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Faits-divers

Photographe pervers : Pas de procès pour les victimes qui l’ont dénoncé sur les réseaux sociaux


Deux jeunes femmes comparaissent aujourd’hui au tribunal de Champ Fleuri pour "cyber harcèlement", après avoir dénoncé les agissements d’un photographe qu'elles jugent pervers sur le réseau social Instagram. Plusieurs plaintes pour abus de confiance et attouchements sexuels ont été déposées à l’encontre du professionnel de l’image. Lui-même avait déjà déposé plainte contre les deux jeunes lanceuses d’alerte.

Par - Publié le Vendredi 26 Juin 2020 à 10:48 | Lu 6454 fois

Photo d'illustration
Photo d'illustration
"J’ai juste signalé un mauvais comportement, et je me retrouve accusée de harcèlement, je suis un peu choquée", nous confiait Laura* au début du mois de juin.
 
Une autre jeune modèle que nous appellerons Coralie* et elle comparaissent aujourd’hui devant le tribunal pour "cyber-harcèlement", après avoir publié sur Instagram des témoignages de victimes d’un même photographe "pervers".
 
Coralie en a fait les frais en personne, et nous racontait déjà son shooting infernal dans le studio Saint-Pierrois du photographe : alors qu’elle avait clairement indiqué ne pas vouloir poser seins nus, l’homme a insisté en feignant une technique de retouche photo, et les exigences des marques de modes pour lesquelles il dit travailler (Etam, Calvin Klein).
 
Suite à leurs publications sur les réseaux sociaux, le photographe et sa compagne ont porté plainte pour cyber harcèlement contre les deux jeunes femmes. Mais le procès n’a pas pu avoir lieu ce vendredi devant le tribunal correctionnel. Les raisons : une citation (ce qui sert pour la partie civile à saisir le tribunal ) peu claire à cause du manque de précision liée aux lieux et aux dates des faits, l’absence des casiers judiciaires des prévenues et selon l’avocat de la défense, Me Jean-Jacques Morel, une incertitude liée aux preuves sur Instagram.
 
En effet, il s’agit de manquements dans le constat de l’huissier de justice: lorsque la partie civile cite les prévenus à comparaître au tribunal sans qu’il n’y ait eu d’enquête.
 
La citation a été déclarée nulle par le tribunal. Il n'y a donc plus de procès.
 
Mais l’affaire ne devrait pas en rester là puisqu’au moins 4 jeunes femmes, dont une mineure, ont porté plainte contre le photographe pour abus de confiance et attouchements sexuels.

"Le tribunal a délibéré à la vitesse du vent, il a annulé la procédure. Les deux jeunes filles que j’assistais ce matin sont très satisfaites. Satisfaites, mais nous sommes tous un peu frustrés, puisque nous aurions aimé aborder le fond de l’affaire", indique par ailleurs Jean-Jacques Morel, avocat des deux jeunes femmes.

"Parce que cette affaire, c’est "Me Too" ! Et même si parfois les propos ont pu être vifs vis-à-vis du photographe, ils ont été dictés par une protestation politique et sociale".

Du côté du photographe, il s'agissait pour lui d'attaques sous forme de story, vidéos et commentaires le traitant de "pédophile" ou encore de "porc", devenues par la suite virales. Mais les preuves de ses agissements seraient selon lui, insuffisantes. Il nie. 

Dommage malgré tout pour une première affaire de cyber harcèlement à La Réunion, "on en sort malgré tout frustrés, ça aurait été un beau débat", avoue Me Jean-Jacques Morel. 



Charlotte Molina
Poseuse de questions qui fâchent, j’aimerais pouvoir arrêter la musique qui joue constamment dans... En savoir plus sur cet auteur


1.Posté par SNOEK le 26/06/2020 12:20

C'est à la justice de faire justice pas aux réseaux sociaux.

2.Posté par mohamem le 26/06/2020 15:12

MAgnifique photo d'illustration !! ;)

3.Posté par Marie A. le 26/06/2020 15:34

ça m'a l'air bâclé cette affaire

4.Posté par Josepaldir le 26/06/2020 22:41

effectivement ça a l'air bâclé, on cherche a focaliser toute l'affaire sur le photographe qui j'espère sera condamné s'il est reconnu coupable pour l'instant il est présumé innocent mais à lire les journalistes il a déjà été reconnu comme coupable et les filles sont déjà reconnues victimes. Pourtant les réseaux sociaux ne doivent pas servir de défouloir, pas d'application de la loi donc pas de diffamation avant jugement ? et on se laisse attendrir par des vice de formes.
Une affaire en or pour qui veut se faire médiatiser, on commence à en avoir l'habitude aujourd'hui les caméras sont présentes, comme elles étaient présentes dans l'affaire des paillotes...et puis il y eu l'affaire de l'ami Marco dans le même temps ce matin, d'une pierre deux coups.

5.Posté par Ouais... le 27/06/2020 10:46

Morel a gagner ?

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