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Courrier des lecteurs

Pourquoi se souvenir ?


- Publié le Dimanche 30 Octobre 2016 à 14:19 | Lu 968 fois

Pourquoi se souvenir ?
« … L’heure est tendre et triste / Mon corps git au sol / Pas de sépulture / Pas de pitié / Pas de regrets / Ne m’oublie pas mon ami / Mon camarade / Mais, surtout, n’oublie pas/ Pas de haine, pas de regrets / Mais n’oublie rien … », écrit un poète haïtien inconnu.

La stèle en hommage aux ancêtres morts sans sépulture dévoilée, au cimetière du père Lafosse, le 31 octobre 2009, par Paul Vergès, alors président du Conseil régional, est là pour nous dire : Souviens-toi !  Pas de haine, pas de regrets, mais n’oublie pas !
Honorer nos ancêtres esclavages morts sans sépulture, et ceux et celles que la traite négrière a jetés sur cette terre, terre qu’ils, qu’elles, ont ensemencé au prix de leur sueur et de leur sang, est un devoir de mémoire. La mémoire est la base même de notre identité. Elle est nécessaire à tout individu et à toute collectivité (Paul Ricoeur).

Pour exploiter les îles, il fallait de la main d’œuvre. Les navires partaient des ports français, hollandais, anglais et portugais. Ils partaient avec des cales pleines de produits manufacturés, contre lesquels les esclaves étaient échangés. Des millions d’hommes, de femmes et d’enfants ont ainsi été arrachés à leur terre, à leur culture, à leur famille, transportés à fond de cale, vendus avant d’être jetés sur les plantations d’Amérique, des Antilles et de l’Océan Indien.

La traite, cette traite industrielle organisée par les Européens à l’époque moderne, a été, une  horreur, la plus grande tragédie par son ampleur et sa durée (Jean-Michel Deveau).  L’esclavage, c’est-à-dire qu’un être humain puisse être la propriété d’un autre devenant son maître et seigneur est une abomination. Le Code noir, pour réglementer le système esclavagiste, est une législation de barbarie.

Honorer les victimes de cette tragédie, de ce crime contre l’humanité, est un devoir de reconnaissance et de justice rendu à nos ancêtres. Les morts ne parlent pas, nos ancêtres morts sans sépulture ne parlent pas, mais dans le récit de leur vie, dans le récit de l’histoire de l’esclavage, nous retrouvons leurs souffrances, leurs luttes, leurs pensées, leurs espérances, ce qu’elles ont encore à nous dire. A la violence de l’oppression, ils ont opposés le combat pour la liberté, pour la dignité de l’homme. Malgré le terrible déni d’humanité dont ils furent l’objet, ils ont malgré tout su rester débout, tout en nous léguant une langue, une musique, des chants, une manière d’être. C’est cela que nous devons d’abord retenir.
 
Nous avons un devoir de reconnaissance envers eux. Nous avons un devoir de mémoire envers eux. La mémoire libère si nous en tirons des orientations positives pour notre action présente. La seule façon de ne pas être esclave de l’esclavage. Nos ancêtres agissent indirectement, par notre intermédiaire, sur l’histoire en train de se faire. Le passé vit dans le présent. Il faut rouvrir le passé et raviver en lui des potentialités inaccomplies, empêchées, voire massacrées (Paul Ricœur).
 
La connaissance de ce passé nous est nécessaire. Elle nous permet de retourner aux sources des inégalités et des discriminations pour aller de l’avant. Elle nous apprend à voir clair dans notre présent pour mieux construire l’avenir. Elle nous dit le long combat que nous avons à mener pour que triomphent ici les droits de l’homme et du citoyen.
 
 Reynolds MICHEL




1.Posté par noe le 30/10/2016 14:10

Je ne me souviens que de mon Arche et de mon Existence !

Il y a une dignité immense, chez les gens, quand ils portent leurs propres peurs sur eux, sans tricher, comme des médailles de leur médiocrité.

2.Posté par Zozossi le 30/10/2016 15:03

Et allez!
Vous reprendrez bien une petite tranche de juteuse repentance avec un doigt de nwâre mémwââre?

Voilà soixante ans qu'il nous saoule de ses obsessions esclavageo-métissomanes qu'il traîne de Maurice à la Réunion, de la Réunion à la métropole, sans compter les allers et retours, de cellule communiste en presbytère d'infortune, de vœu de chasteté en concubinage plus ou moins discret.

Il faut dire que les Réunionnais sont servis depuis quelque temps en matière de repentantisme, avec les gesticulations communautaristes du CREFOM, les délires racialistes du CRAN, les tribulations hyper-médiatisées des zinfins d'la Kreuze, les klounries kwéyolizantes pour zélèves malchanceux avec présence en vedette américaine de ministriculette en goguette, la nomination de tel vieux gratteur de plaie à tel bon fromage à sa mesure, etc.

Et voilà qu'en plus, avec deux mois d'avance sur le gadget socialo-électoral appelé "fête cafre", un vieux curé coco défroqué, compteur bloqué sur mai 68, nous accable de tribunes et autres courriers où il nous mitouille encore et toujours sa tambouille repentanto-coloriste tiédiasse sur braises de haine mal éteintes.

On a d'ailleurs du mal à comprendre comment un Malbar (autant qu'on sache) pourrait se revendiquer d'ancêtres africains.
Encore un miracle de la religieuse fraternité misérabiliste...

On ne va pas refaire pour la centième fois l'histoire de l'esclavage, faussée à dessein par les gratteurs de plaies professionnels qui mentent encore et toujours pour servir leurs sales intérêts de guerre civile ou étrangère.

L'esclavage a affecté toutes les époques, toutes les civilisations, toutes les races.
Il n'y a qu'à lire pour le savoir.
Le repentantisme actuel -comme chacun sait- est un montage politique qui vise à culpabiliser les Blancs et à exonérer tous les autres.
But de ces artisans du chaos: dominer le monde par la lutte mondialiste des races, en remplacement la lutte communiste des classes.

Il est temps de dire à ces fauteurs de guerre: ça suffit!
Histoire: oui.
Propagande à masque historique: non!
Marre de lire sous des plumes ignares ou malhonnêtes que "le Code noir est une législation de barbarie".
L'esclavage était une pratique de l'époque, car les temps étaient différents, et le Code noir visait à le codifier en apportant de notables améliorations au sort des esclaves, ce qu'une lecture objective démontre avec évidence.

Que les mal-dans-leur-peau se la grattent devant leur miroir : leur couleur ne nous intéresse pas plus que la nôtre !

3.Posté par kld le 30/10/2016 16:27

zobzossi sa gingne le sort ek nout Furcy, Cimendef et tout zot, not, frères marrons .............. ........... ben

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