Faits-divers

Plusieurs coups de couteau d'un père : "Je n’ai pas voulu donner la mort à mes filles"

Lundi 19 Mars 2018 - 12:08

Me Rémi Boniface, avocat des parties civiles
Me Rémi Boniface, avocat des parties civiles
Le 29 juin 2015, à 16h dans un appartement au Port. Une adolescente de 17 ans fait la vaisselle dans la cuisine. Quelques mètres plus loin, sa petite sœur âgée de 12 ans est allongée sur le canapé devant la télé. Leur père, armé d’un couteau de cuisine en céramique de 19 cm, poignarde la fille ainée une première fois et lui couvre la bouche. Il se dirige ensuite vers la cadette, et lui assène plusieurs coups de couteau également. Il déclare : "Maman me trompe, elle a un autre boug, vous allez me quitter, personne ne partira". La grande parvient à atteindre la porte d’entrée. Il la poignarde à nouveau dans le dos. Elle s’enfuit et se rend à la clinique Jeanne d’Arc ; lui s’habille, prend ses affaires, et quitte le domicile à vélo. Il arrivera peu après au commissariat pour se rendre. La plus jeune réussit à se trainer jusqu’au palier et appeler sa mère.
 
Ce lundi, le voilà devant la cour d’Assises, Jules Tarley, ce père de famille de 45 ans sans histoires qui a pété un câble, jugé pour tentative de meurtre. Le président du tribunal lui demande s’il reconnaît les faits. L’accusé, tête baissée, pleure : "Je reconnais les faits, je voulais me suicider". Il a envie de parler, de s’expliquer, peut-être se faire pardonner… Mais ce n’est pas le moment. Le président lui demande simplement s’il a voulu donner la mort. Il répond que "non, j’ai pas voulu donner la mort à mes filles".
 
Il les avait déjà taquinées à plusieurs reprises avec le couteau
 
Cette première matinée a été dédiée aux témoignages de la police et de la mère de famille ainsi qu'à l'expertise m. Jules Tarley vivait toujours avec sa femme mais leur relation se détériorait. Ils faisaient chambre à part et lui avait également le sentiment que ses filles l’ignoraient. Décrit comme colérique, autoritaire et peu sociable par l’oncle des victimes – frère de la mère – et égoïste et peu présent par la mère, il aurait mal vécu l’exclusion que lui faisaient ressentir ses filles et sa femme. Mais les filles disaient en avoir eu peur, leur père proférant des menaces de  suicide et les taquinant à plusieurs reprises avec un couteau. Un jeu qui faisait peur à la petite mais que la mère interprétait comme une plaisanterie, ni plus ni moins. Et pour cela, elle s’en veut… Ses filles auraient-elles eu de meilleurs réflexes ce jour-là si elle avaient écouté leurs craintes ?
 
Il tourne le couteau dans la plaie de sa fille
 
Avait-il donc l’intention de tuer ou pas ? L’expertise médicale révèle que les victimes avaient été chanceuses. À quelques centimètres près, ça aurait pu être bien plus grave. Le médecin précise qu’il aurait tourné le couteau dans la plaie de la plus jeune. Les blessures aux bras démontrent également qu’elles se sont défendues et débattues, mais ça n’a pas dérouté l’accusé. Rien de bon pour l’accusé.
 
La plus jeune, d’ailleurs, n’a pas compris ce que son papa faisait. Choquée, elle indique à son oncle, le premier arrivé sur place, que son père a essayé de les tuer. "Et même si elle vient d’échapper à la mort, elle s’inquiète pour sa sœur", décrit leur avocat Me Rémi Boniface. Sa grande sœur qui avait réussi à marcher, bien que péniblement, dans la rue, tenant son ventre, voyant les passants s’écarter, jusqu’à la clinique, terriblement inquiète pour sa petite soeur qu’elle a laissée derrière elle.
 
Le procès se poursuit ce lundi et mardi.
 
Soe Hitchon - soe.hitchon@zinfos974.com
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1.Posté par 974 le 19/03/2018 12:35 (depuis mobile)

Vraiment triste pour ces jeunes filles. Qu'elles se reconstruisent ...

2.Posté par Miserable le 19/03/2018 13:30 (depuis mobile)

Pas mal j' aime bcp les détails du couteau tournée dans la plaie sa fait très 974

3.Posté par noe le 19/03/2018 14:21

C'est une bonne réponse du père ... c'est tj le couteau qui blesse , qui s'enfonce dans la chair , qui tue , qui coupe les veines ... mais jamais le pauvre porteur qui n'a fait que rendre service au couteau !
Père immonde !

4.Posté par cmoin le 19/03/2018 14:27

Perpétuité réel,c'est tout.

5.Posté par yabos le 19/03/2018 15:10

Cet individu poignarde à plusieurs reprises ses filles et affirment ensuite qu'il n'avait pas l'intention de. Les tuer!!! C'est vraiment du grand n'importe quoi et on ne doit pas le croire. Un châtiment exemplaire s'impose contre ce frustré qui se conduit comme un tyran domestique. Aucune excuse et 20 ans de prison au minimum. Mais ne rêvons pas trop et on trouvera des gens bien intentionnés pour dire que c'est lui la victime. Voilà l'homme Réunionnais dans toute sa splendeur.

6.Posté par A misérable post 2 le 19/03/2018 16:12 (depuis mobile)

A misérable post 2 : les 2 tueurs en série (présumés) Rançon et Lelandais : ça fait très hexagone ? Ou je dirai sa fait très zoreils ?
Je ne dirai rien tout simplement.
Au lieu critique kreol : alé tire malol dans oute yeux

7.Posté par Choupette le 19/03/2018 16:53

Admirable l'attitude des passants : ils s'écartent de la jeune fille en sang ... .

Pauvres enfants.

Envoyez ce psychopathe en taule pour de très longues années effectives !

8.Posté par Miserable le 19/03/2018 17:14 (depuis mobile)

Post 6 figure toi mi le créole tué son propre zenfant....ou lé un papa Ou?

9.Posté par A post 8 misérable le 19/03/2018 17:50 (depuis mobile)

Je n"aime pas quand on critique kreol et ici il y en a. Ils profitent du système aussi bien dans le privé que dans le public et sont souvent des donneurs de leçon de pacotille.

10.Posté par olive le 19/03/2018 17:59

encore un frustré, un frustre égocentrique bête et méchant.
lu la rodé, lu va gagner; il n'aura pas beaucoup de visite au parloir. il voulait se suicider, mais il plante ses filles, ça fait moins mal : un lâche dans toute sa splendeur

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