Faits-divers

Poignardée par son ex compagnon, elle attend désespérément un logement social

Jeudi 15 Mars 2018 - 18:02

Elle aimerait pouvoir reconstruire sa vie. Il y a deux ans, Virginie échappait de peu à la mort, après avoir été poignardée par son ex compagnon, à Bras-Panon. Si celui-ci est incarcéré depuis le jour des faits, il était impossible pour la mère de famille de rester vivre dans la maison théâtre de l'agression. "Il y avait trop de souvenirs douloureux", confie-t-elle.
 
Après avoir été hébergée à droite à gauche et vécu près d’un an dans un logement insalubre loué par un propriétaire privé, la trentenaire est retournée chez ses parents, à l’Etang-Salé, où elle partage une chambre avec ses deux fils adolescents. Depuis huit mois, elle tente, en vain, d’obtenir un logement social.
 
"L’administration prend la demande à la légère"

 
"J’ai déposé des dossiers auprès de tous les bailleurs sociaux, on m’a dit que j’étais un cas prioritaire, mais je suis pourtant toujours dans l’attente. Je vois d’autres gens, qui ont déjà un logement, être relogés, et nous, nous attendons toujours. J’ai eu trois faux espoirs. On m’a dit que mon dossier allait passer en commission, mais rien",
déplore-t-elle. Au RSA, Virginie n’a d’autres choix que de passer par un bailleur social. "Suite à l’agression – qui l’a touchée à l’abdomen et au bras, ndlr – le muscle de mon bras s’est atrophié. J’ai une formation en artisanat mais dans cette situation, il m’est impossible de travailler". 
 
"Les services sociaux, l’administration prennent cette demande à la légère. Une fois qu’on a échappé à la mort, on nous laisse dans la nature. On me dit toujours de patienter",
déplore-t-elle encore, inquiète pour ses deux garçons. "Mes parents ont peu de moyens. On est entassé les uns sur les autres. Les moyennes de mes enfants ont baissé depuis cette année". Si elle a refusé un logement qui lui avait été proposé en 2016, Virginie s’explique : "L’insécurité régnait dans la résidence. Avec le traumatisme que j’ai vécu, je ne peux pas vivre là-dedans. Ce n’est pas parce que je suis en difficulté que je dois accepter n’importe quoi".

Virginie est restée une semaine à l'hôpital après l'agression
Virginie est restée une semaine à l'hôpital après l'agression
Sentiment d’insécurité permanent
 
Depuis le drame, Virginie n’a plus confiance. "Ni aux administrations, ni aux hommes", explique-t-elle. Car le traumatisme qu’elle a vécu reste bien présent. "J’ai parfois des flash-backs, je ressens des douleurs. Je ne me sens jamais en sécurité, je me barricade", explique-t-elle. 

Avant l’agression, des menaces avaient été proférées par son ancien concubin, lequel n’acceptait pas la rupture, après 17 ans de vie commune. "À la gendarmerie, on a pris ma déposition mais on m’a dit qu'il n'y avait pas de preuve, que ça risquait d’être classé sans suite et on m’a orientée vers une maison de médiation. Je me suis sentie rejetée. Je me suis alors dirigée vers la police municipale pour déposer une main courante", se souvient-elle. Le sentiment d’insécurité ressenti à cette période ne la quittera plus.
 
Si l’accès à un logement serait un immense soulagement, Virginie sait qu’il ne permettra pas d’effacer cet épisode douloureux. Elle attend le procès pour pouvoir, elle l’espère, définitivement "tourner la page". 

M.A
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1.Posté par Curieux ! le 15/03/2018 18:29

Je serai curieux de savoir, qui de la liste, sont censés futurs prioritaires ?
La solution : peut être un collectif d'amis et de tiers personnes qui pourraient l'aider en allant parlementer directement avec le maire de l'Étang-Salé, qui, nul doute préfèrerait lâcher du leste et attribuer un logement à cette dame plutôt qu'à des... enfin vous voyez quoi... ! pas la peine d'en dire davantage !

2.Posté par Dadou le 15/03/2018 19:31

Et soi disant tous les moyens sont mis pour aider les femmes victimes de violence??!!

3.Posté par Marie le 15/03/2018 21:20

elle n'a pas vu la bonne personne....;faut aller voir notre député Ratenon en urgence et d'ici quinze jours elle aura son logement!

4.Posté par JORI le 15/03/2018 21:37

Il suffit qu'elle contacte ratenon. Il arrive à loger tout le monde même les SDF qui dorment dans leur voiture!!.

5.Posté par JACK le 15/03/2018 22:07

On vois dans son regard que c'est une personne sincère qui a besoin d'amour et de tendresse
bon courage ! madame

6.Posté par noe le 15/03/2018 22:29

Les associations de luttes contre les violences faites aux femmes ne sont que des leurres ... ça cause beaucoup mais dans les actes rien ne se fait ... On a l'impression que ces associations ne sont que des façades pour encaisser l'argent public à des fins électoralistes tout simplement !

Courage Madame ! il y a un jour qui s'appelle "demain" !

7.Posté par Tidiable le 15/03/2018 23:51

Article qui manipule les gens en jouant sur les sentiments!
On confond deux choses: le drame personnelle de la personne et la situation invoquée.
Les deux ne sont pas liées étant donnés que madame n'est plus en danger actuellement.
Elle se retrouve donc comme toutes les personnes lambda avec des enfants et sans emploi.

On ne peut pas dire des bailleurs sociaux qu'ils n'ont pas tenu compte de la demande de madame, quand on lit qu'ils lui ont proposés un logement.
Logement qu'elle a refusé, à cause de la fréquentation du quartier...sous entendu: le logement était convenable, mais pas les gens qui vivent autour.
Sur ce dernier point, la fréquentation d'un quartier...je ne vois pas ce que les bailleurs sociaux peuvent faire...ils donnent ce qu'ils ont.

Madame, je ne vois pas où les bailleurs ont fautés...mais je comprends les attentes que vous avez suite à votre drame. Malheureusement, un tel logement, vous le trouverez en privé, en y mettant les moyens.

8.Posté par La Faucheuse le 16/03/2018 01:21

A Noe. Sachez cher monsieur que toutes les associations ne sont pas subventionnées où si mal et qu'il y en a beaucoup qui ne fonctionne qu'avec leur propre moyen. Je vous invite à venir passer ne serait-ce qu'une journée au sein d'une association d'aide aux victimes de violences familiales afin de comprendre leur fonctionnement, tout le travail qui suit et pour beaucoup d'entre elles bénévolement. Hélas, ces associations paient actuellement la mauvaise publicité de profiteurs d'une certaine époque, sachez aussi que beaucoup d'associations sont apolitiques. Ne mélangez pas svp, les serviettes et les torchons. De plus, le post de Tidiable qui apparemment connaît cette histoire vous éclairera un peu mieux. Même si je comprends l'attente de cette dame, que je déplore le drame qu'elle a vécu et ses peurs, lorsque l'on est vraiment dans le besoin, on ne refuse pas ce que l'on vous attribue. Mieux vaut avoir un petit chez soi,qu'un grand chez les autres.

9.Posté par Mano le 16/03/2018 02:10

A Tidiable : Sachez qu’il y a dans des Villes de la réunion des logements sociaux où on peut rien reprocher notamment au quartier certaines villes certes laisse indésirables. Pour revenir à la situation, où sont les acteurs sociaux, nos représentantes élus, le représentant de l’état ? A chacun de vous vous avez un quotas dans l’attribution de logement, que faites vous pour cette dame et ses deux enfants ? Mr Ratenon voilà une cause à défendre Oops vous risquez de marchez sur les bandes de votre collègue et amie Bello

10.Posté par dorceltv le 16/03/2018 03:51

Dans cette ile Il faut porter porter un drap ou un rideau sur la tete et pondre en pagaille pour avoir un logement .

11.Posté par Boby le 16/03/2018 06:57

Courage madame , ne baissé pas les bras , prenez un rdv avec mr Ratenon ou madame bello , tt de suite ils vont trouver un logement adéquat pour vous et vos enfants .

12.Posté par Marir974 le 16/03/2018 09:15 (depuis mobile)

Post 7 avez vous lu l''intégralité de l"article? Comment peut-elle mettre les moyens pour un logement privé vu qu''elle ne peut plus travailler à cause de son bras? Courage Madame.

13.Posté par MARIE le 16/03/2018 09:53

il semblerait que certains ou certaines aient compris comment obtenir un logement social
alors qu'un dossier doit etre dépose avant d être étudie.

Vous avez la possibilite de demander aux deputés RATENON pour accelerer les choses au detriment de quelqu'un qui n'a pas votre piston ..

14.Posté par Binbin le 16/03/2018 10:24 (depuis mobile)

Demande Jean Hugues notre héros des cas exceptionnels !

15.Posté par Fany le 16/03/2018 11:06 (depuis mobile)

La cousine courage !! Je comprends pas pourquoi depuis tu as toujours pas de logement !! Je trouve cela inadmissible !! L''etat ne fais rien !! Comme dis une personne dans les commentaires que jai lu ..fais pleins de marmailles et tu auras un logemen

16.Posté par Hugues Neau le 16/03/2018 11:06

Elle a le malheur de ne pas s'appeler ...ATTOUMANI!

17.Posté par MICHOU le 16/03/2018 13:41

Encore une victime d'un déchainement de violence que personne n'a cherché à éviter malgré des manifestations d'émotion , d'indignation des populations, élus. Tant qu'on ne s'occupera pas REELLEMENT de la question du HARCELEMENT que subissent bon nombre de gens, il y aura encore des drames.

18.Posté par David le 16/03/2018 12:12

courage madame...honte a la justice et a tous ces gens la qui attend un mort pour agir..

19.Posté par Grangaga le 16/03/2018 20:07

Lé vré ........aprè Z'info, nou nana Ratenon, H.Bello èk' Mme Aude po fé bouz' lo z'afèrr' La Rényion....
Lé z'ott' mi domann' si la ontt' la pwin.....
Koman in mèrr' y fé po sortt' dann' somin, kan y antann' in z'afèrr' konm' sa là.

"Lo 5 bléssirr' y anpèss' a ou, ètt' a ou mèm' "........
L'inzis'tiss'........
La trahizon.....
Le rezé..............
L'umilyacyion.........
L'abandon........... Lé ékri parr' Lise Bourbeau, sa.
In bon lèk'tirr' noutt' bann' mèrr'.......di mwin, satt' y vé in .....médiatèk', konm' son nom y èk'ziz'.

Bon kouraz' Madanm', mi ès'pèrr' outt' z'apèl' sora antandi............

20.Posté par marie le 18/03/2018 11:18

j'ai du mal a comprendre car parfois il y a deux deputes que je ne citerai pas qui récupere ce genre de situation et la personnes pour defendre cette dame???

Vous y comprenez quelque chose vous???

21.Posté par Grangaga le 19/03/2018 00:35

A mwin ossi, Post 40 !!!!!!!!!!!!!!
Mi domann' kossa lé z'ott' y fé !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

22.Posté par Spark Irene le 19/03/2018 07:35

Madame, rapprochez vous de la Préfecture qui doit avoir un service dédié aux situations difficiles, puis vous pourrez compléter cette démarche en demandant un rendez-vous auprès de l'assistante sociale du Conseil Départemental pour faire une demande d'ASLL (Accompagnement sociale lié au logement). Enfin, pour appuyer vos démarches mobilisez l'assistante sociale de la CAF. Bon courage à vous !! Pleins de bonnes choses à vous et les votres :)

23.Posté par Chanel le 20/03/2018 06:51

Y a plein de logements SODEGIS qui vont être livrés d’ici juillet il faut aller voir le maire

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