIS ABSOLUMENT POUR....IL Y VA DE L AVENIR DE NOS ÉTUDIANTS ET....DE L AVENIR DE LA FRANCE AU SENS LE PLUS LARGE, SI JE PEUX ME PERMETTRE DE M EXPRIMER AINSI. ....JE DIS ÇA PARCE QUE BIEN ÉVIDEMMENT J EN GLOBE TOUS LES DÉPARTEMENTS ...EUH FRANÇAIS !!! J ATTENDS VOS COMMENTAIRES !!....

4.Posté par un couillon le 20/11/2021 00:03

Tout un grand charabia pour dire que le commerce du sexe a encore de beau jour devant lui .

Etudiante dans la précarité = Futur Escort girl ou Futur Sugar baby , ça as toujours exister , et on nous dit que le travail est loin d'être accompli , c'est que le system comme il est , convient a nos dirigeant .

5.Posté par Gogo le 20/11/2021 08:12

Mais donnez lui donc 5 ans de plus à elle et a son président. C'est trop court 5ans pour tenir ses promesses 😜

6.Posté par Choupette le 21/11/2021 16:56

Notre médecin de famille était parti se former en Métropole. C'était dans les années '50. Il a raconté à mes parents le très bon accueil car il était noir. Et il dormait sous les ponts.

Mes gosses ont bossé dans des cafés ou restaurants pour se payer leurs études supérieures. J'ai également eu des collègues qui bossaient à l'usine les après-midi pour allaient en cours à la fac le jour. En ces temps-là, il ne fallait compter sur aucune aide. L'Europe n'était pas encore sur les rails.

Il n'y a pas de sot métier. Aider dans les champs de canne quand c'est la période, ça ne vous dit pas ?

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