Blog de Pierrot

(Pierrot Dupuy) Les dessous de la première rencontre entre Chirac et Margie Sudre et comment il l'a piégée

Dimanche 29 Septembre 2019 - 17:50

(Pierrot Dupuy) Les dessous de la première rencontre entre Chirac et Margie Sudre et comment il l'a piégée
Dans un précédent article, je vous ai exposé comment j'étais devenu le fournisseur officiel de rhum arrangé pour Jacques Chirac à l'Elysée. Aujourd'hui, je vais vous raconter les manoeuvres qu'a utilisées Jacques Chirac pour obtenir le ralliement de Margie Sudre à la présidentielle de 1995.
Des révélations que même l'ancienne secrétaire d'Etat à la Francophonie ignore et qu'elle va découvrir en même temps que les lecteurs de Zinfos.


Comme j'ai déjà eu l'occasion de le dire, j'étais à l'époque un des responsables de la fédération RPR de La Réunion. Et c'est à ce titre que j'avais été chargé d'organiser le voyage du candidat Chirac dans le cadre de la campagne pour les élections présidentielles de 1995.

Cela consistait à accompagner le staff parisien composé de Daniel Leconte et Michel Balloche (qui deviendront après l'élection membres du cabinet du président de la République à l'Elysée) et de Claude Chirac, sa fille, omniprésente dans l'organisation. Je leur servais entre autres de chauffeur pour les emmener rencontrer des élus en vue d'obtenir leur soutien, visiter des salles pour les meetings et m'occuper de toutes les autres tâches plus terre-à-terre comme organiser la sécurité ou inviter les militants.

C'est dans ce cadre que j'ai eu un jour l'étonnement de recevoir un appel de Margie Sudre, alors présidente de la Région qu'elle dirigeait dans le cadre d'une majorité avec le PCR de Paul Vergès.

Margie, comme Camille, étaient plutôt classés à Gauche, même si elle était beaucoup plus modérée que son mari.

Je n'ai bien sûr pas enregistré la conversation mais je vais vous la retranscrire telle que je l'ai gardée en mémoire. "Bonjour Pierrot. J'ai appris que Jacques Chirac va bientôt venir en visite à La Réunion. Il n'est bien sûr pas question pour moi de le soutenir mais il se trouve que ma soeur et son mari seront en vacances chez moi à ce moment-là. Or, ma soeur, qui est conseillère municipale d'opposition à Nantes, est une grande admiratrice de Chirac et elle m'a dit qu'elle souhaiterait assister à son meeting au Créolia. Est-ce que tu peux me faire parvenir une invitation, pour elle et son mari? Et comme elle n'a pas de voiture, c'est moi qui la conduirai mais je resterai à l'extérieur".

Je lui dis que je le ferai avec toutefois un certain embarras. Il n'y avait en effet pas de cartons d'invitation de prévus. Tout se passait par appels téléphoniques.

Je passe donc un coup de fil à François Mas, qui était à l'époque le secrétaire départemental du RPR et nous décidons de faire imprimer quelques cartons d'invitation, spécialement à destination de Margie Sudre.

Arrive le soir du meeting au Créolia. La salle est comble et comme nous sommes en novembre, il fait très chaud et les grandes baies vitrées donnant sur la piscine ont été laissées ouvertes.

Jacques Chirac se trouve sur le podium aux côtés des principales personnalités gaullistes de l'époque. Je garde en mémoire Auguste Legros et David Moreau mais il y en avait d'autres.

Les premiers discours de bienvenue commencent et comme je suis plus grand que la moyenne, je remarque une chose étrange : Margie Sudre, à l'extérieur de la salle, faisant les cents pas autour de la piscine, attendant que le meeting soit terminé pour récupérer sa soeur et son beau-frère.

Je me rapproche alors de Rémi Chardon, directeur de Cabinet de Jacques Chirac à la mairie de Paris et lui montre la présidente de Région à l'extérieur. Il me demande ce qu'elle fait là et je lui explique qu'elle est venue pour accompagner sa soeur qui se trouve dans la salle.

Rémi Chardon se rapproche alors de Chirac et lui murmure quelques mots à l'oreille.

Les discours s'achèvent et vient le tour de Jacques Chirac. Il s'empare du micro, remercie toutes les personnalités présentes et, dans un geste théâtral, tend le bras vers la piscine et dit : "Et je remercie aussi Mme Margie Sudre, présidente de la Région, qui certes n'a pas encore pris position dans le cadre de cette élection, mais qui nous fait l'honneur d'être là ce soir. Je lui demande de nous rejoindre sur le podium"...

Tout le monde se tourne vers l'extérieur, la foule s'écarte, créant un passage dans le prolongement du bras de Jacques Chirac. Un aimant irrésistible.

Je vois le visage de Margie Sudre qui reflète la panique, mais qui ne peut faire autrement que d'avancer.

Sur son passage, elle me voit et me dit, à voix basse tout en agitant la main négativement : "Mais je ne veux pas, je ne veux pas". Elle continue cependant à avancer, irrésistiblement attirée par le bras toujours tendu de Jacques Chirac.

Et elle finit par monter sur le podium, aux côtés du candidat, avec un sourire crispé.

Les photographes mitraillent la scène. Elle aura beau expliquer après aux journalistes qu'il ne fallait pas prendre sa présence pour un soutien, le mal était fait.

"Tu obéis à Pierrot"...

A la fin du meeting, Rémi Chardon s'approche de moi et me demande si, à mon avis, Margie Sudre accepterait de diner avec Jacques Chirac. Je lui explique que selon moi, elle n'acceptera jamais mais je lui rappelle que sa soeur est une fervente admiratrice du Premier ministre. Je suggère donc d'inviter la soeur et, comme c'est Margie qui lui sert de chauffeur, elle sera obligée de l'accompagner.

Le piège fonctionne à merveille. La proposition est faite à la soeur qui bien sûr accepte avec joie... avant de se rappeler qu'elle a besoin d'un chauffeur. Elle se tourne alors vers Margie : "Margie, s'il te plait, dis oui, dis oui". Ce qu'elle finit par faire, à contre-coeur.

Et c'est ainsi que, de retour au Créolia, Claude Chirac me charge de conduire "Le Grand" diner au Pavillon d'Or, le plus prestigieux restaurant chinois de Saint-Denis à l'époque. Avec des consignes strictes adressées à son père : "Demain, on a encore une dure journée. Alors Pierrot, tu es chargé de le ramener au plus tard à minuit". Et se tournant vers son père : "Quand Pierrot vous dira qu'on part, vous lui obéissez"...

Et c'est ainsi que je me suis retrouvé à table avec celui qui allait devenir quelques mois plus tard président de la République, Margie Sudre, sa soeur et son mari, Jean-Louis Debré et sa femme, et Jean-François Bosviel qui était entre-temps devenu président de la fédération RPR.

C'est aussi là que j'ai pu découvrir à quel point Jacques Chirac pouvait être un grand charmeur...
 
Pierrot Dupuy
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1.Posté par TICOQ le 29/09/2019 19:54

Ce sont les petites histoires qui font l'histoire.

2.Posté par paulux le 29/09/2019 20:26

Excellent ! Et on voit comment un politique a l'art,de rebondir sur l'instant.

3.Posté par DIDIER NAZE le 29/09/2019 20:46

...MERCI PIERROT DE ....RÉTABLIR CRETAINES VÉRITÉS CONCERNANT. ...L ARROGANTE ....MARGUERITE !!! QUI N EST QU UNE ...BRASSEUSE D AIR.....QUI AIME S ÉCOUTER PARLER...LORS CES MANDATS POLITIQUES. ...QU A T ELLE FAIT DE CONCRETS ??!!!!😯😦....J ATTENDS DES RÉPONSES. ...MERCI PAR AVANCE. ...

4.Posté par Financement le 29/09/2019 21:08 (depuis mobile)

Pierrot connaîs tu cette histoire de financement qui c''est traduit par emprisonnement d''un sud africain dans cette affaire de tuyauteries au Port. Tikiloots qqchose comme ça.

5.Posté par GIRONDIN le 29/09/2019 22:05

En résumé la femme ingénue était face à l'Homme stratège..... 😂

Chauffeur, gros bras, nervis bref les histoires d'une vocation..... 🤔

6.Posté par non ! le 29/09/2019 22:29 (depuis mobile)

Putain Pierrot non s'il te plaît je vais même pas lire l'article merde mdrrrrrrrt

7.Posté par Indigeste le 30/09/2019 06:40 (depuis mobile)

..

8.Posté par Taloche le 30/09/2019 06:57 (depuis mobile)

Au fond, elle avait envie de le rencontrer. Si non, au lieu de faire les cents pas autour de la piscine (pour entendre ce qui se dit) elle serait restée dans sa voiture pour attendre sa sœur et son beau-frère.

9.Posté par fascination le 30/09/2019 07:41

8.Posté par Taloche le 30/09/2019 06:57 (depuis mobile)

Bien vu !

La fascination est le moteur des relations sociales et lorsqu'un-e politicien-e la perd, plus personne n'est subjugué.

A ce moment, M Dupuy a aidé cette dame à se surpasser car elle n'osait pas s'avancer vers l'objet de son attirance. M Chirac est un grand homme, qui savait écouter et faire s'exprimer son coeur.

10.Posté par Vu le 30/09/2019 09:14

Dans les coulisses de l' Histoire . Merci pour ce témoignages .
Chirac élu , il est savoureux de voir comment certains protagonistes peuvent réécrire l' histoire de leur participation à son élection.
Ainsi va l' Histoire d' où l' importance de tels témoignages.

11.Posté par PP974 le 30/09/2019 07:14

Merci pour ce moment Pierrot !

12.Posté par Quidam974 le 30/09/2019 07:59

Merci Pierrot de partager ces vieux souvenirs avec nous. Si certains y voient manigances politiques, je me délecte de ces histoires qui mettent en avant les aspects humains de campagnes politiques quand l’orchestration échappe aux cabinets...

13.Posté par Heuuuu....Excusezmoi s''''il vous plaït... le 30/09/2019 11:44

Jacques CHIRAC est mort , certes humainement nous pouvons que le regretter mais politiquement il conviendrait de garder à l’esprit certains faits …

Petit rafraichissement de mémoire concernant les faits d’armes de nos présidents respectifs de la Vème république histoire de relativiser ces élans d’empathie et de sympathie…

Voltaire disait :
"La politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire".

En voici quelques aspects concrets pour le coup…

Charles de Gaulle : 8 janvier 1959 – 28 avril 1969.

De Gaulle était, à titre personnel, d'une intégrité qui n'a jamais été prise en défaut. Il méprise l'argent et ne suit que son obsession : "restaurer la grandeur de la France". Perdu dans les cimes, il se soucie moins des moyens utilisés par ses partisans (qui ne s’en sont pas privé) pour arriver à cette noble fin.

Faits marquant :

- Fervent opposant à « l’Europe intégrée ».
- Valide les essais nucléaires en Polynésie Française (après le Sahara) au nom de l’indépendance militaire et énergétique.
- Reconnait d’un coté l’indépendance algérienne, (les pieds noirs s’en souviennent encore) « je vous ai compris », mais met en place une politique centre-Africaine : Durant la guerre froide, la France est investie implicitement du rôle de « gendarme de l'Afrique », en échange de quoi son activisme particulièrement autoritaire pour conserver son indépendance énergétique est tolérée par les Etats Unis. Aussi sous couvert de prôner une pseudo indépendance des anciennes colonies françaises il nomme Jacques FOCCART en qualité de secrétaire général à la présidence de la République pour les affaires africaines et malgaches qui met en place des méthodes extrêmement directives (au détriment du peuple), visant à maintenir les chefs d'État des anciennes colonies françaises sous l'influence de l'ancienne métropole.

Les casseroles :

- 1960, l'histoire du Point du Jour - faillite frauduleuse d'un projet de construction à Boulogne, qui met en cause l'architecte Fernand Pouillon, ami du régime.
- L’affaire de la Villette - des millions d'argent public perdus dans la mauvaise gestion de la reconversion des anciens abattoirs de ce quartier de Paris.
- L’assassinat de Ben Barka.

Georges Pompidou : 20 juin 1969 – 2 avril 1974

Il poursuit la politique gaullienne d'indépendance tout en l'assouplissant, notamment à l'égard des États-Unis et de la Grande-Bretagne dont il accepte l'entrée dans la CEE.

Au niveau national, Georges Pompidou entend moderniser la France : il continue la modernisation économique et l'industrialisation

Faits marquants :

Il fait voter la loi de 1973, dite « loi Rothschild », du nom de la banque dont il était issu, l’État est obligé de passer par le système des banques privées pour financer son endettement. En clair, l’État est condamné à se financer par des emprunts, contre intérêts, auprès de banques privées, au lieu de continuer à emprunter sans intérêt auprès de la Banque de France.

Les casseroles :

- L’affaire du carnet noir de Pompidou.

Valéry Giscard d'Estaing : 27 mai 1974 – 21 mai 1981.

Sa politique internationale est marquée par le renforcement de la construction européenne et par l'implication militaire de la France dans la bataille de Kolwezi (Zaïre) et l'opération Caban en Centrafrique.

Faits marquants :

- Développe le projet de train à grande vitesse (TGV)
- Relance l'industrie nucléaire,
- Confronté à la fin des « Trente Glorieuses » il nomme au poste de Premier ministre l’économiste Raymond Barre, qui mène une politique de rigueur jusqu'à la fin de son septennat.

Les casseroles :

- Au début des années 1970, Valéry Giscard-d’Estaing est le ministre des Finances de Pompidou. Il se déplace en Centrafrique. Il va rendre visite à son ami Jean-Bédel Bokassa, futur empereur autoproclamé. Il en revient chargé de cadeaux, dont les fameux diamants. "Le Canard enchaîné" révèle l’affaire en 1979, alors que Giscard est devenu président de la République. Il ne sera pas réélu en 1981.

- A la fin des années 1970, Robert Boulin est pressenti pour devenir Premier ministre de Giscard. Mais il se retrouve embarqué dans une histoire de fausse affaire immobilière qui trouve ses origines à l’intérieur même du RPR. En octobre 1979, Robert Boulin est retrouvé noyé dans un étang.

- 1976, la France est en pleine crise pétrolière. Des "inventeurs" affirment avoir mis au point le moyen de radio-détecter la présence de pétrole dans le sous-sol. Séduits, Elf et l’Etat français investissent près de 1,5 milliard de francs dans ces extraordinaires "avions renifleurs". Cinq ans plus tard, il n’y a toujours aucun signe de gisements de pétrole. La supercherie est découverte. Mais ce n’est qu’en 1983 que le scandale est révélé à la presse, malgré les tentatives de Giscard d’étouffer l’affaire.

- Affaire (révélée en 2019) de détournement de fonds publiques au profit d’un compte en suisse appartenant à Raymond Barre .

François Mitterrand : 21 mai 1981 – 17 mai 1995.

Premier socialiste à occuper la présidence de la République sous la Ve République.

Faits marquants :

- Il fait voter l'abolition de la peine de mort,
- un certain nombre de mesures sociales inspirées du programme commun,
- Décide du « tournant de la rigueur ». Avec la « doctrine Mitterrand ».
- Il s'engage à ne pas extrader les anciens terroristes d'extrême gauche.
- Il inaugurera la première cohabitation avec J. CHIRAC.

Les casseroles :

- Il aurait reconnu dans des correspondances en 1982 l'iniquité de traitement à la radio-télévision du parti de Jean-Marie Le Pen (FN). En 1985, dans un face-à face télévisé Georges Marchais, du Parti communiste français et François Léotard, de l'UDF, se rejoignirent ponctuellement sur ce point soulevé en ces termes par le premier : « certaines forces politiques se servent de cette organisation à des fins électorales, en lui accordant une place exagérée dans les moyens d'information ». . En clair pour diviser la droite en faveur de la gauche il a favorisé l’audibilité auprès des médias du FN…

- Entre 1983 et 1986, François Mitterrand ordonne la mise sur écoute de 150 personnalités. Hors de tout circuit légal. Elles sont mises en place par la cellule antiterroriste de l’Elysée. Cellule qui ne reçoit d’ordre que du président . Parmi les personnes écoutées : le journaliste Edwy Plenel, l’agitateur Jean-Edern Allier ou encore l’actrice Carole Bouquet. L’affaire ne sera jugée qu’en 2004, soit huit ans après la mort de François Mitterrand.
-
- Les morts suspectes sous Mitterrand : http://desinteretpolitique.over-blog.com/2015/11/v-les-morts-suspectes-sous-francois-mitterrand-francois-mitterrand-1916-1996-a-ete-president-de-l-etat-francais-de-1981-a-1995.html

- Attentat de l'Observatoire
- Affaire des Irlandais de Vincennes
- Accueil réservé à Georges Habache sur le territoire français
- Affaire des écoutes de l'Élysée
- Affaire du Rainbow Warrior
- Cancer caché
- Financement du PS et des campagnes présidentielles
- Implication dans la Françafrique
- Rapports avec l'extrême droite
- Rôle dans l'exécution de condamnés à mort
- Soutien politique et financier au régime hutu
- Morts de Pierre Bérégovoy et François de Grossouvre
- Traitement financier par l'État de sa fille adultérine
- Affaire du Carrefour du développement

Jacques Chirac : 17 mai 1995 – 16 mai 2007.

Le début de son septennat est marqué par une réforme des retraites et de la Sécurité sociale qui est massivement contestée et en partie abandonnée, et par la reconnaissance de la responsabilité de l'État français dans la déportation des Juifs au cours de l'Occupation.

Il doit faire face à des affaires judiciaires dans lesquelles il est directement mis en cause.
Lors de l'élection présidentielle de 2002, il est réélu au second bénéficiant d'un « front républicain » face au candidat du Front national, Jean-Marie Le Pen dont le parti est considéré par la classe politique comme machine a faire gagner le parti adverse au second tour. Autrement dit le candidat qui passe au second tour face au FN est assuré de gagner.

Il prend la tête de l'opposition internationale à la guerre d'Irak lancée par George W. Bush, et s'implique pour le « oui » dans le référendum de 2005 sur la Constitution européenne, qui se solde par la victoire du « non ».

Faits marquants :

Reprise des essais nucléaires en Polynésie stoppé sous Mitterrand.
Prise en charge par la France d’une partie de la ristourne européenne accordée aux Britanniques pour sauver la PAC.
Déconstruction des liens francos-Allemands au profit d’une partie de poker aux enjeux "court termiste".

Les casseroles :

Pour la première fois dans l’histoire de la République, l’un de ses présidents est condamné à deux ans de prison avec sursis pour détournement de fonds publics.

- Durant son bail à l’hôtel de ville (de 1977 à 1995), distribution de 699 postes de «chargés de mission», au profit de sa galaxie affective ou politique.
- En 2006 Le procès des HLM de la ville de Paris, une cinquantaine de patrons du bâtiment, tous corps de métiers confondus, jugés pour fausses factures et trafic d’influence, qui s’étaient partagé le «marché du siècle» : 2,2 milliards d’euros pour l’entretien de 3 000 ascenseurs du parc de logements sociaux de la capitale «  destiné à alimenter, de façon occulte, les caisses du RPR».
- La rénovation de 471 établissements franciliens, entre 1988 et 1995. Un pactole de 24 milliards de francs, contre le reversement occulte de 200 millions à différents partis.
- L’ombre de Jacques Chirac plane également sur deux autres feuilletons judiciaires, Clearstream et l’Angolagate.
- L’affaire Euralair, cette petite compagnie aérienne a longtemps transporté des dignitaires du RPR, comme Jean-Louis Debré, et surtout Bernadette Chirac pour de fréquents allers et retours entre Paris et la Corrèze (factures non reglée et mise en faillite de la compagnie).
- Le financement du château de Bity (patrimoine familiale).

Nicolas Sarkozy : 16 mai 2007 – 15 mai 2012.

Il inaugure une rupture de style et de communication par rapport à ses prédécesseurs. La période « Bling Bling », l’hyperprésidence, …

Faits marquants :
- Il fait voter plusieurs réformes, dont celles des universités en 2007 et des retraites en 2010.
- Son mandat est également marqué par l'impact de grands événements internationaux tels que la crise économique née en 2008 et la crise de la dette dans la zone euro.
- En 2008, près de trois ans après la victoire du « non » au référendum, le traité de Lisbonne -(assez proche du projet de constitution refusé) est adopté par voie parlementaire sous son impulsion.
- Il est élu membre à vie du conseil constitutionnel (payé par qui ?)

Les casseroles :

- Affaire Bygmalion des comptes de la campagne de 2012
- Affaire du financement libyen de la campagne de 2007
- Affaire des écoutes, dite aussi « Azibert »
- Affaire Tapie
- Affaire de Karachi
- Les hélicoptères du Kazakhstan
- Affaire des sondages de l’Elysée
- Affaire Bettencourt
- Pénalités des comptes de campagne
- Voyages en jet

François Hollande : 15 mai 2012 – 14 mai 2017.

Sa présidence est marquée par une augmentation de la fiscalité puis par un virage social-libéral.

Faits marquants :
- la loi sur le mariage homosexuel.
- la Conférence de Paris sur le climat.
- Interventions militaires (au Mali, en Centrafrique et au Moyen-Orient),
- L’institution d'un état d'urgence à la suite de plusieurs attentats islamistes en France.

Les casseroles :

- L’affaire Cahuzac (Raymond Barre version PS).
- Yamina Benguigui
- Aquilino Morelle
- Thomas Thevenou
- Kader Arif
- Bruno Leroux

Emmanuel Macron : 14 mai 2017 –

Européiste inconditionnel, néo-libéral exacerbé et affiché, il devient le plus jeune président français et le plus jeune dirigeant d'alors du G20

Faits marquants :

- La réforme du code du travail.
- La loi de réforme de la SNCF.
- Le grand débat national.

Les casseroles :

- L’affaire Benalla
- Le mouvement des Gilets jaunes (répressions des forces de l’ordre sans précédents,…)
- Augmentation significative des suicides au sein des forces de l’ordre.


Doit on monopoliser la mémoire collective à la vue de cette gabegie, plutôt que de la monopoliser pour défendre les vivants qui essaient de survivre et aspirent à vivre...

14.Posté par Fredo974 le 30/09/2019 14:01

Chirac aurait piégé les dessous de Margie ?
Ai-je bien compris ?

15.Posté par 13 le 30/09/2019 14:05

13.Posté par Heuuuu....Excusezmoi s''''il vous plaït... le 30/09/2019 11:44 Voltaire disait : "La politique est le moyen pour des hommes sans principes de diriger des hommes sans mémoire".

Vous avez oublié les casseroles de l'abject voltaire ?
https://www.herodote.net/un_voltaire_pas_si_tolerant_que_ca_-article-1521.php

(D'autres en son temps n'étaient pas aussi racistes, homophobes, misogynes, etc...)

16.Posté par spartacus974 le 30/09/2019 15:35

L'histoire ne dit pas si Chirac a "pécho" Margie Sudre.....

17.Posté par GIRONDIN le 30/09/2019 17:36

13.Posté par Heuuuu....Excusezmoi s''''il vous plaït..
EXCELLENT

Je peux faire un copié collé ?
Si oui à partir de demain.

18.Posté par klod le 30/09/2019 18:31

bravo à post 13 !!! "émulsifiant " et réaliste ! rien que pour lire des post 13, merci zinfos !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

cela me rassure sur la mémoire des faits qui construisent une "nation" , certains l'ont , encore merci post 13 !


perso, humblement , je retiendrai de M. CHIRAC sont opposition au fn , bien que je sais que la "sincérité" en politique est toute relative , c'est déjà ca face à une idéologie mortifère .

en 2007, discours de "départ" de la Présidence : ""Ne composez jamais avec l'extrémisme, le racisme, l'antisémitisme ou le rejet de l'autre", rien que pour ca , merci M. Chirac et sa famille . ben .

19.Posté par balayedovantzotportavant le 30/09/2019 19:17

à quand un vrai président pour cette France qui s'enfonce de jours en jours? la maison brûle avec des incompétents vite un nouveau grand personnage pour redonner de l'ampleur à ce beau pays!

20.Posté par Pierre KIROUL le 01/10/2019 04:43

C’est donc toi alors l’entremetteur ? 😂😂😂

21.Posté par Le Jacobin le 01/10/2019 13:26

vous finissez votre récit par:

"C'est aussi là que j'ai pu découvrir à quel point Jacques Chirac pouvait être un grand charmeur..."

Merci Pierrot.

La suite c'est pour demain?

puisque vous êtes dans la confidence allons y mon Pierrot, ça ne sortira pas de la Réunion, après tout...

22.Posté par fatima le 02/10/2019 17:00


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