Courrier des lecteurs

Pierre Vergès et les régionales : quel projet de société, par qui et pour qui?

Dans une Tribune libre, Pierre Vergès aborde les grands dossiers qui attendent la future majorité régionale.

Mardi 19 Mai 2015 - 15:09

Les élections régionales des 6 et 13 décembre 2015 s'inscrivent dans un contexte difficile : restriction budgétaire, chômage durable, mal-logement, augmentation démographique, vieillissement de la population, et compétition économique plus ardue. La nouvelle majorité régionale aura un rôle décisif de chef de file dans la mise en œuvre des politiques publiques propices à un équilibre économique, social et environnemental pour notre île.   

 L'état des lieux

 Politiquement, le constat est le suivant : 

 - plusieurs candidats, dont celui du Front National, se sont déclarés dans l'objectif sinon de peser sur le scrutin, avec des chances relativement minces, du moins de faire entendre leurs voix, en vue de futures échéances nationales ; 

 - à droite, un front uni se dessine, dans le prolongement des échéances départementales, en vue de la reconduction du président sortant, sous réserve de la difficile prise en compte des demandes de places éligibles (un peu plus d'une trentaine) ; 

 - au centre, Thierry Robert entend rassembler le plus possible pour être l'alternative à Didier Robert ; 

 - et puis, il y a les forces de la gauche traditionnelle qui, à 6 mois du 1er tour, n'ont pas encore réussi à se rassembler.

 

Réduire les appétits personnels, accroître l'ambition collective

Une équipe visant à être majoritaire doit susciter l'intérêt du citoyen par le biais d'un projet. Mais un projet porté par des personnes qui, par des critiques, accentuent les clivages entre les forces susceptibles de devoir fusionner sinon avant le 1er tour, du moins après ce dernier, n'a aucune chance de prospérer. Et puisque les conditions doivent être créées pour favoriser le rassemblement le plus large, le projet doit être partagé, et donc élaboré dans le respect, sinon des propositions de chacun, du moins des représentants des forces politiques concernées.

Politiquement, le contexte national défavorable résultant de la politique gouvernementale va peser sur le scrutin régional. Cela justifie d'autant plus l'urgente nécessité de concrétiser une large "confédération" des forces souhaitant un changement de majorité régionale. Méfions-nous de l'analyse consistant à s'appuyer sur une "absence de marge de progression" d'un président sortant crédité de moins de 30 % dans les sondages. D'abord parce que les autres candidats potentiels sont crédités de bien moins, ensuite parce que le constat récurrent est que les candidats susceptibles de se rassembler au 2ème tour ont souvent tendance à "se dénigrer" les uns les autres jusqu'au soir même du 1er tour.

 

Répondre à une grande espérance

Après les élections municipales de 2014 et les départementales de mars 2015, les citoyens opposés à la politique régionale actuelle ont besoin d'une grande espérance : plus que sur un projet, sur une démarche assumée notamment par des personnes qui incarnent encore, à tort ou à raison, la division ayant abouti aux résultats des dernières années. 

Il ne s'agit pas d'entamer le procès de quiconque. Il s'agit de prendre toute initiative afin d'aboutir à une déclaration commune, où le message fort serait l'union sacrée dans le respect des partenaires. Et cela exige qu'aucune suspicion de domination d'une force par une autre ne puisse surgir. Vaste programme, car l'exigence serait qu'aucune force, seule ou combinée à certaines autres, ne puisse disposer d'une majorité de substitution... en cas de victoire électorale. 

Autrement dit, dans l'hypothèse maximale où une alternative sérieuse serait proposée aux électeurs, avec le mouvement de Thierry Robert, cela signifierait que la Fédération Socialiste, le Parti Communiste Réunionnais, le Parti pour La Réunion, le mouvement EELV, La Politique Autrement, d'autres forces de gauche, les mouvances autour de personnalités comme Vanessa Miranville, ou Jean-Hugues Ratenon, devraient se "répartir" en parties égales au maximum 35 places d'élus sur la liste à établir. Soit au mieux trois à quatre par mouvance politique. 

 

Utopie refondatrice ou risque accru d'échec durable

Equation impossible ? Pourquoi donc ? Difficile ? Assurément ! Mais ce que j'avais appelé "utopie refondatrice" avant les élections départementales est plus que jamais incontournable. Pour deux raisons : d'abord, toute autre alternative a de grandes risques de conduire à un échec, qui en appellera d'autres, puisqu'elle consacrera la division "obligée" de forces qui appellent par ailleurs, rappelons-le, au rassemblement ; ensuite, la population risque de faire le constat que ce n'est pas le projet qui en définitive guide la démarche des forces considérées, mais le partage des places et surtout la position dominante par rapport aux autres "partenaires".

La consécration d'une telle démarche "extra-partisane désintéressée", avec déclaration solennelle rendue publique, et conférence de presse où seraient présentes des figures emblématiques, redonnera une espérance et suscitera l'intérêt sur le projet partagé.

 

Un projet de société réalisable

Le projet doit bien sûr affirmer un accord sur des points essentiels. En tout état de cause, il ne peut être un catalogue de mesures dont la mise en œuvre dépendrait de l'Etat voire d'autres partenaires, car le citoyen pourrait y voit une énième manœuvre pour leurs auteurs de se dérober une fois l'élection passée.

Bien sûr que le projet doit faire rêver, mais il faut qu'il reste réalisable. Sa mise en œuvre doit dépendre en grande partie de la seule volonté des futurs élus régionaux. Ce projet doit poser un certain nombre de principes directeurs, et un débat devrait pouvoir s'instaurer autour d'enjeux fondamentaux. Ces élections seraient alors une formidable occasion de consacrer le principe de "responsabilité" pour un nouveau projet de société.

Prenons le cas des grands chantiers. Le chantier de la nouvelle route du littoral procède d'une stratégie économique affirmée, pose un problème d'aménagement du territoire, suscite des interrogations sur la préservation de l'environnement, et nous interpelle sur le défi des déplacements et des transports.

 

Un référendum pour une responsabilité politique personnelle du citoyen

Faut-il remettre en cause le chantier ? Laissons d'abord aux juridictions administratives le soin de dire le droit à ce propos, puisqu'il y a des affaires pendantes, notamment devant le Conseil d'Etat. 

Ensuite, évitons de biaiser le débat : la NRL est la réponse à une seule préoccupation, celle de la sécurité des usagers devant le risque d'un effondrement de plaques de falaises. En aucun cas elle ne résoudra le problème des embouteillages à l'entrée ouest de Saint-Denis. N'oublions pas qu'il faudra alors trouver 587 millions d'euros supplémentaires pour le fameux boulevard Nord. Quel équilibre trouver au plan budgétaire avec une alternative crédible à l'usage de la voiture individuelle, qui nécessite également un effort financier d'équipement ? 

Pour éviter une décision unilatérale sur la seule base de la légitimité acquise du fait de l'élection régionale, la nouvelle majorité pourrait s'engager à consulter la population, dans le cadre d'un référendum d'initiative populaire. Après avoir apporté tous les éléments utiles sur la base d'une information autre qu'une communication à la gloire ou à la déchéance du projet, une telle initiative aurait le mérite d'engager la responsabilité politique personnelle de chaque citoyen : arrêter le projet NRL a un coût, des avantages mais aussi ses limites ; poursuivre le projet a un coût, des avantages mais aussi ses limites. 

 

Le devenir des déplacements collectifs : l'exigence du courage politique

A l'heure où un débat s'instaure au niveau national sur le partage de la voirie routière, notamment en zone urbaine, il faudra bien se poser la question du devenir des transports collectifs dans notre île, si l'on ne les rend pas attractifs par la consécration de voies réservées. 

Il ne s'agit pas des "petits morceaux" de voies réservées, comme c'est le cas aujourd'hui, qui ne résolvent pas le problème, mais accentuent plutôt la difficulté de circulation pour les automobilistes. 

Mais la généralisation, dans la plupart des communes de l'île, de voies réservées aux transports collectifs en zone urbaine réduira la place dédiée à la circulation, et au stationnement, des voitures individuelles. Prendre de telles mesures exige donc une large information... et surtout du courage politique ! 

C'est là que se situe le rôle de chef de file politique de la Région. La politique de circulation et de stationnement dépend certes des communes pour leurs territoires urbains, mais la mutualisation indispensable des moyens financiers et le partage des responsabilités peuvent aboutir à une mobilisation collective pour un projet de cadre de vie partagée.

 

Sécurité de l'espace public et cohésion sociale

L'enjeu des déplacements offre l'opportunité de poser un autre problème sensible : celui de la sécurité dans les transports collectifs. Bien que cela ait un coût, à comparer cependant avec le déficit d'attractivité des transports, la présence dans chaque bus, du matin au soir,  au-delà des gares routières, d'un "médiateur" veillant au respect du paiement par les usagers, allégeant de ce fait la charge lourde pesant sur le chauffeur, mais aussi et surtout aidant les usagers (touristes, jeunes, personnes âgées ou autres) par ses renseignements et conseils, jouant un rôle de modérateur en cas de conflit d'usage ou d'incivilité, serait un plus incontestable devant la tendance à la désagrégation de la cohésion sociale.

Ces médiateurs, plusieurs centaines, eu égard au nombre de bus en circulation et à l'amplitude horaire du matin au soir, devraient être issus des différents quartiers des communes de l'île. Un critère essentiel est à considérer : l'implication des personnes concernées dans la vie associative de leurs quartiers. 

Cette "humanisation" de l'espace public dans les bus et gares illustre un enjeu majeur, celui de la responsabilisation collective et individuelle, qui devrait guider les élus aux différents échelons administratifs : régional, départemental, et communal.

 

Accompagner les quartiers dans des projets de cohésion sociale

Difficile dans une telle tribune de développer tout un programme intégrant l'enjeu énergétique, sanitaire, alimentaire, éducatif, de mobilité territoriale, etc. C'est pour cela que j'ai évoqué la nécessité de témoigner au préalable d'une volonté partagée de tendre vers une démarche collective. Je ne prendrai donc qu'un exemple.

La collectivité publique ne peut résoudre le mal-être qui frappe de nombreuses personnes à La Réunion. Mais il revient là encore à la Région de jouer le rôle de chef de file dans la réunion des différents partenaires, département et communes, au besoin par le biais de leurs intercommunalités. 

L'objectif majeur est de mutualiser les moyens, de répartir les responsabilités, de redonner espoir à la population, et surtout de mobiliser les citoyens autour de projets collectifs portés par leurs associations. 

Un programme basé sur des initiatives tendant à la responsabilisation individuelle pour un projet collectif par quartier, peut être décliné dans de nombreux domaines. Citons pêle-mêle : 

- la gestion des déchets (avec le principe "zéro déchets"), 

- l'aide à la personne, notamment dans le cadre de la prise en compte des personnes âgées ou atteintes d'une déficience,  

- l'approche de jardins collectifs partagés, 

- mais aussi toutes propositions dans chaque quartier visant à généraliser le "système d'échanges locaux" de produits ou de services...

L'urgence est de consolider sinon de rétablir la cohésion sociale en réapprenant, ou en consolidant, la solidarité de quartiers, avec des effets conséquents telle la rationalisation de problèmes sensibles, par exemple celui du coût de la gestion des déchets.

 

Ouverture, solidarité, excellence : OSE !

Bien sûr, des expériences existent. Heureusement ! Il s'agirait de s'en inspirer et de les généraliser. Et que l'on ne s'y méprenne pas : faire ensemble, c'est faire avec, c'est-à-dire en sollicitant les référents dans les domaines concernés, médiateurs de l'environnement, acteurs artisanaux ou agricoles,... Car l'objectif n'est pas de les concurrencer, mais de prolonger leurs efforts pour mieux structurer "humainement" notre société Réunionnaise.

Il nous faut redéfinir notre manière de vivre en communauté, dans les valeurs de respect et de solidarité, afin de se préparer à affronter ensemble les difficultés à venir, sans tenter de pointer un doigt accusateur sur l'autre, alors responsable de tous les péchés de la terre, en s'exonérant de ses propres responsabilités.

Ouverture - Solidarité - Excellence : OSE ! Les enjeux, nombreux, ne sont pas nouveaux. Mais il me semble que trop souvent, les problèmes sont traités dans la précipitation, en omettant d'associer le plus grand nombre pour leurs résolutions.

L'avenir nous dira si chacun, et chacune, envisage de prendre la mesure de sa responsabilité dans la réussite d'une formidable entreprise collective, pour et par les Réunionnais... ou dans son échec. Mais l'avenir a commencé hier et se poursuit maintenant. Et à ce propos, il y a par contre urgence.

 

Pierre Vergès

Pierre Vergès
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1.Posté par Pierre le 19/05/2015 16:32 (depuis mobile)

Pierre c est trop long! Je peux pas lire tout ça !

2.Posté par Mdr le 19/05/2015 16:33 (depuis mobile)

Tu as brisé notre avenir hier avec ta famille tu t en souviens?

3.Posté par Totoche le 19/05/2015 16:38 (depuis mobile)

Tout ça pour dire que la gauche est mal barree, divisée et dans la m.....

4.Posté par Franck le 19/05/2015 16:41 (depuis mobile)

Pierre, serais tu devenu socialiste? Je te met 20 pour l écriture et le baratinage, mais revoie ta copie pour nous donner une leçon en politique ou sur l intérêt général !

5.Posté par Geneviève le 19/05/2015 17:07

Ti Pierre, ou nana vraiment rien po dire !

Je me permettrais juste une modification concernant Thierry Robert !

Comme vous l’avez si bien dit l’union de la droite et du centre a porté ses fruits pour les départementales. THIERRY ROBERT NE FAIT PAS PARTI DU CENTRE, THIERRY ROBERT SIÈGE AVEC LES RADICAUX DE GAUCHE A L’ASSEMBLEE NATIONALE, THIERRY ROBERT EST UN HOMME DE GAUCHE, et vous le savez très bien car la majorité de ses mandats il les a eu en faisant alliance avec votre papa !

Encore une fois, méthode communistes = MENSONGES !

6.Posté par Joel le 19/05/2015 17:27

Ça joue au grand connaisseur le Ti Pierre ! En lisant ton chapitre sur « Ouverture, solidarité, excellence » My God ! quel charabia ! Tes phrases n’ont aucun sens si ce n’est d’écrire des mots associés à d’autres mots qui ne valent rien dire…… comment on appelle ça encore ? ah oui la frime… si la frime y té y tuer ou s’rait mort depuis longtemps…. Bekali !

7.Posté par Fabiho le 19/05/2015 18:01 (depuis mobile)

Logorrhée digne du parti communiste au temps de sa splendeur (bon sang ne saurait mentir !)

8.Posté par Roger le 19/05/2015 18:20

Autant le père Verges nous a fatigué pendant des décennies autant le Pierre n’aura jamais la charisme de manipulation ! Heureusement d’ailleurs !

STOP A LA FAMILLE VERGES, AU CLAN VERGES ! cette famille n’a su que vivre sur l’argent du peuple Réunionnais.

9.Posté par kafir le 19/05/2015 19:02

Peut-on faire du neuf avec du vieux ! nada , basta , merci Capris c'est fini .

kafir

10.Posté par VOTER FAITES VOTER "CAMELEON" le 19/05/2015 19:20

Certes les projets ne manquent pas, et le catalogue fourni par Sir Vergés est éloquent !
Néanmoins les choses sont moins simples pour ceux qui depuis leur tribune de parti pris refusent de considérer l'autre aussi comme potentiellement apte à manager et diriger la Réunion. Tant que cette logique i"ntracommunautapolico" persistera TOUT est IMPOSSIBLE.
L'interculturo-politico est possible pour tous ceux qui considérant qu'ils ont raison, de part et d'autre mettent de côté toutes ces raisons, pour raisonner ensemble sur un projet.
Manifestement l'alliance a mis à sa tête un homme aliéné et aliénant qui bafoue la logique de l'autre pour la sienne.
Arèt fé kroi anou zot lé pli intelligent et en face néna sak lé couillon !
Pierre, Didier, Thierry, Huguette, Patrick, Jean jacques, nassi,, zot lé capable montre l'image de la Réunion des Politiques, mi croit pa, zot lé simplement capable, lève sakinn zot parti po place azot au pouvoir et toute bann militant i suiv azot konm ti chien basèt ! Sak i kri le premier sé lu qui gagne !
Alors croire que le miracle c'est maintenant avec tout le monde avec seulement et uniquement un seul qui pense pour le groupe, mis à part être le gourou, je ne vois pas ce schéma possible.
Alors que le meilleur l'emporte !
Moi j'essaierai juste d'être un militant de la 25 ème heure, et tenterait d'accrocher le bon wagon victorieux pour les régionales...
A la guerre comme à la guerre, et comme dirait un auteur, il n'y a ni vaincu, ni vainqueur...
Le tout pour moi c'est de faire croire à" toute so bann moukat" mi ri ek zot po di moin lé ek zot à TOUTE SAK DOMANN AMOIN POUR QUI MI VOTE !
Moi je voterais pour sak i sava gagné ou moin la voté po sak la gagné !!!!
Caméléon mon métier.....
Caméléoniste mon parti.........

11.Posté par Boa Bill le 19/05/2015 19:31

C'est QUI ?.... Pierre Vergès ?

12.Posté par KLD le 19/05/2015 19:39

vive bibique et nout zarlor ! mince , ça n'a rien à voir avec l'article , je sors !

13.Posté par Elisa le 19/05/2015 20:43

Enfin de la matière pour réfléchir !
M. Pierre Vergés écrit bien, c'est structuré, cela peut servir de base de discussion.
Quel est l'objectif poursuivi ?
M. Vergès se positionne-t-il ainsi en tête de liste pour les régionales ?
Pour le PCR ?
Sur le fond cela pêche un peu.
La proposition de demander l'avis du peuple est excellente.
Que ne l'avait-il fait au conseil général pour les transports en commun justement.
Enfin, pas un mot concernant le développement économique, la formation professionnelle, l'insertion, le numérique !!

14.Posté par li le 19/05/2015 20:46 (depuis mobile)

"L avenir a commencé hier et se poursuit maintenant" exeption faite pour pierre verges hi hi.


15.Posté par social democrate le 20/05/2015 00:58

Bonsoir Pierre,

Pour avoir été à tes côtés dans le comité de pilotage du tram train (que je regrette n’eut été ton entêtement de commencer à percer une montagne de 13 kms plutôt que de le ficeler sur la région Nord Est en 2 ans pour moins de 250 millions d’euros - peu d’ouvrages d’art - peut être le côté mégalomaniaque de vouloir faire du Port la Capitale de notre île - voir le projet du Port et sa voie triomphale pour les néophytes) je trouve que ton analyse manque à la fois de recul, de hauteur et de réalisme.
De recul car tu n’ignores pas le poids de l’atavisme qui te condamne aujourd’hui. De hauteur car à aucun moment tu ne projettes la Réunion, ses femmes, ses hommes et leurs compétences dans un bassin indo océanique qui en a pourtant cruellement besoin avec ce que cela comporte de retombées de croissance économique pour notre caillou où il n’y a ni pétrole, ni terres arables (et ne t’en déplaise ton « opposant » en place a eu , lui, et n’en déplaise aussi aux maloki, l’intelligence de perception).
De réalisme surtout car vouloir mettre dans le même bateau un Annette, Robert (Thierry), Belo, Lebreton !! et le reste, est aussi stupide que de vouloir faire cohabiter des poules avec des renards. Tous ces hommes et femmes politiques, pour le grand malheur de notre société, ne sont mus que par le seul intérêt de leur pouvoir, leur prégnance sur le bas peuple, se foutant éperdument au premier degré de l’intérêt de la Réunion (et tu remarqueras que je mentionne pas d’éventuels intérêts personnels sous- jacents qui inéluctablement sont accessoirement le corollaire du pouvoir). Et malgré la sympathie que j’ai pour toi, au delà de toute considération politique, tu n’es pas mieux placé qu’eux pour te poser en rassembleur, ayant durant moult années la possibilité d’appliquer ce que tu préconises aujourd’hui !!!!
Sur ce, le jour où les hommes (et femmes of course), libres, égaux, désintéressés, se rassembleront pour porter le destin de leur semblable vers une élévation du genre humain, peut être, en me méfiant, j’essayerai à nouveau de me sentir solidaire.
Bonne soirée et bonne méditation.
Qui tu sais

16.Posté par Denise Fontaine le 20/05/2015 08:45

Reduire les appetits personnels, solidarité ose, repondre a une plus grande espérance, ......tous les sous titres en fait.
Mais de quoi parle t on?
Depuis toutes ces années, Mr Verges sort aujourd'hui ces phrases de son tablier, mais que ne les a t il appliquées au bon endroit et au bon moment!
Il n y a plus de crédibilité possible.
Comme dit creole, carri d'poisson la fine gâté.

17.Posté par Au post15 "ami" hypocrite de Pierre Vergès le 20/05/2015 09:16

N'en déplaise aux détracteurs de Zinfos, moi je trouve amusant de lire les commentaires sur le site. Ils permettent de mesurer le pathos de leurs auteurs. Un exemple : le post 15 qui signe "qui tu sais" à propos de Pierre Vergès. Autrement dit ti Pierre saurait, mais pas nous. Le sait-il vraiment, s'il lit cette prose ? Mystère. Mais nous post 15 on s'en fout que tu le connaisses ou non. A moins que tu essaies de crédibiliser ton argumentaire. C'est raté ! Un exemple quand tu dis "Pour avoir été à tes côtés dans le comité de pilotage du tram train (que je regrette n’eut été ton entêtement de commencer à percer une montagne de 13 kms plutôt que de le ficeler sur la région Nord Est en 2 ans pour moins de 250 millions d’euros". Car tu ne sais même pas que d'une part la 1ère phase du projet tram train concernait les villes à plus fort taux d'attractivité économique, d'autre part occasionnant le plus grand nombre de déplacements domicile-travail, enfin que la négociation avec l'Etat pour obtenir des financements exceptionnels étaient basés sur une alternative à la route du littoral !!! Je ne savais pas que la région et Pierre Vergès prenaient des nuls pour les mettre à leurs côtés dans ce comité de pilotage !!! Après tu écris "malgré la sympathie que j'ai pour toi" !!! Purée, un conseil à donner à ti Pierre : méfie toi de ce genre d'hypocrites !!! C'est comme les gens qui disent "je ne suis pas raciste, mais..."
Enfin je constate que ti Pierre développe une analyse originale : malgré les affirmations post 15œufs du style "à aucun moment tu ne projettes la Réunion, ses femmes, ses hommes et leurs compétences dans un bassin indo océanique qui en a pourtant cruellement besoin" je remarque qu'il parle d'ouverture avec ce slogan OSE, sans le développer c'est vrai, mais parce qu'il prend le parti (pas le PCR mange boule faut arrêter les obsessions et autres réflexes pavloviens !!!) de privilégier le préalable de la cohésion sociale qui est gravement entamée. C'est son choix, mais je me demande s'il n'a pas un peu raison. En tout cas je ne suis pas son ami, ni son ennemi. Ce qui me permets d'éviter d'être dans le pathos du post 15.

18.Posté par social democrate le 20/05/2015 11:17

A Post 17,

Belle réaction (Pierre ?) d'énervement et d'agressivité.

C'est marrant que lorsque l'on dit quelque chose qui est frappé du bon sens cela provoque toujours des crises d'urticaires chez ceux qui pensent détenir la science infuse.
La fin du Post me conforte dans mon intuition (ou bien est ce un scribouillard du bureau politique ?)

Je ne suis ni nul, ni hypocrite et encore moins ignorant du SAR ni des contraintes liées aux condition suspensives du montage financier avec l' Etat. C'est quand même les tergiversations financières et techniques, et surtout le manque de maîtrise foncière (notamment sur Gasparin) pour démarrer le chantier du tunnel qui a plombé ce projet au point de le renvoyer dans les cordes. Et je persiste à te dire que des travaux démarrés là où ils étaient le plus plausible (à moins de 10% du coût total) cela aurait rendait beaucoup plus compliqué une remise en question globale.
Ignare pour ignare il n'y a qu'à regarder les flux est nord par rapport à ceux Ouest Nord en terme de migration quotidienne pour comprendre que cette option était non seulement aussi justifiée que l'autre mais qu'elle présentait l'intérêt d'être rapidement mise en service.

C'est marrant cette réaction sur l'ouverture de notre île pour la croissance qu'il fallait deviner car non développée ??? Un oubli. A trop vouloir se regarder le nombril on en oublie l'essentiel.

Pathétique pour pathétique, sortir l'artillerie lourde, parler de nullité (mêmes les obtus peuvent être sympathiques), de "raciste" et d'hypocrite sur un avis différent montre bien les limites intellectuelles des partisans de "L'internationale".

Allez veloum

19.Posté par pfff le 20/05/2015 12:03

Il n'y a plus de gauche à la Réunion, que des gens qui ne pensent qu'à eux même, voilà pourquoi vous ne pouvez pas vous rassembler , c'est perdu d'avance, sans compter le contexte Hollande qui n'est pas en votre faveur.

20.Posté par rocky le 20/05/2015 14:04

Tit Pierre si personne à gauche veut de toi, Didier est très ouvert et en manque de
gens qui réfléchissent , pose donc un RDV avec lui et transmettez lui tes bonnes idées.
Je te dis qu'il est preneur.

21.Posté par Bérêtfranc le 21/05/2015 02:07

quel projet ... pour qui?
..........................
Ben pour les mêmes...

Que tous les hommes politiques étalent leurs patrimoines sur deux colonnes "Avant et après".
Après on discutera d'un projet pour qui.......

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