Faits-divers

Plaine des Cafres : "Monsieur croit que sa conjointe est une sorte d’insecte que l’on écrase"

Jeudi 19 Septembre 2019 - 07:12

L’alcool n’excuse pas tout mais c’est pourtant cette ligne de défense qu'a choisi Thierry  face au tribunal correctionnel de St-Pierre pour justifier les violences commises dimanche dernier à la Plaine des Cafres sur sa compagne et la mère de ses enfants. 

L’homme de 39 ans, en fin de matinée, a déjà consommé six bières et de poursuivre sa journée dominicale avec quatre whisky chez des amis. De retour chez lui vers 16H, les premiers coups pleuvent alors qu’il fait porter à sa compagne la responsabilité d’égratignures qu’un certain "le Balafré" lui aurait infligé.

Giffles, coups de poing… ce n’est pas la première fois que Thierry en vient aux mains alors sa compagne, pour se défendre, lui rend les coups et le mord. Mais elle chute et une fois au sol, son conjoint lui assène des coups de pieds et l’écrase toujours avec ses pieds. La scène de violence ne s’arrête pas là: tirée par les cheveux, frappée avec un bâton puis avec un tabouret.

Son calvaire s’arrête avec l’arrivée de sa belle-mère avec les enfants. C’est elle qui alerte les gendarmes. Son fils affiche un taux de 0,83mg d'alcool par litre d'air expiré.

Sans un mot pour sa victime

Au lendemain des faits, la victime souffre à tel point qu’elle ne peut se déplacer toute seule. Hématomes, lésions, plaies, dermabrasions…seuls 5 jours d’ITT ont été prescrits à la victime. 

Face au tribunal, Thierry avoue changer de comportement avec l’alcool mais ne se pensait pas alcoolique avant de passer une nuit en prison. "Là-bas, ce n’est pas ma place", "je veux me soigner". 

"Monsieur B. croit que sa conjointe est une sorte d’insecte que l’on écrase". Si les violences conjugales marquent l’actualité c’est parce que c’est une réalité, a rappelé ce mercredi le parquet qui a requis 18 mois dont 6 avec sursis avec maintien en détention. 

Des "réquisitions démesurées", a plaidé la défense qui a proposé des contraintes pénales ou un stage pour conjoints violents comme solutions alternatives. 

Thierry a finalement été condamné à 12 mois de prison dont 4 avec sursis, 2 ans de mise à l’épreuve, l'obligation de soins, de travailler et l’interdiction de contact avec la victime. Sans un mot pour sa victime ni exprimer de regrets, l’homme est retourné en détention.
PB
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1.Posté par Joseph le 20/09/2019 19:20

Laissez-le là ou il est, et jetez la clé au gouffre !

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